NO I" . BULLETIN DES STANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli par 111. E. HKS.MAREST, Secretaire. Paraissant deux fois par mots. Sur une proposition qui lui a e"te faite par M. Henry de Bonvouloir, la Socie"t6, apres avoir entendu la lecture d un rapport de sa Commission administrative, a decidS dans les stances des 13 et 27 mars 1873 : 1 Que le Bulletin des stances, auquel sera joint le Bulletin bibliogra- phique qui s y rapporte, sera public" en dehors des Annales ; 2 Que cette publication aura lieu deux fois par mois, et avant Tado;)- tion du proces-verbal qu elle relate ; 3 Que ce Bulletin sera envoye" gratuitement : 1 a tous les membres francais qui auront solde" le montant de leur cotisation de 1 annge courante ou tout au moins celui de Tann6e precedente, et 2 aux diverses Socie"te"s avec lesquelles nous sommes en rapport d echange de publications ; li QuMl sera tenu a la disposition des membres etrangers qui le feront prendre chez le Tre"sorier adjoint ou qui adresseront une somme corres- pondant au prix du transport ; 5 Que ce.m6me Bulletin sera reproduit dans les cahiers trimeslriels des Annales, avec les modifications qu il pourrait paraitre ne"cessaire d y faire ; 6 Que cette mesure sera mise a execution a partir de la stance du 9 avril 1873. Toutes les reclamations relatives au Bulletin, ainsi que les demandes d envoi & l e"tranger (contre remboursement des frais de transport) doivent etre adress^es au Tr^sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffon, 27. Seance du O Avrll 1873. Presidence de M. CH. BR1SOUT DE BARNEV1LLE 35 membres presents. MM. Albert Fauvel, de Caen, et Fe lissis-Rollin, de Nevers, assistent a la stance. Proposition et decisions. M. L. Buquel donne lecture de la proposition suivante : Messieurs, ainsi que 1 avail annonce 1 honorable M. Reiche, dans noire pre"ce"denle stance, M. Jean Dollfus, en vue de perpe"luer parmi nous le souvenir de son ills Ernest, notre regrell6 collegue, a fait de"poser, le 3 de ce mois, entreles mains de votre Tre"sorier, un litre de 300 francs de rente 5 0/0 au porleur, porlanl le n A2,80/i, avec les arre" rages a partir du 16 fevrier dernier, le 1" coupon de 75 francs e"che"anl par consequenl le 16 mai prochain.. Ce don, a litre gracieux, d une rente perpeluelle deslinee a etre donnee en prix aux auleurs de me" moires enlomologiques qui se seront le plus distingues par leurs travaux (1), est assurement de tres-bon augure pour notre Socie" te" ; el pour en consacrer davantage, s il se peut, le souvenir, j ai riionneur de soumetlre a votre approbalion la proposilion sui- vanle : A parlir de 1872, anne e de la reception de M. Ernest Dollfus, enleve* a ses collegues le 27 mars de la meme anne e, M. Jean Dollfus, son pere, recevra exceplionnellement, en sa qualite de donateur et a litre gratuit, (t) La Societe, dans sa seance du 27 mars dernier, apres avoir entendu la lec ture d un rapport d une Commission speciale, dont M. L. Reiche etait le president et M. J. Grouvelle le secretaire, considerant que le moyen le plus efficace de faciliter aux jeunes entomologistes 1 etude de la science est d encourager la publication d ou- vrages elemenlaires sur les diverses parties de Tentomologie, a decide que le revenu du don de M. Jean Dollfus serait employe a la fondation de prix annuels, qui seront appeles Prix Dollfus, et seront decernes aux auteurs des meilleurs travaux ento- mologiques imprimes, redigcs en fran^ais, et concernant specialement les Insectes des divers ordres. a perpetuity (c est-a-dire sa vie durant), les Annales de la Socie te ento- mologique de France. Le but que je me propose est d exprimer a M. Doll- fus, autant qu il depend de nous, notre reconnaissance pour le sacrifice qu il s est impose, comme aussi de le tenir exactement au courant, par la. lecture de nos publications, non-seulement des dispositions prises tou- chant Temploi des fonds qu il a mis si genereusement a notre disposition, mais encore de lui signaler le nom des auteurs de 1 ouvrage couronne chaque anne e. La Socie te, a rutianimite, adopte la proposition de M. L. Buquet, et decide : 1 que le nom de M. Jean Dollfus sera joint a celui de nos mem- bres ; 2 qu une lettre de remerciment, signee par son Bureau, lui sera adresse"e comme donateur et lui fera connaitre en m6me temps la decision qui vient d etre prise. Sur la demande de M. L. Reiche, la Socie te decide e"galement qu elle nommera, dans sa prochaine seance, la Commission du prix Dollfus pour 1873. Cette commission, de cinq membres, sera chargee : 1 de re"gler les details du concours ; 2 de fixer 1 epoque ou les prix seront decerne s ; 3 d examiner et juger les travaux pre sente s, et Zi de proposer les lau- re"ats qui seront, en dernier ressort, choisis par la Societe". Lectures. M. 1 abbe de Marseul presente un memoire sur les especes d Histerides du Japon decouverts par M. George Lewis, qui a sejourne" plusieurs annees dans ces lies loiritaines de Textreme Orient, dont la faune enlomologique est pour ainsi dire encore inconnue. Sur vingt especes, dont il donne la liste, sept sont nouvelles, savoir : PLatysoma Lewisi et Ihmcolle, Hister Pirithous et depistor, Paromcdus musculus, Dendrophi- lus Xavieri et Abrseus bonzius. Charge" ^galement de 1 etude des Heteromeres, sur sept especes de la tribu des Canlharides qu il a revues dans un premier envoi, il a reconnu deux especes nouvelles : Epicauta Gorhami et Zonitis cothurnata, dont il donne une description succincte. 11 se propose de continuer 1 examen de nombreux et interessants materiaux qui viennent de lui arriver et de com- muniquer a la Societe" le resultat de ses etudes. Tous ces insectes sont de Nagasaki (ile de Kiu-Siu), Hiogo (Niplion) et Hakodate (Yesso). M. Al. Fauvel, au sujet du travail que vient de faire connaitre M. de Marseul, engage vivement les auleurs de catalogues locaux ou de faunes locales & donner pour chaque espece son extension ge*ographique d une maniere complete, comme il le fait dans la partie descriptive de sa Faune gallo-rhtnane. M. Charles Piochard de la Brulerie de pose deux notices intitulees : 1 Revision des especes du genre Acinopus ; 2 Description d une espece nouvelle de Leistus, le L. Koziorowiezi, de Tile de Corse. Communications. M. S. Scudder, de Boston, communique la note sui- vante par 1 intermediaire de M. Maurice Girard : II est Men connu probablement que le Pieris rapse (Le pidoptere) est une espece devenue commune dans I Amerique du Nord. Elle a e"te" intro- duite a Quebec en 1856 ou 1857, el plus tard a New- York. Elle se trouve maintenant partout dans le Bas-Canada et les tats du nord-est de 1 Union, et s e"tend rapidement vers le sud et 1 ouest. Peut-6tre ignore-t-on que, depuis dix ans, une varie le de cet insecte a e" te" produite dans le Nouveau- Monde, qui differe du type en ce qu elle est complement jaune au lieu d etre blanche ; la teinte est semblable a celle des especes de Terias. II y a trois ans, ces individus jaunes, qu on trouve des deux sexes et dans toutes les saisons, etaient assez rares, mais depuis ce temps ils sont devenus plus abondants quoique cependant peu communs. Cette variete", a laquelle j ai donne" le nom de Novanglise, supplantera- t-elle plus tard entierement le type ? II y a des indications que le Pieris rapae a commence" a faire une chose semblable a 1 ^gard de 1 espece locale, P. oleracea. Il n arrive pas souvent que 1 occasion s offre aux naturalistes de voir, de leurs propres yeux, 1 origine d une varie"te" ; mais le progres de celle-ci, par sa nature, peut 6tre observe" avec une entiere facilite et les entomo- logistes doivent s y appliquer attentivement. M. Bowles, de Quebec, qui, le premier, a decouvert cette espece en Amerique, a attir6 mon attention sur un passage du Farm Insects de Curtis, qui dit qu un individu de cette espece fut pris pres de Oldham, Lancashire, en Angleterre, dans lequel toutes les ailes Etaient d un jaune vif ; mais je ne puis de"couvrir un autre exemple en Europe, et cette va rie te est comple"tement inconnue de M. Stainton, de Londres, auquel je 1 ai montr^e, et de M. Boisduval, a qui j en ai donne" un exemplaire. M. Maurice Girard, qui a engage" M. Scudder a faire cette communica- 5 lion, fait remarquer a la Societe, au point de vue des principes, tout 1 in- ter6t qu il y a a observer la creation d une race, peut-e"fre d une espece, d origine certaine. 11 rappelle que, ca et la, nous trouvons en France des sujets de P. rapae un peu jaunatres, raais la race ne persiste pas. C est comme un essai infructueux. Au reste, il n a jamais vu ces sujets atteindre un ton d un jaune soufre aussi prononce" que ceux que lui a months M. Scudder. M. Ch. Piochard de la Brulerie lit la note suivante sur Yespece en entomologie : Le mot espece revient sans cesse sur nos levres et sous notre plume, nous passons noire vie a de"crire et a determiner des especes, et pourtant il faut avouer que, si Ton nous demandait a tous ce que nous entendons par celte expression, les definitions que chacun de nous donnerait ne se ressembleraient guere. De ce defaut d entente sur la signification que les naturalistes attribuent au mot espece resultent en partie les divergences d opinion sur les formes qu on doit ou qu on ne doit pas considerer comme especes distinctes. Pour mon compte, voici comment je comprends 1 espece. C est I ensemble des etres capables de reproduire indefiniment d autres etres semblables a eux-memes. Le mode de reproduction le plus ordinaire est la generation sexuelle, c est le seul que nous ayons a considerer dans 1 etude des insectes; mais il en estd autres encore, puisque la reproduction par bour- geonnement ou par generation alternante qu on observe chez les ani- maux inferieurs ne doit pas etre exclue du nombre des moyens de perpe tuation de la vie et de la forme chez les etres vivants. Ma definition n est pas neuve, m objectera-t-on, il y a longtemps qu elle a cours dans la science, et ce n est pas pour Tavoir ignoree que nous sommes si peu d accord aujourd hui sur le nombre et sur les limites des especes en entomologie. Rien n est plus vrai, et je m empresse de recon- nailre qu il ne suffit pas d avoir d6fini theoriquement 1 espece pour avoir atteint le but que nous nous proposons : constater et de"crire les especes existantes. Resoudre le probleme par rexpe"rimentation est au-dessus de nos moyens ; nous ne pouvons pas, pour savoir si deux Harpalus ou deux Timarcha de formes voisines sont deux especes dislincles, essayer de les accoupler et nous assurer si le produit obtenu est ou n est pas capable de se perpe"- tuer pendant un nombre indefini de gdndrations. Mais, s il faut renoncer 6 a connaltre la filiation des animaux que nous rencontrons dans la nature, leur observation seule ne peut-elle pas nous conduire a la ve"rite" ? Examinons d abord le cas le plus simple. Deux formes appartenant a un m6me genre, se ressemblant entre elles au point qu il faut, pour les distinguer Tune de 1 autre, un O3il de"jii exerce, vivent ensemble dans une meme contree ; ces deux formes sont-elles deux especes ou seulement deux varie te s d une seule espece?0ui, ce sont deux especes si avec elles, dans les lieux qu elles habitent toutes deux, ou elles sont en contact journa- lier. on ne trouve pas d inlermediaire qui les unisse. Si nos recherches ont e"te assez prolonged, si nous avons observe", a plusieurs reprises, bon nombre d individus appartenant aux deux formes, et que nous n ayons pas trouv6 1 intermediaire chercbe , il ne nous est plus permis de conserver un doute, nous avons reconnu 1 existence de deux especes, nous sommes en posses sion d un fait defmitivement acquis a la science (1). (Test ainsi que la grande majorite des especes de Cole"opteres qu on trouve aux environs de Paris sont constate"es defmitivement, Faccord est fait entre tous les observateurs, Tidentite desresultats obtenus par chacun d eux eludiant de son cote prouve que la ve"rite s est laisse conquerir. Nous pouvons affirmer hardiment que lesannees et les sieclesse passeront et que les naturalistes qui viendront apres nous admettront comme nous que VAmara trivialis et VAmara communis, YHarpalus seneus et YHar- palus distinguendus sont autant d especes distinctes, quoique, si Ton com pare ensemble les deux Amares ou les deux Harpales, les differences qu on observe soient assez pen frappantes pour qu il faille avoir dej& 1 ceil d un entomologiste pour les appre"cier. Mais void une Amare ou un Harpale qui viennent d Alge"rie ou de Sibe"rie, ni 1 un ni 1 autre ne sont parfaitement identiques a lelle Amare ou ^ tel Harpale vivant aux environs de Paris, ils en different par quelques legeres particulariles dans leur forme, dans la ponctuation de leur tegu- (1) Une cause d erreur pent resulter de la naissance d hybrides provenant des accouplemenls adulterins qu on observe quelquefois entre des especes parfailement distinctes. Mais ces hyb rides s accouplent avec des representants de 1 une ou de 1 autre des especes dont ils precedent, et s ils ne sont pas steriles, leur produit ne tarde pas a revenir a 1 un des deux types originaires. La production d hybrides est un accident qui arrive quelquefois dans la nature, mais ce n est qu un accident, pouvant induire le naturaliste en erreur, n ayant aucune influence sur la vie normale des especes, ne pouvant en aucun cas devenir 1 origine de formes nouvelles capables de se perpetuer. Quant aux erreurs que de pareils accidents peuvent causer, elles sout toujours faciles a rectifier par des observations ulte"rieures. ments ; ces particulariles nous paraissent d importance a peu pres e"gale a celle des caracteres qui separent YAmara trivicdis de VAmara communis ou VHarpatus seneus de VHarpalusdistinguendus. Avons-nous affaire a des especes veritables ou a des races locales rentrant dans les especes que nous avons observees aux environs de Paris? Dansce cas, pour re"pondre oui ou non, sans courir risque de se trom- per, il ne suffit pas d examiner 1 insecte en litige, il faut savoir quelle est 1 extension geographique de 1 espece observee a Paris, avec laquelle> la forme algerienne ou siberienne a de 1 analogie, si elle habile les contre"es intermediaires, si sa forme s y modifie. Mille exemples irrecusables nous prouvent, en effet, que la forme des especes n est pas immuable : il y a d abord des variations individuelles et inconstantes s observant chez les re.pre"sentants d une meme espece vivant dans une meme locality, il y en a d autres, souvent beaucoup plus etendues que les premieres, aflectant les individus d une meme espece suivant les contre"es qu ils habitent. Le cri- terium qui nous permettra de juger si ces dernieres variations constituent de veritables especes ou seulement des races geographiques n est pas le plus ou moins d importance qu elles nous paraitront avoir, le cachet plus ou moins particulier qu elles impriraeront a la forme des individus qui en sont affected, mais Men 1 absence ou 1 existence de transition entre elles. Si, en suivant une forme a travers la France et 1 Espagne jusqu au detroit de Gibraltar et jusqu a la cote d Afrique, nous observons des gra dations insensibles unissant ses modifications, quand bien meme les deux extremes de la chaine non discontinue que forment ces passages nous paraitraient assez dissemblables, nous sommes obliges de reconnaitre que 1 un et 1 autre appartiennent h une seule et meme espece. C est seulement dans le cas ou, en un point donne, nous rencontrerions une solution de continuite", ou nous trouverions en presence deux formes distinctes se reliant, Tune a la forme parisienne, 1 autre a la forme africaine, que nous devrions considerer 1 une et 1 autre comme especes distincles. Sans doute, dans la pratique, et meme en supposant que nos collections fussent toujours assez completes pour que les intermediaires existant dans la nature ne nous fissent jamais defaut, ce qui est loin d etre la ve"rite", des cas difficiles doivent se presenter. Une m6me espece peut exister en plu- sieurs endroits de la terre, et ses diverses stations peuvent se trouver actuellement isol&s par des obstacles materiels ou, en 1 absence de tout obstacle, elle peut avoir te detruite en certains cas et par des causes qui nous echappent. C est ainsi que les formes qui constituent la faune des iles ont avec celles des continents voisins des analogies et des dissem- _ 8 - blances ; certaines formes insulaires ne different en rien de celles du con tinent ; d autres, tout en .s en rapprochant, paraissent en 6tre distinctes, et il est impossible, dans ce cas particulier, de savoir si Tile ayant autre- fois e"te" unie ail continent, les intermediaires qui manquent aujourd hui existaient alors. L observation des formes continentales qui existent dans Tile et de celles qui, propres a Tile, peuvent e"tre considerees comme representation d autres formes continentales, qu elles excluent et semblent remplacer, peut nous fournir des indications pre"cieuses, mais ici la preuve absblue, irrecusable de Tidentite" ou de la non-identite des especes insu laires avec les especes continentales voisines est impossible a donner. Nous ne pouvons plus juger & coup sur, et la conquete de la verite, dans un pareil cas, sera le resultat deductions dans lesquelles la sagacite" de 1 observa- teur et ses connaissances acquises supple" eront d une maniere plus ou moins heureuses aux lacunes des fails observes. Mais ce sont presis^ment ces difficulle s qui rendent plus attrayante 1 etude de la faune des lies, comme aussi celle des sommets neigeux des hautes montagnes, ve*ri- tables lies au milieu de la terre ferme ou vivent confines des formes, restes de la faune de 1 epoque glaciere, qu on ne trouve plus aujourd hui que dans le voisinage du pole ou pres des neiges eternelles, sur les hauls sommets, au milieu de contr^es dont le climat est devenu trop chaud pour leur permettre de continuer a vivre dans les terres basses. La faune des cavernes est peut-&tre plus int6ressante encore; la, en effet, nous trouvons autant de petits mondes absolumenl isole"s les uns des autres, vivant et mullipliant au milieu des tnebres, et toutes les especes qu on y rencontre sont merveilleusement adapters par leur organisation a leur genre de vie special. L e"tude des variations des especes dans Tespace, en relation avec le changement des conditions exterieures., celle des eflets de Tisolement sur les especes confinees dans les lies, sur les sommets des montagnes ou dans les cavernes, pourra seule nous donner la clef de la variabilite des especes dans le temps, et nous permettra d e"claircir ce grand mystere : Torigine des especes. Mais ici je m arr^te ; je ne veux pas entrer dans 1 examen de la doctrine de Darwin. II suffit que j aie indique* toute 1 utilite qu on peut retirer de nos etudes pour la solution de la question de haute philosophic naturelle que notre Lamarck a pose"e et que le grand naturaliste anglais a approfondie avec tant de science, et pour la solution de laquelle il a recueilli tant d observations importantes, sans pourtant, a mon avis, 1 avoir encore re"solue. 9 Marchons done sans hesiter dans la voie qui s ouvre devant nous ; uti- lisons, en les e"tudiant avec un veritable esprit scientifique, les tremors accumule s dans nos collections, nous montrerons ainsi que la science entomologique, a laquelle nous nous sommes voues, peut marcher de pair avec n importe quelle des connaissances humaines, et qu elle n est infe- rieure en dignite a aucune d elles, par 1 importance des problemes auxquels elle est appelee a toucher. Plusieurs membres prennent la parole au sujet de cette communi cation : M. Albert Fauvel, apres cette lecture, dit qu il ne partage pas les id6es de M. Piochard de la Brulerie sur ce que Ton doit entendre par le mot espece. ll repond spe"cialement que la formule donnee par notre collegue pour la distinction de Yespece et de la vari&tt lui paralt bien absolue ; et rappelant a ce sujet les de"veloppements qu il a donne"s a cette question encore obscure dans un des chapitres de la Faune gallo-rhmam, il exprime 1 opinion qu entre Yespece et la variete il y a des formes caracte"risees et que ces formes ne peuvent etre que des races. Il donne enfin a Tappui de sa these un certain nombre d exemples. M. P. Mabille, au sujet de la demande que lui adresse M. Alb. Fauvel, pour savoir si les races, chez les Lepidopteres, n ont pas des couleurs differentes, et si ces couleurs fournissent des caracteres, cite la Calli- morpha dominula, qui a les ailes inferieures rouges et quelquefois jaunes a Paris, noires en Italie : ce qui a fait e"tablir aux Allemands la donna ; puis la Nemeophila plantaginis, chez qui on trouve des races a ailes blanches, jaune orange, rouges, etc. Il ajoute que le criterium de Tespece chez les Lepidopteres est re"tude des parties genitales du male, puis [ education des pontes. 11 y a souvent des races entre lesquelles on ne trouve jamais d intermediaires, et qui ne peuvent fetre des especes. En Bretagne, cent oeufs de Callimorpha hero. donnent dix exemplaires a ailes infe rieures jaunes ; a Paris, raillc n en donneraient pas un. Aupres de Sienne, une ponte de donna ne produit absolument que des donna; plus au nord, on a un tiers des individus oil le rouge reparait par laches. Il y a a la fois dans ce cas un interme diaire et une race conslante : partanl, un argument pour les deux theses qu on a soutenues. Mais les piec s genitales de"montrent que la donna d ltalie n est autre que la dominula de France. Du reste, notre collegue ne veut parler ni pour ni centre les theses 10 - defendues par MM. de la Brulerie et Fauvel. II se borne a citer des fails, sans en tirer les consequences qu on pourra en de"duire. M. de Marseul lit la note suivante sur le genre Leucolaephus Lucas : Dans le Bulletin de la Societe", notre laborieux et savant collegue M. H. Lucas a fait connaitre un petit genre (Leucolaephus} avec trois especes (Perrisi , nigropunctatus et liliputanus} , du Sahara algerien, remarquables par leur vestiture de squamules blanches, piquetee de noir, ou mieux a espaces ronds denudes, creuse"s d un point a bord e"leve, du fond duquel sort un poil jaunatre. On dirait une petite Pimelie ou une Pterolasia. Ces especes ont 616 de"crites sur un seul individu et d une maniere si rapide et si incomplete, qu il est fort difficile de les reconnailre ; en outre, M. H. Lucas ne les a vues que 1 une apres 1 autre et a de longues dis tances ; de sorte qu il me permettra de faire part de mes appreciations sur ses especes. En 1857, Bulletin des Annales, p. LVI, il signale ainsi la premiere espece, la seule qu il possede (liliputanus} : Longue de 7 mill, au plus. La tete et le thorax, revetus de squamules blanches, sont fmement ponctues de brun, et les e"lytres sont entierement couvertes cle squamules blanches, serrees, fmement raye"es de brun longitudinalement avec les intervalles lachement ponctues de cette couleur. Il Tappelle la plus petite espece du genre Pimelia. Il 1 a recue du docteur Mares. En 1858, p. CLXXVIH, il de"crit une autre espece, qu il a recue en com munication de M. Doue (nigropunctata}, en disant qu elle ressemble beaucoup a la liliputana, avec laquelle elle ne pourra etre confondue a cause de ses elytres plus allonge"es, plus etroites et non strides ; les tibias des pattes de la premiere paire pre~sentent chez la liliputana cinq epines a leur cote" externe, tandis qu elles n en ont que quatre dans la nigro punctata. De Tuggurt. Enfin, en 1859, p. xxm, il decrit une troisieme espece du Sahara alge rien (Perrisi}. Long. 9 mill., larg. 5 1/2 mill. Beaucoup plus grande et surtout plus large que la nigropunctatus, aupres de laquelle elle se place, elle ne peut se confondre avec elle a cause de la tete et du thorax bien plus fmement ponctues. Les elytres sont plus allonge"es et sur tout bien plus larges, parcourues par des cotes legerement marquees, re"gu- lierement ponctuees, avec les intervalles converts de points irregulierement disposes et moins serr^s. Les pattes sont greles, et les tibias anterieurs 11 au lieu de quatre epines, comme clans la liliputana, ou de cinq, comme dans le nigropunctatus, en offrent six, la derniere faiblement marquee. II reunit les trois especes en un genre Leucolsephus, et les 6numere sans donner ni diagnose, ni description. D abord, il faut savoir que tons les individus appartenant a ces trois especes ont eHe" pris dans un meme lieu el en une seule fois. Les individus du nigropunctatus que j ai sous les yeux varient quant au nombre des dents tibiales, la plupart ont quatre epines, d autres cinq, quelques-unes six, comme le Perrisi a la seule jambe qui lui reste. Mais, en outre, le nombre varie d une jambe a 1 autre (soil 4-5, 5-6, Zi-6 et 6-7). Ce carac- tere, que M. H. Lucas presente comme le principal sinon 1 unique, est done sans valeur. La grosse femelle du Perrisi pr^sente une forme plus large, mais non allongee, les epaules un peu plus saillantes, le dos plus convexe, mais ne sont-ce pas des caracteres sexuels? On apercoit quelques faibles vestiges de lignes elevees, mais si le geres, que c est & peine appre ciable ; on en trouve aussi quelques traces dans certains individus du nigropunctatus, et peut-6tre ces lignes plus prononcees, accompagne es d une serie de taches noires, existent-elles dans des femelles de la forme du Perrisi ? et alors la seule note qui separe le Liliputanus de ce dernier venant ft perdre sa valeur, faudrait-il reunir ces trois especes? Comme conclusion, je pense qu il faut reunir des maintenant le Perrisi au nigropunctatus, dont il n est qu une femelle, re"servant la question quant au liliputanus, jusqu a ce que de nouveaux materiaux permettent de la trancher. Malheureusement, depuis Henri de la Perraudiere, celle espece n a pas 6t6 retrouve e, non plus que YHeteracantha dcpressa et V Apatophysis toxotoides. M. H. Lucas, au sujet de cette communication, presente les remarques qui suivent : Je ne crois pas que les Leucolssphus que j ai decrits dans nos Annales sous les noms de liliputanus, nigropunctatus et Perrisi, ne doivent for mer qu une ou deux especes, comme le pense M. de Marseul. Les indi vidus que notre honorable collegue a bien voulu me communiquer sont tellement uses, frottes, qu il est difficile de dire a laquelle de ces trois especes ils doivent etre rapportes. Quand on e"tudie ces Melasomes liliputiens qui habitent rextrfime sud de 1 Algerie, on remarque, chez les individus qui n ont subi aucun frotte- ment, que les e lytres sont couverles de squamules entre lesquelles on apercoit des lignes, dcs points, qui varient suivant les especes et qui aflectent une disposition toute particuliere. Les Leucolssphus que possede M. de Marseul sont tellement frustes que les e"lytres sont dpourvues de ces squamules et que les lignes et les points, qui fournissent de bons caracteres spe"cifiques, sont oblitere"s. En attendant, je maintiens les trois especes que j ai de"crites ; j ai m&me 1 intention de les repre"senter afin de faire connaitre les caracteres qui les difTe rencient et d e"lucider cette question, devenue aujourd hui assez obscure. M. Ch. Brisout de Barneville pre"sente une nouvelle espece pari- sienne de Coteoptere phytophage (Phyllotrela Foudrasi), dont la descrip tion sera donne"e dans le prochain Bulletin. - Le meme incmbre fait les communications qui suivent : 1 Dans le remarquable travail que viennent de faire paraitre MM. Mul- sant el Key sur la famille des Ateochariens, il s est glisse quelques erreurs qu il est important de rectifier. Page 231, ligne 12, au lieu de : Pyre ne es-Orientales, il faut meltre : Hautes-Pyrenees. Page 257, ligne 21, ajoutez : Pyre"n6es-0rientales, pres de Mont-Louis. Page, 258, ligne 21, au lieu de : Pyrenees-Orientales, mettez : Hautes- Pyrne"es (L Heris). Page 267, supprimez les lignes Zi, 5, 6 et 7. Page 269, supprimez les lignes 16 a 21 ; et lignes 13 et IZi, au lieu de : Hautes-Pyrenees, etc., mettez : Pyrenees-Orientales, au pied du Cambre- daze, pres de Mont-Louis ; sous des mousses d une forel de pins. 2 La Leptusa nigra de Baudi est identique avec les individus obscurs de ma Leptusa Lapidicola, d apres le type de 1 auleur. La Leptusa curtipennis Aube, d apres les types des auteurs, est distincle de la Leptusa simplex de Baudi ; ses Slytres sont un peu moins courtes, son corselet et son abdomen sont plus distinctement ponctu6s, et, chez le male, le pe"nultieme segment abdominal presente deux petites carenes longitudinales, qui, en arriere, se terminent en deux petites dents sail- lantes. Ces carenes sont tres-fmes et ont e"chappe a notre regrette" col- legue. 