NO I" . BULLETIN DES STANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli par 111. E. HKS.MAREST, Secretaire. Paraissant deux fois par mots. Sur une proposition qui lui a e"te faite par M. Henry de Bonvouloir, la Socie"t6, apres avoir entendu la lecture d un rapport de sa Commission administrative, a decidS dans les stances des 13 et 27 mars 1873 : 1 Que le Bulletin des stances, auquel sera joint le Bulletin bibliogra- phique qui s y rapporte, sera public" en dehors des Annales ; 2 Que cette publication aura lieu deux fois par mois, et avant Tado;)- tion du proces-verbal qu elle relate ; 3 Que ce Bulletin sera envoye" gratuitement : 1 a tous les membres francais qui auront solde" le montant de leur cotisation de 1 annge courante ou tout au moins celui de Tann6e precedente, et 2 aux diverses Socie"te"s avec lesquelles nous sommes en rapport d echange de publications ; li QuMl sera tenu a la disposition des membres etrangers qui le feront prendre chez le Tre"sorier adjoint ou qui adresseront une somme corres- pondant au prix du transport ; 5 Que ce.m6me Bulletin sera reproduit dans les cahiers trimeslriels des Annales, avec les modifications qu il pourrait paraitre ne"cessaire d y faire ; 6 Que cette mesure sera mise a execution a partir de la stance du 9 avril 1873. Toutes les reclamations relatives au Bulletin, ainsi que les demandes d envoi & l e"tranger (contre remboursement des frais de transport) doivent etre adress^es au Tr^sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffon, 27. Seance du O Avrll 1873. Presidence de M. CH. BR1SOUT DE BARNEV1LLE 35 membres presents. MM. Albert Fauvel, de Caen, et Fe lissis-Rollin, de Nevers, assistent a la stance. Proposition et decisions. M. L. Buquel donne lecture de la proposition suivante : Messieurs, ainsi que 1 avail annonce 1 honorable M. Reiche, dans noire pre"ce"denle stance, M. Jean Dollfus, en vue de perpe"luer parmi nous le souvenir de son ills Ernest, notre regrell6 collegue, a fait de"poser, le 3 de ce mois, entreles mains de votre Tre"sorier, un litre de 300 francs de rente 5 0/0 au porleur, porlanl le n A2,80/i, avec les arre" rages a partir du 16 fevrier dernier, le 1" coupon de 75 francs e"che"anl par consequenl le 16 mai prochain.. Ce don, a litre gracieux, d une rente perpeluelle deslinee a etre donnee en prix aux auleurs de me" moires enlomologiques qui se seront le plus distingues par leurs travaux (1), est assurement de tres-bon augure pour notre Socie" te" ; el pour en consacrer davantage, s il se peut, le souvenir, j ai riionneur de soumetlre a votre approbalion la proposilion sui- vanle : A parlir de 1872, anne e de la reception de M. Ernest Dollfus, enleve* a ses collegues le 27 mars de la meme anne e, M. Jean Dollfus, son pere, recevra exceplionnellement, en sa qualite de donateur et a litre gratuit, (t) La Societe, dans sa seance du 27 mars dernier, apres avoir entendu la lec ture d un rapport d une Commission speciale, dont M. L. Reiche etait le president et M. J. Grouvelle le secretaire, considerant que le moyen le plus efficace de faciliter aux jeunes entomologistes 1 etude de la science est d encourager la publication d ou- vrages elemenlaires sur les diverses parties de Tentomologie, a decide que le revenu du don de M. Jean Dollfus serait employe a la fondation de prix annuels, qui seront appeles Prix Dollfus, et seront decernes aux auteurs des meilleurs travaux ento- mologiques imprimes, redigcs en fran^ais, et concernant specialement les Insectes des divers ordres. a perpetuity (c est-a-dire sa vie durant), les Annales de la Socie te ento- mologique de France. Le but que je me propose est d exprimer a M. Doll- fus, autant qu il depend de nous, notre reconnaissance pour le sacrifice qu il s est impose, comme aussi de le tenir exactement au courant, par la. lecture de nos publications, non-seulement des dispositions prises tou- chant Temploi des fonds qu il a mis si genereusement a notre disposition, mais encore de lui signaler le nom des auteurs de 1 ouvrage couronne chaque anne e. La Socie te, a rutianimite, adopte la proposition de M. L. Buquet, et decide : 1 que le nom de M. Jean Dollfus sera joint a celui de nos mem- bres ; 2 qu une lettre de remerciment, signee par son Bureau, lui sera adresse"e comme donateur et lui fera connaitre en m6me temps la decision qui vient d etre prise. Sur la demande de M. L. Reiche, la Socie te decide e"galement qu elle nommera, dans sa prochaine seance, la Commission du prix Dollfus pour 1873. Cette commission, de cinq membres, sera chargee : 1 de re"gler les details du concours ; 2 de fixer 1 epoque ou les prix seront decerne s ; 3 d examiner et juger les travaux pre sente s, et Zi de proposer les lau- re"ats qui seront, en dernier ressort, choisis par la Societe". Lectures. M. 1 abbe de Marseul presente un memoire sur les especes d Histerides du Japon decouverts par M. George Lewis, qui a sejourne" plusieurs annees dans ces lies loiritaines de Textreme Orient, dont la faune enlomologique est pour ainsi dire encore inconnue. Sur vingt especes, dont il donne la liste, sept sont nouvelles, savoir : PLatysoma Lewisi et Ihmcolle, Hister Pirithous et depistor, Paromcdus musculus, Dendrophi- lus Xavieri et Abrseus bonzius. Charge" ^galement de 1 etude des Heteromeres, sur sept especes de la tribu des Canlharides qu il a revues dans un premier envoi, il a reconnu deux especes nouvelles : Epicauta Gorhami et Zonitis cothurnata, dont il donne une description succincte. 11 se propose de continuer 1 examen de nombreux et interessants materiaux qui viennent de lui arriver et de com- muniquer a la Societe" le resultat de ses etudes. Tous ces insectes sont de Nagasaki (ile de Kiu-Siu), Hiogo (Niplion) et Hakodate (Yesso). M. Al. Fauvel, au sujet du travail que vient de faire connaitre M. de Marseul, engage vivement les auleurs de catalogues locaux ou de faunes locales & donner pour chaque espece son extension ge*ographique d une maniere complete, comme il le fait dans la partie descriptive de sa Faune gallo-rhtnane. M. Charles Piochard de la Brulerie de pose deux notices intitulees : 1 Revision des especes du genre Acinopus ; 2 Description d une espece nouvelle de Leistus, le L. Koziorowiezi, de Tile de Corse. Communications. M. S. Scudder, de Boston, communique la note sui- vante par 1 intermediaire de M. Maurice Girard : II est Men connu probablement que le Pieris rapse (Le pidoptere) est une espece devenue commune dans I Amerique du Nord. Elle a e"te" intro- duite a Quebec en 1856 ou 1857, el plus tard a New- York. Elle se trouve maintenant partout dans le Bas-Canada et les tats du nord-est de 1 Union, et s e"tend rapidement vers le sud et 1 ouest. Peut-6tre ignore-t-on que, depuis dix ans, une varie le de cet insecte a e" te" produite dans le Nouveau- Monde, qui differe du type en ce qu elle est complement jaune au lieu d etre blanche ; la teinte est semblable a celle des especes de Terias. II y a trois ans, ces individus jaunes, qu on trouve des deux sexes et dans toutes les saisons, etaient assez rares, mais depuis ce temps ils sont devenus plus abondants quoique cependant peu communs. Cette variete", a laquelle j ai donne" le nom de Novanglise, supplantera- t-elle plus tard entierement le type ? II y a des indications que le Pieris rapae a commence" a faire une chose semblable a 1 ^gard de 1 espece locale, P. oleracea. Il n arrive pas souvent que 1 occasion s offre aux naturalistes de voir, de leurs propres yeux, 1 origine d une varie"te" ; mais le progres de celle-ci, par sa nature, peut 6tre observe" avec une entiere facilite et les entomo- logistes doivent s y appliquer attentivement. M. Bowles, de Quebec, qui, le premier, a decouvert cette espece en Amerique, a attir6 mon attention sur un passage du Farm Insects de Curtis, qui dit qu un individu de cette espece fut pris pres de Oldham, Lancashire, en Angleterre, dans lequel toutes les ailes Etaient d un jaune vif ; mais je ne puis de"couvrir un autre exemple en Europe, et cette va rie te est comple"tement inconnue de M. Stainton, de Londres, auquel je 1 ai montr^e, et de M. Boisduval, a qui j en ai donne" un exemplaire. M. Maurice Girard, qui a engage" M. Scudder a faire cette communica- 5 lion, fait remarquer a la Societe, au point de vue des principes, tout 1 in- ter6t qu il y a a observer la creation d une race, peut-e"fre d une espece, d origine certaine. 11 rappelle que, ca et la, nous trouvons en France des sujets de P. rapae un peu jaunatres, raais la race ne persiste pas. C est comme un essai infructueux. Au reste, il n a jamais vu ces sujets atteindre un ton d un jaune soufre aussi prononce" que ceux que lui a months M. Scudder. M. Ch. Piochard de la Brulerie lit la note suivante sur Yespece en entomologie : Le mot espece revient sans cesse sur nos levres et sous notre plume, nous passons noire vie a de"crire et a determiner des especes, et pourtant il faut avouer que, si Ton nous demandait a tous ce que nous entendons par celte expression, les definitions que chacun de nous donnerait ne se ressembleraient guere. De ce defaut d entente sur la signification que les naturalistes attribuent au mot espece resultent en partie les divergences d opinion sur les formes qu on doit ou qu on ne doit pas considerer comme especes distinctes. Pour mon compte, voici comment je comprends 1 espece. C est I ensemble des etres capables de reproduire indefiniment d autres etres semblables a eux-memes. Le mode de reproduction le plus ordinaire est la generation sexuelle, c est le seul que nous ayons a considerer dans 1 etude des insectes; mais il en estd autres encore, puisque la reproduction par bour- geonnement ou par generation alternante qu on observe chez les ani- maux inferieurs ne doit pas etre exclue du nombre des moyens de perpe tuation de la vie et de la forme chez les etres vivants. Ma definition n est pas neuve, m objectera-t-on, il y a longtemps qu elle a cours dans la science, et ce n est pas pour Tavoir ignoree que nous sommes si peu d accord aujourd hui sur le nombre et sur les limites des especes en entomologie. Rien n est plus vrai, et je m empresse de recon- nailre qu il ne suffit pas d avoir d6fini theoriquement 1 espece pour avoir atteint le but que nous nous proposons : constater et de"crire les especes existantes. Resoudre le probleme par rexpe"rimentation est au-dessus de nos moyens ; nous ne pouvons pas, pour savoir si deux Harpalus ou deux Timarcha de formes voisines sont deux especes dislincles, essayer de les accoupler et nous assurer si le produit obtenu est ou n est pas capable de se perpe"- tuer pendant un nombre indefini de gdndrations. Mais, s il faut renoncer 6 a connaltre la filiation des animaux que nous rencontrons dans la nature, leur observation seule ne peut-elle pas nous conduire a la ve"rite" ? Examinons d abord le cas le plus simple. Deux formes appartenant a un m6me genre, se ressemblant entre elles au point qu il faut, pour les distinguer Tune de 1 autre, un O3il de"jii exerce, vivent ensemble dans une meme contree ; ces deux formes sont-elles deux especes ou seulement deux varie te s d une seule espece?0ui, ce sont deux especes si avec elles, dans les lieux qu elles habitent toutes deux, ou elles sont en contact journa- lier. on ne trouve pas d inlermediaire qui les unisse. Si nos recherches ont e"te assez prolonged, si nous avons observe", a plusieurs reprises, bon nombre d individus appartenant aux deux formes, et que nous n ayons pas trouv6 1 intermediaire chercbe , il ne nous est plus permis de conserver un doute, nous avons reconnu 1 existence de deux especes, nous sommes en posses sion d un fait defmitivement acquis a la science (1). (Test ainsi que la grande majorite des especes de Cole"opteres qu on trouve aux environs de Paris sont constate"es defmitivement, Faccord est fait entre tous les observateurs, Tidentite desresultats obtenus par chacun d eux eludiant de son cote prouve que la ve"rite s est laisse conquerir. Nous pouvons affirmer hardiment que lesannees et les sieclesse passeront et que les naturalistes qui viendront apres nous admettront comme nous que VAmara trivialis et VAmara communis, YHarpalus seneus et YHar- palus distinguendus sont autant d especes distinctes, quoique, si Ton com pare ensemble les deux Amares ou les deux Harpales, les differences qu on observe soient assez pen frappantes pour qu il faille avoir dej& 1 ceil d un entomologiste pour les appre"cier. Mais void une Amare ou un Harpale qui viennent d Alge"rie ou de Sibe"rie, ni 1 un ni 1 autre ne sont parfaitement identiques a lelle Amare ou ^ tel Harpale vivant aux environs de Paris, ils en different par quelques legeres particulariles dans leur forme, dans la ponctuation de leur tegu- (1) Une cause d erreur pent resulter de la naissance d hybrides provenant des accouplemenls adulterins qu on observe quelquefois entre des especes parfailement distinctes. Mais ces hyb rides s accouplent avec des representants de 1 une ou de 1 autre des especes dont ils precedent, et s ils ne sont pas steriles, leur produit ne tarde pas a revenir a 1 un des deux types originaires. La production d hybrides est un accident qui arrive quelquefois dans la nature, mais ce n est qu un accident, pouvant induire le naturaliste en erreur, n ayant aucune influence sur la vie normale des especes, ne pouvant en aucun cas devenir 1 origine de formes nouvelles capables de se perpetuer. Quant aux erreurs que de pareils accidents peuvent causer, elles sout toujours faciles a rectifier par des observations ulte"rieures. ments ; ces particulariles nous paraissent d importance a peu pres e"gale a celle des caracteres qui separent YAmara trivicdis de VAmara communis ou VHarpatus seneus de VHarpalusdistinguendus. Avons-nous affaire a des especes veritables ou a des races locales rentrant dans les especes que nous avons observees aux environs de Paris? Dansce cas, pour re"pondre oui ou non, sans courir risque de se trom- per, il ne suffit pas d examiner 1 insecte en litige, il faut savoir quelle est 1 extension geographique de 1 espece observee a Paris, avec laquelle> la forme algerienne ou siberienne a de 1 analogie, si elle habile les contre"es intermediaires, si sa forme s y modifie. Mille exemples irrecusables nous prouvent, en effet, que la forme des especes n est pas immuable : il y a d abord des variations individuelles et inconstantes s observant chez les re.pre"sentants d une meme espece vivant dans une meme locality, il y en a d autres, souvent beaucoup plus etendues que les premieres, aflectant les individus d une meme espece suivant les contre"es qu ils habitent. Le cri- terium qui nous permettra de juger si ces dernieres variations constituent de veritables especes ou seulement des races geographiques n est pas le plus ou moins d importance qu elles nous paraitront avoir, le cachet plus ou moins particulier qu elles impriraeront a la forme des individus qui en sont affected, mais Men 1 absence ou 1 existence de transition entre elles. Si, en suivant une forme a travers la France et 1 Espagne jusqu au detroit de Gibraltar et jusqu a la cote d Afrique, nous observons des gra dations insensibles unissant ses modifications, quand bien meme les deux extremes de la chaine non discontinue que forment ces passages nous paraitraient assez dissemblables, nous sommes obliges de reconnaitre que 1 un et 1 autre appartiennent h une seule et meme espece. C est seulement dans le cas ou, en un point donne, nous rencontrerions une solution de continuite", ou nous trouverions en presence deux formes distinctes se reliant, Tune a la forme parisienne, 1 autre a la forme africaine, que nous devrions considerer 1 une et 1 autre comme especes distincles. Sans