3 J ai pris vers la fin de mars, dans du bois de vieux helre, dans la foret de Marly, trois exemplaires du Megapenthes lugens, en compagnie du tibialis. Je ne crois pas que cette rare espece ait 6t6 signaled encore des environs de Paris. J ai retrouv6 aussi, dans une mare de la meme localite", et en abondance, le Parnus striatellus et YEvesthetus Ixviusculus. J ai repris aussi, plus pres de Saint-Germain, au pied des noyers, le Stichoglossa semi-rufa Er. M. H. Lucas communique la rectification synonymique suivante : Dans la seance du 12 de"cembre 1855, j ai communique" a la Soci6l6 plusieurs Hym6nopteres vivants que j ai rapporte"s, mais avec doute, au genre Myrmica, et qui habitent, depuis un certain nombre d ann6es, les serres-chaudes du Museum d Histoire nalurelle de Paris. Ne connaissant ni le male, ni la femelle de cette espece, et ne voulant pas surcharger la synonymic, je me suis abstenu de lui donner un nom sp6cifique dans la crainte qu elle ne soit d6j& decrite. Quelques mois plus tard, c est-a-dire dans la seance du 12 mars 1850, notre collegue M. L. Fairmaire, ne connaissant pas ou ne se rappelant pas la communication que j avais deja faite a la Societe relativement a eel Hymenoptere, presenta, au nom de M. Nylander, une note sur la men espece, a laquelle cet entomologiste donna le nom de Formica gracilescens. Cette note de M. Nylander, etranger a notre association scientifique, fut imprimee dans le Bulletin de nos Annales par decision de la Soci6te. Esp6rant d6couvrir le male et la femelle de celte interessante especo, introduite dans les serres du Museum et dont on ne connait encore que le neutre, j observai de nouveau les allies et venues de ces Hymenopteres sociaux ; mais je dois avouer que, jusqu a present, mes recherches ont et<; vaines. Dernierement M. Aug. Forel, a qui Ton doit la publication de plusieurs notes sur les Fourmis qui se trouvent en Suisse, me fit remarquer que la Formica gracilescens de M. Nylander e"tait une espece deja ancienne- ment connue, et que Latreille Tavait rnenlionne e dans son Histoire nalu relle des Fourmis. Je consultai cet ouvrage, et, en eflet, je m apercus que cette espece, qui habile 1 Ancien et le Nouveau Monde, avail 616 decrite par Latreille sous le nom de Formica longicornis. D autres auteurs ont 6tudi6 aussi cette Formicide, et, parmi eux, je citerai Roger, qui range cette espece, in Verzeich. der Formicid. Gattung. und Arten, p. 10, 1863, dans le genre Prenolepis de M. Mayr, et dont les - ill caracteres ge"ne"riques onl e"le" exposes par cet auteur dans un travail ayant pour litre : Die Europk ischen Formiciden (Ameisen), p. 52, 1861. Voici quelle doit elre la synonymic de cette espece : Prenolepts (Formica] longicornis Latr., Hist. nat. des Fourmis, p. 113 (an X, 1802). Roger, Verzeich. der Formicid. Gattung. und Arten, p. 10, 1863. Formica gracilesccns Nylander, Ann. Soc. ent. de Fr., Bullet., p. xxvni, 1856. M. Lartigue pre"sente les remarques suivantes : On vient de publier, sous le nom de Flore obsidionale, la lisle des planles nouvelles pour la flore francaise, et spe"cialement pour celle des environs de Paris, qui ont 6te" importers & la suite de Tinvasion allemande. Plusieurs de nos collegues ont trouv6 des insectes nouveaux pour notre faune dont ils attribuent aussi Timportation a Tinvasion. II semble qu il y aurait ulilite a signaler ces especes et a indiquer la relation qui existe entre la faune cl la flore nouvelle. Un appel & ce sujet a nos collegues est done utile. M. Paul Mabille fait observer que si plusieurs plantes ont pu etre importers aux environs de Paris des regions du nord de I Europe, d autres, en beaucoup plus grande quantite, sont propres aux bords de la M6di- terrane e et meme ft TAlgerie, et doivent provenir d approvisionuements de fuurrage fails a Parmee francaise apres 1 armistice et le depart des Alle- mands de la rive gauche de la Seine. Lui et son frere ont pu observer, notammenl ;\ la garenne de Sevres, de curieuses especes ; par exemple : Cerintlie gymnandra, Ccntaurea buUata, especes d Afrique ; Bcllis annua, un Tclragonotobus, plusieurs Mcdicago, Vutpia Ligustica, etc. 11 ne serait pas etonne que ces plantes aient donne lieu & un developpement d ln- secles meridionaux importes avec elles; et, comme rindique M. Larligue, il serait inleressant de publier des recherches a ce sujet. - 15 - BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES (1). Bulletin de la Societe des Sciences historiques et natureltes de t Yonne, ann^e 1872, 26 e volume. Auxerre, 1873. GOUREAU, p. 3, Les Insectes utiles a 1 homme. BAZIN, p. 165, Note sur le Bibion de Saint-Marc. Comptes rendus de I Academic des Sciences, tome LXXVI, n 13. * Entomologists Monthly Magazine, n 107, avril 1873. VERRALL, p. 253, Additions and corrections to the list of British SyrphidaB (suite). GORHAM, p. 257, New Coleoplera from Japan, Endomychidae (Rhabduchus, n. g., denticornis, n. sp.) and Cucu- jidse (Ino quadrinotata, n. sp.). BATES, p. 259, Notes on Hete- romera, and descriptions of new genera and species (n 7). COSMO MELVILL, p. 263, Lyccena Arthurus (espece nouvelle de Suisse). CHAPMAN, p. 263, Euplcca Lorraini (L6pidopt. nouv. de Java). J. SCOTT, p. 264, British Homoplera (Revision of the genus Acocephalus). BARRETT, p. 266, Notes on British Tor- trices (suite). Notes. Tribolium confusnm ; Plinus testaceus. Locality for Homalium Allardi. Clylus erythrocephalus in England. Elater Pomonae. Otiorhynchus lenebricosus. Winter captures of Coleoptera. Rare Coleoplera from the Manchester district. Apatura Iris and A. Ilia. Lepidoptera discovered in Britain by M. Dale. Ch(erocampa celerio at Cronier. Larva of Anisopte- ryx asscularia. Ualonota grandaavana in Britain. Dragon-flies at sea. On mounting small insects for microscopic observation. (1) Les ouvrages marques d un asterisque (*) sont ceux offerts soil par lesauteurs, soit par diverses personnes ; ceux marques de deux asterisques (** ) out &e acquis sur les fonds Pierret ; et ceux n ayant aucun signe ont etc echanges conlre les Aunales. 16 The Zoological Record. Proceedings of the entomological Society of London. Societe entomologique de Betgique, compte rendu n 84, mars 1873. DE BORRE, p. Zt, Note sur deux monstruosite s observes chez des Coteopteres (figures). LEBRUN, p. 6, Cole"opteres pris en hiver en Champagne. DE SELYS-LONGCHAMPS et ROELOFS, p. 8, Sur les limites de la faune europ^enne. The Transactions of the entomological Society of London for 1872, parties IV et V, une planche noire. Rev. MARSHALL, p. 259, Notes on part III of the Catalogue of British Insects (Hymenopteres). B. BATES, p. 265, Descriptions of new genera and species of Tenebrionida? (especes oce"aniennes). DUNNING, p. 281, Supplementary note on the genus Acentropus. ALB. MULLER, p. 283, On the manner in which the ravages of the larvae of a Nematus, on Salix cinerea, are checked by Picro- merus bidens. SAUNDERS, p. 287, Addenda, delenda and corri genda to Monograph of the Stylopidas (pi. n.). OUVRAGES DIVERS. BLANCHARD (Emile). Discours prononcc" a la reunion annuelle des de"- legues des Societe"s savantes a la Sorbonne. Paris, 1872, broch. in -8. CHARVAT. Rapport sur la maladie de la Vigne. (Broch. publie"e par la d Agriculture de la Drome.) Ordre du jour de la stance du 23 avril 1873 : Nomination de la Commission du Prix Dotlfus pour Tanne"e 1873. Rapport de MM. A. Le"veill6 et J. Grouvelle sur M. Nadar fils, pre"senle par M. A. Chevrolat pour faire partie de la Socie"te". PARIS. - Typog. FfiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. NO 2. ^; i . BULLETIN DES SEANCES ; : " : DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par !M. E. llESAIAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du *:* 1%-ril Prudence de M. LEPRIEUR, Vice-President. 33 membres presents, M. Albert Fauvel, de Caen, assiste a la Seance. Correspondence. M. Jean Dolifus, en re"ponse a la lettre qui lui a e"te adresse"e par le Bureau pour le remercier du don qu il a fait a la Socie"te et pour lui faire savoir que son nom serait joint a ceux de nos confreres, e"crit la lettre suivanle, dont 1 impression est de"cidee dans le Bulletin : Veuillez, Monsieur le President, exprimer toute ma reconnaissance aux membres de la Socie te entomologique de France pour la bienveillance avec laquelle ils ont consent! a recevoir le titre de 300 fr. de rente 5 0/0 que j ai offert a la Societe, et dont les arre rages seront attribues en prix aux meilleurs ouvrages imprimes sur 1 entomologie, ouvrages utiles aux debutants, d apres le rapport que 1 honorable M. L. Reiche a bien voulu me communiquer. G est avec la plus vive gratitude que j accepte un exemplaire des publi cations de la Societe entomologique de France a partir de 1872. Un tel hommage rendu a la memoire de mon fils me touche profondement et me rappellera loujours que la Societe entomologique, tout en s occupant de 2 savants travaux, sail aussi appre"cier et comprendre avec la plus grande de"licatesse les sentiments du cceur. Veuillez agre"er, Monsieur le President, avec tout mon respect, 1 assu- rance de ma haute consideration. J. DOLLFUS. Nominations. La Socie te , au scrutin secret et a la majorite" des suffrages, nomme membres de la Commission du Prix Dollfus pour 1873 : MM. Aug. Ghevrolat, Jules Fallou, docteur Giraud, H. Lucas et L. Reiche, auxquels sont joints les membres titulaires du Bureau. Lecture. M. le docteur Boisduval adresse, par 1 entremise de M. fim. Deyrolle, une notice ne"crologique sur Lorquin. La Socie te decide que ce travail sera inse re dans le premier num&o des Annales de 1873. Communications. M. L. Reiche annonce que notre ancien confrere M. Mulsant a ete" re"cemment nomine" correspondant de I Acade mie des Sciences de llnstitut de France. II fait aussi savoir que M. Berce vient d obtenir un prix de la Society zoologique d Acclimatation, pour ses tra vaux relatifs a Teducation du Bombyx yama-ma i; et que M. Albert Fauvel, nomme officier d Acad^mie par le Ministre de Instruction publique, a galement oblenu un prix & la reunion des delegue s des Societes savantes tenue a la Sorbonne en avril 1873 x pour sa Faune gallo-rhenane. M. Piochard de la Brulerie, revenanl sur la discussion qu il a sou- leve"e dans la precSdente seance (1), lit la nole suivante : M. A. Fauvel a bien voulu discuter les ide"es que j ai sonmises a la Socie te , en sa derniere seance, sur ce qu on doit entendre par le mot espece. La maniere de voir de notre savant confrere n est pas, je crois, inconciliable avec la mienne, et je vais essayer de me mettre d accord avec lui. Dans rinte ressant chapitre de la Faune gallo-rhtnane, que nous avons lous lu, traitant de Yespece et de ses variations. 1 auteur se place a un poinl de vue tout pratique. Le but de sou livre est de decrire les formes des insectes pour les faire reconnaitre ; il ne se propose pas de pene" trer (t) Erratum. Page 7 du Bulletin n 1, ligne 37, au lieu de : cas, lisez : lieux. Page 8, ligne 7, au lieu de : representations, lisez : represen tatives. 1 essence de 1 espece et n a pas la prevention que toates les especes qu il admettra comme telles seront toujours fidelement de"limite"es selon la nature : Nos especes, dit-il, differentes, selon toute vraiserablance, de eelles du Cre"ateur, sont seulement un artifice de classification, une cate- gorie logique, une fiction, ou du moins, si elles sont une re alite , nous n en avons pas la preuve. Partant de la, il cherche dans la forme ou ressem- blance les caracteres qui lui permettront d etablir ses especes, et laisse dans 1 ombre ceux de la filiation et de la fecondite continue. Tout en indi- quant que, pour lui comme pour tous les naturalistes, aussi bien ceux de l e"cole classique que ceux de re"cole darwinienne, ces deux caracteres sont re"ellement ce qui constitue 1 espece, il ne veut pas s en occnper dans la pratique, parce qu ilslui paraissent presque toujours impossibles a constater. Ce que j ai voulu e"tablir dans la note imprime e an Bulletin de notre derniere seance, c est precisement que, dans la pratique, il n est pas si difficile qu on le croirait de prime abord de constater si deux formes voi- sines sont ou ne sont pas capables de reproduire entre elles et de trans- mettre la meme propriete" a leurs descendants. Quand deux formes, ai-je dit, coexistent dans un m6me lieu sans s y confondre, bien qu elles aient mille occasions de s y rencontrer et de s y accoupler, si elles ne s ac- couplent pas et ne reproduisent pas ensemble en melant leurs caracteres, c est qu une loi ineluctable les en empeche ou au moins condamne & dis- paraltre promptement, en rentrant dans 1 une des deux formes meres, le produit qui aurait pu accidenlellement re"sulter d un adultere; c est que les deux formes sont deux especes, non pas selon nos classifications, mais selon la nature. Je n ai pas besom d autres preuves pour me convaincre et je ne saurais en demander de plus concfuantes a 1 experimentation en tentant d accoupler les deux formes et d elever pendant plusieurs genera tions le produit obtenu. M. Fauvel insiste sur les variations de forme qu on observe souvent chez les divers individus d une meme espece ; ces variations, lorsqu elles sont pen constantes et que des interme diaires irrecusables se Irouvent frequemment entre les exemplaires qui en sont aflecle s et ceux qui rea- lisent d une facon plus exacte le type habituel, il les appelle variett; quand, au contraire, elles ont une tendance accentuee a affecter d une maniere a peu pres 6gale un grand nombre d indiviclus d une meme espece et que les passages sont plus ou moins difficiles a rencontrer, il dit qu elles constituent une race. Sur ces deux points nous sommes abso- lument d accord. Mais voici ou notre maniere de voir commence a diverger. M. Fauvel admet 1 existence de races fixes coexistant dans un meme lieu sans passer de Tune a 1 autre et ne formant cependant qu une seule espece. Pour moi, de telles races seraient des especes vritables. Je pourrais citer bien des exemples d especes dont les individus sont modifies d une maniere differente suivant les stations qu ils habitent, de sorte que dans chacune d elles ils constituent une race reconnaissable. Les caracteres de ces races sont souvent assez fixes dans une mme contree, pour qu on puisse avec quelque habitude deviner a la simple vue, sans trop de chances d erreur, la provenance de 1 insecte qu on examine. Cependant, pourquoi sommes-nous en droit d affirmer que plusieurs races locales rentrent dans une me" me espece, si ce n est parce que nous avons vu les passages entre elles en suivant cette espece d une localite & 1 autre ? La forme, qui est ici simple variete" cohabitant avec tous les passages qui 1 unissent au type specifique dont elle est une modification, peut la-bas exister toule seule et m6riter alors le titre de race. M. Mabille a cite un excellent exemple de ce fait, celui de la Callimorpha dominula, dont les ailes inferieures rouges , mouchetees de noir aux environs de Paris, sont entierement noires par suite de la coalescence des taches de cette couleur aux environs de Sienne, et qui, dans certaines localites intermediaires, presente tous les degre"s de transition entre ces deux extremes. Au contraire, je ne connais aucun exemple tout a fait irrecusable d une race fixe coexislant dans un meme lieu avec une autre race renlrant dans la m6me espece sans qu on puisse trouver entre elles les interme diaires qui les unissent. Comment expliquer le fait de Tabsence des passages dans rhypothese oil les deux formes ne seraient pas deux especes ? Si ces formes avaient la faculte" de reproduire ensemble, puisqu elles vivent cote a cote et se rencontrent tous les jours, qui les empScherait d user de cette faculte et de cre"er ainsi les passages que nous ne pouvons pas trouver ? Je crois done que Vespece est une re*alite dans la nature. Je crois que nous pouvons, par 1 observation seule et sans recourir aux experiences, constater avec certitude, parmi les formes qui existent dans un m6me lieu, celles qui me"ritent d etre qualifies especes. J ai dit comment on pouvait arriver a reconnaltre si deux formes voisines provenant de loca- lite s diflerentes e"taient deux especes le"gi times ou bien deux races locales d une mSme espece. Les races, pour moi, ne sont pas autre chose que des varietes ayant en certain lieu une fixite" relative, mais jointes aux especes dans lesquelles elles rentrent par des intermediaires. Race et variete sont deux categories rentrant dans V espece et ne pouvant se distin- 5 guer 1 une de 1 autre d une maniere tout a fait absolue ; cependant je voudrais reserver le nom de race, ou mieux de race geographique, aux variations de 1 espece ayant un certain degr6 de fixile dans une meme station, laissant celui de variete a celles qui afleclent seulement quelques individus et pr&sentant re"unis dans un meme lieu tous les passages qui les unissent a la forme specifique a laquelle elles se rattachent. M. Gh. Brisout de Barneville adresse la description d une nouvelle espece de Coleoptere phytophage qu il a montree a la precMente seance : PHYLLOTRETA FOUDRASI Ch. Bris. Long. 11/2 mill. Qblongo-ovata, leviter convcxa, aterrima. Elytris subseriatim punctu- Latis ; caput dense punctulatum ; antennarum articulis tribus primis ferrugimis, primo saepe infuscato. Pedibus nigris, tarsis piceis. <$. Antennarum articulo tertio triangulari, subtus dentato. D un noir fonce" brill ant ; tete couverte d une ponctuation fiae et serre"e sur toute sa surface; la carene est line"aire, unpeu elargie au sommet; les festons sont contigus au front et scare s entre eux par un trait court plus ou moins distinct. Le premier article des antennes est tres-allonge", les deuxieme, troisieme et quatrieme sont subegaux et deux fois plus courts, le cinquieme est un peu plus long que les precedents. Le corselet est presque deux fois plus large que long, forme comme chez la punctulala, mais a ponctuation un peu plus serre"e ; les elytres sont un peu plus e"troites que chez la punctulata et moins obluses a leur extremite, elles sont couvertes de points assez forts et subseries, le plus souvent, sur le disque. Pattes noires, avec les articulations et les tarses plus clairs. Chez le male, le dernier segment abdominal est assez fortement echan- cre et deprime a son extremite; de plus, il est legerement sillonn6 dans sa longueur; le troisieme article des antennes est triangulaire, avec Tangle anterieur interne prolonge en forme de dent. Cette espece a e"te confondue avec les petils individus de Yatra ; elle s en distingue par sa ponctuation moins forte et plus serree et par ses antennes plus courtes ; elle s eloigne de la punctulata par sa forme moins ovale, sa ponctuation un peu plus forte et subseriee sur les elytres et un peu plus serree sur la lete et le corselet. Elle se separe nettement de ces deux especes par la forme du troisieme article des antennes chez le male. Paris, Gollioures, Hyeres. Probablement tres-re"pandue. _ 6 M. L. Bedel signale plusieurs Coleopteres interessants pour la faune parisienne : Je les ai recueillis a Paris me"me, dit notre confrere, sur la partie du quai de la Seine qui longe 1 esplanade des Invalides. Vers le 15 avril der nier, par un temps orageux, les insectes volaient en quantite et se posaient frequemment sur le parapet du quai ; cet endroit de chasse, bien connu. rnais trop ne glige des entomologistes, m a donne en peu d instants le L&mophlaeus muticus, espece toujours rare , et le Phlaotribus oteas, Xylo- phage meridional, accompagne du Kissopkagus hederse, du Phcelosinus Aubei et d un grand nombre (THylesinus vittatus et fraxini. Je puis citer egalement quelques especes que je m attendais fort peu a rencontrer ainsi : Amara anthobia, Philonthus discoideus, Nitidula quadripustulata, Anthrenus scrophularids, Megatoma undata, Megapenthes tibialis, Sitoncs melitoti, Coryssomerus capucinus, Amaius scortillum, Tropideres albi- rostris, etc. M. 1 abbe* Glair indique quelques Goleopteres egalement interessanls pour la faune parisienne, trouve"s pai- lui a Chennevieres-sur-Marne c-l clans les environs : Dans les bois Notre-Dame : Staphylinus erythropterus, Silpha carinata, parfois assez commune en automne, sous les mousses; Corymbites hsema- todes, Agapanthia violacea et Oreina iuctuosa, ce dernier insecte commun au mois de juin ; Dans les sablieres de Sucy-en-Brie : Saprinus detersus ; A Chennevieres m^me : Ditomus fulvipes, Velieius dilatatus, Dermestes bicoLor, Rhizotrogus ruficornis, Telephorus discoideus, celui-ci en juin, sur les sapins ; Rhinosimus viridipennis, sous des ecorces de hetre, en automne ; Nemonyx lepturoides, trouv6 le soir dans un champ de luzerne, fin juin ; Lignyodes enuclealor, sur des buis en fleur, le ill avril dernier. Uembre recu. M. Paul Nadar, h Paris, qui s occupe de 1 etude des Cole opteres et des Le"pidopteres indigenes et exotiques , present^ par M. Aug. Gheviolat (commissaires-rapporteurs MM. J. Grouvelle et Alb. Leveille-). Membres dtmtssionnaires. MM. Fridrici pere, a Metz (Lorraine), et le baron Rene" de Mathan, & Alby (Tarn). BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SAVANTES. Comptes rendus des seances de I Acadtmie des Sciences, tome LXXVI, n 08 ill et 15, avril 1873. DUMAS, p. 947, Note sur le Phylloxera. * Nouvelles Archives du Museum d Histoire naturelle de Paris, tome VII, fasc. ft, 10 pi. n. et col.; tome VIII, fasc. l-/t, 20 pi. n. et col. Tome VII (Bulletin). L abbe" DAVID, p. 74, Rapport sur un voyage au Thibet. Tome VIII (Bulletin). I/abbe" DAVID, p. 3, Journal d un voyage dans le centre de la Chine et dans le Thibet oriental. Mtmoires. A. MILNE-EDWARDS, p. 229, Recherches sur la faune carcinologique de la Nouvelle-Cale donie (5 pi. n. et col.). (Ouvrage offert par le Ministere de Instruction publique.) Proceedings of the Zoological Society of London, 1872, part. II, A5 pi. Index 1861-1870 Q (1). Tijdschrift voor Entomologie (Societe entomologique neerlandaise ) , anne e 1870, n 08 2 et 3; anne e 1872, n os 1-6; pi. noires et colo- rie"es. SNELLEN, p. 1, Bijdrage tot de Vlinder-Fauna van Neder-Guinea. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. Ill, Bladvalling. VAN HAS- SELT, p. 113, Over den Eresus annulatus. HEYLAERTS fils, p. 118, Les Macrolepidopteres de Br^da, 2 e lisle supple"mentaire. ID., p. 120, Kleine entomologische opmerkingen. SNELLEN (1) Le signe Q indiquera a 1 avenir que 1 ouvrage re?u par la Sotiete ne renferme rien qui se rattache a 1 entomologie. _ 8 - VON VOLLENHOVEN, p. 125, Opmerking omtrent een miskenden Sumatraanschen kever. VAN DER WULP, p. 129, Asiliden van den Oost-Indischen archipel. VON HEINEMANN en SNELLEN, p. 280, Eene nieuwe soort van Butalis. W. MINK, p. 285, Sprin- gende Hymenopteren Puppen. Transactions of the Zoological Society of London, vol. VIII, 1872, 3 e partie. Q * Zapiski Noworossitskago Obsczestwa Estestwoispitatelei (Memoires de la Societe des Naturalistes de la Nouvelle-Russie, en russe), 2 fasc., 1872 et 1873. Q OUVRAGES DIVERS. * COTTY. Description du Muse"e d Histoire naturelle de Tours. Amiens, 1872, broch. in-8. * HEWITSON. Exotic Butterflies, partie 86 (Heliconides, firycinides, Nym- phalides). 3 pi. col. * MARESCHAL. Congres des Socie te s savantes. Rapport fait a la Socie te acade"mique des Hautes-Pyre ne es. Broch. comp. Paris, 1873. Q * SCUDDER. Canons of systematic nomenclature for the higher groups. (Broch. extr. de 1 Amer. Journal of Science and Arts, 1872.) Ordre du jour de la seance du 14 mai 1873 : Rapport de la Commission de 1873 du Prix Dollfus. Rapport sur MM. Couture, de Bordeaux, pre sente par M. m. Deyrolle pour faire partie de la Societe; Fridrici fils, de Metz, presente* par M. Felicien de Saulcy ; J.-P. Guede, de Paris, pre sente" par M. Jules Grouvelle ; et Marc de Mathan, du Havre, presente par M. E. Desmarest. PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et O, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. NO 5. BULLETIN DES SEANCES , DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par M. E. BES1MAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du 14 Mai ISS. t. Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 37 membres presents. M. Duchamp, d Autun, assiste a la stance. Rapport et Decisions. M. le Secretaire donne lecture d un rapport de la Commission du Prix Dollfus pour 1873 (commissaires : MM. Aug. Chevrolat, Jules Fallou, le docleur Giraud, H. Lucas, L. Reiclie et les membres titulaires du Bureau). La Commission du Prix Dollfus, reunie le 30 avril et constitute par la nomination de son President, M. le docteur Giraud, et de son Secretaire, M. E. Desmarest, aptes discussion approfondie sur la maniere dont elle doit agir pour remplir le but que Ton vent atteindre, propose a la Societe" 1 acceptation des decisions suivantes : 1 Le prix sera de cerne & tout travail nouveau ou partie nouvelle de travail en cours de publication, ayant paru dans Tannee, a partir de IMpoque de la donation Dollfus, et remplissant les conditions exprime"es dans le paragraphs deuxieme du rapport adopte" dans la seance de la Socie"te, en date du 26 mars 1873, portanl : Que le Prix sera decerne a Cauteur cCun travai entomologiqm imprime, conccrnanl sptciatemcnt les divers ordres d lnsecies^ redige en francais, et qu il s 1 appliqucra a Couvrage qui, par sa valcur scientifique et son prix de vente, conviendra le mieux aux debutants. 2 Tous les travaux de cette nature pourront etre presenles par les auleurs on signales a la Commission par un de ses membrcs. 3 Le laure*at aura la faculte de clioisir entre la somme de trois cents francs en especes ou une medaille en or de la meme valeur. A Le prix pouvant etre partage*, les laureats jouiront de la faculte accordee dans 1 article precedent : c est-a-dire de recevoir leurs prix en especes ou en une medaille d or proportionnelle. 5 La Commission 6met le voeu que les auteurs dont les ouvrages seront couronne"s en offrent deux exemplaires a la Socieie" entomologique de France, dont un exemplaire destine an donataire. 6 Le concours sera clos .au l cr Janvier de chaque annee. Le prix sera de cerne , s il y a lieu, a la seance la plus rapprochee de Tanniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). Les conclusions de ce rapport, apres avoir ete disculees par la Societe", sont adoptees h 1 unanimite des voix. Communications. M. le Tresorier" annonce la mort de Tun de nos confreres, M. Albert Cabarrus, de Bordeaux, qui avait ^te" recu en 1863. - M. Lichtenstein, dans une lettre adressee au Secretaire, presente a la Societ6 la reclamation suivante : J ai re^u les Annales du quatrieme trimestre de 1872. Je tiendrais beaucoup a relever 1 erreur commise par notre collegue et ami M. H. Lucas, qui, dans la seance du 23 oclobre, m acctise d avoir donne & la Society un travail deja publie par M. Mulsant le 31 Janvier 1872, et par M. Maurice Girard, en fevrier 1873. Je n avais pas eu connaissance de ce fait, et je ne voudrais pas passer pour aller sur les brisees d un autre. Je veux done faire constater que c est le treize decembre 1871, nos collegues MM. H. Lucas et Maurice Girard etant presents , que j ai fait passer sous leurs yeux la larve et 1 insecte vivant du Vesperus Xatarti (Bulletin, page LXXIX, 1871). C est de ce jour-la que date la decouverle : M. Mul sant m a cite" et m a m6me donne" moitie de son travail ; j ignore si M. Maurice Girard 1 a fait aussi en domiant le dessin de la larve, car, s il 1 a recue de notre ami commun M. Naudin, il n a pas pu deviner que ce fut celle du Vesperus Xatarli sans Pelever comme je Pai fait, et je suis presque certain que M. Naudin , qui est botanisle, ne s est pas occupS de cet elevage. C est la date de cette communication a nos seances qui fixe Pe"poque d une de"couverte et non pas la publication des details expli- catifs qui paraissent quand il y a place dans nos Annales. Avec les Bulle tins publics stance par seance on ne sera pas re"duit, en province, a demander, comme cette fois, des rectifications apres sept mois ; aussi je remercie la Societe d avoir pris la mesure aujourd hui en voie d exe"- culion. M. le docteur V. Sign&ret lit une note sur le Phylloxera, et Pim- pression dans le Bulletin en est decidee : Messieurs, depuis longtemps je ne vous ai entretenu du Phylloxera, permettez-moi aujourd hui de vous en dire un mot, dans lequel je resu- merai Petal actuel de la question. II y a quelque temps deja on a annonce la presence du male de cette espece et en France et en Amerique. Il me restait a etudier ces individus, ce qui me fut assez difficile, leur decouverte en France n etant signaled que pour un seul individu et aux fitats-Unis par 1 envoi e"galement d un seul exemplaire. Je vous parlerai en premier lieu de celui de France, qui m a ete" com munique cPabord par M. Liclitenstein et ensuite par la Commission minis- terielle, a laquelle il avait e"te" soumis. Par Pexamen an microscope il m a ete permis de reconnaltre une femelle : 1 individu manque des organes propres a un male, et sa legere difference de forme 6tait due a 1 absence des 03ufs, a la vacuite de Pabdomen bien probablement, quoique M. Licli tenstein ait cru reconnaltre des caracteres dans la nymphe meme. Quant h moi , je n ai pu les voir et n ai observe ni la plus grande constriction de 1 abdomen, ni la nervation diff^rente de 1 elytre, ni rien surtout de ce qui constitue les organes males. Je n ai pas 616 beaucoup plus heureux avec le seul exemplaire envoye par M. Riley ; examine tout d abord avec M. Balbiani, nous n avons rien pu discerner, tant Pabdomen de Pindividu e"tait rabougri, raccourci ; tous les anneaux etant rente s les uns dans les autres, il nous a 6te" tout h fait impossible de decider la question ; nous ne pouvions voir ni pe"nis , ni testicules. J ai du, pour plus ample examen, faire chauffer Pexem- plaire dans de Peau alcoolis^e et legerement polassique ; je Pai fait revenir entierement & sa forme normale, en dormant a 1 insecle toute la transparence desirable, et j avoue qu apres un examen attentif j ai cru pouvoir decider que j avais sous les yeux une femelle ne different en rien de celles de France. Seulement 1 abdomen aussi, comme dans 1 individu de M. Lichtenstein,.ne contenait pas d reufs. Quant a la nervation de 1 elytre, elle ne differait pas de celle que j ai figuree dans la planche de nos Annales et que je considere comme l^tat normal, malgre 1 opinion contraire exprimee par M. Lichtenstein. Je puis done dire que le male est toujours a trouver et qu il ne suffit pas que les femelles aile"es aient pondu les trois 03ufs qu elles possedent pour en faire des males. Je viens de parler des trois ceufs des femelles ail^es, nous nesavons pas encore a quel type.ils donnent naissance, mais comme dans la nature tout a sa raison d etre, il doit y avoir une raison a de"couvrir : seraient-ce ces oeufs qui fournissent le type-mere, celui dont sort la generation hibernale ? Il y a toujours un assez grand nombre de questions a etudier. Ainsi, celle des mues n a pas encore 6te aborde"e ; je ne la trouve indique"e nulle part. Pour moi , voici ce que je vois pour le moment : apres 1 ceuf arrive la jeune larve que je nommerai embryonnaire et qui cependant parait plus de"veloppee que la forme suivante, si Ton compare les antennes, les pattes et les poils, ainsi que les articulations, les excavations bien tranchees : c est le premier etat tel qu on peut le voir au moment de la sortie de 1 ceuf et meme quand la larve y est encore. Apres la mue, la premiere, nous avons un individu dont les antennes sont comme empatees, avec les articulations moins senties, la cicatrice moins grande, les poils plus courts, les pattes moins accentuees, les crochets plus petits, ainsi que les digitules et les poils, et un seul article aux tarses comme dans le precedent, quoi- que la peau de la mue laisse voir un faible trait transparent indiquant les deux articles. Apres la mue, la seconde, nous avons des individus pareils, mais a antennes plus longues, a cicatrice peut-etre encore plus petite ainsi que les poils,; seulement ici nous avons franchement deux articles aux tarses. Apres la mue de ces individus, qui sont les troisiemes, nous arrivons a ceux qui sont tuberculeux ; nous n avons pas vu la mue, mais elle est e"vidente, elle doit exister : ce serait done la troisieme. Ges memes individus forment une se"rie qui reste telle, du moins nous le pensons ; ils pondent toujours, jusqu a ce qu ils meurent. Voil& ce dont il faut encore s assurer. Mais d autres individus se metamorphosent , se trans- forment en nymphes , e"prouvent une mue qui devient la quatrieme et apparaissent a 1 etat aile" ; ceux-ci ne renferment que trois ou quatre 03ufs, 5 tandis que les autres en pondent un bien plus grand nombre. De plus, les individus ailes , d apres M. Balbiani, n auraient plus qu une chambre ovi- gere , tandis que dans les apteres il y en aurait deux , c est-a-dire la chambre germinatrice et une premiere loge ovigere : c est cette loge qui disparait dans la generation ailee ; mais, avant de passer a Petal aile, dont je crois avoir reconnu deux formes, a 1 etat aptere, les insectes avaient deja pondu. Nous nous trouvons done pour le moment en presence de six individus diflerents; mais a cela nous avons encore a ajouter le type-mere, qui n arrive pas d un coup a cette forme et en e tat de pondre, et qui provient sans doute d une forme anterieure. Nous avons figure ce type dans le Journal, d Agriculture en 1872, 17 fevrier, page 268. Il a passe par plusieurs mues, a moins que ce ne soit notre n 2 ou notre n 3 qui, ayant subi un temps d arret, se soit change avant la transformation en individu tuberculeux : ceci est a etudier, ainsi que la provenance du type-mere des galles. Si du point de vue entomologique nous passons a celui de 1 agriculture, nous voyons que le probleme n a pas fait un pas. Toujours les memes discussions, les memes conseils, les me"mes esperances, les memes desap- pointements ; enfm il en est de cette question comme du male, cependant si facile a distinguer, d apres M. Lichtenstein (le Phylloxere, fails acquis, 1872, page 7), et qui n a pas e"te trouve. A cette occasion, puisque je cite cet ouvrage, je demanderai a ces mes sieurs comment ils ont pu s assurer que la premiere attaque du ccp se faisait par les radicelles du chevelu, qui presente dans ce cas les nodosites caracterisliques ; ces radicelles une fois detruiUs, des nouvelles generations tfinsectes se portent sur les racines principals, puis sur la base enticre du cep, etc. Voyez-vous celte jeune generation venant de naitre dans les, galles des feuilles, par exemple, et descendant de feuille en feuille, de branche en branche, puis les sarments, arrivant au col de la racine, arpentant les fortes racines, pour aller se nourrir de ce qu il y a de plus lendre aux radicelles ! Eh bien, et les spongioles, qu en faites-vous ? elles ont done disparu ? et cependant elles sont si nombreuses ici que je crains bien que ce ne soit elles que vous ayez dessinees sous forme de nodosite s. Mais comment font les insectes pour faire cette route a travers tous les obsta cles ? Comment arrivent-ils aux radicelles, sans s arr&ter en route, sans se rafraichir un peu, et alors s ils le font, comment retirent-ils leurs filets 6 rostraux implantes dans la vigne pour y pomper tout le liquide qu elle contient ? Groycz bien qu une fois fixes ils ne bougent pas facilement. J appelle 1 atlention des viticulteurs du Midi sur ce fait. Au point de vue pratique il n y a qu un fait certain et authentique : c est la submersion totale des vignes, comme M. Faucon, du Mas-de-Fabre, 1 a pratiquee ; en dehors de cela la question n a pas fait un pas, elle a plu- t6t recule. Comment appeler autrement le fait de 1 arrachage des vignes ? Eh bien, M. Faucon regenere ses vignes au moyen de 1 eau; ces messieurs disent : tm Le Phylloxera. II faut bien qu ils soient logiques avec ce qu ils ont tant de fois avance". Quant aux autres tentatives, comme dit M. Gaston Basile dans sa Re"ponse a M. Signoret (Journal d Agriculture , 1872, page 335), faudra-t-il les abandonner parce qu elles ont donne des rsultats incomplets et dire : Attendez la pluie ? Oui, je le re"peterai, il faut les abandonner, car elles sont nuisibles, nulles, inutiles, dispen- dieuses et decourageantes. Conseillez la pluie artificielle si celle du ciel ne suffit pas, et vous regenererez vos vignes. Malgre" tout ce que j ai entendu cet hiver dans mon voyage a travers la France, je reste dans mon opinion que le Phylloxera n est ni cause , ni effet meme de la maladie de la vigne ; que c est cette derniere qui est malade, que cela depend d une action physiologique encore inconnue et a chercher, que Ton trouverait si on ne s entetait pas sur ce pauvre Phyl- loxere. Mais, mon Dieu, pourquoi ne me dites-vous pas que c est lui qui est la cause de YO idium Trukeri, comme la Morphee, dont le nom scien- tifique ne me revient pas pour le moment, est causee par les divers Coc- cides du Midi sur 1 oranger, 1 olivier, etc.? Quant aux ce"pages americains dont on parle tant, j en demande pardon a MM. Laliman, Lichtenstein, Planchon, Gaston Basile, je ne puis pas trop me prononcer, je ne suis pas viticulteur , mais je lis ce que Ton m envoie et je me fais le simple raisonnement suivant : avant que d etre racine charpentiere dure, la racine est radicelle ; avant que d etre radi- celle, elle est spongiole (spongieuse); eh bien, comment M. Lichtenstein empechera-t-il le Phylloxera (Taller a cette derniere et d arreter la source n^cessaire a toute la planle, en tumefiant tous les canaux, d ou les nodo- sites ? Et du reste, comme tant d autres, je dirai : comment ! le Phylloxere vient d Amerique, vous-meme indiquez qu il se trouve sur tous les cepages americains, et vous proposez d en faire venir ! J avoue que je n y comprends plus rien. G est bien vous qui le dites, c est M. Riley, vous le repe"tez dans votre note de decembre 1871 (Du Phylloxera, son action sur divers cepages). Vous n avez pas assez de Phylloxeres, vous proposez 7 d alter en chercher ! c est parfait. J avais raison, je crois, en disanl en commencant que la question agriculturalc n avait pas fait un pas et qu elle tend ait a reculer. Mais enfm, dira-t-on, pourquoi la vigne est-elle malade ? A vous, mes sieurs des localites envahies, a chercher, et pour cela abandonnez 1 idee du Phylloxera comme cause, et voyez si cela ne dependrait pas d une trop grande affluence de seve arrete e subitement par une influence almosphe- rique, due aux changements climateriques que lout le rnonde remarque et observe depuis plusicnrs amices, et qui sont surlout si frequents, si ter- ribles dans la vallee du Rhone, pays qui a subi plus de desastres que lous les autres. La seve, par suite d une chaleur tres-precoce, arrive avec abondance, les vaisseaux en sont gorges ; tout d un coup le thermometre descend de 15 a 20 degres, comme fin avril, commencement de mai 1873, et cela .arrive depuis plusieurs annees, un peu plus, un peu moins. Que voulez- vous que deviennent les vaisseaux ainsi gorges? Us crevent par le retrait de la plante, ils se de"sorganisent ; ceux qui restent sont engorges, la seve s epaissit, se coagule, si jc peux parler ainsi (tout le monde a pu voir ce que devient cette seve qui s epaissit et devient gommeuse, lorsque Ton coupe un troncon de racine de vigne), la vegetation est arrtee, toute la plante est deja malade, et lorsque la seve revient par les racines, comme elle ne peut plus circuler, les parties tendres de la plante pourrissent, et vous avez la maladie actuelle. Mais, direz-vous, il n y a pas que le Midi sujet a ces changements dc temperature. G est vrai, mais ces changements sont plus frequents, plus grands dans la vallee du Rhone que partout ailleurs; cela est du a sa position topographique ; c est surtout la que la maladie a s6vi, et ailleurs, si la maladie existe, il faut avouer aussi qu elle esl bien moins prejudiciable ; car, a part un clos ou deux vers Montpellier, un ou deux vers Bordeaux, on peut dire qu elle passe inapercue, malgre la grande quantite de Phyl loxera. Mais de tout temps il y a eu des localites moins favorisees que les autres, et, du reste, le Midi en dehors de la valle"e du Rhone n a pas eu, que je sache, a se plaindre de la re"colte de 1872, que je lui souhaite pour 1873, et c est par ce souhait que je finis cette note deja trop longue. M. le docteur Girand, au sujet des idees emises par notre collegue M. le docteur Signoret sur 1 arret de la circulation de la seve, fait observer qu elles semblent Irouver une confirmation dans cette maladie de la vigne que feu le docteur Desmartis regardait comme nouvelle, et dans laquelle il voyait une production de galles. J ai montre" a la Soci6te, dans sa seance du 13 septembre 1871, ajoute M. le docteur Giraud, des echantillons de vigne malade envoyes par cot observateur et provenant des environs de Bordeaux. Mon avis a ete que les alterations n etaient pas dues a Faction d un insecte gallicole quelconque, mais a 1 accumulation insolite de la seve qui forcait les fibres de 1 aubier a s e"carter pour faire place a un de"pot pulpeux resultant -de 1 afllux exagere des sues. La presence du Phylloxera vastatrix n elait pas annonce"e, mais si elle avait ete reconnue, on n aurait pas manque de lui attribuer un effet auquel elle pouvait rester etrangere. Cependant, pour demontrer que la maladie precede 1 appari- tion du .Phylloxera, il serait indispensable d etudier 1 etat des vignes qui sont exposees a 1 irruption de 1 insecte si redoute. M. le docteur Al. Laboulbene adresse des remarques sur un nid d Arane"ide et sur des chenilles d Hyponomeutes : Pendant un court se"jour que je viens de faire en Anjou, j ai, au com mencement de ce mois, recueilli les nids d une Araneidc, VAgelena brun- nea, et j ai ete assez heureux pour prendre un de ces nids a peine forme, non reconvert de terre. Dans une prochaine seance je le montrerai a la Societe, et je ne doute pas qu il interesse vivement les arachnophiles. De plus, j ai revu la plupart des pommiers qui, 1 annee derniere, avaient eu leur recolte de fruits perdue par une Hyponomeuta dont les chenilles avaient de"vore les fleurs et souvent les feuilles. J ai remis a notre excel lent collegue M. Jules Fallou cette Hyponomeuta pour la determiner. Ges pommiers ne fleurissent pas ou a peine, et la recolte du cidre sera presque nulle. Il serait fort a desirer qu on put trouver un moyen pour s opposer aux ravages des petites chenilles devastatrices. M. Ragonot fait connaitre une note sur VOEcophora luctuosella : Depuis longtemps il y a eu confusion relativement a deux especes voi- sines du genre OEcophora : les CE. Augustella et luctuosella. UAuffustella est commune a peu pres partout; mais en France elle ne m est encore signale"e que de Colmar, et je ne 1 ai jamais rencontree.aux environs de Paris, ou elle est remplacee par la luctuosella Dup., espece tres-voisine, mais qui paraitrait moins re"pandue, n ayant et6 prise hors du de"partement de la Seine qu a Chateaudun et a Chartres; cependant, sui- vant le professeur Ghiliani, elle se prendrait en Savoie. La luctuosella se trouve etre a peu pres a l 6tat legendaire, car elle ne 9 se voit dans aucune des collections de nos grands microlepidopteristes ; ne"anmoins il est possible qu elle existe dans les collections sous le nom d Auffustella ou Angustella, var. albimaculea Haw. Je pensc done qu il serait iitile d indiquer les caracteres qui la separent de YAugustella Hub.: 1" Dans la luctuosctta les bandes pales qui traversenl les ailes supe- rieures sont un pen plus larges, plus distinctes et moins teintees de jaune que dans YAugustella ; la frange de cette derniere espece est toule noire, tandis que dans la luctuoselia elle est pale aux extre"mites. 2 La t&te de la luctuoselia est enticement (Tun blanc jaunatrc, tandis que 1 autre espece a des polls d un gris fonce sur le derriere de la lete. 3 Enfm les palpes de la luctuoselia sont blanchdtres, avec le dernier article noir, excepte le bout extreme, qui est pale. Dans VAugusteUa, au contraire, les palpes sont noirs, avec seulement un petit anneau pale a I extre mite du deuxieme article. Duponchel avait d abord de"crit (XI, p. 328, pi. 298, fig. 12) celte espece sous le nom de Llta funestella, pensant que c etait la funestella de Hubner ; mais plus loin (p. 622, pi. 312, fig. 9) il donne la description et la figure de la veritable funestella Hub. (ce nom est niaintenant remplace par le nom plus ancien de fessella du meme auteur), qui est une Gdechia, mais il ne dit pas pourquoi il a decrit et figure sous le meme nom deux insectes si diflerents. La luctuoselia^ comme sa congenere, so prend en mai et juin sur le tronc des arbres. Je la trouve mme au Jardin des Pantes sur les tilleuls. Tavais place cette Tineite dans ma collection sous le nom YAugustella; mais depuis longtemps j avais des doutes a son egard, et notre savant collegue M. Stainton vient de me tirer de mon inceilitude en m annonfant que c est bien la luctuoselia Dup., espece qu il avait a tort conside ree comme e tant une variete de VAugustella. J aurai done, je 1 esperc, le plaisir de repandre cette espece dans les collections ou elle est encore inconnue. M. Henri Brisout de Barneville annonce qu il a trouve a Saint- Oermain-en-Laye, sur une buche de cliene, le Tomicus capronatus Ferris, signale jusqu a present seulement des Landes. M. Charles Brisout de Barneville dit qu il a pris dans les environs de Marly, sur le bord d uoe mare, les ti ois especes suivantes, qui n ont pas 10 encore ete signalers aux environs de Paris : le Limnichus auro-sericeus Jacquelin Duval, et les Lesteva punctata Er. et pubescens Mann. M. Henri Brisout de Barneville communique la description d une nouvelle espece clu genre Nanophycs : NANOPHYES DORI^;. Ovatus , sat dense albido-pubescens , roslro, capite thoraceque nigris ; etytris rufo-ferrugineis tenuitcrpunctato-striatis, inter stit Us plants, versus medium macula magna, obtongiuscula, subrotunda suturaque ex parte, nigris ; femoribus muticis, pedibus obscure testaccis ; antennis testaceis, clava fusca, funiculo k-articulato ; corpore subtus nigro. Long. 5 mill. Cette espece se range dans la section du Nanophycs pallidulus, dont elle differe sous tous les rapports; elle se rapproche plutot du maculatus, que je n ai plus en main, mais dont les cuisses sont armees de petiles epines; le Dorix a les cuisses mutiques. Ovale, convert d une pubescence blanchatre fine, assez serree, plus longue que chez le pallidulus, couchee, visible a line loupe ordinaire. La tete, le rostre et le prothorax sont noirs; le rostre est mince, fin, presque d egale longueur dans les deux sexes. Les antennes sont teslacees, la massue noire, le funicule compose seulemenl de quatre articles. Le pro- thorax est conique, ponctue finement, pen serre, les intervalles un peu ruguleux : ces caracteres peu visibies sous la pubescence. Les elytres sont rouge-ferrugineux. finement ponctuees-striees; intervalles plans; orne"es d une grande tache noire, un peu oblongue, un pen arrondie vers le milieu, s etendant du premier au cinquieme intervalle, se rejoignant cha- cune par la suture, qui est rembrunie. En dessous, le corps est entiere- menl noir. Les cuisses sont mutiques, les pieds testaces ou testace"- obscur. Genes. Cette espece, bien distincle, a ete envoyee a M. L. Reiche par M. le marquis Dona. - M. L. Bedel communique les notes synonymiques suivantes sur divers Col^opteres de la faune europeenne : Ccrylon forlicorne Muls. et Key (Ann. Soc. Linn, de Lyon, XVIII, p. 95). Cette espeoe, que les auteurs comparent seulement aux C. histeroides 11 elimpressum, est e"videmment identique au C. fagi Bris., retrouvc par M. Jules Grouvelle a la Grande-Chartreuse, precisement Tune des localiles que citent MM. Mulsant et Key pour leur C. forticorne. Cerylon attenuatum Fairm. (Ann. Soc. ent. Fr., 1866, p. 21) = Gmjlon semistriatum Ferris. Je dois ce renseignement a Al. Leprieur, qui a recueilli lui-meme cette espece alge"rienne. Tropinota Lethierryi JtekhQ (Ann. Soc. ent. Fr., 1871, p. 85)= Squalida Lin., var. Des denx seules differences signalees dans la description : elytres glabres et prolhorax orne cle six faisceaux de polls fauvcs, la premiere tient certainement, d apres Texamen du type, a un frotte- ment accidental , et la seconde se retrouve frequemment, a un degrg plus ou moins prononce, chez les iadividus meridionaux de la squa- lida. Quant a la taille, elle est des plus variables (de 8 a 14 milliin.) et n a pas de valeur specifique. Oxythyrea niveopicta Fairm. (Ann. Soc. ent. Fr., p. 639) = Tropinota Fatima Goq. (Ann. Soc. ent. Fr., 1860, p. 446). Gettc reunion est j aite d apres les types memes des auteurs, conserves dans les collec tions de MM. Reiche et Sedillot. Je ne puis m expliquer par suite de quelle confusion M. de Marseul a pu reunir la niveopicta, qui est une Tropinota, a tarses posterieurs normaux, et YEnoplotarsus costatus Luc., dont les tarses poste"rieurs sont fortement epineux an cote externe, et dont le prothorax est sil- lonne sur la ligne mediane. M. de Marseul, en reunissant, a tort, la niveopicta a la Cetonia cos- tata, ajoute (Abeille, VI, p. 154) : Peut-etre est-ce aussi la dcserti- colaLuc., si Ton peut en juger d apres son insignifiant signalement. Gette phrase ne peut s appliquer a la niveopicla; mais il serai t possible en effet que YEnoplotarsus costatus ne fut quo Tun des sexes de VEnopLotarsus deserticola. Elater cocdnatus Rye (Entom. monthl. Mag., Ill, 1867, p. 249). - Je crois etre certain que cet Elater est une variete a 61ytres entierement rouges de VE. prseustus Fabr. , auquel 1 auteur ne lo compare pas, a cause de sa coloration meme. La tache apicale noire des flytres du prseustus, parfois assez developpee, decroit insensiblement chez cer tains individtis et finit meme par disparaitre tout a fait ; dans ce cas, et, a Paris, c est le plus frequent, la description de YE. cocdnatus s applique parfaitement. 