doute, dans la pratique, et meme en supposant que nos collections fussent toujours assez completes pour que les intermediaires existant dans la nature ne nous fissent jamais defaut, ce qui est loin d etre la ve"rite", des cas difficiles doivent se presenter. Une m6me espece peut exister en plu- sieurs endroits de la terre, et ses diverses stations peuvent se trouver actuellement isol&s par des obstacles materiels ou, en 1 absence de tout obstacle, elle peut avoir te detruite en certains cas et par des causes qui nous echappent. C est ainsi que les formes qui constituent la faune des iles ont avec celles des continents voisins des analogies et des dissem- _ 8 - blances ; certaines formes insulaires ne different en rien de celles du con tinent ; d autres, tout en .s en rapprochant, paraissent en 6tre distinctes, et il est impossible, dans ce cas particulier, de savoir si Tile ayant autre- fois e"te" unie ail continent, les intermediaires qui manquent aujourd hui existaient alors. L observation des formes continentales qui existent dans Tile et de celles qui, propres a Tile, peuvent e"tre considerees comme representation d autres formes continentales, qu elles excluent et semblent remplacer, peut nous fournir des indications pre"cieuses, mais ici la preuve absblue, irrecusable de Tidentite" ou de la non-identite des especes insu laires avec les especes continentales voisines est impossible a donner. Nous ne pouvons plus juger & coup sur, et la conquete de la verite, dans un pareil cas, sera le resultat deductions dans lesquelles la sagacite" de 1 observa- teur et ses connaissances acquises supple" eront d une maniere plus ou moins heureuses aux lacunes des fails observes. Mais ce sont presis^ment ces difficulle s qui rendent plus attrayante 1 etude de la faune des lies, comme aussi celle des sommets neigeux des hautes montagnes, ve*ri- tables lies au milieu de la terre ferme ou vivent confines des formes, restes de la faune de 1 epoque glaciere, qu on ne trouve plus aujourd hui que dans le voisinage du pole ou pres des neiges eternelles, sur les hauls sommets, au milieu de contr^es dont le climat est devenu trop chaud pour leur permettre de continuer a vivre dans les terres basses. La faune des cavernes est peut-&tre plus int6ressante encore; la, en effet, nous trouvons autant de petits mondes absolumenl isole"s les uns des autres, vivant et mullipliant au milieu des tnebres, et toutes les especes qu on y rencontre sont merveilleusement adapters par leur organisation a leur genre de vie special. L e"tude des variations des especes dans Tespace, en relation avec le changement des conditions exterieures., celle des eflets de Tisolement sur les especes confinees dans les lies, sur les sommets des montagnes ou dans les cavernes, pourra seule nous donner la clef de la variabilite des especes dans le temps, et nous permettra d e"claircir ce grand mystere : Torigine des especes. Mais ici je m arr^te ; je ne veux pas entrer dans 1 examen de la doctrine de Darwin. II suffit que j aie indique* toute 1 utilite qu on peut retirer de nos etudes pour la solution de la question de haute philosophic naturelle que notre Lamarck a pose"e et que le grand naturaliste anglais a approfondie avec tant de science, et pour la solution de laquelle il a recueilli tant d observations importantes, sans pourtant, a mon avis, 1 avoir encore re"solue. 9 Marchons done sans hesiter dans la voie qui s ouvre devant nous ; uti- lisons, en les e"tudiant avec un veritable esprit scientifique, les tremors accumule s dans nos collections, nous montrerons ainsi que la science entomologique, a laquelle nous nous sommes voues, peut marcher de pair avec n importe quelle des connaissances humaines, et qu elle n est infe- rieure en dignite a aucune d elles, par 1 importance des problemes auxquels elle est appelee a toucher. Plusieurs membres prennent la parole au sujet de cette communi cation : M. Albert Fauvel, apres cette lecture, dit qu il ne partage pas les id6es de M. Piochard de la Brulerie sur ce que Ton doit entendre par le mot espece. ll repond spe"cialement que la formule donnee par notre collegue pour la distinction de Yespece et de la vari&tt lui paralt bien absolue ; et rappelant a ce sujet les de"veloppements qu il a donne"s a cette question encore obscure dans un des chapitres de la Faune gallo-rhmam, il exprime 1 opinion qu entre Yespece et la variete il y a des formes caracte"risees et que ces formes ne peuvent etre que des races. Il donne enfin a Tappui de sa these un certain nombre d exemples. M. P. Mabille, au sujet de la demande que lui adresse M. Alb. Fauvel, pour savoir si les races, chez les Lepidopteres, n ont pas des couleurs differentes, et si ces couleurs fournissent des caracteres, cite la Calli- morpha dominula, qui a les ailes inferieures rouges et quelquefois jaunes a Paris, noires en Italie : ce qui a fait e"tablir aux Allemands la donna ; puis la Nemeophila plantaginis, chez qui on trouve des races a ailes blanches, jaune orange, rouges, etc. Il ajoute que le criterium de Tespece chez les Lepidopteres est re"tude des parties genitales du male, puis [ education des pontes. 11 y a souvent des races entre lesquelles on ne trouve jamais d intermediaires, et qui ne peuvent fetre des especes. En Bretagne, cent oeufs de Callimorpha hero. donnent dix exemplaires a ailes infe rieures jaunes ; a Paris, raillc n en donneraient pas un. Aupres de Sienne, une ponte de donna ne produit absolument que des donna; plus au nord, on a un tiers des individus oil le rouge reparait par laches. Il y a a la fois dans ce cas un interme diaire et une race conslante : partanl, un argument pour les deux theses qu on a soutenues. Mais les piec s genitales de"montrent que la donna d ltalie n est autre que la dominula de France. Du reste, notre collegue ne veut parler ni pour ni centre les theses 10 - defendues par MM. de la Brulerie et Fauvel. II se borne a citer des fails, sans en tirer les consequences qu on pourra en de"duire. M. de Marseul lit la note suivante sur le genre Leucolaephus Lucas : Dans le Bulletin de la Societe", notre laborieux et savant collegue M. H. Lucas a fait connaitre un petit genre (Leucolaephus} avec trois especes (Perrisi , nigropunctatus et liliputanus} , du Sahara algerien, remarquables par leur vestiture de squamules blanches, piquetee de noir, ou mieux a espaces ronds denudes, creuse"s d un point a bord e"leve, du fond duquel sort un poil jaunatre. On dirait une petite Pimelie ou une Pterolasia. Ces especes ont 616 de"crites sur un seul individu et d une maniere si rapide et si incomplete, qu il est fort difficile de les reconnailre ; en outre, M. H. Lucas ne les a vues que 1 une apres 1 autre et a de longues dis tances ; de sorte qu il me permettra de faire part de mes appreciations sur ses especes. En 1857, Bulletin des Annales, p. LVI, il signale ainsi la premiere espece, la seule qu il possede (liliputanus} : Longue de 7 mill, au plus. La tete et le thorax, revetus de squamules blanches, sont fmement ponctues de brun, et les e"lytres sont entierement couvertes cle squamules blanches, serrees, fmement raye"es de brun longitudinalement avec les intervalles lachement ponctues de cette couleur. Il Tappelle la plus petite espece du genre Pimelia. Il 1 a recue du docteur Mares. En 1858, p. CLXXVIH, il de"crit une autre espece, qu il a recue en com munication de M. Doue (nigropunctata}, en disant qu elle ressemble beaucoup a la liliputana, avec laquelle elle ne pourra etre confondue a cause de ses elytres plus allonge"es, plus etroites et non strides ; les tibias des pattes de la premiere paire pre~sentent chez la liliputana cinq epines a leur cote" externe, tandis qu elles n en ont que quatre dans la nigro punctata. De Tuggurt. Enfin, en 1859, p. xxm, il decrit une troisieme espece du Sahara alge rien (Perrisi}. Long. 9 mill., larg. 5 1/2 mill. Beaucoup plus grande et surtout plus large que la nigropunctatus, aupres de laquelle elle se place, elle ne peut se confondre avec elle a cause de la tete et du thorax bien plus fmement ponctues. Les elytres sont plus allonge"es et sur tout bien plus larges, parcourues par des cotes legerement marquees, re"gu- lierement ponctuees, avec les intervalles converts de points irregulierement disposes et moins serr^s. Les pattes sont greles, et les tibias anterieurs 11 au lieu de quatre epines, comme clans la liliputana, ou de cinq, comme dans le nigropunctatus, en offrent six, la derniere faiblement marquee. II reunit les trois especes en un genre Leucolsephus, et les 6numere sans donner ni diagnose, ni description. D abord, il faut savoir que tons les individus appartenant a ces trois especes ont eHe" pris dans un meme lieu el en une seule fois. Les individus du nigropunctatus que j ai sous les yeux varient quant au nombre des dents tibiales, la plupart ont quatre epines, d autres cinq, quelques-unes six, comme le Perrisi a la seule jambe qui lui reste. Mais, en outre, le nombre varie d une jambe a 1 autre (soil 4-5, 5-6, Zi-6 et 6-7). Ce carac- tere, que M. H. Lucas presente comme le principal sinon 1 unique, est done sans valeur. La grosse femelle du Perrisi pr^sente une forme plus large, mais non allongee, les epaules un peu plus saillantes, le dos plus convexe, mais ne sont-ce pas des caracteres sexuels? On apercoit quelques faibles vestiges de lignes elevees, mais si le geres, que c est & peine appre ciable ; on en trouve aussi quelques traces dans certains individus du nigropunctatus, et peut-6tre ces lignes plus prononcees, accompagne es d une serie de taches noires, existent-elles dans des femelles de la forme du Perrisi ? et alors la seule note qui separe le Liliputanus de ce dernier venant ft perdre sa valeur, faudrait-il reunir ces trois especes? Comme conclusion, je pense qu il faut reunir des maintenant le Perrisi au nigropunctatus, dont il n est qu une femelle, re"servant la question quant au liliputanus, jusqu a ce que de nouveaux materiaux permettent de la trancher. Malheureusement, depuis Henri de la Perraudiere, celle espece n a pas 6t6 retrouve e, non plus que YHeteracantha dcpressa et V Apatophysis toxotoides. M. H. Lucas, au sujet de cette communication, presente les remarques qui suivent : Je ne crois pas que les Leucolssphus que j ai decrits dans nos Annales sous les noms de liliputanus, nigropunctatus et Perrisi, ne doivent for mer qu une ou deux especes, comme le pense M. de Marseul. Les indi vidus que notre honorable collegue a bien voulu me communiquer sont tellement uses, frottes, qu il est difficile de dire a laquelle de ces trois especes ils doivent etre rapportes. Quand on e"tudie ces Melasomes liliputiens qui habitent rextrfime sud de 1 Algerie, on remarque, chez les individus qui n ont subi aucun frotte- ment, que les e lytres sont couverles de squamules entre lesquelles on apercoit des lignes, dcs points, qui varient suivant les especes et qui aflectent une disposition toute particuliere. Les Leucolssphus que possede M. de Marseul sont tellement frustes que les e"lytres sont dpourvues de ces squamules et que les lignes et les points, qui fournissent de bons caracteres spe"cifiques, sont oblitere"s. En attendant, je maintiens les trois especes que j ai de"crites ; j ai m&me 1 intention de les repre"senter afin de faire connaitre les caracteres qui les difTe rencient et d e"lucider cette question, devenue aujourd hui assez obscure. M. Ch. Brisout de Barneville pre"sente une nouvelle espece pari- sienne de Coteoptere phytophage (Phyllotrela Foudrasi), dont la descrip tion sera donne"e dans le prochain Bulletin. - Le meme incmbre fait les communications qui suivent : 1 Dans le remarquable travail que viennent de faire paraitre MM. Mul- sant el Key sur la famille des Ateochariens, il s est glisse quelques erreurs qu il est important de rectifier. Page 231, ligne 12, au lieu de : Pyre ne es-Orientales, il faut meltre : Hautes-Pyrenees. Page 257, ligne 21, ajoutez : Pyre"n6es-0rientales, pres de Mont-Louis. Page, 258, ligne 21, au lieu de : Pyrenees-Orientales, mettez : Hautes- Pyrne"es (L Heris). Page 267, supprimez les lignes Zi, 5, 6 et 7. Page 269, supprimez les lignes 16 a 21 ; et lignes 13 et IZi, au lieu de : Hautes-Pyrenees, etc., mettez : Pyrenees-Orientales, au pied du Cambre- daze, pres de Mont-Louis ; sous des mousses d une forel de pins. 2 La Leptusa nigra de Baudi est identique avec les individus obscurs de ma Leptusa Lapidicola, d apres le type de 1 auleur. La Leptusa curtipennis Aube, d apres les types des auteurs, est distincle de la Leptusa simplex de Baudi ; ses Slytres sont un peu moins courtes, son corselet et son abdomen sont plus distinctement ponctu6s, et, chez le male, le pe"nultieme segment abdominal presente deux petites carenes longitudinales, qui, en arriere, se terminent en deux petites dents sail- lantes. Ces carenes sont tres-fmes et ont e"chappe a notre regrette" col- legue. 3 J ai pris vers la fin de mars, dans du bois de vieux helre, dans la foret de Marly, trois exemplaires du Megapenthes lugens, en compagnie du tibialis. Je ne crois pas que cette rare espece ait 6t6 signaled encore des environs de Paris. J ai retrouv6 aussi, dans une mare de la meme localite", et en abondance, le Parnus striatellus et YEvesthetus Ixviusculus. J ai repris aussi, plus pres de Saint-Germain, au pied des noyers, le Stichoglossa semi-rufa Er. M. H. Lucas communique la rectification synonymique suivante : Dans la seance du 12 de"cembre 1855, j ai communique" a la Soci6l6 plusieurs Hym6nopteres vivants que j ai rapporte"s, mais avec doute, au genre Myrmica, et qui habitent, depuis un certain nombre d ann6es, les serres-chaudes du Museum d Histoire nalurelle de Paris. Ne connaissant ni le male, ni la femelle de cette espece, et ne voulant pas surcharger la synonymic, je me suis abstenu de lui donner un nom sp6cifique dans la crainte qu elle ne soit d6j& decrite. Quelques mois plus tard, c est-a-dire dans la seance du 12 mars 1850, notre collegue M. L. Fairmaire, ne connaissant pas ou ne se rappelant pas la communication que j avais deja faite a la Societe relativement a eel Hymenoptere, presenta, au nom de M. Nylander, une note sur la men espece, a laquelle cet entomologiste donna le nom de Formica gracilescens. Cette note de M. Nylander, etranger a notre association scientifique, fut imprimee dans le Bulletin de nos Annales par decision de la Soci6te. Esp6rant d6couvrir le male et la femelle de celte interessante especo, introduite dans les serres du Museum et dont on ne connait encore que le neutre, j observai de nouveau les allies et venues de ces Hymenopteres sociaux ; mais je dois avouer que, jusqu a present, mes recherches ont et<; vaines. Dernierement M. Aug. Forel, a qui Ton doit la publication de plusieurs notes sur les Fourmis qui se trouvent en Suisse, me fit remarquer que la Formica gracilescens de M. Nylander e"tait une espece deja ancienne- ment connue, et que Latreille Tavait rnenlionne e dans son Histoire nalu relle des Fourmis. Je consultai cet ouvrage, et, en eflet, je m apercus que cette espece, qui habile 1 Ancien et le Nouveau Monde, avail 616 decrite par Latreille sous le nom de Formica longicornis. D autres auteurs ont 6tudi6 aussi cette Formicide, et, parmi eux, je citerai Roger, qui range cette espece, in Verzeich. der Formicid. Gattung. und Arten, p. 10, 1863, dans le genre Prenolepis de M. Mayr, et dont les - ill caracteres ge"ne"riques onl e"le" exposes par cet auteur dans un travail ayant pour litre : Die Europk ischen Formiciden (Ameisen), p. 52, 1861. Voici quelle doit elre la synonymic de cette espece : Prenolepts (Formica] longicornis Latr., Hist. nat. des Fourmis, p. 113 (an X, 1802). Roger, Verzeich. der Formicid. Gattung. und Arten, p. 10, 1863. Formica gracilesccns Nylander, Ann. Soc. ent. de Fr., Bullet., p. xxvni, 1856. M. Lartigue pre"sente les remarques suivantes : On vient de publier, sous le nom de Flore obsidionale, la lisle des planles nouvelles pour la flore francaise, et spe"cialement pour celle des environs de Paris, qui ont 6te" importers & la suite de Tinvasion allemande. Plusieurs de nos collegues ont trouv6 des insectes nouveaux pour notre faune dont ils attribuent aussi Timportation a Tinvasion. II semble qu il y aurait ulilite a signaler ces especes et a indiquer la relation qui existe entre la faune cl la flore nouvelle. Un appel & ce sujet a nos collegues est done utile. M. Paul Mabille fait observer que si plusieurs plantes ont pu etre importers aux environs de Paris des regions du nord de I Europe, d autres, en beaucoup plus grande quantite, sont propres aux bords de la M6di- terrane e et meme ft TAlgerie, et doivent provenir d approvisionuements de fuurrage fails a Parmee francaise apres 1 armistice et le depart des Alle- mands de la rive gauche de la Seine. Lui et son frere ont pu observer, notammenl ;\ la garenne de Sevres, de curieuses especes ; par exemple : Cerintlie gymnandra, Ccntaurea buUata, especes d Afrique ; Bcllis annua, un Tclragonotobus, plusieurs Mcdicago, Vutpia Ligustica, etc. 11 ne serait pas etonne que ces plantes aient donne lieu & un developpement d ln- secles meridionaux importes avec elles; et, comme rindique M. Larligue, il serait inleressant de publier des recherches a ce sujet. - 15 - BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES (1). Bulletin de la Societe des Sciences historiques et natureltes de t Yonne, ann^e 1872, 26 e volume. Auxerre, 1873. GOUREAU, p. 3, Les Insectes utiles a 1 homme. BAZIN, p. 165, Note sur le Bibion de Saint-Marc. Comptes rendus de I Academic des Sciences, tome LXXVI, n 13. * Entomologists Monthly Magazine, n 107, avril 1873. VERRALL, p. 253, Additions and corrections to the list of British SyrphidaB (suite). GORHAM, p. 257, New Coleoplera from Japan, Endomychidae (Rhabduchus, n. g., denticornis, n. sp.) and Cucu- jidse (Ino quadrinotata, n. sp.). BATES, p. 259, Notes on Hete- romera, and descriptions of new genera and species (n 7). COSMO MELVILL, p. 263, Lyccena Arthurus (espece nouvelle de Suisse). CHAPMAN, p. 263, Euplcca Lorraini (L6pidopt. nouv. de Java). J. SCOTT, p. 264, British Homoplera (Revision of the genus Acocephalus). BARRETT, p. 266, Notes on British Tor- trices (suite). Notes. Tribolium confusnm ; Plinus testaceus. Locality for Homalium Allardi. Clylus erythrocephalus in England. Elater Pomonae. Otiorhynchus lenebricosus. Winter captures of Coleoptera. Rare Coleoplera from the Manchester district. Apatura Iris and A. Ilia. Lepidoptera discovered in Britain by M. Dale. Ch(erocampa celerio at Cronier. Larva of Anisopte- ryx asscularia. Ualonota grandaavana in Britain. Dragon-flies at sea. On mounting small insects for microscopic observation. (1) Les ouvrages marques d un asterisque (*) sont ceux offerts soil par lesauteurs, soit par diverses personnes ; ceux marques de deux asterisques (** ) out &e acquis sur les fonds Pierret ; et ceux n ayant aucun signe ont etc echanges conlre les Aunales. 16 The Zoological Record. Proceedings of the entomological Society of London. Societe entomologique de Betgique, compte rendu n 84, mars 1873. DE BORRE, p. Zt, Note sur deux monstruosite s observes chez des Coteopteres (figures). LEBRUN, p. 6, Cole"opteres pris en hiver en Champagne. DE SELYS-LONGCHAMPS et ROELOFS, p. 8, Sur les limites de la faune europ^enne. The Transactions of the entomological Society of London for 1872, parties IV et V, une planche noire. Rev. MARSHALL, p. 259, Notes on part III of the Catalogue of British Insects (Hymenopteres). B. BATES, p. 265, Descriptions of new genera and species of Tenebrionida? (especes oce"aniennes). DUNNING, p. 281, Supplementary note on the genus Acentropus. ALB. MULLER, p. 283, On the manner in which the ravages of the larvae of a Nematus, on Salix cinerea, are checked by Picro- merus bidens. SAUNDERS, p. 287, Addenda, delenda and corri genda to Monograph of the Stylopidas (pi. n.). OUVRAGES DIVERS. BLANCHARD (Emile). Discours prononcc" a la reunion annuelle des de"- legues des Societe"s savantes a la Sorbonne. Paris, 1872, broch. in -8. CHARVAT. Rapport sur la maladie de la Vigne. (Broch. publie"e par la d Agriculture de la Drome.) Ordre du jour de la stance du 23 avril 1873 : Nomination de la Commission du Prix Dotlfus pour Tanne"e 1873. Rapport de MM. A. Le"veill6 et J. Grouvelle sur M. Nadar fils, pre"senle par M. A. Chevrolat pour faire partie de la Socie"te". PARIS. - Typog. FfiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. NO 2. ^; i . BULLETIN DES SEANCES ; : " : DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par !M. E. llESAIAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du *:* 1%-ril Prudence de M. LEPRIEUR, Vice-President. 33 membres presents, M. Albert Fauvel, de Caen, assiste a la Seance. Correspondence. M. Jean Dolifus, en re"ponse a la lettre qui lui a e"te adresse"e par le Bureau pour le remercier du don qu il a fait a la Socie"te et pour lui faire savoir que son nom serait joint a ceux de nos confreres, e"crit la lettre suivanle, dont 1 impression est de"cidee dans le Bulletin : Veuillez, Monsieur le President, exprimer toute ma reconnaissance aux membres de la Socie te entomologique de France pour la bienveillance avec laquelle ils ont consent! a recevoir le titre de 300 fr. de rente 5 0/0 que j ai offert a la Societe, et dont les arre rages seront attribues en prix aux meilleurs ouvrages imprimes sur 1 entomologie, ouvrages utiles aux debutants, d apres le rapport que 1 honorable M. L. Reiche a bien voulu me communiquer. G est avec la plus vive gratitude que j accepte un exemplaire des publi cations de la Societe entomologique de France a partir de 1872. Un tel hommage rendu a la memoire de mon fils me touche profondement et me rappellera loujours que la Societe entomologique, tout en s occupant de 2 savants travaux, sail aussi appre"cier et comprendre avec la plus grande de"licatesse les sentiments du cceur. Veuillez agre"er, Monsieur le President, avec tout mon respect, 1 assu- rance de ma haute consideration. J. DOLLFUS. Nominations. La Socie te , au scrutin secret et a la majorite" des suffrages, nomme membres de la Commission du Prix Dollfus pour 1873 : MM. Aug. Ghevrolat, Jules Fallou, docteur Giraud, H. Lucas et L. Reiche, auxquels sont joints les membres titulaires du Bureau. Lecture. M. le docteur Boisduval adresse, par 1 entremise de M. fim. Deyrolle, une notice ne"crologique sur Lorquin. La Socie te decide que ce travail sera inse re dans le premier num&o des Annales de 1873. Communications. M. L. Reiche annonce que notre ancien confrere M. Mulsant a ete" re"cemment nomine" correspondant de I Acade mie des Sciences de llnstitut de France. II fait aussi savoir que M. Berce vient d obtenir un prix de la Society zoologique d Acclimatation, pour ses tra vaux relatifs a Teducation du Bombyx yama-ma i; et que M. Albert Fauvel, nomme officier d Acad^mie par le Ministre de Instruction publique, a galement oblenu un prix & la reunion des delegue s des Societes savantes tenue a la Sorbonne en avril 1873 x pour sa Faune gallo-rhenane. M. Piochard de la Brulerie, revenanl sur la discussion qu il a sou- leve"e dans la precSdente seance (1), lit la nole suivante : M. A. Fauvel a bien voulu discuter les ide"es que j ai sonmises a la Socie te , en sa derniere seance, sur ce qu on doit entendre par le mot espece. La maniere de voir de notre savant confrere n est pas, je crois, inconciliable avec la mienne, et je vais essayer de me mettre d accord avec lui. Dans rinte ressant chapitre de la Faune gallo-rhtnane, que nous avons lous lu, traitant de Yespece et de ses variations. 1 auteur se place a un poinl de vue tout pratique. Le but de sou livre est de decrire les formes des insectes pour les faire reconnaitre ; il ne se propose pas de pene" trer (t) Erratum. Page 7 du Bulletin n 1, ligne 37, au lieu de : cas, lisez : lieux. Page 8, ligne 7, au lieu de : representations, lisez : represen tatives. 1 essence de 1 espece et n a pas la prevention que toates les especes qu il admettra comme telles seront toujours fidelement de"limite"es selon la nature : Nos especes, dit-il, differentes, selon toute vraiserablance, de eelles du Cre"ateur, sont seulement un artifice de classification, une cate- gorie logique, une fiction, ou du moins, si elles sont une re alite , nous n en avons pas la preuve. Partant de la, il cherche dans la forme ou ressem- blance les caracteres qui lui permettront d etablir ses especes, et laisse dans 1 ombre ceux de la filiation et de la fecondite continue. Tout en indi- quant que, pour lui comme pour tous les naturalistes, aussi bien ceux de l e"cole classique que ceux de re"cole darwinienne, ces deux caracteres sont re"ellement ce qui constitue 1 espece, il ne veut pas s en occnper dans la pratique, parce qu ilslui paraissent presque toujours impossibles a constater. Ce que j ai voulu e"tablir dans la note imprime e an Bulletin de notre derniere seance, c est precisement que, dans la pratique, il n est pas si difficile qu on le croirait de prime abord de constater si deux formes voi- sines sont ou ne sont pas capables de reproduire entre elles et de trans- mettre la meme propriete" a leurs descendants. Quand deux formes, ai-je dit, coexistent dans un m6me lieu sans s y confondre, bien qu elles aient mille occasions de s y rencontrer et de s y accoupler, si elles ne s ac- couplent pas et ne reproduisent pas ensemble en melant leurs caracteres, c est qu une loi ineluctable les en empeche ou au moins condamne & dis- paraltre promptement, en rentrant dans 1 une des deux formes meres, le produit qui aurait pu accidenlellement re"sulter d un adultere; c est que les deux formes sont deux especes, non pas selon nos classifications, mais selon la nature. Je n ai pas besom d autres preuves pour me convaincre et je ne saurais en demander de plus concfuantes a 1 experimentation en tentant d accoupler les deux formes et d elever pendant plusieurs genera tions le produit obtenu. M. Fauvel insiste sur les variations de forme qu on observe souvent chez les divers individus d une meme espece ; ces variations, lorsqu elles sont pen constantes et que des interme diaires irrecusables se Irouvent frequemment entre les exemplaires qui en sont aflecle s et ceux qui rea- lisent d une facon plus exacte le type habituel, il les appelle variett; quand, au contraire, elles ont une tendance accentuee a affecter d une maniere a peu pres 6gale un grand nombre d indiviclus d une meme espece et que les passages sont plus ou moins difficiles a rencontrer, il dit qu elles constituent une race. Sur ces deux points nous sommes abso- lument d accord. Mais voici ou notre maniere de voir commence a diverger. M. Fauvel admet 1 existence de races fixes coexistant dans un meme lieu sans passer de Tune a 1 autre et ne formant cependant qu une seule espece. Pour moi, de telles races seraient des especes vritables. Je pourrais citer bien des exemples d especes dont les individus sont modifies d une maniere differente suivant les stations qu ils habitent, de sorte que dans chacune d elles ils constituent une race reconnaissable. Les caracteres de ces races sont souvent assez fixes dans une mme contree, pour qu on puisse avec quelque habitude deviner a la simple vue, sans trop de chances d erreur, la provenance de 1 insecte qu on examine. Cependant, pourquoi sommes-nous en droit d affirmer que plusieurs races locales rentrent dans une me" me espece, si ce n est parce que nous avons vu les passages entre elles en suivant cette espece d une localite & 1 autre ? La forme, qui est ici simple variete" cohabitant avec tous les passages qui 1 unissent au type specifique dont elle est une modification, peut la-bas exister toule seule et m6riter alors le titre de race. M. Mabille a cite un excellent exemple de ce fait, celui de la Callimorpha dominula, dont les ailes inferieures rouges , mouchetees de noir aux environs de Paris, sont entierement noires par suite de la coalescence des taches de cette couleur aux environs de Sienne, et qui, dans certaines localites intermediaires, presente tous les degre"s de transition entre ces deux extremes. Au contraire, je ne connais aucun exemple tout a fait irrecusable d une race fixe coexislant dans un meme lieu avec une autre race renlrant dans la m6me espece sans qu on puisse trouver entre elles les interme diaires qui les unissent. Comment expliquer le fait de Tabsence des passages dans rhypothese oil les deux formes ne seraient pas deux especes ? Si ces formes avaient la faculte" de reproduire ensemble, puisqu elles vivent cote a cote et se rencontrent tous les jours, qui les empScherait d user de cette faculte et de cre"er ainsi les passages que nous ne pouvons pas trouver ? Je crois done que Vespece est une re*alite dans la nature. Je crois que nous pouvons, par 1 observation seule et sans recourir aux experiences, constater avec certitude, parmi les formes qui existent dans un m6me lieu, celles qui me"ritent d etre qualifies especes. J ai dit comment on pouvait arriver a reconnaltre si deux formes voisines provenant de loca- lite s diflerentes e"taient deux especes le"gi times ou bien deux races locales d une mSme espece. Les races, pour moi, ne sont pas autre chose que des varietes ayant en certain lieu une fixite" relative, mais jointes aux especes dans lesquelles elles rentrent par des intermediaires. Race et variete sont deux categories rentrant dans V espece et ne pouvant se distin- 5 guer 1 une de 1 autre d une maniere tout a fait absolue ; cependant je voudrais reserver le nom de race, ou mieux de race geographique, aux variations de 1 espece ayant un certain degr6 de fixile dans une meme station, laissant celui de variete a celles qui afleclent seulement quelques individus et pr&sentant re"unis dans un meme lieu tous les passages qui les unissent a la forme specifique a laquelle elles se rattachent. M. Gh. Brisout de Barneville adresse la description d une nouvelle espece de Coleoptere phytophage qu il a montree a la precMente seance : PHYLLOTRETA FOUDRASI Ch. Bris. Long. 11/2 mill. Qblongo-ovata, leviter convcxa, aterrima. Elytris subseriatim punctu- Latis ; caput dense punctulatum ; antennarum articulis tribus primis ferrugimis, primo saepe infuscato. Pedibus nigris, tarsis piceis. <$. Antennarum articulo tertio triangulari, subtus dentato. D un noir fonce" brill ant ; tete couverte d une ponctuation fiae et serre"e sur toute sa surface; la carene est line"aire, unpeu elargie au sommet; les festons sont contigus au front et scare s entre eux par un trait court plus ou moins distinct. Le premier article des antennes est tres-allonge", les deuxieme, troisieme et quatrieme sont subegaux et deux fois plus courts, le cinquieme est un peu plus long que les precedents. Le corselet est presque deux fois plus large que long, forme comme chez la punctulala, mais a ponctuation un peu plus serre"e ; les elytres sont un peu plus e"troites que chez la punctulata et moins obluses a leur extremite, elles sont couvertes de points assez forts et subseries, le plus souvent, sur le disque. Pattes noires, avec les articulations et les tarses plus clairs. Chez le male, le dernier segment abdominal est assez fortement echan- cre et deprime a son extremite; de plus, il est legerement sillonn6 dans sa longueur; le troisieme article des antennes est triangulaire, avec Tangle anterieur interne prolonge en forme de dent. Cette espece a e"te confondue