12 - Hypophlaus Ratzeburgi Wism. (Stett. Zeit., 1848, p. 77) (/V^z Ralz.). La reunion cle cet insecte au Tribolium bifoveolatum Duft. a peut- 6tre e"te prematuree. D apres une note public" e a Breslau (Ent. Section der schlesischen Gesellschaft, im Jahre 1870), 1 espece en question serait, non pas un Tribolium, mais un Palorus, voisin du P. melmus Herbst. (depresses F.) Siioncs punctiger Thorns. (Skand. Col., X, 1868, p. 167) = 5. puncticoliis Steph. La description tres-detaille e de M. Thomson ne laisse aucun doute a cet egard. Sitones pumtiger Woll. (Ann. nat. Hist., XI, 1863, p. 220). Cette espece n est autre que le curieux Sitones bituberculatus Mots. , dont le centre d habitat paralt tre dans les Atlantides, mais qui remonte plus au nord et se pi-end en Espagne, en Corse et jusque dans le midi de la France. Callidium pilicolle Thorns. (Skand. Col., VIII, p. 29). M. Thomson ne compare cette espece qu au clavipes et ne parle pas du Callidium macropus Kryn., dont elle ne parait pas diflerer. Clytus Auboueri Desbr. (Ann. Soc. ent. Fr., 1872, p. 429) =-. C. Sternii Kraatz (Berliner ent. Zeit., 1870, p. 219). Ge beau Clytus, intermediaire entre les C. plebejus et massiliensis, est sans doute conibndu avec eux dans la plupart des collections. Sa decouverte en France est fort interessante pour noire faune. Cassida filaginis Perr. La description de la C. seladonia donnee par Gyllenhal et Thomson se rapporte tellement bien a cet insecte, qu il est probable que 1 espece francaise et celle de Suede sont iden- tiques ; les angles posterieurs du prothorax arrondis et la marge basilaire des elytres fortement crenelee sont les caracteres les plus saillants de cette Cassida dont 1 aire geographique parait tres- etendue. Membrcs recus. 1 Mi Georges Couture, negotiant a Bordeaux (Goleop- teres, Apiculture), present^ par M. Em. Deyrolle (commissaires-rapporteurs MM. L. Reiche et Salle"); 2 M. Edmond Fridrici, ancien employe a 1 Ecole industrielle de Metz, attache" a Tetablissement agricole de Wargnies-le-Grand, par Jenlain (Nord) (Entomologie ge ne rale et appliquee), pr6sente par M. Felicien de Saulcy (commissaires-rapporteurs MM. Bedel et L. Reiche); - 13 - 3 M. J.-P. Guede, ingenieur de l re classe des constructions navales, officier <lc la Legion d honneur, a Paris (Goleopleres de France), presente par M. J. Grouvelle (commissaires-rapporleurs MM. Just Bigot et A. Leveille ; Zi Et M. Marc de Mathan , negotiant au Havre (Seine-Inferieure) (Coteopteres d Europe), presente par M. E. Desmarest (commissaires- rapporteurs MM. Berce et L. Reiche). Membre demissionnaire. M. Philippe Lauzun, a Paris, qui avail et(j recu en 1862. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archivislc adjoint. OUVRAGES PRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. * Bulletin de la Societe d etudes scientifif/ues d Angers, 2 e annee, 1872. GALLOIS, p. 7Zi, Materiaux pour une faune entomologique du departement de Maine-et-Loire (Col6opteres) : 1 Additions, p. 76; 2 Rectifications, p. 83. ID., p. 86, Le Phylloxera vastatrix, cause on effet de la maladie de la vigne. CHAUVEAU, p. 98, Sur PApus cancriforme. LELIEVRE, p. 103, Le froid fait-il perir les Insectes et en particulier les Lepidopteres ? Eulletino delta Societa entomoloyica italiana, V, 1573, l cr semeslre. RONDANI, p. 3, Degl Insetti nocivi e dei loro parassiti. RAGUSA, p. 31, Notizie sulla Fauna lepidotterologica della Sicilia. BAR- GAGLI, p. 34, Material* per la Fauna entomologica dell isola di Sardegna (suite). RAGUSA, p. 50, Rhodocera Cleopatra ermafro- dita. KALCHBERG, p. 51, Lepidotteri nuovi per la Sicilia o per - ill . I Europa. PICCIOLI, p. 52, Microcoleotleri dei dintorno di Fi- renze. STEFANELLJ, p. 53, Conservazione delle collezioni ento- mologiche. Renscignemcnts entomologiques. P. 57, Lo splendore degli occhi delle farfalle. Actinestesia degli insetti. Fecondazione del baco da seta. Resistenza degl insetti agli estremi della temperatura ed alia sommersione. P. 59, Coleotteri della Sicilia. Specie nuove deli Abissinia et di Borneo. Coleotteri nuovi della Fauna mediterranea. Monographia dei Cryptochilidi. Critica sinonimica. Arnia Ridolfi. Phylloxera vastatrix. Ditteri parassiti dell uomo. Catalogue des Coleopteres d ltalie, p. 45-60 (Staphylinides). Comptes rendus de C Academic des Sciences, t. LXXVI, n os 16-18, avril- mai 1873. CORNU, p. 1002, Observations relatives au Phylloxera vastatrix. BARRAL, p. 1007, Composition d une poudre destined a la des truction dti Phylloxera. NOURRIGAT, p. 1007, Note sur des ceps de vigne pris sur un sujet tue" par le Phylloxera. FAUCON, p. 1070, Observations sur le reveil du Phylloxera au mois d avril 1873. LETELLIER, p. 1133, Formule d un liquide destine a de*- truire le Phylloxera. * Entomologist s monthly Magazine, n 108, mai 1873. Table du volume IX. WATERHOUSE, p. 277, On the Pectinicorn Coleoptera of Japan (/Egus et Figulus nouveaux). WOLLASTON , p. 278, On a new Coleopterous genus (Aphanocephalus, Corylophide ?) from Japan. VERRALL, p. 281, Additions and corrections to Ihe list of Bri tish Syrphidae (fin). BUCKLER, p. 286, On the larva of Sphinx convolvuli and its habits. Notes. On Xylotrupes dichotomus. On Trachyphloeus alter- nans. On Otiorhynchus monticola. Lycoena Arthurus = Ly- ccena Arion var. Vanessa Antiopa hibernated at Folkestone. Natural history of Polia chi. On the capture of Pentatoma juni- perina. Proceedings of the entomological Society of London. Orbituary : Thomas Parry. Horse Societatis entomologies rossicse, t. IX, n 3, 1873. TACZANOWSKI, p. 113 et 261, Les Araneides de la Guyane fran- 15 caise (2 pi. noires). D r MORAWITZ, p. 151, Nachtrag zur Bie- nenfauna des gouvernements von S -Pelersburg. ERSCHOFF, p. 160, Notice lepidopterologique. BLESSIG et SOLSKY, p. 193, Kaferfauna Stid-Ost-Sibiriens. Longicornia. PORTSCHINSKY, p. 287, Descriptions de quelques Dipteres nouveaux de la Siberie orientale. Mittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gescllschaft, t. IV, n 1, 1873. FREY-GESSNER, p. 7 et 20, Orthopterologisclies und Hemipterolo- gisches (une pi. noire). SCHOCH, p. 25, Aphorismen uber die entomologische Systematik. D r HUGUENIN, p. 30, Beitrag zur Kenntniss des Genus Lasiocampa. WULLSCHLEGEL, p. 32, Noc- tuinen-Fauna der Schweiz. * Nature (La], Revue des sciences et de leurs applications aux arts et a Industrie, journal hebdomadaire illustre. Redacleur en chef, C. Tissandier. Prospectus (Rendra compte des travaux des Societies savantes. La partie entomologique sera principalement confiee u notrc con frere M. Maurice Girard). OUVRAGES DIVERS. * FRAUENFELD (G. VON). Der Vogelsclmtz. Brocli. in-8. Q ID. Die Grundlagen des Vogelschutzgesetzes. Brocli. in-8. Q ID. Die Pflege der Jungen bei Thieren. Brocli. in-12. GRIFFITH. Histoire naturelle du Morbihan : Catalogue raisonne des Lepidopteres observes dans le departement. Brocli. in-8". Vannes, 1873. * KUNSTLER. Die unseren Kullurpflanzen schadlichen Insekten. Brocli. in-8. Vienne, 1871. * LICHTENSTEIN. Lettre sur le Phylloxera. Broch. in-8. Montpellier, 1873. (Extr. du Messager agricole.) - 16 * LOPEZ LEZCANO (DON Francisco). Resumen de los trabajos del Aleneo propagador de las Ciencias naturales (1871-72). Broch. in-8. Madrid, 1872. Q * NOWICKI (D r Max). Ueber die Weizenverwuslerin Chlorops t^niopus Meig. Broch. in-8. Vienne, 1871. Ordre du jour de la stance du 28 mai 1873 : Proposition de M. L. Reiche relativement a 1 Excursion entomologique aux environs de Paris, qui doit avoir lieu au commencement du mois de juin. Rapport de la Commission de publication re"glant la composition du deuxieme nume ro trimestriel des Annales pour 1873. Rapport de MM. Chevrolat et L. Reiche sur M. Manuel-Antonio Angui- lera, de Cuba, presente" par MM. Poey et L. Buquet, pour faire partie de la Socle" te. INous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la lin du 4 e tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en informer immediatement les Tre"soriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte ultgrieurement a leur adresse. Toutes les reclamations relatives au Rulleiin, ainsi que les demandes d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] doivent 6tre adressees au Tre"sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffbn, 27, qui est charge" de rexpe"dition du Bulletin des seances. Paris, 25 mai 1873. PARIS. Typog. FtiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. NO 4. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par M. E. BESitf 1REST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du 28 Mai 1873. Pr6sidence de M, LEPRIEUR, Vice-Pr6sident. 32 membres presents. M. Ernest Olivier, de Moulin (Allier), assiste a la stance. Decisions. La Societe, conforme inent a ce qui a lieu dans la plupart des Academies et 80016163 scientifiques, decide, qu 1 a partir de la pro- chaine stance, chaque communication inse re e dans le Bulletin des seances ne pourra depasser en etendue une page d impression. La Socie te decide que son Excursion entomologique annuelle aux environs de Paris aura lieu le dimanche 15 juin dans la fore" t de Fontai- nebleau. Lecture. M. E. Simon offre a la Socie te plusieurs notices re unies sous le litre tf&tudes arachnologiques. Ces notices sont : 1 Descriptions de quelques especes nouvelles appartenarit a la i aune europe"enne ; 2 Note sur la famille des Eresidee; r*A : 3 Revision des especes franchises des genres Theridium W. et Neot- tiura Menge. Ces notices sont accompagnees d une planche representant les especes nouvelles. Communications. On annonce la mort de notre confrere M. Follias, recu en 1863, decide" a Reims (Marne) le 12 mai dernier. M. Ernest Olivier offre a la Soci6te" le buste de son grand-pere, illustre entomologiste Olivier. La Socie te remercie vivement notre confrere, et decide que le buste d Olivier sera place" dans la salle de sa bibliotheque, a cote de celui de Latreille. M. Ernest Olivier annonce e*galement que, possedant aujourd hui les dessins originaux des divers ouvrages entomologiques d Olivier, il sera heureux de les communiquer a la SociSte et a ceux de ses membres qui voudraient les consul ter. M. H. Lucas communique la note suivante, relative & la larve du Vesperus Xatarti : Quand MM. Lichtenstein et Valery Mayet ont adresse" a la Socie te leur inte"ressant memoire sur les metamorphoses du Vesperus Xatarti, 11 sep- tembre 1872, j ai fait remarquer qu un travail semblable avait de"j e"te publi6 par MM. Mulsant et Lichtenstein dans les Ann. de la Soc. Linn, de Lyon, t. XVIII, p. 316, 1870 a 1871. Ensuite, comme renseignement, j ai ajoute" que notre confrere M. Maurice Girard avait fait repre"senter cette larve dans 1 atlas qui accompagne son Traite ele"mentaire d Entomologie, t. I, p. 374, pi. 55, fig. 1 0, et qui a paru en fe"vrier 1873. Je ferai done observer que notre confrere et ami M. Lichtenstein n est alle" sur les brisees de personne, pensee que je n ai jamais eue ; seulement cette larve, qui n avait e"te" que signaled le 13 decembre 1871, a e"te de"crite fort au long par MM. Mulsant et Lichtenstein dans les Annales de la Socie te" Linne emie de Lyon, t. XVIII, p. 316, 1870 a 1871. Je dirai aussi que le volume dans lequel ce travail a e"te insure a paru en Janvier 1872, c est-a- dire sept mois avant le memoire que MM. Lichtenstein et Vale"ry Mayet onl adresse" & la Socie te (11 septembre 1872), travail dans lequel ces entomo- logistes observateurs donnent une description et une tres-bonne figure de la iarve du Vesperus Xatarti. 3 Le m6me inembre lit la note qui suit, au sujet des especes qui composent le genre Leucolsephus : M. Leprieur ayant eu la bonte de me communiquer dans un etat parfait de conservation et pourvus de leurs squamules plusieurs individus du Leu colsephus Perrisi, et M. Sedillot ayant bien voulu me confier le type du Leucolsephus nigropunctatus, il m a ete possible d examiner ces M61asomes et d en faire une etude comparative. Je dois dire que cet examen m a con duit a considerer le Leucolsephus nigropunctatus comme 6tant le male du Leucolsephus Perrisi, a re"unir par consequent ces deux especes et a etablir la synonymic suivante : Leucolsephus nigropunctatus $ Luc., Ann. Soc. ent. Fr., Bull., p. CLXXVIII (1855); Leucolssphus Perrisi $ Luc., loc. cit., p. xxm (1859). Quant a la seconde espece que j ai de"crite sous le nom de Leucolsephus liliputanus, Ann. Soc. ent. Fr., p. LVI (1857), elle est bien distincte du L. nigropunctatus, avec lequel elle ne pourra 6tre confondue a cause de ses elytres qui sont parcourues longitudinalement par des lignes brunes nettement accusees, et de la ponctuation existant dans les intervalles de ces lignes, qui est plus disseminee et plus irregulierement disposee. Du reste, comme je Tai deja dit dans la stance du 9 avril 1873, Bulletin N 1, p. 12, j ai 1 inlention de repre"senter ces deux especes, afin de rendre plus appre"ciables les caracteres qui les difierencient. Enfin, je ne terminerai pas cette communication sans adresser des remerciements a mes obligeanls confreres MM. Leprieur et Sedillot, qui ont bien voulu me confier ces Melasomes extremement rares, peu r^pandus dans les collections et sans lesquels il m aurait ete difficile de faire cette rectification. M. Leprieur ajoute a ce que vient de dire notre collegue M. H. Lucas, que le Leucolsephus liliputanus lui ayant e"te" communique en 1857, il ne peut provenir des chasses faites par MM. Laperraudiere et Letourneux lors du voyage entrepris en 1858 dans le sud de l Alg6ne. Le L. nigropunctatus provient bien evidemment de ce voyage, puisque M. H. Lucas, en le de"crivant, citait la prise de Vtlcteracantha deprcssa, qu on n a vu qu une seule fois et en nombre excessif, volant le soir autour des feux d un bivouac. Le L. Perrisi, pour n avoir ele communi que qu un an plus tard, vient du merne voyage et faisait partie du produit des chasses de M. Letourneux, procureur imperial a Bone, qui m a 616 offert par lui. C est moi qui, aulant que jc me lo rappelle, avais envoye a M. fid. Ferris 1 espece qui lui a ele dedie>. L etude comparative des types et des individus que je possede encore fait cormaitre ce que les remarques de M. de Marseul pouvaient avoir de fonde. M. Elz. Abeille de Perrin communique la note suivante, par 1 inter- me"diaire de M. Piochard de la Brulerie : En publiant le journal de 1 excursion dans les grottes de 1 Ariege, a laquelle j ai pris part avec MM. de Bonvouloir et Ehlers, nous nous sommes propose d etre utiles aux futurs explorateurs tie ces cavites sou- terraines dont la faune promet encore a i entomologie de si interessantes decouvertes. J ai done appris avec un vif sentiment de plaisir que notre zele collegue M. de la Brulerie avail fait apres nous, dans les memes cavernes, des chasses fructueuses dont il a donne le recit dans les Petites- Nouvelles de M. Em. Deyrolle et dont il a expose les resultats scientifiques dans nos Annales. Mais je suis oblige de repondre quelques mots a cer- taincs observations que M. de la Brulerie a presentees dans ce dernier travail (Annales de 1872, pages kk 3 a 472) : Que F Anophthalmus Orpheus pre"sente des variations notables selon les diverses localit^s qu il habile , c est chose tres-admissible , quand on remarque que cette espece a la propriete de vivre sous les pierres des uiontagnes plutot que dans les grottes. Elle doit done parcourir, pour ainsi dire par infiltration , des espaces relativement considerables et se modifier un peu, suivant les nouvelles conditions d existence qu elle est obligee d adopler. C est cependant la premiere fois qu elle est rencontree loin de la lumiere. VAdelops iapidicota a des mo3urs analogues; c est peut-etre ce qui explique les differences de taille qu il presente. M. de la Brulerie a trouv6 a Olot un Adelops qu il considere comme une autre espece que VAbeiUei. Je partage comp!6tement celte maniere de voir, et j en ai fait part, des le priucipe, a JVJ. de Bonvouloir. G est done par erreur que j ai signale VAbeiUei comme habitant cette caverne. Mais est-ce la le veritable stygius? M. de Saulcy seul peut resoudrece probleme, puisqu il possede le type du stygius. Je suis persuade n6an- moins que c est bien lui : au moins doit-on le designer sous ce nom jusqu a preuve du contraire. 11 serait trop extraordinaire que nous n ayons 5 pris nulle part cette espece dcconverte par M. Dieck, qui a visile les grottes de 1 Aridge bien moins minutieusement que nous. M. de la Brulerie me felicite d avoir consider^ mon Anophthalmus insequalis comme une simple race du Cerberus, et me blame en meme temps de lui avoir impose un nom. Je pense, comme lui, qu il fcmt eviter de surcharger la nomenclature en b.iptisant de simples varietes ou de legeres modifications de races, ainsi que 1 a fait M. Dieck pour son Charon. Mais ici le cas etait tout autre. Plusieurs entomologistes, consulted au sujet de Vinsequalis, m ont declare qu ils le consideraient comme une espece differente; et j ai pense que le designer par un seul mot, au lieu de 1 ap- peler La race du Cerberus propre au Mas-cCAzil, c etait simplifier plutot qu embrouiller le debat que Ton ne pouvait manquer de soulever. G etait aussi un moyen de ne pas presenter ma maniere de voir, qui, apres tout, pouvait etre erronee, d une facon trop tranchante. J ai cru en outre comprendre que M. de la Brulerie considerait le nombre des pores setigeres comme un caractere absolu,tandis que la posi tion de ces memes organes ne lui parait pas aussi invariable. Je ne puis nullement me rallier a cette maniere de voir. Je pense en principe que, chez les Garabiques, le nombre etla position des pores setigeres sont deux excellents caracteres, ainsi que 1 ont jug6 MM. Thomson, Pandelle, Bedel, etc. Mais il est des exceptions a celte regie, et le genre Anophthal mus en presente certainement. En voici la preuve : VAn. crypticola fut decouvert primitivement dans la grotte d Espugue, qui depuis quelques anne"es est devenue trop seche pour renfermer des Coleoptere aveugles. Get Anophtalme presentait sur le troisieme interstrie des elytres trois pores setigeres. D autre part, on avait capture dans la grotte dlsault, pres d Encausse, une espece tres-semblable au cnjpticola, mais en difle- rant par le nombre des memes pores, qui etait de quatre bien marques. M. de Saulcy, se basant sur ce caractere etsur d autres legeres differences, avait le projet de le decrire sous le nom de Theseus. II desirait seulement en voir un plus grand nombre d exemplaires. Cette prudence etait tres- sage. Nous sommes, en effet, alles chercher le soi-disant Theseus, et sur les vingt-trois individus que nous avons rapportes, nous avons pu cons- tater tousles passages entre les deux types. Certains de ces individus presentaient meme trois pores sur une elytre et quatre sur 1 autre. J en ai done conclu qu il ne fallait pas se fier a ce caractere, et c est ce qui m a decide a ne voir dans Vinsequalis qu une race et non une espece. J ajoute que M. de la Brulerie, n ayant entre les mains qu un exemplaire de ce dernier, peut-etre mal conforme, n a pu etre frappe comme moi, qui eu 6 ai eu sept on huit, de la disposition des pores qui lui cut paru bien plus singuliere que la longueur un peu diffe rente des antennes. L exemplaire de V Anophthalmus Trophonius, snr lequel j ai fait ma des cription, a e te trouve" par M. Pabbe" Delherm de Larcenne et portait Mi- quette : Mas-d Azil ; mais M. Bauduer m a affirmS, si mes souvenirs sont exacts, qu il avail e te pris dans une petite grotte voisine de celle-ci. Serait-ce celle de Peyrounard ? Avis aux chasseurs. J ajoute anssi en passant que, d apres ce que j ai entendu dire, le pre mier exemplaire connu de V Anophthalmus Minos aurait e te pris, non dans la caverne de Lombrive, mais dans une autre cavite" qui en est voi sine, celle de Fontanet. II serait done desirable que Ton visitat toutes les grottes que Ton signale dans ces parages, ce que nous n avons pas eu le temps de faire. M. de la Brulerie de"crit sous le nom ftoviformis un Adelops du Queire. II croit que cette espece ne petit etre le wphosinus, parce que ce dernier est signale" comme habitant une grotte des environs de Prat. Je lui ferai remarquer que M. dc Saulcy e"tait jusqu ici le seul possesseur de cet insecte, qui ne peut provenir que de ses propes chasses ou de celles du guide Manaud. Or, tons deux out explore la grotte du Queire. II n y aurait done rien d impossible a ce que ce fut bien la 1 habitat du wphosinus, 6gare ou melange depuis dans un flacon avec d autres especes provenant du meme de"partement. Les Adelops de Montesquieu, de la Bastide et de 1 Herm different sen- siblement entre eux. Si je n ai pas ose" les de"crire, c est que, signalant deja dans ma notice douze Adelops nouveaux, j ai eu peur que le chiffre de nos de"couvertes ne parut par trop exorbitant. Cependant, puisque je suis en conformite d opinion avec M. de la Brulerie, je saisis avec empresse- ment Poccasion qu il m offre de lui dedier une espece appartenant a un genre qu il a si bien etudie. Je donne done a la suite de ces reflexions les deux diagnoses d especes nouvelles. M. de la Brulerie elucide defmitivement la question des Pristonychus pyreneens. G est un vrai service rendu a la science. La supposition que toutes ces pretendues especes n en formaient qu une, e"tait, comme 1 a dit avec raison notre collegue, trop radicale. Aussi Pavais-je e mise avec beau- coup de precautions. Je n aurais pu me faire une opinion definitive d abord, parce que je n avais pas de types entre les mains, mais surtout parce que je n ai pu examiner chez moi le produit de mes chasses. En effet, mon lot de Pristonychus s est perdu en route, et j ai du seulement formuler Pirn- i 7 . pression que nous avions ressentie en les regardant superficiellement pen dant notre excursion. Je suis cependant heureux que I e"tranget6 de ma supposition ait provoque des Etudes et amen6 des conclusions que Ton peut considerer comme terminant les de"bats. J 6tais, du reste, plus pres de la v6rit6 qwe M. Schaufuss, puisqu au lieu de onze especes pyre"nennes e nume rees par cet auteur, je pensais qu il n y en avait qu une. Or, M. de la Brulerie, apres avoir e"limin6 Vangustatus, qui est propre aux Alpes, et qui se rattache peut-etre encore a Voblongus, n en reconnalt que deux : Vincequalis (ancien subcyaneus) et Voblongus. Une derniere reponse a la critique de M. de la Brulerie. Mon collegue conteste mon assertion que la temperature et la nature du sol sont le plus souvent les memes dans les grottes. II a e"videmment mal compris ma pen- see. Je n ai pas dit que le sol et la temperature soient identiques dans des grottes differentes. J ai voulu dire que, dans la meme grotte, les milieux variaient peu. G est pourquoi j ajoutai : Et cependant nous trouvons cote a cote des especes distinctes, dont chacune est fidele a son genre de vie originel. Je ne donne pas mon argument pour plus qu il ne vaut. II s e"taie, cependant, sur un fait qu il est impossible de contester : a Aubert, les Anophthalmus Cerberus et Pluto, les Adelops clavatus et Diecki sont meles ; a Belharram, trois Anophthalmus ettrois Adelops ; a Castel-Mouly, quatre Anophthalmus, etc. Comment done expliquerait-on qu on ne saislt pas de transitions entre ces especes cohabitantes, si elles provenaient d un meme type? Et pourtant elles se perpetuent dans un milieu toujours identique, sans qu on puisse sentir dans leurs formes la moindre tendance a s unifier I Voici les diagnoses de deux Adelops nouveaux : ADELOPS PIOCHARDI Ab. Long. 2 5/6 mill. Brunneo-tcstaceus, ovatus, parum convexus, postice parum attenuatus, stria suturali parum conspicua ; sutura ipsa depressa ; elytris transversim striolatis, pcdibus antennisque elongatis, his ad apicem sat crassis, articulis antennarum 7, 9, 10 in feminu, 5, 6, 7, 9, 10 in mare modice inflatis ; tarsis antcrio- ribus in mare fortiter dilatatis, patellam formantibus. Cette espece, de"diee a M. Piochard de la Brulerie, est tres-voisine de mon Saulcyi. Elle s en distingue par sa taille plus avantageuse, son cor selet plus visiblement sinue" a la base, les tarses anterieurs du male pro- portionnellement plus allonges, les articles des antennes de ce m&me sexe plus massifs, mais proportionnellement moins elargis; enfln les tibias anterieurs du male sont moins elargis a 1 extremite, moins courbes et garnis sur leur tranche externe d e"pines plus nombreuses et plus appa- rentes. Grotte de la Bastide de S6rou (Arie"ge). ADELOPS HERMENSIS Ab. Long. 2 A/ 5 mill. Rufo-testaceus, satis convexus, postice attenuatus, stria suturali parum conspicua, sutura ipsa depressa, elytris transversim striolatis, pedibus antennisque parum elon- gatiSj harum articulis 7, 9, .1 in femina inflatis. Mas tatet. Je n ai vu que des femelles de cette espece, qui se distingue des deux pre"cite"es par son corps plus convexe et moins large et la forme tres-tran- che"e des antennes, sensiblement plus courtes , leurs articles plus dilates , ceux de la massue plus courts, le huitieme surtout plus court et plus large que dans le meme sexe de ses deux conge"neres. Grotte de THerm (Arie ge). M. Piochard de la Brulerie, au sujet de cette communication, dit qu en critiquant le parti qu avait pris M. Abeille de Perrin d imposer un nom a une varied locale de V Anophthalmus Cerberus, il n avait pas me"connu les raisons, plus plausibles dans ce cas particulier que dans beaucoup d autres, qui peuvent justifier cette maniere d agir; il voulait seulement exprimer qu a son avis on devrait clonner des noms aux especes seulement et renon- cer d une maniere absolue a 1 usage de nommer des varieUs on des races. M. A. Fauvel, dans Introduction de sa Fame Gallo-Rhenane, avait deja emis cette opinion. L influence des milieux sur la formation des especes, dans les grottes et horsdesgrottes, pourrait donner lieu a de tres-longues discussions. M. de la Brulerie reviendra peut-etre un jour sur ce sujet ; aujourd hui il se con- tente de dire qu il est absolument d accord avec M. Abeille de Perrin, au moins sur ce point : que la coexistence actuelle dans un meme milieu de plusieurs especes tegitimes d un meme genre n est pas une raison pour que ces especes tendent a se fondre en une seule, ni pour qu elles adoptent un genre de vie tout a fait identique. M. Eugene Simon pre"sente des observations synonymiques sur les Nemesia : Au moment ou la Socie"t6 royale des Sciences de Liege imprimait mon travail intitule" : Araneides nouveaux ou pen connus du midi de I Europe, 2 e memoire, renfermant plusieurs descriptions de Nemesia, M. Moggridge, observateur habile et original , faisait paraitre im joii volume intitule : Harvestings-hants and trapp-door Spiders, dont la seconde partie est consacre e aux Nemesia et Gteniza des environs de Menton. Les fails de moeurs sont dus a M. Moggridge, mais les descriptions des especes observers, qui sont au mombre de quatre : Nemesia cxmentaria, meridionalis, Eleanora et Gteniza Sauvagei, ont eHe" confines au R6v. O.-P. Cambridge, arachnologue bien connu. M. le professeur Waga, qui s est renconlre* a Menton avec M. Moggridge et qui 1 a aide dans ses recherches, a bien voulu me montrer les types des trois Nemesia qu il tient de 1 auteur lui-meme, et j ai pu les comparer avec soin aux especes que j ai decrites sous les mcmes noms. Leur syno- nymie donne lieu aux remarques suivantes : 1 NEMESIA C.EMENTARIA O.-P. Cambridge in Moggridge. C est I es- pece si commune en Corse, que j ai de"crite sous le nom de N. meridio nalis (Lie"ge, 1873). Elle est bien differente de la cxmentaria de Latreille, qui parait habiter les environs de Montpellicr, les Pyrenees-Orientales et le nord de 1 Espagne, mais non la Provence el ritalie. Est-ce Ja Mygcdc meridionalis de M. Costa, comme je Tai cru? c est une question difficile ft resoudre , peut-etre m6me insoluble, car la description de M. Costa s applique aussi bien & celtc espece qu aux deux suivantes. Je crois done qu il vaut mieux 1 appeler Nemesia meridionalis, comme je 1 ai propose, que de creer un nom nouveau. 2 NEMESIA MERIDIONALIS O.-P. Cambridge. Cette espece m etail tout a fait inconnue ; comme M. O.-P. Cambridge en fait la remarque, il est Ires-probable que celle Nemesia est la femellc de la Nemesia Mandcrst jernss Ausserer, de Nice, dont le male seul etait connu jusqu ici. Ce der nier nom peut lui e"tre conserve". 3 NEMESIA ELEANORA O.-P. Cambridge. Cette Nemesia est commune en Provence ; elle se trouve dans les Alpes jusqu a Briancon ; je la consi- d^rais aussi comme espece nouvelle avant de connaitre 1 ouvrage de M. Moggridge. En resume, je crois que la synonymie des trois Nemesia qui ont fait Fobjet des observations de M. Moggridge peut etre etablie comme suit : 1 NEMESIA MERIDIONALIS Costa. ? Uygale meridionalis Costa. 10 - Nemesia badia Ausserer. cxmentaria O.-P. Cambridge. meridionalis E* Simon. 2 NEMESIA MANDERSTJERN^ Ausserer. Nemcsia meridionalis O.-P. Cambridge. 3 NEMESIA ELEANORA O.-P. Cambridge. M. Maillefer annonce que depuis plusieurs anne"es il a entrepris un ouvrage devant comprendre la description de tous les Col6opteres connus. II compte transcrire les descriptions originales des especes indique"es dans le Catalogue de MM. le docteur Gemminger et le baron de Harold, y joindre les descriptions des especes publiees posterieurement et donner une figure pour chacune d elles. Depuis cinq ans qu il s occupe de ce travail, qui devra former un grand nombre de volumes, il n a pu encore terminer presque complement que la familli des Gicinde lides et preparer en partie celle des Staphylinides, dont il fait passer le texte et les dessins sous les yeux de la Societe. Comme ce travail exigera encore un certain nombre d annees pour etre termine, et afm de pouvoir le publier plus tot, il demande si quelques- uns de nos confreres ne voudraient pas lui accorder leur collaboration. Membre recu. M. Manuel-Antonio Aguilera, docteur en me"decine et chirurgie (Entomologie generate), a la Havane (Cuba), presente par M. L. Buquet, au nom de M. Poey (commissaires-rapporteurs MM. Chevrolat et L, Reiche). Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du 4 C tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en informer immediatement les Tr6soriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte" ulte^ieurement a leur adresse. 11 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par N. Louis BEDEL, Archivistc adjoint. OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. * Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, t. I, n 1. Brocli. Buffalo, 1873. Une pi. lithogr. AUG. GROTE, p. 1, Description of New North American Moths. ID., p. 17, Catalogue of the Sphingicte of North America. ID., p. 29, Catalogue of the Zygaenida3 of North America. ID., p. 37, Conclusions drawn from a study of the Genera Hypena and Herminia. Comptes rendus de I Academic des Sciences, t. LXXVI, l cr semestre 1873, n" s 12 (en retard), 19 et 20, et Tables du 2 e semestre 1872. FAUCON, p. 766, Le Phylloxera vastatrix, ce qu il devient en hiver. E. ROBERT, p. 785, Sur les moyens employe s par les Lombrics pour defendre I entre e de leurs galeries souterraines. GOUBAREFF, p. 795, Sur les phenomenes d hibernation offerts par des Mouches soumises a des alternatives de chaud et de froid excessif, en Russie. Comptes rendus des seances de La Societe cntomologique de Belgique, n ot 85 et 86, avril et mai 1873. N 85. F. PLATEAU, p. 5, Analyse du Traite e"Iementaire d En- tomologie de M. Maurice Girard. P. BAUDUER, p. 9, Chasses dans les Landes pendant 1 hiver. D r CANDEZE, p. 12, Note sur le Pantodinus Klugi, considere" comme Cetonide. QU^DVLIEG, p. 13, Trois Le"pidopteres nouveaux pour la Belgique. DE BORRE, p. 14, Y a-t-il des faunes naturelles dislinctes a la surface du globe et quelle me thode doit-on employer pour arriver a les definir et les limiter ? 12 - N 86. WEINMANN, p. 8, Note sur 1 education du Syntomis Phegea. Memoirs of the Boston Society of Natural Sciences, t. II, part I, n 08 1 et 2, part II, n 1 (5 pi. noires). 1871-72. Part II. D r PACKARD, p. 1, On the development of Limulus Polyphemus (3 planches noires). Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia., parts I-III. 1871. TH. MEEHAN, p. 51, Observations on Reduvins novenarius. D r LEIDY, p. 53, On Taenia mediocanellata. Lieut. DUTTON, p. 112, On Silurian and Devonian Brachiopoda. ELLIOTT COTJES, p. 120, Notes on the Natural History of Fort Macon and vicinity (Crustacea decapoda). Prof. THOMAS, p. 149, Contributions to Orthopterology. EDW. COPE, p. 295, On a Species of Galeodes. ID., p. 297, On the Fauna of the Wyandotte Gave (Crus- taces, Arachnides, Insectes). MEEK, p. 308, Descriptions of New Western Paleozoic Fossils (Crustace s, p. 331). Proceedings of the Boston Society of Natural History, t. Xllf, 1869- 1871 (1870, p. 369-435, fin; 1870-71, p. 1-224). 1870. D r PACKARD, p. 381, Catalogue of the Phalaanidse of California. - ID., p. 405, New or Rare American Neuropta, Thy- sanura and Myriapoda. 1870-71. D r PACKARD, p. 13, Embryology of Isotoma, a Ge nus of Podudda3 (figures). MINOT, p. 55, Notes on the Flight of Butterflies. D r PACKARD, p. 60, On Limulus Polyphemus. P. UHLER, p. 93, Notices of some Heteroptera in the Collection of D r Harris. DALL, p. 123, On the Relations of the Class Brachio poda. HYATT, p. 136 (meme sujet). SPRAGUE, p. 206 (note sur les Scolytides). * Revue et Magasin de Zoologie, 1871-1872, n 4-12, pi. n. et col. DE CHAUDOIR, p. 101, 138, 168, 212 et 241, Especes nouvelles de Carabiques troncatipennes et remarques synonymiques. CHE- VROLAT, p. 16 et 107, Revision des Gle"onides (Catalogue). TH. DEYROLLE, p. 18, 64 et 275, Etudes sur les Lgpidoptferes du genre 13 Pavonia (pi. col). DOURS, p. 293, 349, 396 et 419, Hyme no- pleres nouveaux du bassin mediterraneen. G. D EMICH, p. 63, Lepidopteres de Transcaucasie. FAIRMAIRE, p. 60, Cole"opteres nouveaux du Maroc (Garabus et Neomarius, n. gen.). GINTRAC, p. 237, Non-contagion de la maladie des Vers a soie. GILNICKI, p. 466, Catalogue des Cicindelides et Carabiques recueillis en Asie- Mineure par M. Th. Deyrolle. GUERIN-MENEVILLE, p. 458, Ma ladie de la Vigne. ID., p. 27, 123, 189, 363, Se"riciculture. JEKEL, p. 405, Note sur le genre Caccobius. LUCAS, p. 143, 164, 207, Note sur le Theridium tepidariorum. MABILLE, p. 61, Le"pidopteres nouveaux de France. OBERTHUR, p. 480, Catalogue des Lepidopteres rapporte"s d Asie-Mineure par M. Th. Deyrolle (pi. COl.). PlOCHARD DE LA BRULERIE, p. 173 et 221, ESpCCe et varied geographique. POUCHET, p. 110, 129, 183, 225, 261 et 312, Influence de la lumiere sur les larves de Dipteres privces d organes exterieurs de vision. ROUSSANE, p. 237, Non-conta gion de la maladie des Vers a soie. SCUDDER, p. 66, Le~pido- ptere fossile (Satyrites) d Aix en Provence. - E. DE SELYS-LONG- CHAMPS, p. 175, Note sur plusieurs Odonates de Madagascar et des lies Mascareignes. SIMON, p. 51 et 97, Etudes sur les Scorpions. TOURNIER, p. 250, Coleopteres nouveaux (Clavicornes et Magda- linus) d Europe. ID., p. 257, Catalogue des Longicornes recoltes en Asie-Mineure par M. Th. Deyrolle, et description des especes nouvelles. (Get ouvrage a ete donnS par le Ministere de 1 Instruction pu- blique.) * Revue medicate de Toulouse, T ann^e, n 5. Toulouse, 1873. Q Transactions of the New-York State Agricultural Society, 1869 et 1870, 2 vol. Annee 1869. ASA FITCH, p. 494, Thirteenth Report on the noxious, beneficial and other Insects of the State of New-York. Annee 1870. ASA FITCH, p. 355, Fourteenth Report on the noxious, beneficial and other Insects of the State of New-York. Verhandlungen der k. k. zoologisch-botanischcn Gesellschaft in Wien, t. XX (16 pi.), 1870, et t. XXI (14 pL), 1871. Tome XX. WiNNERiz, p. 3, Heteropeza und Miastor. ID., 14 p. 9, Die gruppe der Lestreminae. V. BERGENSTAMM, p. 37, Ueber die Metamorphose von Platypeza holosericea. MANN, p. 37, Beitrag zur Lepidopteren-Fauna von Raibl in Ober-Karnten. Baron NOLKEN, p. 59, Cidaria tristata und funerata. GREDLER, p. 69, Rhynchota tyrolensia. TSCHEK, p. 109 et 403, Beitrage zur Kenntniss der b slerr. Cryptoiden. D r KRIECHBAUMER, p. 157, Vier neue Hummelarlen (Bombus, etc.). MILLER, p. 219, Zwei neue Otiorhynchus-Arten. VON FRAUENFELD, p. 235, Ueber Ver- tilgung des Rapskiifers. D r FIEBER, p. 243, Dodecas neuer Gat- tungen und neuer Arten europaischer Hemiptera. ROGENHOFER, p. 869, Ueber die synonymic und die fruheren Stande von Earias insulana und Beschreibung einer neuen Art. D r MAYR, p, 939, Neue Formiciden. Tome XXL TSCHEK, p. 37, Ichneumonologische Fragmente. MANN, p. 69, Beilrag zur Kenntniss der Lepidopteren-Fauna des Glockner-Gebietes nebst Beschreibung drei neuer (Microlepidopt.) Arten. BRAUER, p. 103, Ueher zwei neue in Mexico entdeckte Insekten (Phryganide et Agrionide). ID., p. 107, Beitrage zur Kenntniss der Lebenweise und Verwandlung der Neuropteren (Mi- cromus, Panorpa et Bittacus). AUSSEREU, p. 117, Beitrage zur Kenntniss der Arachniden-Familie der TerritelariaB (Mygalidae au- tor.). D r MAYR, p. 399, Die Belostomiden. TSCHEK, p. 797, Neue 6 sterreichische Gynipiden und deren Gallen. ADSSERER, p. 815, Neue Radspinnen (Aran&des). Low, p. 841, Zoolo- gische Notizen : I. Beobachtungen iiber das Eierlegen und Spinnen der After- oder Bucherskorpione (Pseudoscorpiones, V. Obisida) ; II. Ueber die Metamorphose und Lebenweise von Trioza flavipen- nis. WINNERTZ, p. 847, 14 neue Arten der Gattung Sciara. D r FORSTER, p. 873, Monographic der Gattung Hyteus. KOLAZY, p. 1085, Ueber die Nahrung der Gattung Gryllotalpa vulgaris. D r GRABER, p. 1091, Ueber Polygamie und anderweitige Gesch- lechtsverhaltnisse bei Orthopteren. ID., p. 1097, Ueber die Ursprung und Bau der Ton-Apparate bei den Akridiern. WEYENBERGH, p. 1201, Ueber Fliegenschwarme. HOFFMANN, p. 1261, Ueber Aufbewahrung mikroskopischer Praparate. 15 OUVRAGES DIVERS. * CANESTRINI (Prof. G.). Nuove specie italiane di Aracnidi. Padoue, 1873 (broch. in-8 extr. des Atti della Societa Veneto-Trentina). * QILEDVLIEG. Les Papillons diurnes de Belgique. Broch. in-12, avec carte teinte"e. Bruxelles, 1873. Offert par M. Preudhomme de Borre au nom de 1 auteur. Avis L Excursion entomologique annuelle anx environs de Paris aura lieu dans la foret de Fontainebleau, le dimanche 15 juin prochain. Prendre des billets d aller et retour (valables du samedi matin au Iwidi soir) au chemin de fer de Lyon, boulevard Mazas. Departs de Paris, le matin, a 7 h. 55 m. et 8 h. 40 m. de Fontainebleau, le soir, a 8 h. 18 m. et 9 h. 30 m. Rendez-vous a Fontainebleau, a 10 heures 1/2 precises, a I h&tel du Gygne, Grande-Rue. Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note insdree dans le Bullelin des stances nedevrapas comprendre a Tavenir plus d une page d impression. Nous prions nos confreres de se conformer h cette decision s ils ne veulent pas que la Societe soit contrainte ou de reduire l e"tendue des travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non dans le Bulletin. Toutes les reclamations relatives au Bulletin, ainsi que les demandes d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] doivent fetre adress6es au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Button, 27, qui est charge" de 1 exp^dition du Bulletin des seances. Paris, 7 juin 1873. EXTRAIT DU REGLEMENT DE LA SOClfiTE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Amice f 873. IS - dc sa fonclallon. Le montant de la cotisation, pour les Membres de la Socie^e", est par an, de : 24 fr. pour les Membres residant a Paris; 26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a 1 gtranger. Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par trimestre. Les Membres non residanl a Paris doivent faire parvenir la leur au Tresorier de la Society sans frais, immediatement apres Cannonce de leur nomination, et, pour les a:nn6es suivantes, dans le courant du rnois de Janvier. Les Membres de la Socie"t ne recoivent leurs Annales que par la So- ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoyes francs de port, jusqu a residence, aux Membres non residants (hors Paris et a 1 etranger), apres reception de leur cotisation de l anne"e courante. La Societ^ correspond par I entremise de son Secretaire, de son Treso rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le recouvrement des cotisations et Tenvoi des numeros des Annales, el les derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquels doivent etre adresses, francs de port, & M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3 ; a M. L. BUQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, Archiviste-Bibliotliecaire, rue Hautefeuille, 30, & Paris. Pour tout ce qui a rapport au Bulletin bi-mensuel, s adresser au Tre sorier adjoint, M. fimile RAGONOT, rue de Buffon, 27. NOTA. Pour ne pas eprouver de retard dans Tenvoi de leurs Annales, il est essentiel que MM. les Membres francais et etrangers adressent, dans le courant de Janvier de chaque annee, le montant de leur cotisation au Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la paste aux lettres } soit par la voie du commerce. Tout Membre doit la cotisation de I ann^e dans laquelle il a e"t6 recu, quelle qu en soit la date, et recoit, en consequence, les Annales de ladite ann6e. Chaque auteur d un memoire insure dans les Annales (a Texception du Bulletin] a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches noires}. Au dela de ce nombre il doit en faire la demaude. Le prix des tirages a part supplementaires est de 5 centimes par feuille d impression, de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche colorize. L auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a cet egard en meme temps qrfil envoie son travail, et solder les dits tirages aussitot apres Timpression de son m^moire. PARIS, Typog. FfiLIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22, N S. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli par III. E. nESitf AREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. La prochaine seance de la Societe (25 juin 1873) aura lieu dans le nouveau local qui vient de nous etre accorde par M. le Prefet de la Seine, a la Mairie du VI e arrondiesement (place Saint- Sulpice). Reunion a 7 heures 1/2 du soir. Seance du 11 Juin 1S73. Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. S3 mcmbres presents. M. Achille Raffray, de Boghari (Algerie), assiste a la stance. Communications. M. L. Buquet donne lecture de la notice nScrologiquO suivante sur M. A.-R. Follias : Notre 8001616", dej k si cruellement frapp^e depuis quelques mois, dans la personne de plusieurs de ses membres , doit enregistrer encore une perte re"cente, celle de M. Alexis-Rupert Follias, ne" k Avize (Marnc), en octobre 1813. A def aut de renseignements precis, que je n ai pu me procurer, sur ses premieres anne"es, je me bornenii a dire que, fils de notaire, M. Follias avail fait de bonnes Etudes et recu une excellente Education : de la les rapports agre"ables et pleins de courtoisie que n ont cess6 d avoir avec notre regrelte confrere les entomologisles qui, comme moi, e"toient en relations avec lui. Bon observatenr, chasseur experiment^, notre collegue s est borne a former avec methode et un soin tout particulier une inte"ressante collection de Coleopteres; mais, soit exces de modestie, soit faute de loisirs suffi- sants, rien n a et6 publte de ses interessantes remarques. M. Follias fit tout re"cemment un voyage a Paris, et, bien quMl sc plai- gnit de palpitations, causees sans mil doute par les emotions qu il a res- senlies lors des derniers ev&iements, rien ne faisait pressentir cependant une fin aussi soudaine. Ancien negociant, vice-president de la Socie"te de Saint-Vincent-de-Paul, a Abbeville, agree pres le Tribunal de Commerce de Reims, M. Fotlias, en- toure" de sa famille, est decede dans cette derniere ville, le 12 mai 1873, dans sa soixantieme annee. II comptait parmi nous depuis 1863 (1). M. H. Lucas communique la note suivante, relative a un Cionide appartenant au genre Nanophyes de Schonherr : J ai la satisfaction de faire passer sous les yeux de la Societe plusieurs individus vivants du Nanophyes burisei, que j ai de"crit et figur6 dans mon ouvrage sur les Animaux article s de TAlge^ie, t. If, p. 460, pi. 38, fig. 10 (1849), et qui ont ete observes dans des conditions assez particulieres. M. le docteur Cordier ayant passe Thiver en Alg^rie, m a rapport^ a son retour plusieurs galles qu il a renconlr^es sur V Umbilicus pendulinus de Candolle. En examinant ces excroissances, qui fixent 1 attention par leur forme irre"guliere, j ai remarqu6 qu elles presentaient a leur surface des ouvertures plus on moins arrondies, a bords fletris, et paraissant d^ja anciennes. J ouvns plusienrs de ces excroissances, et dans chacune d elles j ai eu le plaisir de rencontrer cinq a six individus du Nanophyes Durisei. Gette julie petite espece, qui est assez agile, dont les antennes sont sans cesse en mouvement, se nourrit de la seve tres-abondante que contiennent ces galles, dans lesquelles elle ^tablit des galeries sinueuses et pro- (t) La Collection de M. Follias est en vente. S adresser a M rae Follias, sa veuve, rue Colbert, 22, a Reims (Marne). fondes. Lorsque Ton examine ces excroissances, tres-dures au toucher, on remarque qu elles ont unc teinte carmine e tres-foncee; elles sont isolees*, quelquefois reunies cependant et affectent une forme arrondie ou ova- laire. Ces excroissances ou hypertrophies, qui acquierent un certain de>e- loppement, ont ete trouvees en juin, aux environs d Alger, el, suivant M. le docleur Cordier, ces galles ne seraient pas rares sur Y Umbilicus pcndulinus. M. Al. Laboulbene, a la suite de la communication de M. II. Lucas, dit que Leon Dufour a decrit et figure une larve gallicole du Nanodcs hemi- sphaericus OLIVIER et sa nymphe (voyez nos Annales de 185/j, p. 651, pi. 19, n III), qui vivent sur le Lythrum hyssopifotium, aux environs de Saint-Sever. M. Charles Brisout de Barneville presente quelques observations sur les genres Heterocerus et Parnus : En etudianl les Heterocerus et les Parnus avec le dernier travail que viennent de faire parailre MM. Mulsant et Rev, j ai (He, amen6 & faire quelques observations nouvelles qui ne seront pas sans interet. IS Heterocerus murinus Kies., qui me paralt n avoir que dix articles aux antennes, presente une massue petite, compacte et ovalaire. Toutes les autres especes ont les antennes composees de dix a onze articles, avec une massue oblongue dentee en scie interieurement. Les Heterocerus hispidulus Kies., curtulus Fairm., marmota Kies. et minutus Kies. n ont que dix articles aux antennes, les troisieme et qua- trieme 6lant tres-petits, la massue est composee de six articles. Chez ces especes les plaques abdominales sont entierement fermees. Je rapporte au curtulus Fairm. une petite espece- d Alg^rie voisine du marmota, mais un peu plus petite. Les autres especes presentent onze articles aux antennes, la massue etant de sept articles. Six de ces especes ont les plaques abdominales completement fermees. Ce sont les Heterocerus maritimus Guerin, pruinosus Kies., intermcdius Kies., crinitus Kies., curtus Rosenh., senescens Kies. (punclatus Ch. Bris.). MM. Mulsant et Rey n ont pas connu plusieurs de ces especes, qni se trouvent en France. Le maritimus Gue"rin est tres-voisin du marmola, mais bien distinct par ses antennes de onze articles ; il se prend sur les bords de la Manche et aussi en Andalousie et en Algerie. Le pruinosus Kies. est tres-repanclu dans toute la partie meridionale de la France; il est tres-commun dans la vallee de la Soudon, pres de Geneve. II se distingue de Vhispididus, auquel il ressemble beaucoup, par sa ponctuation un peu plus forte, son corselet tache" de rouge au milieu et ses antennes de onze articles. Je rapporte avec quelque doule a \inlermedius une espece re"colte"e par Delarouze"e aux environs de Pau, mais qui parait corresponds a la des cription. Le curtus a e"te pris dans le departement du Var par feu de Baran. Le sencscens Kies., qui est idenlique a mon punctatus, a ete capture" a Arcachon par le docteur Marmoltan. Toutes les autres especes ont les antennes de onze articles, avec les plaques abdominales non ferme es au cote" interne. Chez les Parnus, les articles des antennes sont tres-difficiles a coinpter, aussi je n ai pu constater la presence du troisieme article, que Jacquelin Daval assure avoir vu; MM. Mulsant et Rey, comme ce dernier, admettent onze articles aux antennes. J accepte done le troisieme article comme bien constate". Gependant, en e"tudiant les differentes especes du genre, je me suis apercu que trois de ces especes avaient un article de moins a la massue : ce sont les Parnus strialo-punctatus Heer, pilosellus Er. et striatdlus Fairm. et Ch. Bris. Les antennes ne sont ici que de dix articles, la massue en presentant sept. Cette observation etablit done d une maniere tres-nette la separation du striatellus et du prolifericornis. Toutes les autres especes ont la massue des antennes composed de huit articles. M. le docteur Al. Laboulbene pre"sente quelques observations a la suite de cette communication; il dit que deja Le"on Dufour avait signale la grande difficulle de re"tude des antennes du Parnus et conseille" de faire macerer un peu cette antenne pour en de boiter et mettre en Evidence les articles (Annates des Sciences naturelles, 2 e serie, 183Zi, et pi. 2, fig. 12). M. Charles Brisout de Barneville annonce qu il a trouv6 dans la for6t de Marly VHarpalus pygmxus Dej., espece meridionale; le Bledius femo- 5 ratis Er. (sus Aube) en quantity et un Stenus, probablement le trivialis Kr., indique du Tyrol. M. E. Ragonot lit la note qui suit, dont Fimpression in extenso cst decidee : J ai eu occasion de parler dans les Petites-Nouvclles des mceurs et des fourreaux des chenilles du genre Coleophora; dans le but d encourager les microlepidopteristes debutants a rechercher par eux-memes ces chenilles, j ai 1 honneur de presenter a la Socie"te une lisle des especes que j ai observers aux environs de Paris en une huitaine de jours, a la fin de mai et au commencement de juin. La plupart de ces especes n ayant pas encore e"te sigoale es comme appartenant a la faune francaise, je pense que cette liste ne sera pas sans inte"ret pour les microlepidopteristes. Notre estim6 collegue M. Jourdheuille ayant clonne tous les details an sujet des planles nourricieres de ces Le"pidopteres, je pense qu il serait inutile d en reparler ici pour toutes les especes. Voici les chenilles que j ai pu observer un peu parlout, plus ou moins abondamment : Badiipennella. Pyrrhulipenmlla. Limosipennella. Vibicella. Ochripennella. Conspicuella. Lutipcnnella. Discordella. Fuscedinella. Onosmelia. VimineteMa. Ccespititiella. Nigricclla. Solitariella. Alcyonipcnnella. Grypliipennella. Hemerobiella. Troglodytdla. PaUiatelia. AnatipenneUa. SereneUa. Chatcogrammelta. Observe" des mines sur le Cerastium arvensc, a Sucy- en-Brie ; mais je n ai pu trouver les fourreaux. Auriceila. Commune a Lardy sur le Stachys recta; plus rare sur la Eetonica oflicinalis, a Bouray, Senart et Fonlainebleau. Conyzds (?). J ai trouve sur rinula conyza un fourreau ressemblant un peu a celui de I 1 Auriceila, mais plus e"lroit et plus fonce"; il est possible que ce soit le fourreau dc la Conyzse, Coronillae (?). Trouvd des fourreaux sur la Coronitla varia, a Lardy. Le fourreau ressemblo tellement celui dc la Sereneila qui vit sur I 1 Astragalus, le Golutea et VHippocrepis comosa, que, pour etre fix6, je dois altendre l^closion du papillon, qui est bien different de la Scrcmlla. II est possible que cela ne soil que la Screnclta, car M. Stainton m ecrit que le fourreau de la Coro- nillse se trouve sur les graines et qu il est droit et cylindrique ; rnais nion type de la Coronillse est accompagne" d un fourreau semblable & celui de la Sercnella. Ditclla. Trouvee communement sur Y Artemisia campestris, a Lardy el dans la foret de Fontainebleau (vallee de Jauberton). Csslibipennella. Plusieurs sur V Artemisia campestris et YA. vulgaris, a Bouray. Ochrea. Plusieurs a La Varenne, sur YHelmnthemurn vulgare. Ce four reau, malgr6 sa grande taille et sa couleur jaunatre, est tres-cliffi- cile a trouver, parce que la plante croit en touffes si conside rables, que les taches que fait la chenille arretent a peine rceil. 