avec les petils individus de Yatra ; elle s en distingue par sa ponctuation moins forte et plus serree et par ses antennes plus courtes ; elle s eloigne de la punctulata par sa forme moins ovale, sa ponctuation un peu plus forte et subseriee sur les elytres et un peu plus serree sur la lete et le corselet. Elle se separe nettement de ces deux especes par la forme du troisieme article des antennes chez le male. Paris, Gollioures, Hyeres. Probablement tres-re"pandue. _ 6 M. L. Bedel signale plusieurs Coleopteres interessants pour la faune parisienne : Je les ai recueillis a Paris me"me, dit notre confrere, sur la partie du quai de la Seine qui longe 1 esplanade des Invalides. Vers le 15 avril der nier, par un temps orageux, les insectes volaient en quantite et se posaient frequemment sur le parapet du quai ; cet endroit de chasse, bien connu. rnais trop ne glige des entomologistes, m a donne en peu d instants le L&mophlaeus muticus, espece toujours rare , et le Phlaotribus oteas, Xylo- phage meridional, accompagne du Kissopkagus hederse, du Phcelosinus Aubei et d un grand nombre (THylesinus vittatus et fraxini. Je puis citer egalement quelques especes que je m attendais fort peu a rencontrer ainsi : Amara anthobia, Philonthus discoideus, Nitidula quadripustulata, Anthrenus scrophularids, Megatoma undata, Megapenthes tibialis, Sitoncs melitoti, Coryssomerus capucinus, Amaius scortillum, Tropideres albi- rostris, etc. M. 1 abbe* Glair indique quelques Goleopteres egalement interessanls pour la faune parisienne, trouve"s pai- lui a Chennevieres-sur-Marne c-l clans les environs : Dans les bois Notre-Dame : Staphylinus erythropterus, Silpha carinata, parfois assez commune en automne, sous les mousses; Corymbites hsema- todes, Agapanthia violacea et Oreina iuctuosa, ce dernier insecte commun au mois de juin ; Dans les sablieres de Sucy-en-Brie : Saprinus detersus ; A Chennevieres m^me : Ditomus fulvipes, Velieius dilatatus, Dermestes bicoLor, Rhizotrogus ruficornis, Telephorus discoideus, celui-ci en juin, sur les sapins ; Rhinosimus viridipennis, sous des ecorces de hetre, en automne ; Nemonyx lepturoides, trouv6 le soir dans un champ de luzerne, fin juin ; Lignyodes enuclealor, sur des buis en fleur, le ill avril dernier. Uembre recu. M. Paul Nadar, h Paris, qui s occupe de 1 etude des Cole opteres et des Le"pidopteres indigenes et exotiques , present^ par M. Aug. Gheviolat (commissaires-rapporteurs MM. J. Grouvelle et Alb. Leveille-). Membres dtmtssionnaires. MM. Fridrici pere, a Metz (Lorraine), et le baron Rene" de Mathan, & Alby (Tarn). BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SAVANTES. Comptes rendus des seances de I Acadtmie des Sciences, tome LXXVI, n 08 ill et 15, avril 1873. DUMAS, p. 947, Note sur le Phylloxera. * Nouvelles Archives du Museum d Histoire naturelle de Paris, tome VII, fasc. ft, 10 pi. n. et col.; tome VIII, fasc. l-/t, 20 pi. n. et col. Tome VII (Bulletin). L abbe" DAVID, p. 74, Rapport sur un voyage au Thibet. Tome VIII (Bulletin). I/abbe" DAVID, p. 3, Journal d un voyage dans le centre de la Chine et dans le Thibet oriental. Mtmoires. A. MILNE-EDWARDS, p. 229, Recherches sur la faune carcinologique de la Nouvelle-Cale donie (5 pi. n. et col.). (Ouvrage offert par le Ministere de Instruction publique.) Proceedings of the Zoological Society of London, 1872, part. II, A5 pi. Index 1861-1870 Q (1). Tijdschrift voor Entomologie (Societe entomologique neerlandaise ) , anne e 1870, n 08 2 et 3; anne e 1872, n os 1-6; pi. noires et colo- rie"es. SNELLEN, p. 1, Bijdrage tot de Vlinder-Fauna van Neder-Guinea. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. Ill, Bladvalling. VAN HAS- SELT, p. 113, Over den Eresus annulatus. HEYLAERTS fils, p. 118, Les Macrolepidopteres de Br^da, 2 e lisle supple"mentaire. ID., p. 120, Kleine entomologische opmerkingen. SNELLEN (1) Le signe Q indiquera a 1 avenir que 1 ouvrage re?u par la Sotiete ne renferme rien qui se rattache a 1 entomologie. _ 8 - VON VOLLENHOVEN, p. 125, Opmerking omtrent een miskenden Sumatraanschen kever. VAN DER WULP, p. 129, Asiliden van den Oost-Indischen archipel. VON HEINEMANN en SNELLEN, p. 280, Eene nieuwe soort van Butalis. W. MINK, p. 285, Sprin- gende Hymenopteren Puppen. Transactions of the Zoological Society of London, vol. VIII, 1872, 3 e partie. Q * Zapiski Noworossitskago Obsczestwa Estestwoispitatelei (Memoires de la Societe des Naturalistes de la Nouvelle-Russie, en russe), 2 fasc., 1872 et 1873. Q OUVRAGES DIVERS. * COTTY. Description du Muse"e d Histoire naturelle de Tours. Amiens, 1872, broch. in-8. * HEWITSON. Exotic Butterflies, partie 86 (Heliconides, firycinides, Nym- phalides). 3 pi. col. * MARESCHAL. Congres des Socie te s savantes. Rapport fait a la Socie te acade"mique des Hautes-Pyre ne es. Broch. comp. Paris, 1873. Q * SCUDDER. Canons of systematic nomenclature for the higher groups. (Broch. extr. de 1 Amer. Journal of Science and Arts, 1872.) Ordre du jour de la seance du 14 mai 1873 : Rapport de la Commission de 1873 du Prix Dollfus. Rapport sur MM. Couture, de Bordeaux, pre sente par M. m. Deyrolle pour faire partie de la Societe; Fridrici fils, de Metz, presente* par M. Felicien de Saulcy ; J.-P. Guede, de Paris, pre sente" par M. Jules Grouvelle ; et Marc de Mathan, du Havre, presente par M. E. Desmarest. PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et O, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. NO 5. BULLETIN DES SEANCES , DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par M. E. BES1MAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du 14 Mai ISS. t. Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 37 membres presents. M. Duchamp, d Autun, assiste a la stance. Rapport et Decisions. M. le Secretaire donne lecture d un rapport de la Commission du Prix Dollfus pour 1873 (commissaires : MM. Aug. Chevrolat, Jules Fallou, le docleur Giraud, H. Lucas, L. Reiclie et les membres titulaires du Bureau). La Commission du Prix Dollfus, reunie le 30 avril et constitute par la nomination de son President, M. le docteur Giraud, et de son Secretaire, M. E. Desmarest, aptes discussion approfondie sur la maniere dont elle doit agir pour remplir le but que Ton vent atteindre, propose a la Societe" 1 acceptation des decisions suivantes : 1 Le prix sera de cerne & tout travail nouveau ou partie nouvelle de travail en cours de publication, ayant paru dans Tannee, a partir de IMpoque de la donation Dollfus, et remplissant les conditions exprime"es dans le paragraphs deuxieme du rapport adopte" dans la seance de la Socie"te, en date du 26 mars 1873, portanl : Que le Prix sera decerne a Cauteur cCun travai entomologiqm imprime, conccrnanl sptciatemcnt les divers ordres d lnsecies^ redige en francais, et qu il s 1 appliqucra a Couvrage qui, par sa valcur scientifique et son prix de vente, conviendra le mieux aux debutants. 2 Tous les travaux de cette nature pourront etre presenles par les auleurs on signales a la Commission par un de ses membrcs. 3 Le laure*at aura la faculte de clioisir entre la somme de trois cents francs en especes ou une medaille en or de la meme valeur. A Le prix pouvant etre partage*, les laureats jouiront de la faculte accordee dans 1 article precedent : c est-a-dire de recevoir leurs prix en especes ou en une medaille d or proportionnelle. 5 La Commission 6met le voeu que les auteurs dont les ouvrages seront couronne"s en offrent deux exemplaires a la Socieie" entomologique de France, dont un exemplaire destine an donataire. 6 Le concours sera clos .au l cr Janvier de chaque annee. Le prix sera de cerne , s il y a lieu, a la seance la plus rapprochee de Tanniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). Les conclusions de ce rapport, apres avoir ete disculees par la Societe", sont adoptees h 1 unanimite des voix. Communications. M. le Tresorier" annonce la mort de Tun de nos confreres, M. Albert Cabarrus, de Bordeaux, qui avait ^te" recu en 1863. - M. Lichtenstein, dans une lettre adressee au Secretaire, presente a la Societ6 la reclamation suivante : J ai re^u les Annales du quatrieme trimestre de 1872. Je tiendrais beaucoup a relever 1 erreur commise par notre collegue et ami M. H. Lucas, qui, dans la seance du 23 oclobre, m acctise d avoir donne & la Society un travail deja publie par M. Mulsant le 31 Janvier 1872, et par M. Maurice Girard, en fevrier 1873. Je n avais pas eu connaissance de ce fait, et je ne voudrais pas passer pour aller sur les brisees d un autre. Je veux done faire constater que c est le treize decembre 1871, nos collegues MM. H. Lucas et Maurice Girard etant presents , que j ai fait passer sous leurs yeux la larve et 1 insecte vivant du Vesperus Xatarti (Bulletin, page LXXIX, 1871). C est de ce jour-la que date la decouverle : M. Mul sant m a cite" et m a m6me donne" moitie de son travail ; j ignore si M. Maurice Girard 1 a fait aussi en domiant le dessin de la larve, car, s il 1 a recue de notre ami commun M. Naudin, il n a pas pu deviner que ce fut celle du Vesperus Xatarli sans Pelever comme je Pai fait, et je suis presque certain que M. Naudin , qui est botanisle, ne s est pas occupS de cet elevage. C est la date de cette communication a nos seances qui fixe Pe"poque d une de"couverte et non pas la publication des details expli- catifs qui paraissent quand il y a place dans nos Annales. Avec les Bulle tins publics stance par seance on ne sera pas re"duit, en province, a demander, comme cette fois, des rectifications apres sept mois ; aussi je remercie la Societe d avoir pris la mesure aujourd hui en voie d exe"- culion. M. le docteur V. Sign&ret lit une note sur le Phylloxera, et Pim- pression dans le Bulletin en est decidee : Messieurs, depuis longtemps je ne vous ai entretenu du Phylloxera, permettez-moi aujourd hui de vous en dire un mot, dans lequel je resu- merai Petal actuel de la question. II y a quelque temps deja on a annonce la presence du male de cette espece et en France et en Amerique. Il me restait a etudier ces individus, ce qui me fut assez difficile, leur decouverte en France n etant signaled que pour un seul individu et aux fitats-Unis par 1 envoi e"galement d un seul exemplaire. Je vous parlerai en premier lieu de celui de France, qui m a ete" com munique cPabord par M. Liclitenstein et ensuite par la Commission minis- terielle, a laquelle il avait e"te" soumis. Par Pexamen an microscope il m a ete permis de reconnaltre une femelle : 1 individu manque des organes propres a un male, et sa legere difference de forme 6tait due a 1 absence des 03ufs, a la vacuite de Pabdomen bien probablement, quoique M. Licli tenstein ait cru reconnaltre des caracteres dans la nymphe meme. Quant h moi , je n ai pu les voir et n ai observe ni la plus grande constriction de 1 abdomen, ni la nervation diff^rente de 1 elytre, ni rien surtout de ce qui constitue les organes males. Je n ai pas 616 beaucoup plus heureux avec le seul exemplaire envoye par M. Riley ; examine tout d abord avec M. Balbiani, nous n avons rien pu discerner, tant Pabdomen de Pindividu e"tait rabougri, raccourci ; tous les anneaux etant rente s les uns dans les autres, il nous a 6te" tout h fait impossible de decider la question ; nous ne pouvions voir ni pe"nis , ni testicules. J ai du, pour plus ample examen, faire chauffer Pexem- plaire dans de Peau alcoolis^e et legerement polassique ; je Pai fait revenir entierement & sa forme normale, en dormant a 1 insecle toute la transparence desirable, et j avoue qu apres un examen attentif j ai cru pouvoir decider que j avais sous les yeux une femelle ne different en rien de celles de France. Seulement 1 abdomen aussi, comme dans 1 individu de M. Lichtenstein,.ne contenait pas d reufs. Quant a la nervation de 1 elytre, elle ne differait pas de celle que j ai figuree dans la planche de nos Annales et que je considere comme l^tat normal, malgre 1 opinion contraire exprimee par M. Lichtenstein. Je puis done dire que le male est toujours a trouver et qu il ne suffit pas que les femelles aile"es aient pondu les trois 03ufs qu elles possedent pour en faire des males. Je viens de parler des trois ceufs des femelles ail^es, nous nesavons pas encore a quel type.ils donnent naissance, mais comme dans la nature tout a sa raison d etre, il doit y avoir une raison a de"couvrir : seraient-ce ces oeufs qui fournissent le type-mere, celui dont sort la generation hibernale ? Il y a toujours un assez grand nombre de questions a etudier. Ainsi, celle des mues n a pas encore 6te aborde"e ; je ne la trouve indique"e nulle part. Pour moi , voici ce que je vois pour le moment : apres 1 ceuf arrive la jeune larve que je nommerai embryonnaire et qui cependant parait plus de"veloppee que la forme suivante, si Ton compare les antennes, les pattes et les poils, ainsi que les articulations, les excavations bien tranchees : c est le premier etat tel qu on peut le voir au moment de la sortie de 1 ceuf et meme quand la larve y est encore. Apres la mue, la premiere, nous avons un individu dont les antennes sont comme empatees, avec les articulations moins senties, la cicatrice moins grande, les poils plus courts, les pattes moins accentuees, les crochets plus petits, ainsi que les digitules et les poils, et un seul article aux tarses comme dans le precedent, quoi- que la peau de la mue laisse voir un faible trait transparent indiquant les deux articles. Apres la mue, la seconde, nous avons des individus pareils, mais a antennes plus longues, a cicatrice peut-etre encore plus petite ainsi que les poils,; seulement ici nous avons franchement deux articles aux tarses. Apres la mue de ces individus, qui sont les troisiemes, nous arrivons a ceux qui sont tuberculeux ; nous n avons pas vu la mue, mais elle est e"vidente, elle doit exister : ce serait done la troisieme. Ges memes individus forment une se"rie qui reste telle, du moins nous le pensons ; ils pondent toujours, jusqu a ce qu ils meurent. Voil& ce dont il faut encore s assurer. Mais d autres individus se metamorphosent , se trans- forment en nymphes , e"prouvent une mue qui devient la quatrieme et apparaissent a 1 etat aile" ; ceux-ci ne renferment que trois ou quatre 03ufs, 5 tandis que les autres en pondent un bien plus grand nombre. De plus, les individus ailes , d apres M. Balbiani, n auraient plus qu une chambre ovi- gere , tandis que dans les apteres il y en aurait deux , c est-a-dire la chambre germinatrice et une premiere loge ovigere : c est cette loge qui disparait dans la generation ailee ; mais, avant de passer a Petal aile, dont je crois avoir reconnu deux formes, a 1 etat aptere, les insectes avaient deja pondu. Nous nous trouvons done pour le moment en presence de six individus diflerents; mais a cela nous avons encore a ajouter le type-mere, qui n arrive pas d un coup a cette forme et en e tat de pondre, et qui provient sans doute d une forme anterieure. Nous avons figure ce type dans le Journal, d Agriculture en 1872, 17 fevrier, page 268. Il a passe par plusieurs mues, a moins que ce ne soit notre n 2 ou notre n 3 qui, ayant subi un temps d arret, se soit change avant la transformation en individu tuberculeux : ceci est a etudier, ainsi que la provenance du type-mere des galles. Si du point de vue entomologique nous passons a celui de 1 agriculture, nous voyons que le probleme n a pas fait un pas. Toujours les memes discussions, les memes conseils, les me"mes esperances, les memes desap- pointements ; enfm il en est de cette question comme du male, cependant si facile a distinguer, d apres M. Lichtenstein (le Phylloxere, fails acquis, 1872, page 7), et qui n a pas e"te trouve. A cette occasion, puisque je cite cet ouvrage, je demanderai a ces mes sieurs