11 faut beaucoup de patience pour la irouver. La chenille vit aussi sur les boutons des fleurs, et lorsque le fourreau y est attache on Tapercoit facilement. Wockeella. Je n ai obtenu qu un seul fourreau sur \diBetonicaofficmalts, malgre toutes mes recherches; mais si c est bien lameme espece qui vit sur la Pulmonaria saccharata dans les clairieres herbues et ombrage es des bois, elle est assez commune et je 1 ai ren- contr^e a Senart el au bois de Notre-Dame. Saponariclla. En cherchant avec soin, a Bouray, au pied des plantes de Saponaire et sur les brindilles d herbes avoisinantes, j ai trouve une quaranlaine de fourreaux et je pris plusieurs papillons. Les chenilles ne se Iransforment pas toutes a la meme epoque; j en ai qui sont encore actives. ChamaedryeUa. J ai recolte une vingtaine de fourreaux sur le Teucrium chamsedrys, dans la foret de Fontainebleau (valle"e de Jauberton), sur des talus ombrages exposes au midi. Lineolea (?). J ai trouve un certain nombre de fourreaux a Bouray surle Marrubiwn vulgare. Gomme cetle espece n a jamais ete trouvee sur cette plante, je ne suis pas encore bien sur que c est la Lineotea ; mais ce n est pas VOchripennella. A d autres e"poques j ai trouve les especes suivantes : Juncicolella. ParipenneLla. Sicci folia. Atbitarsella. Annulate lla. et j ai pris au vol t Leucoapennella. Deauratella. Murinipennella. Fuscocuprella. Frischella. Currucipennella. Albicans. Ce qui fait un total de quarante-quatre especes, et il est probable que je pourrai augmenter conside rablement cette liste en continuant mes recherches. J ajouterai que beaucoup de ces especes peuvent encore se rencontrer ce mois-ci. M. Lichtenslein adresse une longue note en reponse au travail de M. V. Signoret sur le Phylloxera vastatrix, insure dans le nuraero 3 du Bulletin des seances de la Sociele. Gette notice depassant considerablement la limite assignee a chaque communication (decision du 28 mai 1873), la Socie~te decide qu elle sera renvoyee a I auleur, afm d en reduirc 1 etendue. M. H. Lucas communique la note rectificative suivante : J ai fait connaitre dans le Bulletin de nos Annales, Zi e serie, t. X, p. L (1870), un cocon remarquable par sa forme et que j ai considere comrae e"lant construit par VAtlus Doumerci Walck. Notre confrere M. E. Simon, dans son Hist. nat. des Aran., p. 322, fig. 150, 1864, a repr&ente cette singuliere habitation et a forme avec TAraneide qui en est en meme temps et le constructeur et Tarcliitecle, un sous-genre auquel il a donn6 le nom de Lagenicola. D autres auteurs, parmi lesquels je citerai M. E. Simon lui-meme, ont depuis e"tudie ce cocon et out reconnu que celle habitation n elait pas construile par une Araneide de la famille des Attides, mais bien par VAgrseca (Agalemi) brunnea de Black wal, Hist, of Spid. of Great Brit., part I, p. 159, pi. xn, fig. 102 (1861). Ce qui a cause cette erreur, c est que 1 on trouve assez souvent le cocon de cette Aran6ide entierement nu, c est-a-dire non acheve et non entoure" d une toile recouverte a Tex- te"rieur de fines parcelles de sable et de terre dispos6es de maniere a cacher aux yeux de 1 observateur le tissti blanc argent mat, soyeux, qui compose 1 enveloppe, C est dans ces conditions que j ai e tudie derniere- _ 8 - ment, avec noire confrere M. J. Kunckel, un cocon de celte Aran6ide, con tenant des oeufs fecond6s, dont j ai obtenu plusieurs 6closions. En exa- minant les jeunes Araneides qui en sont sorties, j ai remarque" qu elles sont enlierement d un blanc teslace" et que les organes de la vision sont disposes comme chez les especes du genre Agrseca. Quand, au contraire, apres avoir 6tudie ce meme cocon ainsi protege, on 1 ispole ensuite de son enveloppe, on relrouve cette habitation lelle qu elle a 616 decrite et figuree, alfectant la forme d une petite bouteille. Ce cocon, extremement curieux par sa forme et sa contexture, que j ai trouv6 assez abondamment en Normandie, parliculierement aux environs de Honfleur, est ordinaire- ment fixe" aux ramuscules d une petite bruyere designed sous le nom d 1 Erica ou de Calluna vulgaris. J ai rencontre aussi cette singuliere habitation en Bretagne , particulierement dans les environs de Brest , de Roscoff et du Portrieuc. M. le docteur Al. Laboulbene, apres la communication de M. H. Lucas, dit qu il avail justement prepare dans une boite les coques de YAgelena brunnea pour les montrer a la Soci^te". II fait passer sous les yeux de ses collegues le cocon non fini, simplement tisse, el a cot6 un autre cocon tapiss6 de terre en parlie, mais dont rexlr6mil6 est tronquee comme sur le cocon de soie; enfin plusieurs autres monlrenl le dernier degr6 de revetement de terre fait par l Aran6ide. Notre collogue ajoute qu il a recueilli ces cocons, comme il 1 avait annonc6 deja (voyez Bulletin des stances, n 3, p. 8), a Saint-Denis-d Anjou (Mayenne) et qu il a obtenu un Hemiteles parasite. Mais il n a vu que la femelle aile"e ; il a, cette anne"e, 1 espoir d avoir le male de cette espece, qui est grande, Ires-belle, et qui est inconnue a M. le docteur Giraud. M. Al. Laboulbene montre, comme objel de souvenir, une lettre recue en 1850 et renfermant, colles sur papier, des insectes recueillis et envoycs par M. Pandell6. Ces insecles, resits dans un volume d entomo- logie aux trois quarts consume" par 1 incendie de sa maison pendant la Commune de Paris, sont encore intacls. Beaucoup d entre eux etant inte- ressanls par leur provenance pyrene"enne , notre collegue les oflre a M. Ch. Brisout de Barneville, President de la Soci6l6. Paris, 20 juin 1873. PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. N 6. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par 1U. i:. DESMAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. La procbaine seance (9 juillet 1873) ainsi que les suivantes auront lieu a la Mairie du Vie arrondissement (place Saint- Sulpice). Seance du 5 Juin 1873. Presidence de Ci. BRISOUT DE BARNEVILLE. 2/i membres presents. M. Raffray, de Boghari (Alg^rie), assiste a la seance. La Soci6t6 tient sa seance dans le nouveau local qui vient d etre mis a sa disposition par M. le Prefet de la Seine, a la Mairie du VI e arrondis- sement (place Saint-Sulpice). Communications. M. Desbrochers des Loges adresse la description de trois especes nouvelles de Coleopteres d Europe : CORYMBITES PUTONIS. , nigro-virescens, griseo-pubescens ; antennis subfilifonnibus in 2 ~ medio vix incrassatis, articulis omnibus Latitudine evidenter longioribus; prothoracc subdepresso, insequali, a tatere imprcsso ac sinuate, tarsorum anticorwn articulis simplicibus, gracilibus. Long. 6 1/2-7 mill.; lat. 1 7/10 mill. Le Lioran (Cantal). Plusieurs males, capture s en battant des sapins pres de la station du chemin de fer, par MM. le D r A. Puton et L. Lethierry. Tres-voisin du C. nivicola, dont 11 se distingue par le prothorax bien moins convexe, presque rectilineairement atte nue sur les cote s, avec une sinuosite late"rale limitee en dedans par une depression longitudinale ; par les articles des anlennes quatrieme a septieme a peine plus longs que larges, etc. CORYMBITES PAULINOl. Cuprxus, parce griseo-sequatiter pubescens; antennis articulo ultimo prsecedente longiori; prothorace medio longitudinaliter , profunde sulcato; elytris postice non ampliatis, interstitiis exterioribus convexis. Long. 15-17 mill. ; lat. A-5 mill. Coiimbra (Portugal). Je Pai recu de M. Paulino d Oliveira. Ressemble beaucoup au C. tesselatus, variete assimilis, pres duquel il doit prendre place ; mais chez cette espece les deux derniers articles des antennes sont egaux en longueur, le menton est moins avance en ogive, le prothorax est obsole tement sillonne" seulement a la base ou sans sillon, et les elytres sont plus ou moins 61argies en arriere. DlCHOTRACHELUS KOZIOROWICZI. Long. 3 1/2 mill.; lat. 1 1/2 mill. Get insecte, que M. koziorowicz a decouvert en Corse, se rapproche beaucoup du D. Rudcni. Il en diflere par le prothorax bien plus e"troit, a sillon moins profond ; par le scape des antennes mince dans ses deux tiers basilaires, mediocrement renfle ensuite, depourvu de soies clavi- formes; par la massue allongee, bien plus etroite; par les tibias minces et peine garnis de quelques soies e carte es le long de leur tranche externe, obsolelement pubescents en dedans; par les elytres, re gulierement con- vexes, n ayant pas la suture et Textremite des cotes rendues plus elevens posterieurement par des faisceaux de soies claviformes. Rostre distinctement sillonne", ainsi que le prothorax. Antennes greles, 3 & premier article du funicule obconique-allonge, !es autres successivement plus courts, les derniers transversaux. Prothorax aussi long que large, a peine arque late"ralement, profonde"ment impressionne" transversalement a son bord ante"rieur. tilytres allongees, convexes, en pointe tres-obtuse au sommet, a troisieme et cinquieme intervalle Sieve s, non costiformes ; des soies tres-claviformes nombreuses en arriere, bien plus rares ante"rieure- ment, e"galement deve es, ne rendant pas les cotes des elytres plus sail- lantes a la base ; stries assez distinctes, mais a ponctuation obsolete. Cuisses marquees , avant le sommet, d une tache de squamules blan- cha" tres ; tibias avec une se"rie de soies epaisses en dehors et quelques poils en dedans : les anterieurs legerement courbe"s en dedans, seulement au sommet; troisieme article des tarses beaucoup plus large que les pre"c6- dents. M. de Marseul envoie une nouvelle note sur les Leucolxphus : Plus heureux que moi, M. H. Lucas a pu obtenir en communication le type du Leucotaephus nigropunctatus, et, en le comparant avec des Perrisi que possede M. Leprieur, il a conclu que ce ne sont que le male et la femelle d une meme espece, corroborant ainsi mes conclusions, qu il avail combattues d abord (voir stance du 9 avril, Bulletin n 1, pages 11 et 12). Toutefois, je ferai remarquer a notre savant collegue que je possede plu- sieurs exemplaires du nigropunctatus en parfait etat de conservation et que j avais pu les comparer avec le vrai type, le seul type du Perrisi. Quant a son liliputanus, represents" par un seul individu , qui me semble une femelle, la disposition des points noirs denudes et des lignes de meme nature sur ses elytres, semble au premier coup d*oeil en faire une espece diflerente du Perrisi, et il me parait utile d en faire ressorlir les caracteres differentiels; mais pour 6tre cornple tement fixe" sur la ques tion, il serait prudent d attendre des materiaux plus nombreux : jusque-to je maintiens mon doute. M. Raffray, a la suite de cette lecture, pre"sente e"galement quelques remarques : M. Gaston Allard, d Angers, a recu dernierement quelques insectes fort curieux venant de Ouargla et de 1 Oued-Souf, dans le Sahara alge"rien, et, entre autres, un nombre relativement considerable de Leucolsephus que j ai pu examiner dans sa collection. Us appartiennent tous au nigropunc Luc., et Perrisi Luc., et sont dans un 6tat parfait de conservation. J ai pu constaler combien sont inconstantes les differences invoquees pour elablir ces deux especes. Le nombre des epines aux tibias antelieurs varie jusque chez un mme individu. La taille et la forme, plus ou moins grande et trapue, sont sans nul doute un caraclere sexuel, et j ai remarque que le nombre des individus de grande taille et de forme plus trapue etait de beaucoup le moins considerable. La ponctuation est aussi tres-variable comme intensity ou comme disposition ; mais dans aucun des Leucolsephus de M. G. Allard je n ai vu de traces des lignes elevees et de"nudees qui ornent les elylres du lilipuianus Luc., dont M. H. Lucas a bien voulu me montrer un individu, ni rien qui fit pressentir une transition entre les elytres simplement ponctuees de noir des nigropunctatus et Perrisi et les elytres a cotes denudees si tranchees du liliputanus Luc. Je crois done que cette derniere espece devra etre conserved comme bien distincte et les deux autres re"unies en une seule. M. Desbrochers des Loges e"crit qu il a capture" a Gaunat, sur des bouleaux, au mois d avril dernier, VOrchestes 5-maculatus Chevr. L exa- men de cet insecte et d un assez grand nombre d individus qui lui viennent de Laval Fa convaincu que cette espece, ainsi que Favait observe" M. H. Brisout de Barneville, n est autre que le semirufus Gyll. Les caracteres indiques par M. de Marseul (Bulletin 1868, p. LXXVI) n ont rien de cons tant : la pubescence est tantot grisatre sans e"clat, tant6t a reflet dore ; les taches de nude es, sans disparaitre completement, sont sou vent peu mar- que"es, et il n est pas rare de trouver des exemplaires chez lesquels les places de nude es ne sont pas plus fonce"es que le reste de Fe"lytre. Quant a la forme du prothorax, les differences signalees par M. de Marseul sont purement sexuelles et se retrouvent a tous les degr^s chez les individus qu il a sous les yeux. M. de Marseul annonce, au contraire , par Fentremise du Secretaire, qu il a retrouve" aupres de Fougerolles (Mayenne) VOrchestes 5-punctatus, toujours orne de ses cinq taches bien marquees, et que jamais il n a pris dans la meme localite un seul individu de Fespece a laquelle on pretend le rapporter. M. Marmottan fail savoir qu il a obtenu a Paris la Sijmpiezocera Laurasi, provenant d eclosion de larves contenues dans des souches de gen^vriers qu il avail rapportees de Fonlainebleau il y a deux ans. _ 5 ~ M. Lichtenstein e*crit qu ignorant la decision prise par la Socie te relative a 1 etendue des communications du Bulletin, il avail envoye" au Secretaire nne note detaillee qui devait re"pondre a celle de M. V. Signoret au sujet du Phylloxera vastatrix. Gontrairement a Topinion de notre collegue, il soutient que le Phyl loxera est la seule et unique cause de la maladie qui ravage nos vignobles. II croit que le genre Phylloxera offre des individus males aile"s, des femelles aile"es et apteres, et peut-etre une forme qui s e"teint sans acque"rir des ailes. Une lettre adressee a un viticulteur de Bordeaux, qui a cru devoir la publier dans plusieurs journaux de Paris, nontenant des expressions telle- ment e loigne es de celles qu il a toujours ete heureux de trouver dans nos courtoises et amicales discussions, il ne re"pondra plus a nos collegues, et il retire la note qui a e"te mentionne e dans la seance du 11 juin dernier. Le meme membre donne aussi la note suivante sur les moeurs du Tachytes pompiliformis Panzer, T. nigra Latr. : J ai trouve", dit-il, cet Hyme"noptere creusant dans le sable et y prati- quant des galeries de 10 a 12 centimetres de long, au fond desquelles il e"tablit une petite loge spherique dans laquelle il apporte quatre petiles Sauterelles au plus, d un centimetre de long, qui me paraissent etre des larves du genre Chortipus (probablement le C. variabilis ou C. prato- rum). Une de ces larves de Sauterelles porte Toeuf du Tachytes colle enlre les deux premieres pattes sur la poitrine. J ai mis soigneusement trois niche"es ainsi composers dans des tubes en verre pour suivre les m6la- morphoses de cet insecte. M. E. Simon adresse la note qui suit : Dans mon dernier travail, public par la Soci6te" royale des Sciences de Liege, et intitue : Araneidcs nouveaux du midi de CEurope, 2 e memoire, j ai dit, a propos des Avicularia andalusiaca et maroccana (p. 15) : Ces especes rentrent dans le nouveau genre Jschnocolns de M. Ausserer ; il serait meme bon de les comparer aux S. triangulifer As. et holoscriceus L. K. Depuis que ces lignes ont ete imprimees, M. le professeur Waga m a soumis plusieurs Aran&des de Sidle, parmi lesquels j ai reconnu Ylschno- tolus triangulifer ; cette espece est voisine, mais bien distincte de celles que j ai de"crites; elle differs surtout de V andalusiacus par ses yeux late"- raux posterieurs presque arrondis (non anguleux) et peu se pare s des ante- rieurs ; elle se distingue du maroccanus par les tibias de la premiere paire de pattes et ceux de sa patte-machoire plus longs et un peu plus greles relativement h la patella. J ai vu aussi une femelle adulte de VAciinopus algerianus Lucas, venant de la province de Constantine ; comme je 1 ai deja dit, cette espece ne peut rentrer dans le genre Actinopus de Perty, qui est exclusivement americain ; elle a entierement le fades de la Cteniza Sauvagei Rossi, dont elle differe par ses yeux late"raux formant un rectangle et non un trapeze, les supe"rieurs n etant pas plus ^cartes que les anterieurs, comme cela a lieu chez G. Sauvagei. M. Ausserer s est servi de ce caractere pour separer ses deux genres Cteniza et Cystocarenum ; mais je dois avouer qu il me parail bien faible pour avoir une valeur gene"rique; cependant, en compa- rant les autres parties du corps chez les deux especes, j ai trouve que la forme du plastron est toute diffe rente : en effet, chez C. Sauvagei le plas tron est plus long que large, graduellement retre"ci en avant, ou il est tronque, tandis que chez C. algeriana il est aussi large que long et presque arrondi j j en ai conclu que le genre Cystocarenum pouvait e" tre conserve, mais avec des caracteres tout autres que ceux dont M. Ausserer s est servi. M. H. Lucas communique la note suivante : M. Thorell, professeur de zoologie a 1 Universite d Upsal, vient de ter- miner un travail considerable ayant pour tit re : Remarks on synonyms of European Spiders. Get ouvrage, public" en anglais, formant un volume in-8 de plus de 600 pages, sera utile et meme indispensable aux naturalistes qui se livrent exclusivement a 1 ^tude des Araignees. En consultant ce tra vail, dans lequel presque toutes les Araneides d Europe sont signale"es, ils auront un apercu synonymique complet des genres et des especes que renferme cet ordre interessant En effet, M. Thorell a porte" un soin tout particulier a la synonymie, sans laquelle il est impossible de s entendre en histoire naturelle ; elle esl chronologiquement 6tablie et accompagnee de notes et de remarques extr&mement curieuses. Ce meme naturaliste avail deja public, anterieurement a ce travail, un autre ouvrage in-Zi", ayant plus de 200 pages, qui a pour litre : On European Spiders, et qui, re"uni au premier, dont il est le Genera, forme un traite" complet dans lequel 1 auteur a expose", en faisant connaltre les caracleres qui les difierencient, les genres, les families et les sous-ordres qui composent actuellement 1 ordre des Araneides. Les zoologistes doivent etre reconnaissants a M. le professeur Thorell d une semblable publication faite avec talent et conscience, destined a faci- liter et a re"pandre l e"tude des Araneides, trop negligee de nos jours par les naturalistes, malgre les mceurs pleines d interet et 1 organisalion reel- lement merveilleuse de leurs repre"sentants. M. Al. Laboubene (stance du 11 juin 1873) parle des Yponomeutcs qui ont e"t6 si nuisibles aux pommiers, et il dit qu il a recu de M. Guene e une lettre et une brochure a ce sujet. M. Guenee, avec grande raison, fait remarquer qu il faut e"crire Yponomeuta avec un Y, et que le genre a 6te" fonde" par Latreille et orthographic de la sorte. Dut-il ne rien signifier, il faut respecter ce nom et ne pas suivre 1 exemple des auteurs alle- mands qui ont de tourne , pour ne pas dire plus, la priorite, en e crivant Hyponomeuta Zeller. L espece est la matmella Zell., Frey et Guene e (Gat. Microl., p. 106). M. Laboulbene ajoute que M. Guenee, dans son travail, propose d en- lever les toiles ou les chrysalides se sont renfenne es et de bruler ces toiles avant 1 eclosion des papillons. M. Berce dit qu il approuverait cette pratique, suivant lui, tres-ration- nelle. M. Goossens, revenant sur les moeurs du genre, pense qu en faisant la guerre aux nids des chenilles ecloses et placets dans une toile, pres de 1 aisselle des branches, on detruirait beaucoup de ces insectes. M. Fallou croit aussi qu on pourrait de la sorte arreter en parlie leurs ravages. Il est d avis que Tetude des premiers e"tats de ces chenilles est indispensable pour connaitre les especes, opinion a laquelle se rallient M. Laboulbene et les personnes qui ont pris part & la discussion. M. Ragonot, & propos de la note de M. le docteur Al. Laboulbene, dit que la question de la nomenclature, en ce qui concerne cerlaines especes ft Yponomeuta, est encore loin d etre resolue d une maniere satis- faisante et qu il est en train, ainsi que M. Fallou, de faire des Educations de chenilles pour tacher d arriver a la re"soudre. Ce qui a cause* beaucoup de confusion, ce sont les noms imposes par Linne" a deux especes : ainsi son Evonymella (Padi Z.) vit sur le Prunus padits et non sur le fusain (Evonymus Europxus), et la Padella L. mange lupine, le prunellier, etc., et non le P. padus. Cependant il n y a que les Padella L. et sa var.? Malivorella Gn., Malinella L., CagnageUa Hb. et Uahalebella Gn., dont la determination soil difficile, VEvonymella L. lant remarquable par ses cinq rangecs de petits points. La Padella ne peut etre confondue avec ses congeneres, parce que le dessous de ses ailes est entierement d un gris brunatre et les franges d un gris fonce". Cette espece varie beaucoup : il y a des individus d une cou- leur gris de plomb, d autres sont blancs, et il y a des varie tes interme*- diaires. On eleve surtout la varieie" blanche sur le pommier, et M. Guene"e Fa nomme e Padella, var. Malivorella ; c est peut-e" Ire une espece dis- tincte, et M. Ragonot en a recu des exemplaires d Angleterre ou, jusqu a present, on n a pu trouver la Malinella. Ce qui pourrait permettre de conside"rer la Malivorella comme une espece valable, c est que M. Stainton dit qu il a mis des chenilles de la Padella de l aube"pine sur le pommier et qu elles se sont laisse es mourir pluttit que d y toucher. La Malinella Z., qui vit sur le pommier, se distingue par ses ailes tou jours blanches, avec les franges blanches ou seulement tegerement teinte es de gris ; mais ce qui surtout la caracterise, a c6t6 de la Padella, c est que les ailes supe rieures ont la cote en dessous fmement. mais distinctement borde e de blanc et la f range est presque blanche. Le fusain nourrit la Gagnagella Hb. (Cognatella Fr., Evomjmella Sc.), qui ressemble beaucoup a la Malinella t mais qui est plus grande ; les franges des ailes supe rieures, tant en dessus qu en dessous, sont toujours d un blanc pur, et ge ne ralement les franges des ailes infe rieures sont de la me 1 me couleur ; mais comme certains specimens les ont teinte es de gris, il ne faut pas trop s appuyer sur ce caractere. On trouve la chenille de la Mahalebella en masses sur le bois de Sainte- Lucie (Prunus Mahaleb), mais il est tout a fait impossible de distinguer 1 insecte parfait de la CagnageUa; cependant il se pourrait que cela soil une bonne espece, les plantes nonrricieres ayant si peu de rapports entre elles. M. Ragonot pense que, pour arriver a une solution , il faudrait essayer d e"lever la chenille de Tune de ces especes sur la plante de 1 autre ; et il essayera de le faire. .. g __ Enfin toutes ces especes sont sujettes a une certaine e"tendue de varia tion, et ce n est que par I exp^rience qu on peut les reconnaltre. M. Ragonot (stance du 25 juin) ajoute aux communications pre ce - dentes les remarques qui suivent : Je n ai pu mettre a execution qu une partie des experiences sur les che nilles dCYponomtuta, que je proposals a notre derniere stance, le temps m ayant manque pour me procurer les chenilles propres au pommier et a Tepine ; mais j ai fait 1 essai de transposer les plantes nourricieres des chenilles de VEvonymella, Cagnagella et Mahalebella, et j ai constate" qu aucune de ces chenilles n ont voulu toucher aux plantes, autres que les leurs, que je leur donnais. Je pense done que nous avons effectivement deux especes distinctes dans la Gagnagella et la Mahalebella, malgre leur ressemblance a l e"tat parfait. Les chenilles se ressemblent aussi beaucoup, mais j ai remarque que la chenille adulte de la Cagnagella est entierement jaunatre, et les points verruqueux sont tres-pelits, presque invisibles, tandis que la chenille de la Mahalebella est d un blanc grisatre, avec les segments ante"rieurs seu- lement jaunatres et les points verruqueux plus grands et bien distincts, principalement sur les cote s. Quant a la chenille de YEvonymella, il est impossible de la confondre avec les aulres, car chacune de ses grandes taches ordinaires est suivie d une plus petite sur la mSme ligne, et les points verruqueux sont comme dans la Mahalebella. J ajouterai que la Mahalebella Gn. n est connue ni en Angleterre, ni en Allemagne ; M. Wocke, dans son catalogue, lui donne comme patrie unique la Dalmatic, mais c est sans doute par erreur, car il cite M. Guene"e comme 1 auteur du nom, et, dans son Index Microlepidopterorum, notre collegue dit positivement qu il a trouve" la chenille a Enghien sur le Prunus Malaheb ; je 1 ai moi-meme observed sur cette plante dans plusieurs autres localite"s, mais je ne sais si elle a ete" prise ailleurs qu aux environs de Paris. M. de Marseul, dans une lettre adresse e de Fougerolles, rapporle que les chenilles KYponomcuta qui, depuis plusieurs anne"es, devaslent les e"pines blanches, sont encore fort nombreuses cette anne"e. Elles ont com mence a paraitre vers le 20 mai, et notre collegue peut suivre a son aise leur de"veloppement ; elles sont environ de 15 a 20 par nid ; mais aucune ne se trouve ici sur les pommiers. 