comment ils ont pu s assurer que la premiere attaque du ccp se faisait par les radicelles du chevelu, qui presente dans ce cas les nodosites caracterisliques ; ces radicelles une fois detruiUs, des nouvelles generations tfinsectes se portent sur les racines principals, puis sur la base enticre du cep, etc. Voyez-vous celte jeune generation venant de naitre dans les, galles des feuilles, par exemple, et descendant de feuille en feuille, de branche en branche, puis les sarments, arrivant au col de la racine, arpentant les fortes racines, pour aller se nourrir de ce qu il y a de plus lendre aux radicelles ! Eh bien, et les spongioles, qu en faites-vous ? elles ont done disparu ? et cependant elles sont si nombreuses ici que je crains bien que ce ne soit elles que vous ayez dessinees sous forme de nodosite s. Mais comment font les insectes pour faire cette route a travers tous les obsta cles ? Comment arrivent-ils aux radicelles, sans s arr&ter en route, sans se rafraichir un peu, et alors s ils le font, comment retirent-ils leurs filets 6 rostraux implantes dans la vigne pour y pomper tout le liquide qu elle contient ? Groycz bien qu une fois fixes ils ne bougent pas facilement. J appelle 1 atlention des viticulteurs du Midi sur ce fait. Au point de vue pratique il n y a qu un fait certain et authentique : c est la submersion totale des vignes, comme M. Faucon, du Mas-de-Fabre, 1 a pratiquee ; en dehors de cela la question n a pas fait un pas, elle a plu- t6t recule. Comment appeler autrement le fait de 1 arrachage des vignes ? Eh bien, M. Faucon regenere ses vignes au moyen de 1 eau; ces messieurs disent : tm Le Phylloxera. II faut bien qu ils soient logiques avec ce qu ils ont tant de fois avance". Quant aux autres tentatives, comme dit M. Gaston Basile dans sa Re"ponse a M. Signoret (Journal d Agriculture , 1872, page 335), faudra-t-il les abandonner parce qu elles ont donne des rsultats incomplets et dire : Attendez la pluie ? Oui, je le re"peterai, il faut les abandonner, car elles sont nuisibles, nulles, inutiles, dispen- dieuses et decourageantes. Conseillez la pluie artificielle si celle du ciel ne suffit pas, et vous regenererez vos vignes. Malgre" tout ce que j ai entendu cet hiver dans mon voyage a travers la France, je reste dans mon opinion que le Phylloxera n est ni cause , ni effet meme de la maladie de la vigne ; que c est cette derniere qui est malade, que cela depend d une action physiologique encore inconnue et a chercher, que Ton trouverait si on ne s entetait pas sur ce pauvre Phyl- loxere. Mais, mon Dieu, pourquoi ne me dites-vous pas que c est lui qui est la cause de YO idium Trukeri, comme la Morphee, dont le nom scien- tifique ne me revient pas pour le moment, est causee par les divers Coc- cides du Midi sur 1 oranger, 1 olivier, etc.? Quant aux ce"pages americains dont on parle tant, j en demande pardon a MM. Laliman, Lichtenstein, Planchon, Gaston Basile, je ne puis pas trop me prononcer, je ne suis pas viticulteur , mais je lis ce que Ton m envoie et je me fais le simple raisonnement suivant : avant que d etre racine charpentiere dure, la racine est radicelle ; avant que d etre radi- celle, elle est spongiole (spongieuse); eh bien, comment M. Lichtenstein empechera-t-il le Phylloxera (Taller a cette derniere et d arreter la source n^cessaire a toute la planle, en tumefiant tous les canaux, d ou les nodo- sites ? Et du reste, comme tant d autres, je dirai : comment ! le Phylloxere vient d Amerique, vous-meme indiquez qu il se trouve sur tous les cepages americains, et vous proposez d en faire venir ! J avoue que je n y comprends plus rien. G est bien vous qui le dites, c est M. Riley, vous le repe"tez dans votre note de decembre 1871 (Du Phylloxera, son action sur divers cepages). Vous n avez pas assez de Phylloxeres, vous proposez 7 d alter en chercher ! c est parfait. J avais raison, je crois, en disanl en commencant que la question agriculturalc n avait pas fait un pas et qu elle tend ait a reculer. Mais enfm, dira-t-on, pourquoi la vigne est-elle malade ? A vous, mes sieurs des localites envahies, a chercher, et pour cela abandonnez 1 idee du Phylloxera comme cause, et voyez si cela ne dependrait pas d une trop grande affluence de seve arrete e subitement par une influence almosphe- rique, due aux changements climateriques que lout le rnonde remarque et observe depuis plusicnrs amices, et qui sont surlout si frequents, si ter- ribles dans la vallee du Rhone, pays qui a subi plus de desastres que lous les autres. La seve, par suite d une chaleur tres-precoce, arrive avec abondance, les vaisseaux en sont gorges ; tout d un coup le thermometre descend de 15 a 20 degres, comme fin avril, commencement de mai 1873, et cela .arrive depuis plusieurs annees, un peu plus, un peu moins. Que voulez- vous que deviennent les vaisseaux ainsi gorges? Us crevent par le retrait de la plante, ils se de"sorganisent ; ceux qui restent sont engorges, la seve s epaissit, se coagule, si jc peux parler ainsi (tout le monde a pu voir ce que devient cette seve qui s epaissit et devient gommeuse, lorsque Ton coupe un troncon de racine de vigne), la vegetation est arrtee, toute la plante est deja malade, et lorsque la seve revient par les racines, comme elle ne peut plus circuler, les parties tendres de la plante pourrissent, et vous avez la maladie actuelle. Mais, direz-vous, il n y a pas que le Midi sujet a ces changements dc temperature. G est vrai, mais ces changements sont plus frequents, plus grands dans la vallee du Rhone que partout ailleurs; cela est du a sa position topographique ; c est surtout la que la maladie a s6vi, et ailleurs, si la maladie existe, il faut avouer aussi qu elle esl bien moins prejudiciable ; car, a part un clos ou deux vers Montpellier, un ou deux vers Bordeaux, on peut dire qu elle passe inapercue, malgre la grande quantite de Phyl loxera. Mais de tout temps il y a eu des localites moins favorisees que les autres, et, du reste, le Midi en dehors de la valle"e du Rhone n a pas eu, que je sache, a se plaindre de la re"colte de 1872, que je lui souhaite pour 1873, et c est par ce souhait que je finis cette note deja trop longue. M. le docteur Girand, au sujet des idees emises par notre collegue M. le docteur Signoret sur 1 arret de la circulation de la seve, fait observer qu elles semblent Irouver une confirmation dans cette maladie de la vigne que feu le docteur Desmartis regardait comme nouvelle, et dans laquelle il voyait une production de galles. J ai montre" a la Soci6te, dans sa seance du 13 septembre 1871, ajoute M. le docteur Giraud, des echantillons de vigne malade envoyes par cot observateur et provenant des environs de Bordeaux. Mon avis a ete que les alterations n etaient pas dues a Faction d un insecte gallicole quelconque, mais a 1 accumulation insolite de la seve qui forcait les fibres de 1 aubier a s e"carter pour faire place a un de"pot pulpeux resultant -de 1 afllux exagere des sues. La presence du Phylloxera vastatrix n elait pas annonce"e, mais si elle avait ete reconnue, on n aurait pas manque de lui attribuer un effet auquel elle pouvait rester etrangere. Cependant, pour demontrer que la maladie precede 1 appari- tion du .Phylloxera, il serait indispensable d etudier 1 etat des vignes qui sont exposees a 1 irruption de 1 insecte si redoute. M. le docteur Al. Laboulbene adresse des remarques sur un nid d Arane"ide et sur des chenilles d Hyponomeutes : Pendant un court se"jour que je viens de faire en Anjou, j ai, au com mencement de ce mois, recueilli les nids d une Araneidc, VAgelena brun- nea, et j ai ete assez heureux pour prendre un de ces nids a peine forme, non reconvert de terre. Dans une prochaine seance je le montrerai a la Societe, et je ne doute pas qu il interesse vivement les arachnophiles. De plus, j ai revu la plupart des pommiers qui, 1 annee derniere, avaient eu leur recolte de fruits perdue par une Hyponomeuta dont les chenilles avaient de"vore les fleurs et souvent les feuilles. J ai remis a notre excel lent collegue M. Jules Fallou cette Hyponomeuta pour la determiner. Ges pommiers ne fleurissent pas ou a peine, et la recolte du cidre sera presque nulle. Il serait fort a desirer qu on put trouver un moyen pour s opposer aux ravages des petites chenilles devastatrices. M. Ragonot fait connaitre une note sur VOEcophora luctuosella : Depuis longtemps il y a eu confusion relativement a deux especes voi- sines du genre OEcophora : les CE. Augustella et luctuosella. UAuffustella est commune a peu pres partout; mais en France elle ne m est encore signale"e que de Colmar, et je ne 1 ai jamais rencontree.aux environs de Paris, ou elle est remplacee par la luctuosella Dup., espece tres-voisine, mais qui paraitrait moins re"pandue, n ayant et6 prise hors du de"partement de la Seine qu a Chateaudun et a Chartres; cependant, sui- vant le professeur Ghiliani, elle se prendrait en Savoie. La luctuosella se trouve etre a peu pres a l 6tat legendaire, car elle ne 9 se voit dans aucune des collections de nos grands microlepidopteristes ; ne"anmoins il est possible qu elle existe dans les collections sous le nom d Auffustella ou Angustella, var. albimaculea Haw. Je pensc done qu il serait iitile d indiquer les caracteres qui la separent de YAugustella Hub.: 1" Dans la luctuosctta les bandes pales qui traversenl les ailes supe- rieures sont un pen plus larges, plus distinctes et moins teintees de jaune que dans YAugustella ; la frange de cette derniere espece est toule noire, tandis que dans la luctuoselia elle est pale aux extre"mites. 2 La t&te de la luctuoselia est enticement (Tun blanc jaunatrc, tandis que 1 autre espece a des polls d un gris fonce sur le derriere de la lete. 3 Enfm les palpes de la luctuoselia sont blanchdtres, avec le dernier article noir, excepte le bout extreme, qui est pale. Dans VAugusteUa, au contraire, les palpes sont noirs, avec seulement un petit anneau pale a I extre mite du deuxieme article. Duponchel avait d abord de"crit (XI, p. 328, pi. 298, fig. 12) celte espece sous le nom de Llta funestella, pensant que c etait la funestella de Hubner ; mais plus loin (p. 622, pi. 312, fig. 9) il donne la description et la figure de la veritable funestella Hub. (ce nom est niaintenant remplace par le nom plus ancien de fessella du meme auteur), qui est une Gdechia, mais il ne dit pas pourquoi il a decrit et figure sous le meme nom deux insectes si diflerents. La luctuoselia^ comme sa congenere, so prend en mai et juin sur le tronc des arbres. Je la trouve mme au Jardin des Pantes sur les tilleuls. Tavais place cette Tineite dans ma collection sous le nom YAugustella; mais depuis longtemps j avais des doutes a son egard, et notre savant collegue M. Stainton vient de me tirer de mon inceilitude en m annonfant que c est bien la luctuoselia Dup., espece qu il avait a tort conside ree comme e tant une variete de VAugustella. J aurai done, je 1 esperc, le plaisir de repandre cette espece dans les collections ou elle est encore inconnue. M. Henri Brisout de Barneville annonce qu il a trouve a Saint- Oermain-en-Laye, sur une buche de cliene, le Tomicus capronatus Ferris, signale jusqu a present seulement des Landes. M. Charles Brisout de Barneville dit qu il a pris dans les environs de Marly, sur le bord d uoe mare, les ti ois especes suivantes, qui n ont pas 10 encore ete signalers aux environs de Paris : le Limnichus auro-sericeus Jacquelin Duval, et les Lesteva punctata Er. et pubescens Mann. M. Henri Brisout de Barneville communique la description d une nouvelle espece clu genre Nanophycs : NANOPHYES DORI^;. Ovatus , sat dense albido-pubescens , roslro, capite thoraceque nigris ; etytris rufo-ferrugineis tenuitcrpunctato-striatis, inter stit Us plants, versus medium macula magna, obtongiuscula, subrotunda suturaque ex parte, nigris ; femoribus muticis, pedibus obscure testaccis ; antennis testaceis, clava fusca, funiculo k-articulato ; corpore subtus nigro. Long. 5 mill. Cette espece se range dans la section du Nanophycs pallidulus, dont elle differe sous tous les rapports; elle se rapproche plutot du maculatus, que je n ai plus en main, mais dont les cuisses sont armees de petiles epines; le Dorix a les cuisses mutiques. Ovale, convert d une pubescence blanchatre fine, assez serree, plus longue que chez le pallidulus, couchee, visible a line loupe ordinaire. La tete, le rostre et le prothorax sont noirs; le rostre est mince, fin, presque d egale longueur dans les deux sexes. Les antennes sont teslacees, la massue noire, le funicule compose seulemenl de quatre articles. Le pro- thorax est conique, ponctue finement, pen serre, les intervalles un peu ruguleux : ces caracteres peu visibies sous la pubescence. Les elytres sont rouge-ferrugineux. finement ponctuees-striees; intervalles plans; orne"es d une grande tache noire, un peu oblongue, un pen arrondie vers le milieu, s etendant du premier au cinquieme intervalle, se rejoignant cha- cune par la suture, qui est rembrunie. En dessous, le corps est entiere- menl noir. Les cuisses sont mutiques, les pieds testaces ou testace"- obscur. Genes. Cette espece, bien distincle, a ete envoyee a M. L. Reiche par M. le marquis Dona. - M. L. Bedel communique les notes synonymiques suivantes sur divers Col^opteres de la faune europeenne : Ccrylon forlicorne Muls. et Key (Ann. Soc. Linn, de Lyon, XVIII, p. 95). Cette espeoe, que les auteurs comparent seulement aux C. histeroides 11 elimpressum, est e"videmment identique au C. fagi Bris., retrouvc par M. Jules Grouvelle a la Grande-Chartreuse, precisement Tune des localiles que citent MM. Mulsant et Key pour leur C. forticorne. Cerylon attenuatum Fairm. (Ann. Soc. ent. Fr., 1866, p. 21) = Gmjlon semistriatum Ferris. Je dois ce renseignement a Al. Leprieur, qui a recueilli lui-meme cette espece alge"rienne. Tropinota Lethierryi JtekhQ (Ann. Soc. ent. Fr., 1871, p. 85)= Squalida Lin., var. Des denx seules differences signalees dans la description : elytres glabres et prolhorax orne cle six faisceaux de polls fauvcs, la premiere tient certainement, d apres Texamen du type, a un frotte- ment accidental , et la seconde se retrouve frequemment, a un degrg plus ou moins prononce, chez les iadividus meridionaux de la squa- lida. Quant a la taille, elle est des plus variables (de 8 a 14 milliin.) et n a pas de valeur specifique. Oxythyrea niveopicta Fairm. (Ann. Soc. ent. Fr., p. 639) = Tropinota Fatima Goq. (Ann. Soc. ent. Fr., 1860, p. 446). Gettc reunion est j aite d apres les types memes des auteurs, conserves dans les collec tions de MM. Reiche et Sedillot. Je ne puis m expliquer par suite de quelle confusion M. de Marseul a pu reunir la niveopicta, qui est une Tropinota, a tarses posterieurs normaux, et YEnoplotarsus costatus Luc., dont les tarses poste"rieurs sont fortement epineux an cote externe, et dont le prothorax est sil- lonne sur la ligne mediane. M. de Marseul, en reunissant, a tort, la niveopicta a la Cetonia cos- tata, ajoute (Abeille, VI, p. 154) : Peut-etre est-ce aussi la dcserti- colaLuc., si Ton peut en juger d apres son insignifiant signalement. Gette phrase ne peut s appliquer a la niveopicla; mais il serai t possible en effet que YEnoplotarsus costatus ne fut quo Tun des sexes de VEnopLotarsus deserticola. Elater cocdnatus Rye (Entom. monthl. Mag., Ill, 1867, p. 249). - Je crois etre certain que cet Elater est une variete a 61ytres entierement rouges de VE. prseustus Fabr. , auquel 1 auteur ne lo compare pas, a cause de sa coloration meme. La tache apicale noire des flytres du prseustus, parfois assez developpee, decroit insensiblement chez cer tains individtis et finit meme par disparaitre tout a fait ; dans ce cas, et, a Paris, c est le plus frequent, la description de YE. cocdnatus s applique parfaitement. 12 - Hypophlaus Ratzeburgi Wism. (Stett. Zeit., 1848, p. 77) (/V^z Ralz.). La reunion cle cet insecte au Tribolium bifoveolatum Duft. a peut- 6tre e"te prematuree. D apres une note public" e a Breslau (Ent. Section der schlesischen Gesellschaft, im Jahre 1870), 1 espece en question serait, non pas un Tribolium, mais un Palorus, voisin du P. melmus Herbst. (depresses F.) Siioncs punctiger Thorns. (Skand. Col., X, 1868, p. 167) = 5. puncticoliis Steph. La description tres-detaille e de M. Thomson ne laisse aucun doute a cet egard. Sitones pumtiger Woll. (Ann. nat. Hist., XI, 1863, p. 220). Cette espece n est autre que le curieux Sitones bituberculatus Mots. , dont le centre d habitat paralt tre dans les Atlantides, mais qui remonte plus au nord et se pi-end en Espagne, en Corse et jusque dans le midi de la France. Callidium pilicolle Thorns. (Skand. Col., VIII, p. 29). M. Thomson ne compare cette espece qu au clavipes et ne parle pas du Callidium macropus Kryn., dont elle ne parait pas diflerer. Clytus Auboueri Desbr. (Ann. Soc. ent. Fr., 1872, p. 429) =-. C. Sternii Kraatz (Berliner ent. Zeit., 1870, p. 219). Ge beau Clytus, intermediaire entre les C. plebejus et massiliensis, est sans doute conibndu avec eux dans la plupart des collections. Sa decouverte en France est fort interessante pour noire faune. Cassida filaginis Perr. La description de la C. seladonia donnee par Gyllenhal et Thomson se rapporte tellement bien a cet insecte, qu il est probable que 1 espece francaise et celle de Suede sont iden- tiques ; les angles posterieurs du prothorax arrondis et la marge basilaire des elytres fortement crenelee sont les caracteres les plus saillants de cette Cassida dont 1 aire geographique parait tres- etendue. Membrcs recus. 1 Mi Georges Couture, negotiant a Bordeaux (Goleop- teres, Apiculture), present^ par M. Em. Deyrolle (commissaires-rapporteurs MM. L. Reiche et Salle"); 2 M. Edmond Fridrici, ancien employe a 1 Ecole industrielle de Metz, attache" a Tetablissement agricole de Wargnies-le-Grand, par Jenlain (Nord) (Entomologie ge ne rale et appliquee), pr6sente par M. Felicien de Saulcy (commissaires-rapporteurs MM. Bedel et L. Reiche); - 13 - 3 M. J.-P. Guede, ingenieur de l re classe des constructions navales, officier <lc la Legion d honneur, a Paris (Goleopleres de France), presente par M. J. Grouvelle (commissaires-rapporleurs MM. Just Bigot et A. Leveille ; Zi Et M. Marc de Mathan , negotiant au Havre (Seine-Inferieure) (Coteopteres d Europe), presente par M. E. Desmarest (commissaires- rapporteurs MM. Berce et L. Reiche). Membre demissionnaire. M. Philippe Lauzun, a Paris, qui avail et(j recu en 1862. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archivislc adjoint. OUVRAGES PRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. * Bulletin de la Societe d etudes scientifif/ues d Angers, 2 e annee, 1872. GALLOIS, p. 7Zi, Materiaux pour une faune entomologique du departement de Maine-et-Loire (Col6opteres) : 1 Additions, p. 76; 2 Rectifications, p. 83. ID., p. 86, Le Phylloxera vastatrix, cause on effet de la maladie de la vigne. CHAUVEAU, p. 98, Sur PApus cancriforme. LELIEVRE, p. 103, Le froid fait-il perir les Insectes et en particulier les Lepidopteres ? Eulletino delta Societa entomoloyica italiana, V, 1573, l cr semeslre. RONDANI, p. 3, Degl Insetti nocivi e dei loro parassiti. RAGUSA, p. 31, Notizie sulla Fauna lepidotterologica della Sicilia. BAR- GAGLI, p. 34, Material* per la Fauna entomologica dell isola di Sardegna (suite). RAGUSA, p. 50, Rhodocera Cleopatra ermafro- dita. KALCHBERG, p. 51, Lepidotteri nuovi per la Sicilia o per - ill . I Europa. PICCIOLI, p. 52, Microcoleotleri dei dintorno di Fi- renze. STEFANELLJ, p. 53, Conservazione delle collezioni ento- mologiche. Renscignemcnts entomologiques. P. 57, Lo splendore degli occhi delle farfalle. Actinestesia degli insetti. Fecondazione del baco da seta. Resistenza degl insetti agli estremi della temperatura ed alia sommersione. P. 59, Coleotteri della Sicilia. Specie nuove deli Abissinia et di Borneo. Coleotteri nuovi della Fauna mediterranea. Monographia dei Cryptochilidi. Critica sinonimica. Arnia Ridolfi. Phylloxera vastatrix. Ditteri parassiti dell uomo. Catalogue des Coleopteres d ltalie, p. 45-60 (Staphylinides). Comptes rendus de C Academic des Sciences, t. LXXVI, n os 16-18, avril- mai 1873. CORNU, p. 1002, Observations relatives au Phylloxera vastatrix. BARRAL, p. 1007, Composition d une poudre destined a la des truction dti Phylloxera. NOURRIGAT, p. 1007, Note sur des ceps de vigne pris sur un sujet tue" par le Phylloxera. FAUCON, p. 1070, Observations sur le reveil du Phylloxera au mois d avril 1873. LETELLIER, p. 1133, Formule d un liquide destine a de*- truire le Phylloxera. * Entomologist s monthly Magazine, n 108, mai 1873. Table du volume IX. WATERHOUSE, p. 277, On the Pectinicorn Coleoptera of Japan (/Egus et Figulus nouveaux). WOLLASTON , p. 278, On a new Coleopterous genus (Aphanocephalus, Corylophide ?) from Japan. VERRALL, p. 281, Additions and corrections to Ihe list of Bri tish Syrphidae (fin). BUCKLER, p. 286, On the larva of Sphinx convolvuli and its habits. Notes. On Xylotrupes dichotomus. On Trachyphloeus alter- nans. On Otiorhynchus monticola. Lycoena Arthurus = Ly- ccena Arion var. Vanessa Antiopa hibernated at Folkestone. Natural history of Polia chi. On the capture of Pentatoma juni- perina. Proceedings of the entomological Society of London. Orbituary : Thomas Parry. Horse Societatis entomologies rossicse, t. IX, n 3, 1873. TACZANOWSKI, p. 113 et 261, Les Araneides de la Guyane fran- 15 caise (2 pi. noires). D r MORAWITZ, p. 151, Nachtrag zur Bie- nenfauna des gouvernements von S -Pelersburg. ERSCHOFF, p. 160, Notice lepidopterologique. BLESSIG et SOLSKY, p. 193, Kaferfauna Stid-Ost-Sibiriens. Longicornia. PORTSCHINSKY, p. 287, Descriptions de quelques Dipteres nouveaux de la Siberie orientale. Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gescllschaft, t. IV, n 1, 1873. FREY-GESSNER, p. 7 et 20, Orthopterologisclies und Hemipterolo- gisches (une pi. noire). SCHOCH, p. 25, Aphorismen uber die entomologische Systematik. D r HUGUENIN, p. 30, Beitrag zur Kenntniss des Genus Lasiocampa. WULLSCHLEGEL, p. 32, Noc- tuinen-Fauna der Schweiz. * Nature (La], Revue des sciences et de leurs applications aux arts et a Industrie, journal hebdomadaire illustre. Redacleur en chef, C. Tissandier. Prospectus (Rendra compte des travaux des Societies savantes. La partie entomologique sera principalement confiee u notrc con frere M. Maurice Girard). OUVRAGES DIVERS. * FRAUENFELD (G. VON). Der Vogelsclmtz. Brocli. in-8. Q ID. Die Grundlagen des Vogelschutzgesetzes. Brocli. in-8. Q ID. Die Pflege der Jungen bei Thieren. Brocli. in-12. GRIFFITH. Histoire naturelle du Morbihan : Catalogue raisonne des Lepidopteres observes dans le departement. Brocli. in-8". Vannes, 1873. * KUNSTLER. Die unseren Kullurpflanzen schadlichen Insekten. Brocli. in-8. Vienne, 1871. * LICHTENSTEIN. Lettre sur le Phylloxera. Broch. in-8. Montpellier, 1873. (Extr. du Messager agricole.) - 16 * LOPEZ LEZCANO (DON Francisco). Resumen de los trabajos del Aleneo propagador de las Ciencias naturales (1871-72). Broch. in-8. Madrid, 1872. Q * NOWICKI (D r Max). Ueber die Weizenverwuslerin Chlorops t^niopus Meig. Broch. in-8. Vienne, 1871. Ordre du jour de la stance du 28 mai 1873 : Proposition de M. L. Reiche relativement a 1 Excursion entomologique aux environs de Paris, qui doit avoir lieu au commencement du mois de juin. Rapport de la Commission de publication re"glant la composition du deuxieme nume ro trimestriel des Annales pour 1873. Rapport de MM. Chevrolat et L. Reiche sur M. Manuel-Antonio Angui- lera, de Cuba, presente" par MM. Poey et L. Buquet, pour faire partie de la Socle" te. INous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la lin du 4 e tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en informer immediatement les Tre"soriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte ultgrieurement a leur adresse. Toutes les reclamations relatives au Rulleiin, ainsi que les demandes d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] doivent 6tre adressees au Tre"sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffbn, 27, qui est charge" de rexpe"dition du Bulletin des seances. Paris, 25 mai 1873. PARIS. Typog. FtiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. NO 4. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par M. E. BESitf 1REST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du 28 Mai 1873. Pr6sidence de M, LEPRIEUR, Vice-Pr6sident. 32 membres presents. M. Ernest Olivier, de Moulin (Allier), assiste a la stance. Decisions. La Societe, conforme inent a ce qui a lieu dans la plupart des Academies et 80016163 scientifiques, decide, qu 1 a partir de la pro- chaine stance, chaque communication inse re e dans le Bulletin des seances ne pourra depasser en etendue une page d impression. La Socie te decide que son Excursion entomologique annuelle aux environs de Paris aura lieu le dimanche 15 juin dans la fore" t de Fontai- nebleau. Lecture. M. E. Simon offre a la Socie te plusieurs notices re unies sous le litre tf&tudes arachnologiques. Ces notices sont : 1 Descriptions de quelques especes nouvelles appartenarit a la i aune europe"enne ; 2 Note sur la famille des Eresidee; r*A : 3 Revision des especes franchises des genres Theridium W. et Neot- tiura Menge. Ces notices sont accompagnees d une planche representant les especes nouvelles. Communications. On annonce la mort de notre confrere M. Follias, recu en 1863, decide" a Reims (Marne) le 12 mai dernier. M. Ernest Olivier offre a la Soci6te" le buste de son grand-pere, illustre entomologiste Olivier. La Socie te remercie vivement notre confrere, et decide que le buste d Olivier sera place" dans la salle de sa bibliotheque, a cote de celui de Latreille. M. Ernest Olivier annonce e*galement que, possedant aujourd hui les dessins originaux des divers ouvrages entomologiques d Olivier, il sera heureux de les communiquer a la SociSte et a ceux de ses membres qui voudraient les consul ter. M. H. Lucas communique la note suivante, relative & la larve du Vesperus Xatarti : Quand MM. Lichtenstein et Valery Mayet ont adresse" a la Socie te leur inte"ressant memoire sur les metamorphoses du Vesperus Xatarti, 11 sep- tembre 1872, j ai fait remarquer qu un travail semblable avait de"j e"te publi6 par MM. Mulsant et Lichtenstein dans les Ann. de la Soc. Linn, de Lyon, t. XVIII, p. 316, 1870 a 1871. Ensuite, comme renseignement, j ai ajoute" que notre confrere M. Maurice Girard avait fait repre"senter cette larve dans 1 atlas qui accompagne son Traite ele"mentaire d Entomologie, t. I, p. 374, pi. 55, fig. 1 0, et qui a paru en fe"vrier 1873. Je ferai done observer que notre confrere et ami M. Lichtenstein n est alle" sur les brisees de personne, pensee que je n ai jamais eue ; seulement cette larve, qui n avait e"te" que signaled le 13 decembre 1871, a e"te de"crite fort au long par MM. Mulsant et Lichtenstein dans les Annales de la Socie te" Linne emie de Lyon, t. XVIII, p. 316, 1870 a 1871. Je dirai aussi que le volume dans lequel ce travail a e"te insure a paru en Janvier 1872, c est-a- dire sept mois avant le memoire que MM. Lichtenstein et Vale"ry Mayet onl adresse" & la Socie te (11 septembre 1872), travail dans lequel ces entomo- logistes observateurs donnent une description et une tres-bonne figure de la iarve du Vesperus Xatarti. 3 Le m6me inembre lit la note qui suit, au sujet des especes qui composent le genre Leucolsephus : M. Leprieur ayant eu la bonte de me communiquer dans un etat parfait de conservation et pourvus de leurs squamules plusieurs individus du Leu colsephus Perrisi, et M. Sedillot ayant bien voulu me confier le type du Leucolsephus nigropunctatus, il m a ete possible d examiner ces M61asomes et d en faire une etude comparative. Je dois dire que cet examen m a con duit a considerer le Leucolsephus nigropunctatus comme 6tant le male du Leucolsephus Perrisi, a re"unir par consequent ces deux especes et a etablir la synonymic suivante : Leucolsephus nigropunctatus $ Luc., Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. CLXXVIII (1855); Leucolssphus Perrisi $ Luc., loc. cit., p. xxm (1859). Quant a la seconde espece que j ai de"crite sous le nom de Leucolsephus liliputanus, Ann. Soc. ent. Fr., p. LVI (1857), elle est bien distincte du L. nigropunctatus, avec lequel elle ne pourra 6tre confondue a cause de ses elytres qui sont parcourues longitudinalement par des lignes brunes nettement accusees, et de la ponctuation existant dans les intervalles de ces lignes, qui est plus disseminee et plus irregulierement disposee. Du reste, comme je Tai deja dit dans la stance du 9 avril 1873, Bulletin N 1, p. 12, j ai 1 inlention de repre"senter ces deux especes, afin de rendre plus appre"ciables les caracteres qui les difierencient. Enfin, je ne terminerai pas cette communication sans adresser des remerciements a mes obligeanls confreres MM. Leprieur et Sedillot, qui ont bien voulu me confier ces Melasomes extremement rares, peu r^pandus dans les collections et sans lesquels il m aurait ete difficile de faire cette rectification. M. Leprieur ajoute a ce que vient de dire notre collegue M. H. Lucas, que le Leucolsephus liliputanus lui ayant e"te" communique en 1857, il ne peut provenir des chasses faites par MM. Laperraudiere et Letourneux lors du voyage entrepris en 1858 dans le sud de l Alg6ne. Le L. nigropunctatus provient bien evidemment de ce voyage, puisque M. H. Lucas, en le de"crivant, citait la prise de Vtlcteracantha deprcssa, qu on n a vu qu une seule fois et en nombre excessif, volant le soir autour des feux d un bivouac. Le L. Perrisi, pour n avoir ele communi que qu un an plus tard, vient du merne voyage et faisait partie du produit des chasses de M. Letourneux, procureur imperial a Bone, qui m a 616 offert par lui. C est moi qui, aulant que jc me lo rappelle, avais envoye a M. fid. Ferris 1 espece qui lui a ele dedie>. L etude comparative des types et des individus que je possede encore fait cormaitre ce que les remarques de M. de Marseul pouvaient avoir de fonde. M. Elz. Abeille de Perrin communique la note suivante, par 1 inter- me"diaire de M. Piochard de la Brulerie : En publiant le journal de 1 excursion dans les grottes de 1 Ariege, a laquelle j ai pris part avec MM. de Bonvouloir et Ehlers, nous nous sommes propose d etre utiles aux futurs explorateurs tie ces cavites sou- terraines dont la faune promet encore a i entomologie de si interessantes decouvertes. J ai done appris avec un vif sentiment de plaisir que notre zele collegue M. de la Brulerie avail fait apres nous, dans les memes cavernes, des chasses fructueuses dont il a donne le recit dans les Petites- Nouvelles de M. Em. Deyrolle et dont il a expose les resultats scientifiques dans nos Annales. Mais je suis oblige de repondre quelques mots a cer- taincs observations que M. de la Brulerie a presentees dans ce dernier travail (Annales de 1872, pages kk 3 a 472) : Que F Anophthalmus Orpheus pre"sente des variations notables selon les diverses localit^s qu il habile , c est chose tres-admissible , quand on remarque que cette espece a la propriete de vivre sous les pierres des uiontagnes plutot que dans les grottes. Elle doit done parcourir, pour ainsi dire par infiltration , des espaces relativement considerables et se modifier un peu, suivant les nouvelles conditions d existence qu elle est obligee d adopler. C est cependant la premiere fois qu elle est rencontree loin de la lumiere. VAdelops iapidicota a des mo3urs analogues; c est peut-etre ce qui explique les differences de taille qu il presente. M. de la Brulerie a trouv6 a Olot un Adelops qu il considere comme une autre espece que VAbeiUei. Je partage comp!6tement celte maniere de voir, et j en ai fait part, des le priucipe, a JVJ. de Bonvouloir. G est done par erreur que j ai signale VAbeiUei comme habitant cette caverne. Mais est-ce la le veritable stygius? M. de Saulcy seul peut resoudrece probleme, puisqu il possede le type du stygius. Je suis persuade n6an- moins que c est bien lui : au moins doit-on le designer sous ce nom jusqu a preuve du contraire. 11 serait trop extraordinaire que nous n ayons 5 pris nulle part cette espece dcconverte par M. Dieck, qui a visile les grottes de 1 Aridge bien moins minutieusement que nous. M. de la Brulerie me felicite d avoir consider^ mon Anophthalmus insequalis comme une simple race du Cerberus, et me blame en meme temps de lui avoir impose un nom. Je pense, comme lui, qu il fcmt eviter de surcharger la nomenclature en b.iptisant de simples varietes ou de legeres modifications de races, ainsi que 1 a fait M. Dieck pour son Charon. Mais ici le cas etait tout autre. Plusieurs entomologistes, consulted au sujet de Vinsequalis, m ont declare qu ils le consideraient comme une espece differente; et j ai pense que le designer par un seul mot, au lieu de 1 ap- peler La race du Cerberus propre au Mas-cCAzil, c etait simplifier plutot qu embrouiller le debat que Ton ne pouvait manquer de soulever. G etait aussi un moyen de ne pas presenter ma maniere de voir, qui, apres tout, pouvait etre erronee, d une facon trop tranchante. J ai cru en outre comprendre que M. de la Brulerie considerait le nombre des pores setigeres comme un caractere absolu,tandis que la posi tion de ces memes organes ne lui parait pas aussi invariable. Je ne puis nullement me rallier a cette maniere de voir. Je pense en principe que, chez les Garabiques, le nombre etla position des pores setigeres sont deux excellents caracteres, ainsi que 1 ont jug6 MM. Thomson, Pandelle, Bedel, etc. Mais il est des exceptions a celte regie, et le genre Anophthal mus en presente certainement. En voici la preuve : VAn. crypticola fut decouvert primitivement dans la grotte d Espugue, qui depuis quelques anne"es est devenue trop seche pour renfermer des Coleoptere aveugles. Get Anophtalme presentait sur le troisieme interstrie des elytres trois pores setigeres. D autre part, on avait capture dans la grotte dlsault, pres d Encausse, une espece tres-semblable au cnjpticola, mais en difle- rant par le nombre des memes pores, qui etait de quatre bien marques. M. de Saulcy, se basant sur ce caractere etsur d autres legeres differences, avait le projet de le decrire sous le nom de Theseus. II desirait seulement en voir un plus grand nombre d exemplaires. Cette prudence etait tres- sage. Nous sommes, en effet, alles chercher le soi-disant Theseus, et sur les vingt-trois individus que nous avons rapportes, nous avons pu cons- tater tousles passages entre les deux types. Certains de ces individus presentaient meme trois pores sur une elytre et quatre sur 1 autre. J en ai done conclu qu il ne fallait pas se fier a ce caractere, et c est ce qui m a decide a ne voir dans Vinsequalis qu une race et non une espece. J ajoute que M. de la Brulerie, n ayant entre les mains qu un exemplaire de ce dernier, peut-etre mal conforme, n a pu etre frappe comme moi, qui eu 6 ai eu sept on huit, de la disposition des pores qui lui cut paru bien plus singuliere que la longueur un peu diffe rente des antennes. L exemplaire de V Anophthalmus Trophonius, snr lequel j ai fait ma des cription, a e te trouve" par M. Pabbe" Delherm de Larcenne et portait Mi- quette : Mas-d Azil ; mais M. Bauduer m a affirmS, si mes souvenirs sont exacts, qu il avail e te pris dans une petite grotte voisine de celle-ci. Serait-ce celle de Peyrounard ? Avis aux chasseurs. J ajoute anssi en passant que, d apres ce que j ai entendu dire, le pre mier exemplaire connu de V Anophthalmus Minos aurait e te pris, non dans la caverne de Lombrive, mais dans une autre cavite" qui en est voi sine, celle de Fontanet. II serait done desirable que Ton visitat toutes les grottes que Ton signale dans ces parages, ce que nous n avons pas eu le temps de faire. M. de la Brulerie de"crit sous le nom ftoviformis un Adelops du Queire. II croit que cette espece ne petit etre le wphosinus, parce que ce dernier est signale" comme habitant une grotte des environs de Prat. Je lui ferai remarquer que M. dc Saulcy e"tait jusqu ici le seul possesseur de cet insecte, qui ne peut provenir que de ses propes chasses ou de celles du guide Manaud. Or, tons deux out explore la grotte du Queire. II n y aurait done rien d impossible a ce que ce fut bien la 1 habitat du wphosinus, 6gare ou melange depuis dans un flacon avec d autres especes provenant du meme de"partement. Les Adelops de Montesquieu, de la Bastide et de 1 Herm different sen- siblement entre eux. Si je n ai pas ose" les de"crire, c est que, signalant deja dans ma notice douze Adelops nouveaux, j ai eu peur que le chiffre de nos de"couvertes ne parut par trop exorbitant. Cependant, puisque je suis en conformite d opinion avec M. de la Brulerie, je saisis avec empresse- ment Poccasion qu il m offre de lui dedier une espece appartenant a un genre qu il a si bien etudie. Je donne done a la suite de ces reflexions les deux diagnoses d especes nouvelles. M. de la Brulerie elucide defmitivement la question des Pristonychus pyreneens. G est un vrai service rendu a la science. La supposition que toutes ces pretendues especes n en formaient qu une, e"tait, comme 1 a dit avec raison notre collegue, trop radicale. Aussi Pavais-je e mise avec beau- coup de precautions. Je n aurais pu me faire une opinion definitive d abord, parce que je n avais pas de types entre les mains, mais surtout parce que je n ai pu examiner chez moi le produit de mes chasses. En effet, mon lot de Pristonychus s est perdu en route, et j ai du seulement formuler Pirn- i 7 . pression que nous avions ressentie en les regardant superficiellement pen dant notre excursion. Je suis cependant heureux que I e"tranget6 de ma supposition ait provoque des Etudes et amen6 des conclusions que Ton peut considerer comme terminant les de"bats. J 6tais, du reste, plus pres de la v6rit6 qwe M. Schaufuss, puisqu au lieu de onze especes pyre"nennes e nume rees par cet auteur, je pensais qu il n y en avait qu une. Or, M. de la Brulerie, apres avoir e"limin6 Vangustatus, qui est propre aux Alpes, et qui se rattache peut-etre encore a Voblongus, n en reconnalt que deux : Vincequalis (ancien subcyaneus) et Voblongus. Une derniere reponse a la critique de M. de la Brulerie. Mon collegue conteste mon assertion que la temperature et la nature du sol sont le plus souvent les memes dans les grottes. II a e"videmment mal compris ma pen- see. Je n ai pas dit que le sol et la temperature soient identiques dans des grottes differentes. J ai voulu dire que, dans la meme grotte, les milieux variaient peu. G est pourquoi j ajoutai : Et cependant nous trouvons cote a cote des especes distinctes, dont chacune est fidele a son genre de vie originel. Je ne donne pas mon argument pour plus qu il ne vaut. II s e"taie, cependant, sur un fait qu il est impossible de contester : a Aubert, les Anophthalmus Cerberus et Pluto, les Adelops clavatus et Diecki sont meles ; a Belharram, trois Anophthalmus ettrois Adelops ; a Castel-Mouly, quatre Anophthalmus, etc. Comment done expliquerait-on qu on ne saislt pas de transitions entre ces especes cohabitantes, si elles provenaient d un meme type? Et pourtant elles se perpetuent dans un milieu toujours identique, sans qu on puisse sentir dans leurs formes la moindre tendance a s unifier I Voici les diagnoses de deux Adelops nouveaux : ADELOPS PIOCHARDI Ab. Long. 2 5/6 mill. Brunneo-tcstaceus, ovatus, parum convexus, postice parum attenuatus, stria suturali parum conspicua ; sutura ipsa depressa ; elytris transversim striolatis, pcdibus antennisque elongatis, his ad apicem sat crassis, articulis antennarum 7, 9, 10 in feminu, 5, 6, 7, 9, 10 in mare modice inflatis ; tarsis antcrio- ribus in mare fortiter dilatatis, patellam formantibus. Cette espece, de"diee a M. Piochard de la Brulerie, est tres-voisine de mon Saulcyi. Elle s en distingue par sa taille plus avantageuse, son cor selet plus visiblement sinue" a la base, les tarses anterieurs du male pro- portionnellement plus allonges, les articles des antennes de ce m&me sexe plus massifs, mais proportionnellement moins elargis; enfln les tibias anterieurs du male sont moins elargis a 1 extremite, moins courbes et garnis sur leur tranche externe d e"pines plus nombreuses et plus appa- rentes. Grotte de la Bastide de S6rou (Arie"ge). ADELOPS HERMENSIS Ab. Long. 2 A/ 5 mill. Rufo-testaceus, satis convexus, postice attenuatus, stria suturali parum conspicua, sutura ipsa depressa, elytris transversim striolatis, pedibus antennisque parum elon- gatiSj harum articulis 7, 9, .1 in femina inflatis. Mas tatet. Je n ai vu que des femelles de cette espece, qui se distingue des deux pre"cite"es par son corps plus convexe et moins large et la forme tres-tran- che"e des antennes, sensiblement plus courtes , leurs articles plus dilates , ceux de la massue plus courts, le huitieme surtout plus court et plus large que dans le meme sexe de ses deux conge"neres. Grotte de THerm (Arie ge). M. Piochard de la Brulerie, au sujet de cette communication, dit qu en critiquant le parti qu avait pris M. Abeille de Perrin d imposer un nom a une varied locale de V Anophthalmus Cerberus, il n avait pas me"connu les raisons, plus plausibles dans ce cas particulier que dans beaucoup d autres, qui peuvent justifier cette maniere d agir; il voulait seulement exprimer qu a son avis on devrait clonner des noms aux especes seulement et renon- cer d une maniere absolue a 1 usage de nommer des varieUs on des races. M. A. Fauvel, dans Introduction de sa Fame Gallo-Rhenane, avait deja emis cette opinion. L influence des milieux sur la formation des especes, dans les grottes et horsdesgrottes, pourrait donner lieu a de tres-longues discussions. M. de la Brulerie reviendra peut-etre un jour sur ce sujet ; aujourd hui il se con- tente de dire qu il est absolument d accord avec M. Abeille de Perrin, au moins sur ce point : que la coexistence actuelle dans un meme milieu de plusieurs especes tegitimes d un meme genre n est pas une raison pour que ces especes tendent a se fondre en une seule, ni pour qu elles adoptent un genre de vie tout a fait identique. M. Eugene Simon pre"sente des observations synonymiques sur les Nemesia : Au moment ou la Socie"t6 royale des Sciences de Liege imprimait mon travail intitule" : Araneides nouveaux ou pen connus du midi de I Europe, 2 e memoire, renfermant plusieurs descriptions de Nemesia, M. Moggridge, observateur habile et original , faisait paraitre im joii volume intitule : Harvestings-hants and trapp-door Spiders, dont la seconde partie est consacre e aux Nemesia et Gteniza des environs de Menton. Les fails de moeurs sont dus a M. Moggridge, mais les descriptions des especes observers, qui sont au mombre de quatre : Nemesia cxmentaria, meridionalis, Eleanora et Gteniza Sauvagei, ont eHe" confines au R6v. O.-P. Cambridge, arachnologue bien connu. M. le professeur Waga, qui s est renconlre* a Menton avec M. Moggridge et qui 1 a aide dans ses recherches, a bien voulu me montrer les types des trois Nemesia qu il tient de 1 auteur lui-meme, et j ai pu les comparer avec soin aux especes que j ai decrites sous les mcmes noms. Leur syno- nymie donne lieu aux remarques suivantes : 1 NEMESIA C.EMENTARIA O.-P. Cambridge in Moggridge. C est I es- pece si commune en Corse, que j ai de"crite sous le nom de N. meridio nalis (Lie"ge, 1873). Elle est bien differente de la cxmentaria de Latreille, qui parait habiter les environs de Montpellicr, les Pyrenees-Orientales et le nord de 1 Espagne, mais non la Provence el ritalie. Est-ce Ja Mygcdc meridionalis de M. Costa, comme je Tai cru? c est une question difficile ft resoudre , peut-etre m6me insoluble, car la description de M. Costa s applique aussi bien & celtc espece qu aux deux suivantes. Je crois done qu il vaut mieux 1 appeler Nemesia meridionalis, comme je 1 ai propose, que de creer un nom nouveau. 2 NEMESIA MERIDIONALIS O.-P. Cambridge. Cette espece m etail tout a fait inconnue ; comme M. O.-P. Cambridge en fait la remarque, il est Ires-probable que celle Nemesia est la femellc de la Nemesia Mandcrst jernss Ausserer, de Nice, dont le male seul etait connu jusqu ici. Ce der nier nom peut lui e"tre conserve". 3 NEMESIA ELEANORA O.-P. Cambridge. Cette Nemesia est commune en Provence ; elle se trouve dans les Alpes jusqu a Briancon ; je la consi- d^rais aussi comme espece nouvelle avant de connaitre 1 ouvrage de M. Moggridge. En resume, je crois que la synonymie des trois Nemesia qui ont fait Fobjet des observations de M. Moggridge peut etre etablie comme suit : 1 NEMESIA MERIDIONALIS Costa. ? Uygale meridionalis Costa. 10 - Nemesia badia Ausserer. cxmentaria O.-P. Cambridge. meridionalis E* Simon. 2 NEMESIA MANDERSTJERN^ Ausserer. Nemcsia meridionalis O.-P. Cambridge. 3 NEMESIA ELEANORA O.-P. Cambridge. M. Maillefer annonce que depuis plusieurs anne"es il a entrepris un ouvrage devant comprendre la description de tous les Col6opteres connus. II compte transcrire les descriptions originales des especes indique"es dans le Catalogue de MM. le docteur Gemminger et le baron de Harold, y joindre les descriptions des especes publiees posterieurement et donner une figure pour chacune d elles. Depuis cinq ans qu il s occupe de ce travail, qui devra former un grand nombre de volumes, il n a pu encore terminer presque complement que la familli des Gicinde lides et preparer en partie celle des Staphylinides, dont il fait passer le texte et les dessins sous les yeux de la Societe. Comme ce travail exigera encore un certain nombre d annees pour etre termine, et afm de pouvoir le publier plus tot, il demande si quelques- uns de nos confreres ne voudraient pas lui accorder leur collaboration. Membre recu. M. Manuel-Antonio Aguilera, docteur en me"decine et chirurgie (Entomologie generate), a la Havane (Cuba), presente par M. L. Buquet, au nom de M. Poey (commissaires-rapporteurs MM. Chevrolat et L, Reiche). Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du 4 C tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en informer immediatement les Tr6soriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte" ulte^ieurement a leur adresse. 11 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par N. Louis BEDEL, Archivistc adjoint. OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. * Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, t. I, n 1. Brocli. Buffalo, 1873. Une pi. lithogr. AUG. GROTE, p. 1, Description of New North American Moths. ID., p. 17, Catalogue of the Sphingicte of North America. ID., p. 29, Catalogue of the Zygaenida3 of North America. ID., p. 37, Conclusions drawn from a study of the Genera Hypena and Herminia. Comptes rendus de I Academic des Sciences, t. LXXVI, l cr semestre 1873, n" s 12 (en retard), 19 et 20, et Tables du 2 e semestre 1872. FAUCON, p. 766, Le Phylloxera vastatrix, ce qu il devient en hiver. E. ROBERT, p. 785, Sur les moyens employe s par les Lombrics pour defendre I entre e de leurs galeries souterraines. GOUBAREFF, p. 795, Sur les phenomenes d hibernation offerts par des Mouches soumises a des alternatives de chaud et de froid excessif, en Russie. Comptes rendus des seances de La Societe cntomologique de Belgique, n ot 85 et 86, avril et mai 1873. N 85. F. PLATEAU, p. 5, Analyse du Traite e"Iementaire d En- tomologie de M. Maurice Girard. P. BAUDUER, p. 9, Chasses dans les Landes pendant 1 hiver. D r CANDEZE, p. 12, Note sur le Pantodinus Klugi, considere" comme Cetonide. QU^DVLIEG, p. 13, Trois Le"pidopteres nouveaux pour la Belgique. DE BORRE, p. 14, Y a-t-il des faunes naturelles dislinctes a la surface du globe et quelle me thode doit-on employer pour arriver a les definir et les limiter ? 12 - N 86. WEINMANN, p. 8, Note sur 1 education du Syntomis Phegea. Memoirs of the Boston Society of Natural Sciences, t. II, part I, n 08 1 et 2, part II, n 1 (5 pi. noires). 1871-72. Part II. D r PACKARD, p. 1, On the development of Limulus Polyphemus (3 planches noires). Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia., parts I-III. 1871. TH. MEEHAN, p. 51, Observations on Reduvins novenarius. D r LEIDY, p. 53, On Taenia mediocanellata. Lieut. DUTTON, p. 112, On Silurian and Devonian Brachiopoda. ELLIOTT COTJES, p. 120, Notes on the Natural History of Fort Macon and vicinity (Crustacea decapoda). Prof. THOMAS, p. 149, Contributions to Orthopterology. EDW. COPE, p. 295, On a Species of Galeodes. ID., p. 297, On the Fauna of the Wyandotte Gave (Crus- taces, Arachnides, Insectes). MEEK, p. 308, Descriptions of New Western Paleozoic Fossils (Crustace s, p. 331). Proceedings of the Boston Society of Natural History, t. Xllf, 1869- 1871 (1870, p. 369-435, fin; 1870-71, p. 1-224). 1870. 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DE SELYS-LONG- CHAMPS, p. 175, Note sur plusieurs Odonates de Madagascar et des lies Mascareignes. SIMON, p. 51 et 97, Etudes sur les Scorpions. TOURNIER, p. 250, Coleopteres nouveaux (Clavicornes et Magda- linus) d Europe. ID., p. 257, Catalogue des Longicornes recoltes en Asie-Mineure par M. Th. Deyrolle, et description des especes nouvelles. (Get ouvrage a ete donnS par le Ministere de 1 Instruction pu- blique.) * Revue medicate de Toulouse, T ann^e, n 5. Toulouse, 1873. Q Transactions of the New-York State Agricultural Society, 1869 et 1870, 2 vol. Annee 1869. ASA FITCH, p. 494, Thirteenth Report on the noxious, beneficial and other Insects of the State of New-York. Annee 1870. ASA FITCH, p. 355, Fourteenth Report on the noxious, beneficial and other Insects of the State of New-York. Verhandlungen der k. k. zoologisch-botanischcn Gesellschaft in Wien, t. XX (16 pi.), 1870, et t. XXI (14 pL), 1871. Tome XX. WiNNERiz, p. 3, Heteropeza und Miastor. ID., 14 p. 9, Die gruppe der Lestreminae. V. BERGENSTAMM, p. 37, Ueber die Metamorphose von Platypeza holosericea. MANN, p. 37, Beitrag zur Lepidopteren-Fauna von Raibl in Ober-Karnten. Baron NOLKEN, p. 59, Cidaria tristata und funerata. GREDLER, p. 69, Rhynchota tyrolensia. TSCHEK, p. 109 et 403, Beitrage zur Kenntniss der b slerr. Cryptoiden. D r KRIECHBAUMER, p. 157, Vier neue Hummelarlen (Bombus, etc.). MILLER, p. 219, Zwei neue Otiorhynchus-Arten. VON FRAUENFELD, p. 235, Ueber Ver- tilgung des Rapskiifers. D r FIEBER, p. 243, Dodecas neuer Gat- tungen und neuer Arten europaischer Hemiptera. ROGENHOFER, p. 869, Ueber die synonymic und die fruheren Stande von Earias insulana und Beschreibung einer neuen Art. D r MAYR, p, 939, Neue Formiciden. Tome XXL TSCHEK, p. 37, Ichneumonologische Fragmente. MANN, p. 69, Beilrag zur Kenntniss der Lepidopteren-Fauna des Glockner-Gebietes nebst Beschreibung drei neuer (Microlepidopt.) Arten. BRAUER, p. 103, Ueher zwei neue in Mexico entdeckte Insekten (Phryganide et Agrionide). ID., p. 107, Beitrage zur Kenntniss der Lebenweise und Verwandlung der Neuropteren (Mi- cromus, Panorpa et Bittacus). AUSSEREU, p. 117, Beitrage zur Kenntniss der Arachniden-Familie der TerritelariaB (Mygalidae au- tor.). D r MAYR, p. 399, Die Belostomiden. TSCHEK, p. 797, Neue 6 sterreichische Gynipiden und deren Gallen. ADSSERER, p. 815, Neue Radspinnen (Aran&des). Low, p. 841, Zoolo- gische Notizen : I. Beobachtungen iiber das Eierlegen und Spinnen der After- oder Bucherskorpione (Pseudoscorpiones, V. Obisida) ; II. Ueber die Metamorphose und Lebenweise von Trioza flavipen- nis. WINNERTZ, p. 847, 14 neue Arten der Gattung Sciara. D r FORSTER, p. 873, Monographic der Gattung Hyteus. KOLAZY, p. 1085, Ueber die Nahrung der Gattung Gryllotalpa vulgaris. D r GRABER, p. 1091, Ueber Polygamie und anderweitige Gesch- lechtsverhaltnisse bei Orthopteren. ID., p. 1097, Ueber die Ursprung und Bau der Ton-Apparate bei den Akridiern. WEYENBERGH, p. 1201, Ueber Fliegenschwarme. HOFFMANN, p. 1261, Ueber Aufbewahrung mikroskopischer Praparate. 15 OUVRAGES DIVERS. * CANESTRINI (Prof. G.). Nuove specie italiane di Aracnidi. Padoue, 1873 (broch. in-8 extr. des Atti della Societa Veneto-Trentina). * QILEDVLIEG. Les Papillons diurnes de Belgique. Broch. in-12, avec carte teinte"e. Bruxelles, 1873. Offert par M. Preudhomme de Borre au nom de 1 auteur. Avis L Excursion entomologique annuelle anx environs de Paris aura lieu dans la foret de Fontainebleau, le dimanche 15 juin prochain. Prendre des billets d aller et retour (valables du samedi matin au Iwidi soir) au chemin de fer de Lyon, boulevard Mazas. Departs de Paris, le matin, a 7 h. 55 m. et 8 h. 40 m. de Fontainebleau, le soir, a 8 h. 18 m. et 9 h. 30 m. Rendez-vous a Fontainebleau, a 10 heures 1/2 precises, a I h&tel du Gygne, Grande-Rue. Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note insdree dans le Bullelin des stances nedevrapas comprendre a Tavenir plus d une page d impression. Nous prions nos confreres de se conformer h cette decision s ils ne veulent pas que la Societe soit contrainte ou de reduire l e"tendue des travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non dans le Bulletin. Toutes les reclamations relatives au Bulletin, ainsi que les demandes d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] doivent fetre adress6es au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Button, 27, qui est charge" de 1 exp^dition du Bulletin des seances. Paris, 7 juin 1873. EXTRAIT DU REGLEMENT DE LA SOClfiTE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Amice f 873. IS - dc sa fonclallon. Le montant de la cotisation, pour les Membres de la Socie^e", est par an, de : 24 fr. pour les Membres residant a Paris; 26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a 1 gtranger. Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par trimestre. Les Membres non residanl a Paris doivent faire parvenir la leur au Tresorier de la Society sans frais, immediatement apres Cannonce de leur nomination, et, pour les a:nn6es suivantes, dans le courant du rnois de Janvier. Les Membres de la Socie"t ne recoivent leurs Annales que par la So- ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoyes francs de port, jusqu a residence, aux Membres non residants (hors Paris et a 1 etranger), apres reception de leur cotisation de l anne"e courante. La Societ^ correspond par I entremise de son Secretaire, de son Treso rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le recouvrement des cotisations et Tenvoi des numeros des Annales, el les derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquels doivent etre adresses, francs de port, & M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3 ; a M. L. BUQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, Archiviste-Bibliotliecaire, rue Hautefeuille, 30, & Paris. Pour tout ce qui a rapport au Bulletin bi-mensuel, s adresser au Tre sorier adjoint, M. fimile RAGONOT, rue de Buffon, 27. NOTA. Pour ne pas eprouver de retard dans Tenvoi de leurs Annales, il est essentiel que MM. les Membres francais et etrangers adressent, dans le courant de Janvier de chaque annee, le montant de leur cotisation au Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la paste aux lettres } soit par la voie du commerce. Tout Membre doit la cotisation de I ann^e dans laquelle il a e"t6 recu, quelle qu en soit la date, et recoit, en consequence, les Annales de ladite ann6e. Chaque auteur d un memoire insure dans les Annales (a Texception du Bulletin] a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches noires}. Au dela de ce nombre il doit en faire la demaude. Le prix des tirages a part supplementaires est de 5 centimes par feuille d impression, de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche colorize. L auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a cet egard en meme temps qrfil envoie son travail, et solder les dits tirages aussitot apres Timpression de son m^moire. PARIS, Typog. FfiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22, N S. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli par III. E. nESitf AREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. La prochaine seance de la Societe (25 juin 1873) aura lieu dans le nouveau local qui vient de nous etre accorde par M. le Prefet de la Seine, a la Mairie du VI e arrondiesement (place Saint- Sulpice). Reunion a 7 heures 1/2 du soir. Seance du 11 Juin 1S73. Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. S3 mcmbres presents. M. Achille Raffray, de Boghari (Algerie), assiste a la stance. Communications. M. L. Buquet donne lecture de la notice nScrologiquO suivante sur M. A.-R. Follias : Notre 8001616", dej k si cruellement frapp^e depuis quelques mois, dans la personne de plusieurs de ses membres , doit enregistrer encore une perte re"cente, celle de M. Alexis-Rupert Follias, ne" k Avize (Marnc), en octobre 1813. A def aut de renseignements precis, que je n ai pu me procurer, sur ses premieres anne"es, je me bornenii a dire que, fils de notaire, M. Follias avail fait de bonnes Etudes et recu une excellente Education : de la les rapports agre"ables et pleins de courtoisie que n ont cess6 d avoir avec notre regrelte confrere les entomologisles qui, comme moi, e"toient en relations avec lui. Bon observatenr, chasseur experiment^, notre collegue s est borne a former avec methode et un soin tout particulier une inte"ressante collection de Coleopteres; mais, soit exces de modestie, soit faute de loisirs suffi- sants, rien n a et6 publte de ses interessantes remarques. M. Follias fit tout re"cemment un voyage a Paris, et, bien quMl sc plai- gnit de palpitations, causees sans mil doute par les emotions qu il a res- senlies lors des derniers ev&iements, rien ne faisait pressentir cependant une fin aussi soudaine. Ancien negociant, vice-president de la Socie"te de Saint-Vincent-de-Paul, a Abbeville, agree pres le Tribunal de Commerce de Reims, M. Fotlias, en- toure" de sa famille, est decede dans cette derniere ville, le 12 mai 1873, dans sa soixantieme annee. II comptait parmi nous depuis 1863 (1). M. H. Lucas communique la note suivante, relative a un Cionide appartenant au genre Nanophyes de Schonherr : J ai la satisfaction de faire passer sous les yeux de la Societe plusieurs individus vivants du Nanophyes burisei, que j ai de"crit et figur6 dans mon ouvrage sur les Animaux article s de TAlge^ie, t. If, p. 460, pi. 38, fig. 10 (1849), et qui ont ete observes dans des conditions assez particulieres. M. le docteur Cordier ayant passe Thiver en Alg^rie, m a rapport^ a son retour plusieurs galles qu il a renconlr^es sur V Umbilicus pendulinus de Candolle. En examinant ces excroissances, qui fixent 1 attention par leur forme irre"guliere, j ai remarqu6 qu elles presentaient a leur surface des ouvertures plus on moins arrondies, a bords fletris, et paraissant d^ja anciennes. J ouvns plusienrs de ces excroissances, et dans chacune d elles j ai eu le plaisir de rencontrer cinq a six individus du Nanophyes Durisei. Gette julie petite espece, qui est assez agile, dont les antennes sont sans cesse en mouvement, se nourrit de la seve tres-abondante que contiennent ces galles, dans lesquelles elle ^tablit des galeries sinueuses et pro- (t) La Collection de M. Follias est en vente. S adresser a M rae Follias, sa veuve, rue Colbert, 22, a Reims (Marne). fondes. Lorsque Ton examine ces excroissances, tres-dures au toucher, on remarque qu elles ont unc teinte carmine e tres-foncee; elles sont isolees*, quelquefois reunies cependant et affectent une forme arrondie ou ova- laire. Ces excroissances ou hypertrophies, qui acquierent un certain de>e- loppement, ont ete trouvees en juin, aux environs d Alger, el, suivant M. le docleur Cordier, ces galles ne seraient pas rares sur Y Umbilicus pcndulinus. M. Al. Laboulbene, a la suite de la communication de M. II. Lucas, dit que Leon Dufour a decrit et figure une larve gallicole du Nanodcs hemi- sphaericus OLIVIER et sa nymphe (voyez nos Annales de 185/j, p. 651, pi. 19, n III), qui vivent sur le Lythrum hyssopifotium, aux environs de Saint-Sever. M. Charles Brisout de Barneville presente quelques observations sur les genres Heterocerus et Parnus : En etudianl les Heterocerus et les Parnus avec le dernier travail que viennent de faire parailre MM. Mulsant et Rev, j ai (He, amen6 & faire quelques observations nouvelles qui ne seront pas sans interet. IS Heterocerus murinus Kies., qui me paralt n avoir que dix articles aux antennes, presente une massue petite, compacte et ovalaire. Toutes les autres especes ont les antennes composees de dix a onze articles, avec une massue oblongue dentee en scie interieurement. Les Heterocerus hispidulus Kies., curtulus Fairm., marmota Kies. et minutus Kies. n ont que dix articles aux antennes, les troisieme et qua- trieme 6lant tres-petits, la massue est composee de six articles. Chez ces especes les plaques abdominales sont entierement fermees. Je rapporte au curtulus Fairm. une petite espece- d Alg^rie voisine du marmota, mais un peu plus petite. Les autres especes presentent onze articles aux antennes, la massue etant de sept articles. Six de ces especes ont les plaques abdominales completement fermees. Ce sont les Heterocerus maritimus Guerin, pruinosus Kies., intermcdius Kies., crinitus Kies., curtus Rosenh., senescens Kies. (punclatus Ch. Bris.). MM. Mulsant et Rey n ont pas connu plusieurs de ces especes, qni se trouvent en France. Le maritimus Gue"rin est tres-voisin du marmola, mais bien distinct par ses antennes de onze articles ; il se prend sur les bords de la Manche et aussi en Andalousie et en Algerie. Le pruinosus Kies. est tres-repanclu dans toute la partie meridionale de la France; il est tres-commun dans la vallee de la Soudon, pres de Geneve. II se distingue de Vhispididus, auquel il ressemble beaucoup, par sa ponctuation un peu plus forte, son corselet tache" de rouge au milieu et ses antennes de onze articles. Je rapporte avec quelque doule a \inlermedius une espece re"colte"e par Delarouze"e aux environs de Pau, mais qui parait corresponds a la des cription. Le curtus a e"te pris dans le departement du Var par feu de Baran. Le sencscens Kies., qui est idenlique a mon punctatus, a ete capture" a Arcachon par le docteur Marmoltan. Toutes les autres especes ont les antennes de onze articles, avec les plaques abdominales non ferme es au cote" interne. Chez les Parnus, les articles des antennes sont tres-difficiles a coinpter, aussi je n ai pu constater la presence du troisieme article, que Jacquelin Daval assure avoir vu; MM. Mulsant et Rey, comme ce dernier, admettent onze articles aux antennes. J accepte done le troisieme article comme bien constate". Gependant, en e"tudiant les differentes especes du genre, je me suis apercu que trois de ces especes avaient un article de moins a la massue : ce sont les Parnus strialo-punctatus Heer, pilosellus Er. et striatdlus Fairm. et Ch. Bris. Les antennes ne sont ici que de dix articles, la massue en presentant sept. Cette observation etablit done d une maniere tres-nette la separation du striatellus et du prolifericornis. Toutes l