10 M. Charles Brisout de Barneville fait la communication suivante : Depuis deux ans j avais une larve d tilate ride , que j avais conserved dans un vase en verre, avec les debris dans lesquels je 1 avais trouve"e. J ai maintenu I humidile" dans ces de"bris pendant pres de deux annees, en mettant une eponge completement imbibe e d eau dans le vase, pose"e sur les de"bris ; le vase 6tait ferine" par une feuille de papier ficelee autour deson embouchure, et cependant it ne s est jamais forme" aucune moisis- sure. M. Raflray annonce qu il va partir prochainement pour la c6le" orien- tale de TAfrique. II compte s^journer plusieurs annees a Zanzibar, ou il se livrera a des recherches entomologiques. Membre recu. M. Ferdinand Reiber (Gole"opteres et Hemipteres d Eu- rope), negociant a Strasbourg , pr6sente par MM. L. Bedel et Goubert (commissaires-rapporteurs MM. Berce et Ghevrolat). BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. (Seance du iljuin 1873.) OUTRAGES P^RIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAV ANTES. Comptcs rendus des seances de I Acadtmie des Sciences, tome LXXVI, n* 21 et 22 (mai-juin 1873). 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Soc. of London. * Fcuille des Jeunes Naturalises (1), t. I (n os 1-12), t. II (n" 13-24), t. Ill (n 25-32), 1870-1873. Tome I. A. K., p. 5, Papillons. LES REDACTEURS, p. 10, Le mois de Juin (Entomologie). - M. H., p. 12, Araigne"es. DE PRINSAC, E. DOLLFUS, REGIMBART, p. 18, 32, 49, La Charite en- seignee par les Insectes. LES REDACTEURS, p. 22, Le mois de Juillet (Entomologie). L. MEYER, p. 30, 42, 9, 56, 64, Une course entomologique dans le Valais. J. BETOUS, p. 32, Les Courtillieres ; leur chasse. REGIMBART, p. 46, Observation sur la ponte du Dytiscus marginalis. M. H., p. 55, L Argyronete. LES REDACTEURS, p. 57, Le mois d Avril (Entomologie). A. CLAUDON, p. 65, Reflexions sur I utilit6 de 1 entomologie. LES REDACTEURS, p. 67, Le mois de Mai (Entomologie). E. D., p. 72 La faune des profondeurs dans les Grands-Lacs. E..., p. 74, 78, 86, 9/i, 104, Conseils aux debutants en entomologie. D HERS, p. 83, Ravages des chenilles sur les pommiers. REGIMBART, p. 85, Les Ilybius des environs d Evreux. LANCELEVEE, p. 103, Note sur la chasse du Serica brunnea. P. 108, Preparation des Le"pidopteres. C..., p. 109, Quelques mots sur le vol des In sectes. (1) Offert par M. Jean Dollfus. 12 - Tome II. LES RDACTEDRS, p. 1, L Histoire naturelle. E.,., p. 5, IZj, 36, Conseils aux debutants en entomologie (suite). J. S., Du cri du Sphinx Atropos. E. CHAUVEAU, p. 22, L Apus cancriformis. J. BARRIERS, p. 53, L lJyle"sine du pin maritime. M. REGIMBART, p. 69, 77, Ge ne ralite s sur les Hydrocanthares. E. LELIEVRE, p. 71, L Araigne e rouge ou la gobeuse d oeufs. M. H., p. 81, Notes sur la Lycosa saccata. H..., p. 83, Ghasse des Hyme nopteres. LES REDACTEURS, p. 95, Conservation des Chenilles. H..,, p. 110, Le Ver luisant. M. H., p. 113, Quelques mots sur les Psyllides. J. DE G., p. 121, Le Bibio Marci. G. BONAT, p. 127, Observations sur un des parasites du Chat. Tome III. P. 23, Insectes e lectriques (traduction). R. H., p. 53, Le Dytisque horde". E. LELIEVRE, p. 56, 77, Entomologie pratique : L echenillage. G. MINGAUD, p. 90, Le Scorpion rous- satre. * Journal d agriculture et d horticulture de la Gironde, n 261 (25 mai 1873). TRIMOULET, Lettre sur le Phylloxera vastatrix. DE VITTON, M&me sujet. * Societe des Sciences naturelles et historiques de Cannes, t. Ill, 1873, n 2 (Proces-verbaux). Q OUVRAGES DIVERS. * COLLETT (Robert). Lycodes Sarsii, n. sp., ex ordine Anacanthinorum Gadoideorum. Broch. in-8 avec pi. n. (Extr. des Acta Soc. scient. Christianensis, anni MDCCCLXXI.) Q * FAUDEL (D r ). Notice sur le Musee d histoire naturelle de Colmar (Ar- ticule"s, p. A3). Broch. iu-8. Colmar, 1872. * MOE. Cantate ved det. K. Norske Frederiks Universitets Mindefest for H. M. Kong Carl. Christiania. Q * MULLER (Alb.). Contributions to Entomological Bibliography up to 1862. Broch. in-8. (Extr. des Trans, of Ent. Soc., 1873.) - 13 - * SARS (G.-O.). Carcinologiske Bidrag til Norges Fauna : I. Monograph i de ved Norges Kyster forekommende Mysider. Broch. comp. avec 3 pi. n. Christiania, 1872. (Extr. des public, de 1 Universite royale de Norve"ge.) * ID. Diagnoser af nye Annelider fra Christianiafjorden. Broch. in-8. * ID. Nye Echinodermer fra den Norske Kyst. Broch. in-8. Q * ID. On some remarkable Forms of Animal Life from the great deeps of the Norwegian Coast., I. Broch. comp. avec 6 pi. n. Christiania, 1872. Q * ID. Undersgelser over Hardangerfjordens Fauna : I. Crustacea. Broch. in-8. * SIEBKE. Bidrag til Norges Insecktfauna. Broch. in-8. Christiania, 1872. * SIMON (Eugene). Araneides nouveaux ou peu connus du midi de 1 Eu- rope (2 e memoire). Broch. in-8 avec 3 pi. n. Bruxelles, 1873. (Extr. des Memoires de la Societe" royale des Sciences de Lie"ge). * THOMSON (James). Physis (suite). Q (Stance du 25 juin 1873.) OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. Comptes rendus hebdomadaires des seances de C Academic des Sciences, t. LXXVI, n 23 et 24, juin 1873. DUMAS, p. 145/i, Rapport sur les etudes relatives au Phylloxera presentees a 1 Academic. FAUCON, p. 1464, Observation des migrations du Phylloxera en juin. MARES, p. 1465, Etat actuel des Vignes dans le Midi de la France. THKNARD, p. 1465, Meme sujet. - 14 - Comptes rcndus des Seances de la Societe entomologique de Belgique, n 87 (7 juin 1873). GAPRONNIER, p. 6, Note sur les Syntomis Phegea. * Gazette medicate de Bordeaux, 2 e annge, 1873, n 12. P. 286, Les Cantharides ne renferment pas de Cantharidine pen dant leur jeune age. Memoires de CAcademie imperiale des Sciences de Saint-PStersbourg, VIP se>ie, t. XVII, n 05 11-12, t. XVIII, n 1-10, et t. XIX, n oi 1-5 (pi. n. et col.). Bulletins, t. XVII, n 1-36, et t. XVIII, n 08 1-15. Tome XVII, n 12. 0. GRIMM, Beilrage zur Lehre von der Fortpflanzung und Entwickelung der Arthropoden (une planche noire). Bulletins. EL. METCHNIKOF, p. 231, Quelques remarques con- cernant 1 embryologie des Myriapodes. ID., p. 233, Quelques observations concernant 1 embryologie des Polydesmides. OUVRAGES DIVERS. TRIMOULET. Memoire sur la maladie nouvelle de la Vigne. Broch. in-8". Bordeaux, 1873. (Extr. des public, de la Soc. Linneenne de Bordeaux.) Avis M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Fann6e 1873, qu ils doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos sible, sans intermediaire* 15 - Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du A e tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte" ulte"neurement a leur adresse. Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les demandes d envoi a Mranger (contre remboarsement des frais de trans port), doivent etre adresse"es au Tre"sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Button, 27, qui est charge" de 1 expedition du Bulletin des seances. Par decision prise dans la seance du 28 mai 1873, chaque note inseree dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne veulent pas que la Socie"te soit contrainte ou de reduire I &endue des travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non dans le Bulletin. Collections a vcndre : 1 Collection de Cole"opteres d Europe recueillie par M. Follias. -- S adresser a sa veuve, rue Colbert, 22, a Reims (Marne). 2 Collections entomologiques recueillies par M. Cabarrus : Coleopleres europeens et exotiques : 4,666 especes et 10,739 individus ; autres ordres d Insectes : 858 especes et 2,233 individus. S adresser a M me veuve Cabarrus, rue Thiac, 27, a Bordeaux (Gironde). Paris, 3 juillet 1873. AIEMBRES III BUREAU pour 1 annec 1873 President.., .... MM Vice-President. Secretaire Secretaire adjoint. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE, rue de Vaugirard, 55, et a Saint-Germain-en-Laye, rue de Pontoise, 15. LEPRIEUR, rue Linne, 3, et a I hopital militaire de Vincennes. K. DESMAREST, rue Linne, 3. H. LUCAS, an Museum, rue Cuvier, 57, et rue Monsieur-le-Prince, 10. L. BUQUET, rue St-Placide, 52 (faub. S^Germain). Em. RAGONOT, rue de Buffon, 27. J. FALLOU, rue Hautefeuille, 30. Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. Tresorier Tresorier adjoint Archiviste-Biblioth. . . Archiviste adjoint ,. COMMISSION La Commission se compose du Secretaire, du Tresorier, de I Arcliiviste et de : MM. BERCE, boulevard de Vaugirard, 132. le docteur ALEXANDRE LABOULBENE, rue de Lille, 11. ALBERT LEVEILLE, boulevard Magenta, 152. MAURICE SEDILLOT, rue de 1 Odeon, 20. COMMISSION DE PUBLICATION * La Commmission se compose des Membres tilulaires du Bureau et de : MM. THEODORE GOOSSENS, rue du Faubourg-Saint-Martin, 99. JULES KUNCKEL, boulevard Saint-Michel, 133. le Df ALEXANDRE LABOULBENE, rue de Lille, 11. Louis REICHE, rue du 29-Juillet, 10. EUGENE SIMON, rue Cassette, 24. COMMISSION Ii; i,A La Commission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : MM. Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. EMILE RAGONOT, rue de Buffon, 27. Louis REICHE, rue du 29-Juillet, 10. SEANCES PENDANT L ANNEE 1873 Quarante-deuxieme de sa fondation / 8 / 22 12 26 12 LES 26 MERCREDIS 9 23 14 28 11 25 Janvier. Fevrier. Mars. Avril. Mai. Juin. LES MERCREDIS 23 13 27 10 24 8 22 12 26 10 24 Juillel. Aout. Septcmbre, Octobre. Novembre. Decembre. LES SEANCES ONT LIEU A 7 HEURES l/ TRES-PRECISES DU SOIR, Mairie du VP arrondissement, place Saint-Sutpice. BIBLIOTHEQUE DE LA SociETE : rue Hautefeuille, 30. PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. N 7. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par HI. i-:. DESIUAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mots. Seance du 9 Juillet Prfeidence de M. On. BRISOUT DE BARNEVILLE. 30 membres presents. * M. Le"on Goubert, de Saint-Die" (Vosges), assiste & la stance. Communications. M. Leprieur fait connaitre la note suivante : 1 MM. L. Reiche et de Saulcy ont de"crit dans nos Annales deux Bero- sus a e"lytres epineuses, sous les noms de B. dispar et bispina : Le premier, sMl faut s en rapporter a la description (Ann. Soc. ent. Fr., 1856, p. 355), n aurait qu une seule e"pine suturale, et les deux sexes ne cliffe"reraient que par les dimensions plus grande de la femelle. Le bispina a deux epines, 1 une suturale, 1 autre externe, et nos col- legues n indiquent pas si les deux sexes offrent a ce point de vue quelque diffe"rence. Je montre aujourd hui a la Socie te deux individus, m&le et femelle, pris dans les environs de Bone. Le male offre bien deux epines terminates tres-longues ; mais, cliez la femelle, il n exisle pas d epine suturale bien marque"e, seulement Textr^mite" suturale est en angle presque droit et assez aigu. Serait-ce le bispina ou une espece nouvelle ? Dans Pespece de Bone les cinquieme et sixieme stries ainsi que la neu- vieme et la dixieme sont r^unies. 2 Je prtsente aussi un Dineutes, qui m a 616 donne par M. F61icien de Saulcy et provient des chasses de M. ch. de la Brulerie en Syrie et en Palestine. Sa dimension ne permet de le rapporter ni an grandis Kl. , ni a Vsereus R. Etudie" avec le travail d Aube", je n ai pu y reconnaitre Yaus- tralis signale dans le Catalogue de M. de Marseul, et il me semble qu il faut le rapporter au D. subspinosus Klug, qui a comme lui rextremite" des elytres ovalaires legerement denlee en scie, caractere non signale" par Aub6 dans sa description de Vaustralis, qui est indique comme se trouvant dans la Nouvelle-Hollande. M. Henri Brisout de Barneville adresse la note qui suit : .J appuie 1 opinion de M. Desbrochers des Loges, indique"e dans la der- niere stance et deja emise par moi, au sujet de YOrchestes 5-maculatus. Je considere cet insecte comme e"tant YOrchestes semirufus. Je ferai remarquer, comme exemple de variation, que YOrchestes pubescens a sou- vent de meme, d apres Gyllenhal, cinq taches nues et que j ai regards , comme cet auteur, cette forme comme constituant la forme normale ; et cependant il cite des varie"tes sans tache, n en diffe"rant que par cette particularite. VOrchestes scuteltaris presente souvent aussi des taches de"nude"es, plus ou moins nettes. MM. Charles et Henri Brisont de Barneville annoncent qu ils ont repris, aux environs de Marly-le-Roi, Ylliobates Bonnairii Fauvel. M. H. Lucas communique une note relative a un nid construit par un Hyme"noptere fouisseur : N ayant pu assister a la stance du 14 mai, notre confrere M. L. Reiche m a envoye un nid d insecte qui a ete" trouve" aux environs de Melbourne (Nouvelle-Hollande). En examinant ce nid, qui est construit avec une terre tres-fine et extremement friable, j ai remarqu6 qu il avait une tres-grande analogic avec ceux des Pelopseus, Hym6nopteres abondamment r^pandus dans 1 Ancien et le Nouveau-Monde. J ai e"tudie" les loges ainsi que les coques papyrace"es qu elles contiennenl ; les unes et les autres rappellent aussi, comme disposition et comme forme, celles construites par ces Hymenopteres fouisseurs. Malheureusement , n ayant rencontre" dans ces loges, dont les coques e"taient toutes ^closes, aucun d^bri de 1 insecte parfait, il est impossible de dire si cette construction remarquable, que je fais passer sous les yeux de la Socieie", est re"ellement due a des Hym6- nopteres appartenant a cette coupe g6ne"rique. M. L. Reiche montre a ses confreres un Cryptocephatus d espece nouvelle, ainsi que deux Fourmis aveugles, qui ont e"te" recueillis a la Saint-Beaume par M, Abeille de Perrin. M. le docteur Alex. Laboulbene, au sujet des observations de M. Ch. Brisout de Barneville (Bulletin N" 5), indique diverges remarques qu il a e"te a me"me de faire relativement au nombre des articles des antennes d une espece de Parnus, et il dit qu il inserera une note a ce sujet dans un de nos prochains Bulletins. Le m&ne membre pre"sente quelques reflexions au sujet du Phyl loxera, d apres une elude qu il a faite sur des racines de vignes attaque"es par cet insecte ; racines recueillies dans le midi de la France et qui lui ont e"te communiquees par M. L. Reiche. II compte donner a la SocfeW une note a ce sujet, M. Henry Delamain, de Jarnac, dans une lettre adresse"e a M. E.-L. Ragonot, fait savoir que YYponomeuta Mahalcbella, qui n a encore 616 signalee qu aux environs de Paris, est tres-commune dans le departement de la Charente. L annee derniere, les chenilles de ce Lepidoplere etaient tellement abondantes, que toutes les liaies de Prunus Mahaleb elaienl litteralement devore"es, et lenrs branches denudes etaient couverles de toiles blanches, brillantes comrae de la soie. M. Delamain ajoute : Cetle espece est bien certainement distincte de Cagnagella, car sa chenille meurt plutot que de toucher au fusain (1). * La MalineUa est un veritable fleau cette annec ; tous les pommiers en sont devores. M. Maurice Girard fait connaitre les fails suivants : Une vingtaine de cocons de YAttacus aurota (L6pid. He te roc.), prove- nant de Bahia (Bresil), m ont ete remis par la Societe d acclimatation pour essayer un grainage de cette belle espece a cocon devidable. Trois cocons seulement etaient pleins et n ont pas encore produit leur papillon. Tous les autres, bien plus legers, ont donne naissance a une multitude de petites Entomobies (Dipteres Brachoceres, Muscides), toutes de la meme espece, a ailes grisatres, semi-hyalines. II faudra une etude approfondie pour reconnaitre , dans ce groupe si difficile a caracteriser, si 1 espece a ete decrite ou si elle est nouvelle. Des exemplaires piques et d autres vivants de TEntomobie sont montre s a la Societe, ainsi que des pupes et leurs debris, les restes des chenilles vides de leurs parasites et les cocons (TAttacus aurota. (1) II est probable que la Mahalebella se trouvera partont ou crolt le bois de Sainte-Lucie. M. le docteur Cartereau, de Bar-sur-Seine, m a adresse des chenilles, et M. de Peyerimhoff dit qu il trouve cette espece en Alsace. E.-L. R. MM. J. Fallou et Maurice Girard remettent la note suivante sur une observation qu ils ont faite en commun : Dans une excursion ft Champigny, pres Paris, le 27 mars de cette anne"e, nous avons rencontrg en grand nombre la chenille de Chelonia Hebe, le plus souvent apres la quatrieme mue. Plusieurs chenilles e"taient mortes, altache es a des tiges de gramen, et pr6sentaient la consistance dure et 1 aspect des Vers a soie muscardines et devenus dragees, corame disent les magnaniers. Presque toutes les chenilles recueillies e"taient attaquees et prirent la me"me apparence apres etre mortes sans donner de chrysa lides. Les faits de chenilles attaquees par des Cryptogames sont frequents, et Tun de nous a publie" autrefois une note sur diverses especes muscardi- nees, ou du moins atteintes d affection analogue (Ann^ Soc. ent. Fr., ft c serie, 1863, III, 90). Plusieurs especes de champignons, de genres differents, peuvent produire ces effets, et parmi eux la vraie muscardine des Vers a soie, Botrytis bassiana Bals., susceptible d etre communiquee & des insectes tres-varies, Chenilles, Sauterelles, Longicornes, etc., comme Tont fait voir les experiences d Audouin et de M. Guerin-Meneville. Un habile botaniste, un des membres de la Commission du Phylloxera, M. Maxime Cornu, a bien voulu examiner ces chenilles. II a reconnu sur les Chelonia Hebe, espece meridionale et locale pres de Paris, un Crypto- game d un autre genre que les Botrytis, et, au contraire, sur une chenille de Bombyx rubi, espece tout & fait indigene, trouvee par nous a Meudon au commencement de mars, qui mourut aussi en drage"e et couverte d une efflorescence blanche, un vrai Botrytis, peut-etre le bassiana du Ver a soie, ce qu avait de"jft reconnu autrefois M. L.-R. Tulasne. M. Guerin- Meneville cite cette m6me chenille comme ayant ete muscardinee par lui apres inoculation des sporules du Ver & soie. Nous reproduisons , avec I autorisation de la Socie te , la lettre adresse e a M. Maurice Girard par M. Maxime Cornn : Ainsi que vous Taviez reconnu, les deux especes ne sont pas attaquees par le meme champignon : Tune, le Bombyx rubi (chenille noire), qui pre"sente a sa surface un feutrage blanc tres-ras, offre des filaments tres- te"nus, non sporiferes, qu on peut vraisemblablement rapporter a la mus cardine des Vers a soie (Botrytis bassiana) non comple"tement de"ve- loppe"e. Quant aux autres chenilles (Chelonia Hebe), le parasite qui les a tuees est fort different : il rentre pleinement dans le genre Empusa (Cohn : Nova acta curiosorum naturae, A. L. C., t. XXV, p. 299, pi. ix-xi) ou Ento- mophtora Fre senius (1). II est assez voisin du parasite qui tue les Mouches vers 1 aulomne. Tout le monde a vu les Mouches fixees sur les vitres el enlourees d une aureole de spores. Le champignon occupe 1 abdomen de 1 animal vivant; quand cet abdomen est pique il en sorl un liquide blan- chalre qui renferme un nombre considerable de corps ovoiides, premier etat du champignon. Ces corps ovoiides s allongent et font saillie au dehors en perforant mecaniquemenl la peau de 1 animal ; la Mouche est morte, du reste, peu de temps avant; r abdomen presente un aspect lout special de gras fige". Les filaments forment ft leur extremite un petit sperange spherique acumine", dans rinte"rieur duquel se trouve une spore unique en forme de toupie d Allemagne. A la maturite ces sporanges sont pro- jetes au loin, comme cela a lieu dans un certain nombre de champignons (notamment les Pilobolus, qui paraissent assez voisins de cclui-ci); telle est 1 origine de l aure"ole qu on observe autour des Mouches fixe es sur les vitres. Le parasite du Chclonia Hebe est un Enlomophthora ; peut-etre cst-ce la meme espece ; il parait assez difficile de decider la chose sur le sec ; sur le vivant meme il serait temeraire de se prononcer ; des experiences seules pourraient trancher la question. J ai pu examiner un Entomophthora sur le Puceron du sureau, a Mont- pellier, au mois d avril dernier : il a paru dans les Comptes rendus de Tlnstitut du meme mois urie courle note a ce sujet : mon attention avail ete 6veillee par une observation de M. J.-E. Planchon, correspondant de 1 Institut, professeur ft la Faculte des Sciences et directeur de 1 ficole de Pharmacie de Monlpcllier, faite sur le Puceron de la vesce, qui mourait, disait-il , tue par une Muscardine , et qui etait tue" en realile" par un Entomophthora. J ai 6ludie compietemenl le parasite dc ce Puceron, et 1 un des fails les plus singnliers est le suivant : un Puceron, conlenant dans son interieur 52 jeunes & divers elats de developpement, fitait rempli par les corpuscules CC Entomophthora (il y en avail jusque dans les antennes !) tandis que les jeunes etaient tous parfaitement sains et ne contenaient aucun corpuscule. Cela semble demontrer qu il faut que le champignon trouve, pour pouvoir penetrer dans 1 animal, une ouverture naturelle, une lesion, etc.. el qu il est incapable de peribrer les enve- loppes el les teguments des insectes. Je laisse, du reste, cette conclusion pour ce qu elle vaut. La question de la penetration est encore pleine d obscurite ; 1 epoque & (1) Ce nom doit prevaloir : le mot Empusa ayant ete applique tres-anterieure- ment ^ un genre de Mantiens. M. G. 6 laquelle elle a lieu, les conditions dans lesquelles elle s effectue ne sont pas connues. Le fait remarquable du cas present, c est 1 existence de YEntomophthora sur une tarve; je crois que c est la premiere fois que cela a e"te signale. Permettez-moi de vous citer d autres cas : Bail Ta vu sur le Noctua piniperda (Congres des Naturalistes allemands, tenu a Dresde, 1868). C est aussi ce parasite que je crois avoir rencontre au Puy-de-D6me sur un insecte identique a celui que je vous envoie et qui fut malheureu- ment perdu. C est une Tenthrede qui se monlrait en grand nombre sur les Alchimilia vulgaris et alpina, remarquablement abondantes sur ces hauteurs. II est possible que sur ces divers insectes il n y ait qu un seulTH unique parasite, YEntomophthora muscae; on ne peut en ce moment ni 1 affirmer, ni affirmer non plus le contraire. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redigc par II. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. Annales de la Societe d agriculture de Lyon, 4 C se>ie, t. I, II, III, 1868-1870. Annee 1868. MULSANT, p, 179, Tribu des Gibbicoles (Ptinides), l/i pi. n. Annee 1869. EYMARD, p. 5, Rapport de la Commission des soies sur les operations de 1 annee 1869. MULSANT, p. 2&1, Tribu des Lamellicornes. Annee 1870. EYMARD, p. 89, Rapport de la Commission des soies sur ses operations de 1 annee 1870. MULSANT, p. 155, Tribu des Lamellicornes (suite et fin). Les proces-verbaux des stances renfermant un grand nombre de notes relatives a 1 entomologie applique"e et particulierement a la se"riciculture. Annales de la Sbciete Linneenne de Lijon, t. XIX, 1872. MILLIERE, p. 1, Iconographie et description des Chenilles et L6- pidopteres ine dits (pi. coloriees). MULSANT et KEY, p. 91, Tribu des Bre"vipennes (Bolitocharaires) (pi. noires). ID., p. 427, Des cription de la larve de FAnobium denticolle. ID., p, 430, Oniti- cellus Revelierei, nov. sp. de Corse. ID., p. 433, Heterocerus pictus, nov. sp. de Sicile. Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Acadtmie des Sciences, t. LXXVI, n 08 25 et 26 (juin 1873). Q * Entomologist s monthly Magazine, n 110 (juillet 1873). J. SCOTT, p. 25, On certain British Homoptera (Bythoscopidae) (suite). D. SHARP, p. 29, New genera and species of Anthri- bidse from New Zealand. VERNON WOLLASTON, p. 33, On a genus of the NosodendridaB from Japan. BARRETT, p. 34, Notes on British Tortrices. F. BATES, p. 45, Notes on Heteromera (n 9). Notes. P. 39, Coleoptera observed this season. Galls of Andricus near Aberdeen. Galls of Gecidomyia salicis on Salix purpurea. Captures of British Lepidoptera. P. 40, Thalpo- chares parva. Vanessa Antiopa. P. 42, On Aventia flexula. P. 43, On Lyca3na Alsus. P. 44, Erroneus food-plant assi gned to a larva. * Societe Linneenne du nord de la France, Bulletins mensuels n 09 10-12 (avril-juin 1873). P. 151, Liste d Insectes nuisibles a Fagriculture. P. 183, Les desiderata de FEntomologie. P. 187, Exposition insectologique. Transactions of the Zoological Society of London : Transactions, t. VIII, parts 4-5 ; Proceedings for 1872, part III. Proceedings. CAMBRIDGE, p. 747, New species of Erigone (2 pi. noires). J. LE CONTE, p. 799, On Platypsyllida? a new family of Coleoptera (pi. n,). Verhandlungen der k. k. zoologisch-botanischen Gesellschaft in Wien, t. XXII, 1872, 7 planches. RUPERTSBERGER, p. 7, Beitrage zur Lebensgeschichte der Kafer. D r FIBBER, p. 27, Berichtigungen zu Kirschbaum s Gicadinen und uber einige Cicadinem in der Germar schen Sammlung. J. MANN, p. 35, Beschreibung 7 neuer Arten Microlepidopteren. SCHINER, p. 41, R. Felder. BELING, p. 51, 3 neue Arten der G. Sciara. SCHINER, p. 61, Miscellen. L. FISCHER, p. 77, eber Ges- chlechtorgane bei Orthopteren. - G. KOCH, p. 79, 2 neue Asili- den. TSCHEK, p. 231, Ueber einige Cryptoiden. F. Low, p. 273, Ueber Diaspis visci (Goccide). D r MORAWITZ, p. 355, Beitrag zur Bienenfauna Deutschlands. R. VON FRAUENFELD, p. 389, Zoologische Miscellen (XVI, 2 e partie : Metamorphoses, etc.). P. ZELLER, p. Zi/i7, Zur Kenntniss der nordamerikanis- chen Nachfalter, besonders der Microlepidopteren. R. VON FRAUENFELD, p. 567, Phylloxera vastatrix. RUPERTSBERGER, p. 573, 2 neue Garabiden-Larven (Pterostichus vulgaris, Aniso- dactylus binotatus). STROBL, p. 577, Aus der Fruhlings-Fauna Illyriens. BELING, p. 617, Beitrag zur Naturgeschichte der G. Bibio und Dilophus. FERRARI, p. 655, Ueber Vorkommen von Scorpionen im Erzherzogthume Oesterreich. D r MAYR, p. 669, Eichen-Gallen. NICKERL, p. 727, Beschreibung einiger Zwitter- bildungen bei Lepidopteren. STAUDINGER, p. 733, 3 neue osterreichische Lepidopteren. OUVRAGES DIVERS. * FRACENFELD (G. RITTER VON). Die Frage des Vogelschutzes. Broch. in-12. Vienne, 1872. Q * ID. Phylloxera vastatrix. Broch. in-8. Vienne, 1872. * ID. Zoologische Miscellen, XVI et XVII. 2 broch. in-8. 1872-1873. * MULSANT. Notice sur Dupasquier, architecte. Broch. grand in-8. Lyon, 1873. Q Paris, 16 juillet 1873. PARIS. ~~ Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. N 8. , BULLETIN BES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE nccucilli par Jl. E. UESltf AREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du 3 Juillet 1S73. Presidence de M. Cn. BRISOUT DE BARNEVILLE. 27 membres presents. MM. le docteur Boisduval, membre honoraire, Valery Mayet, de Mont- pellier, et le general Radoschkovski, de Saint-Petersbourg, assistent a la seance. Communications. M. Desbro<fchers des Loges adresse les deux notices suivantes : 1 L une sur quelques caracteres distinclifs de diverses especes du genre Apion : En etudiaut a plusieurs reprises le genre Apion, je me suis apercu qu un grand nombre de caracteres dont on aurait pu tirer parti pour distinguer entre elles des especes tres-voisines, avaient ete negliges. Je me bornerai a citer plusieurs d entre eux : Dessous du rostrc. Chez PA. pmnonx et ses cong^neres, la deuxieme moilie basilaire presente une profonde cavite", occupant la largeur du seg ment, se prolongeant sur la tete jusqu au niveau posterieur des yeux, et au milieu de laquelle s avance ante"rieurement, en une pointe arrondie au sommet, la partie limitee par les scrobes. Chez PA. curvirostre, la portion ante rieure presente un large sillon ferme a la hauteur des scrobes et rempli, chez 1 insecte frais, d une pubescence fauve scmblable a Pama- dou ; a ia base, une large fossette dont les bords atleignent les scrobes, et divise c longitudinalement par une carene tranchante. Chez PA. stria- turn, le rostre est absolument strie au dela des scrobes ; en jleca, il pre- seute deux sillons me diocres separe"s par une carene obsolete. Chez YA. violaceum, de gros points assez nombreux anterieurement ; la base, un large et profond sillon traverse" longitudinalement par une carene obsolete (le male de cette espece a, comme quelques especes du groupe du carduorum, une petite dent plantee sur le bord interne du premier article des tarses posterieurs). Chez les Apion miniatum, frumenta- rium, etc., le canal basilaire est peu profond, sans carene mediane, et les fines carenes qui le limilent lateralement s etendent, en restant paralleles, jusqu au bord posterieur des yeux. Chez J A. pisi on reinarque une carene sur presque toute sa longueur, interrompue a la hauteur des scrobes, tranchante au milieu de la cavite" basilaire, qui est profonde; le sommet est grossierement ponctue". Chez PA. gracilicolle, la partie me diane se prolonge en pointe aigue sur une certaine e"tendue de la cavite basilaire, qui n est pas carne au milieu ; ce lobe est iui-meme surmonte* d une petite carene prolonged jusqu a Pextremite du rostre et flanquee de chaque cote" d une strie profonde. Chez PA. vorax, la fossette basilaire est reduite a deux fortes stries a peine plus larges que la carene qui les divise; cette carene est remplacee en avant par une strie qui ne de"passe guere le niveau des scrobes; le reste est poli et luisant, etc. ticusson. Cette piece, le plus souvent ponctiforme, carree ou oblongue, offre, chez quelques especes, une structure particuliere : chez PA. validum elle est en forme de lance; sa base, munie de deux petits tubercules tres-prononce s, fait saillie, ainsi que sa pointe extreme au-dessus du niveau des elytres, de telle sorte que cette partie, vue de cote, presenle Papparence d une e"chancrure limitee anterieurement par deux petites dents avancees. Le meme caractere existe chez PA. radiolum, mais moins prononce. 11 fait defaut chez PA. sencum : ce dernier presente, au-dessous cle la tete, au niveau posterieur des yeux, une saillie transversale tran chante. La poncluation des parlies inferieures, la forme et surlout Pelevation dcs segments abdominaux, qui tantol occupent le memo plan, tantot forment un angle rentrant prononce" a partir du troisieme arceau, peuvent aussi fournir d excellents caracteres. 2 L autre comprenant la description d une nouvelle espece de Coleo- pteres de la famille des Longicornes : CALLIDIUM (Rhopatopus) CAUCASICUM. Nov. sp. Ater, griseo-pubescens, tarsis rufescenlibus, depressus; antennis brcvibus sat vatidis, minus dense ciliatis, articulis omnibus apice intus acute brc- viter dcntatis ; protlwrace brevissimo, intequali, in disco utrinque obsolete, tuberculato; scuteUo apice subtruncato; etytris basi profunde versus api- cem obsolete punctatis, sccundmn suturam distincte marginalis; fcmoribus parum incrassatis ; abdominis marginibus brunneis. Long. 11 mill., lat. 4 mill. Caucase. La brievete" des antennes et le peu d epaisseur des cuisses eloignent cette espece du C. clavipes ; la couleur noire des pattes et la brievete du prothoras, des C. femoratum et spinicorne (ou Varini)\ de macropus, beaucoup plus etroit et ayant les antennes hien plus longues et bien plus minces. M. G. Tappes fait savoir, par Tentremise de M. L. Ileiche, que le Cryptocephalus trouve a la Sainte-Baume par M. Abeille dc Perrin , et iiidique" dans le dernier Bulletin (N 7, p. 2} comme d espece nouvelle, doit etre rapporte au tres-rare C. stragula Rossi. Les deux individus e"tu- di6s par notre collegue, ainsi que celui que possede M. L. Keiclie, sont des femelles, et Ton ne connait pas encore le male de celte espece, si mal figurec par Rossi que le dessin qui la represente conviendrait aussi bien au palliatus, au concinnus et m6me au marginatus. Le m^me membre ajoute que le Cryptocephalus Pcrricri Fairmaire, dont il vient de faire le dessin d une femelle (seul sexe qu il connaisse), est bien une espece distincte, malgre raffirmation contraire de M. Suffrian et Tacquiescement de M. L. Fairmaire. M. le docteur Boisduval montre h la Socie te* des larves, des nymphes et des insectes parfails du Gryptorhynchus lapathi Linne, qui produisent d assez grands de"gats au peuplier (Populus alba Linne"). En efl et, les larves de cet insecte , rongeant 1 interieur des branches de cct arbre, celles-ci ainsi minees ne tardent pas a 6tre brise"es par 1 action da vent et a tomber sur le sol. Notre confrere fait remarquer que c est par suite d une erreur relative aux habitudes de ce Curculionite, que les anciens naturalistes, regardant le Cryptorhynchus dont il est question comme vivant sur les oseilles ou Rwncx Linne" (Lapathum Tournefort), lui avaient applique la de nomina- tion de lapathi; et que c est a juste raison que Le"on Dufour et d autres entomologistes ont montre" que ce Coleoptere se nourrissaii aux depens du peuplier et du saule. Le mme membre indique aussi que dans ce moment les poiriers des environs d fitampes sont ravage s par la larve d un Ayrilus qui se rap- porte probablement au viridis Linne*. M. Henri Jekel communique, par 1 interme diaire de M. Maillefer, une note sur divers Curculionites : Aussitot que j eus connaissance du travail de M. Kraatz sur le genre Auchmeresthes (Berl. Zeitschr., 1862, t. II, p. 119, fig. 2), bien que n ayant jamais vu 1 insecte, je soupconnai qu il ne pouvait appartenir au groupe des Br achy derides, ni se placer, consequemment, pres des Metal- Lites et Polydrosus. Apres dix anne"es ^coulees depuis cette publication, je viens de recevoir cet inte"ressant genre de notre zel6 et savant collegue M. Kirsch. Alors se confimia ma supposition, a savoir que ce Gurculionide est un Phanerognathe qui, dans la methode de Lacordaire, doit prendre place pres des Eugnomus, type d un groupe de la tribu des Erirhinides. Je ne puis jusqu ici donner mon opinion sur un autre genre de M. Kraatz, de"crit et figure a la m^me place (Metaeinops, p. 117, fig. 1), mais je soup- conne egalement qu il n appartient pas au groupe ou cet auteur et les catalogues 1 ont place", a savoir les Otiorhync hides ;\\ doit ctre e galement Phanerognathe et ne pas devoir s eloigner des Eugnomidcs : 1 ensemble de ses formes, si analogues au precedent, Tallongement de la t^te, celle du rostre au dela de 1 insertion antennaire me poussent a cette conclusion. Quant aux scrobes, on sail tres-bien que parmi les Phanero gnat lies meco- rhynches, les cas ne sont pas rares ou elles affectent une forme peu allon- ge"e, e"largie et e"vaaescente en avant des yeux. Mais tant que je n aurai pas vu 1 insecte, je ne pourrai decider sur sa place naturelle dans la methode. Ajoutons que le genre Eutecheus Sch., que Lacordaire n a pas connu, appartient aussi aux Eugnomides, ainsi que le genre Macropoda Montr., dont le rostre, quoique tres-court chez le male, est un peu allonge" chez la femelle au dela de 1 insertion antennaire, ce qui en fait un Heterorhine. Le dernier de ces deux genres de Phanerognathes est bien place dans le catalogue Gemminger et Harold, mais le premier doit etre ramene" pres des Rhopalomerus* Je profile de cette occasion pour ajouter que le genre Cypfwmetopus Blanch., qui est nn Adelognathe oxyophthalme a lobes suboculaires du thorax tres-de"veloppes, appartient sans contredit au groupe des Stranga- iiodides. M. Charles Brisout de Barneville dit que, pendant un court se"jour qu il vient de faire aux environs de Ghantilly, il a recolte des especes de Coleopteres inte"ressantes pour la faune parisienne : le Ceutorhynckus Schanneri Ch. Br., qu il n avait pas encore pris dans nos environs; la Donacia spar garni, en nombre, sur les feuilles et dans les fleurs du ne"nu- phar, en compagnie de la Galleruca nymphess. Il a aussi capture, dans le pare d Ermenonville, sous les mousses trem- p6es d une cascade, un grand nombre de Dianous cserulesccns , espece rare aux environs de Paris. M. Valery Mayet montre a ses confreres une larve de Vesperus Xatarti qu il conserve vivante dans de la terre depuis plus de deux ans. Le meme membre fait passer sous les yeux de la Soeiete la nouvelle espece de Sitaris (S. collctis) qu il a de"couverte au commencement de cette annee. Il annonce qu il donnera prochainement une diagnose de cette espece pour le Bulletin, et qu il prepare pour les Annales un memoire sur les moeurs de cet interessant Cole"optere. M. V. Signoret lit une note qu il ne desire pas voir impimer dans les Annales, mais simplement deposee aux archives, et dans laquelle il indique 1 evolution complete de la vie du Phylloxera, laquelle a lieu pendant la periode d une annee, contrairement a 1 opinion emise par M. Lichlenstein dans une conference a Gette. Notre confrere de Montpellier indiquant une dizaine de jours pour le temps necessaire au Phylloxera pour pouvoir se reproduire, pondre des oeufs a nonveau ; il y a, par con sequent, une grande difference d opinion enlre lui et M. Lichtenstein. 6 - Le meme membre fait passer sous les yeux de la Socie"te deux echan- tilions de vigne malade, provenant de Libourne, qui lui ont etc remis par M. L. lleiche. L aspecl de ces vignes est tout different de ce que Ton voit d ordinaire : ce n est plus la pourriture noire que Ton apercoit en dessous de la pre miere ecorce de la racine, mais un depot blanchAtre affectant, dans cer- taines radicellcs, que notre confrere fait examiner, une forme cristalline comme amylacee. Dans d autres , ce depot prend un aspect calcaire , comme on pourrait le produire en passant dessus les mains prealablement blancliies avec du platre ou de la chaux, et comme c est en dessous de 1 ecorce, il est impossible d admeltre que ce soil artificiel. Du reste, on peut examiner le fort troncon de racine mis sous les yeux de la Societe par M. V. Signoret. De plus, notre collegue indique que c est avec la plus grande peine que, sur un kilogramme de racine, il a pu Irouver cinq ou six Phylloxera. II ajoute encore que, depuis quelque temps, soil d envois de M. Faucon, de Graveson (Bouches-du-Rhon"), soil de M. Trimoulet, de Bordeaux, ou venant d autres localites, c est a peine s il y a quelques Phylloxera, et cependant, dans d autres pays, I Herault, par exemple, les radicelles en sont encore couvertes. Sans vouloir de nouveau rentrer dans des details sur lesquels il s est plusieurs fois explique devant la Societe, ainsi qu il 1 a rapporte aussi dans plusienrs recueils scientifiques et agricoles relativement au Phylloxera, notre confrere dit qu il est lonjours persuade que c est la vigne qui est maladc, sans que le Puceron y soit pour rien. A la suite de quelques observations de M. Mayet sur I habHat particulier du Phy looser a aux radicelles du collet de la racine, M. V. Signoret fait remarquer que c est la premiere fois qu il entend parler de ce fait, et qu il desirerait que nos collegues du Midi s assurassent de 1 exactitucle de cetle preference des Phylloxera, car il pensait qu ils se repandaient partoul, aussi bien au collet de la racine qu a Textremile de toutes les racines, radicelles, etc. M. Maurice Girard, au sujet des ceps de vigne malades et revetus d une efflorescence blanche que M. V. Signoret regarde comme une matiere amylacee, demande si 1 on s est assure, au moyen du bleuissement par 1 eau iodee, de la nature reellement amylacee de cette production. M. V. Signoret dit qu il n a pas fait cette verificalion. M. Vatery Mayet presente, a la suite de ces communications, quelqucs remarques sur le Phylloxera : II y a beaucoup a repondre, dit-il, a ce que noire honorable collegue M. V. Signoret vient de nous dire sur le Phylloxera, et surtout a ce qu il a ecrit sur le meme sujet. Selon lui, d un cole , cet Hemiplcre n attaquerait la vigne que parce qu elle est malade (1), et, d un aulre cole, depuis douze.ans qu il a fait son apparition dans les vignobles du Midi, ses ravages, dont on parle tant, n auraient diminue que bien faiblemcnt la production vinicole. Je veux repondre au double point de vue entomologique et commercial. Je vous dirai que j arrive des vignobles infestes et que j ai vu les Phyl loxera atlaquer les vignes vieilles et les vignes jeunes, les jcunes surtout, parce que les racines sont plus tendres. J ai vu des vignes de trois ans, plantees dans des terrains deTriches pour elles, sur les coteaux pierreux comme dans les bas fonds, perir avant de vieilles vignes, lours voisines, allaquees comme elles et qui, dans des terrains qu on pourrait dire epuises, resistenl mieux parce que leurs racines soril plus robustes. Jc ne deman- derai a mon collegue qu une demi-heure de visile avec moi dans nos vignes de Montpellier pour le convaincre de ce que j avance. D ailleurs je ne comprends pas que le debal puisse exisler. S il est acquis a la science que tout insecte xylophage dans la plus grande accep- tion du mot, sauf quelques exceplions dans les Coleopteres et les Lepi- dopleres (exceptions encore conleslees), s il esl acquis, dis-je, que tout xylophage altaque le vegetal parce qu il est malade ou qu il est a la fin de sa carriere, il est acquis egalement que tout insecte phytophage, suceur ou broyeur, s altaque a tous les vegetaux qu il rencontre, malacles ou bien porlants. A-l-on jamais songe a declarer malades les clienes ou les peupliers depouilles de leurs feuilles par le Melolontha vulgaris ? Sa larve n at- taque-t-elle pas les racines de vege"taux pleins de vigueur ? A-t-on jamais pu dire que les cere" ales et les vignes de nos colons algeriens devaient a un e"tat morbide les affreux ravages que les Criquets exercent sur elles? Qui a jamais songe a dire que le sureau, la i eve ou le rosier, presque loujours converts de Pucerons, n en n etaient attaque s que parce qu ils n ^taient pas bien portanls ? Les Pucerons altaquent le ve ge tal malade ou (1) M. V. Signoret fait observer que jamais il n a avance ce fait, qui a etc indique par plusieurs entomologistes. non : pourquoi celui de la vigne ferait-il exception ? Moi qui suis sur les lieux, je vois au contraire qu il confirme la regie. Au point de vue commercial, je repondrai a M. V. Signoret qu il se trompe granclement en disant que la production de la vigne n a pas ete" sensiblement diminue"e par le Phylloxera (1). J ai visite les departements de Vaucluse, de la Drome, de 1 Ardeche, du Card et de 1 Herault, et je puis affirmer que dans Vaucluse la vigne n est plus qu un souvenir. Dans 1 Ardeche et la Drome, ou le mal n a apparu que depuis cinq ans, il reste encore les deux tiers des vignes ; mais ces deux tiers sont tellement infested que d ici a quatre ou cinq ans ces deux departements auront subi le sort de Vaucluse. Le Card est a moitie" perdu. L He"rault, ce de"parte- mement qui, a lui seul, fournit le dixieme de la production totale de la France, a 616 attaqu6 il y a trois ans seulement, et aujourd hui les envi rons de Lunel et ceux de Montpellier sont envahis de tous cote s. Parlout on apercoit des ilots de vignes perdues. Le Puceron met trois ans pour tuer la vigne vieille, deux ans seulement pour les jeunes plantiers. D ici a quatre ou cinq ans Timmense vignoble de Montpellier aura disparu, et 1 an passe on comptait les points attaques. Je suis en contact incessant avec les proprietaries ruranx de cette contre"e si riche, et je vois leur ruine totale arriver a grands pas; elle sera d autant plus complete que, dans ce pays oil il ne pleut un peu qu en hiver, les deux tiers du terrain ne peuvent recevoir que de la vigne. Quoi qu en dise notre savant collegue, le Phylloxera est une question sociale. Si les 25 millions d hectolitres de vin que prodnit le Midi viennent a faire de"faut aux contributions indirectes, il faudra demander aux autres impots les AOO ou 500 millions qui manqueront de ce c6te-la. Plusieurs membres prennent la parole a la suite de ces diverses communications : M. le docteur Boisduval dit que, selon lui, le Phylloxera n est pas la cause de la maladie de la vigne, mais qu il en est seulement la conse quence. G est parce que la vigne est malade par suite de diverses circons- (1) Notre collegue M. Signoret renvoie a ce sujet M. Valery Mayet et ses autres contradicteurs a une note de M. Gaston Basile (Messager du Midi du 18 juillet), ou il s exprime en ces termes : Nous devons cependant le dire, pour cette annee encore, la recolte de vin ne sera pas, dans son ensemble, diminuee d une ma tt niere trop sensible. Quand le maitre a parle ainsi, il n y a plus qu a s in- cliner. V. SIGNORET. 9 tances que le Phylloxere se developpe en nombre plus ou moins conside"- rable. M. Leprieur cite im fait relatif a 1 invasion accidentelle de la vigne par un destructeur autre que le Phylloxera. Pendant deux anne"es de suite, les vignes des environs de Colmar furent, il y a quelque temps, conside- rableraent ravagees par le Ehynchitcs bctuleti Fabricius. Apres avoir etudie" les causes qui avaient pu produire le raal, on reconnut que les chemins qui entouraient les vignes elaient, avant 1 invasion du Rhynchite, horde s de broussailles telles que des ronces, des rosiers sauvages , des prunel- liers, etc., et que c etait seulement depuis 1 epoque ou Ton avail coupe" ces ve getaux que les vignes avaient etc attaquees par ce Curculionite ; aussi, des que les broussailles furent repoussees les^ vignes reprirent-elles leur e"tat habituel. M. Berce pense que le Phylloxera disparaitra quelque jour de lui-meme, comme cela a eu lieu pour la Pyrale (OEnophthira Pilleriana Hubner). On sail qu il y a une trenlaine d annees ce Lepidoplere e"lait tellement abonclant que Ton avail predit que sa propagation causerait bientot la destruction complete de nos vignes, et il n en a rien e"te cependant. M. V. Signoret dit, enfin, que M. Planchon, charge par le Ministre de 1 Agriculture d aller en Amerique eludier le Phylloxera, ainsi que le moyen de le detruire, pourra nous renseigner sur les habitudes de cet insecte dans le pays qu un grand nombre d observateurs regardent comme sa palrie originaire, et surtout constater s il y a identity complete entre Tinsecte americain et 1 insecte d Europe. M. Maurice Girard communique la note, suivante : Un fait interessant s est pre sente cette anne"e a la magnanerie exp^ri- mentale du Jardin d Acclimalalion au bois de Boulogne, et M. Berce, qui s occupe avec moi des observations, 1 a constate ggalement. La flacherie a decime" nos Vers a soie du murier. Sur une dizaine de races, des Vers ne"s a Varsovie ont seuls resiste au fleau. Les Vers a soie du chene (Attacus ya-ma-ma i Guer.-Men.), qui survivaient a un accidenl, les attaques des oiseaux , ont succombe" & la me" me affection. Elle s est de" veloppee a la meme place sur les chenilles de 1 ailante (Attacus Cynthia Drury, vera Guer.-Men.) qui re"sistaient a la maladie pendant les autres annees. Enfin, les chenilles du Grand-Paon de nuil el du Petit-Paon (Attacus pyri Linn, et carpini Linn.), elevees a cote des prece dentes, sonl alteintes du meme 10 mal. II y a la une confirmation e"clatante des ide es de M. L. Pasteur, qui a affirm^ la contagion de la flacherie, puisque cinq especes diffe rentes de Lepidopteres, elevees a cote les unes des autres, en magnanerie ou a 1 air libre, sont atteintes, dont une espece dbmestique, le Scricaria mori, une espece parfaitement acclimatee, le Ver de 1 ailante, et des especes indi genes, nos deux Paons de nuit. La flacherie, affection du tube digestif, parait generate cette arinee en France chez les Lepidopteres. Les nouvelles des educations de Ver a soie sont de"sastreuses sous ce rapport. M. fierce a e te" informe par divers e"ducateurs de chenilles que celte affection leur a fait perdre beaucoup de snjets, et il a eu 1 occasion de constater chez lui la maladie sur les Vers du ch6ne, qu il e levait avec succes depuis plusieurs anriees. M. J. Fallou m apprend qu il a perdu par la flacherie toutes les chenilles de VAcronycta myricse Guenee, apres la quatrieme mue, et provenant des oeufs qui lui avaient ete donna s par M. . Ragonot. M. le docleur Boisduval dit, a la suite de cetle communication, que la maladie signaled par M. Maurice Girard est connue depuis tres-longtemps, et qu un nom nouveau, celui de flacherie, lui a ete seulement applique. On trouve sou vent dans les champs et dans les bois des chenilles tres- molles, perissant ordinairement avant de se transformer, et parfois les papillons qui peuvent en provenir se detruisent facilement au moindre contact. M. Maurice Girard re pond qu il ne conteste nullement I anciennete" de la flacherie, mais qu il s occupe en ce moment de sa contagion. M. fierce montre a la Societe la chenille souffle e de VAcronycta myricae, espece d Ecosse, jusqu a present inconnue en France. II a obtenu cette chenille d oeufs qui lui ont ete donne s par notre collegue M. E. Ragonot. Ces oeufs sont eclos le 16 juin dernier, et les chenilles se sont chrysalide es le 10 juillet, apres avoir change cinq fois de peau. Elles ont ete nourries avec du prunellier (Prunus spinosa), quoique elles vivent aussi, dit-on, sur le Myrica gale et le Salix caprsea. De 1 examen comparatif fait par lui et par notre confrere M. Goossens, de cette chenille avec celle de YAcronycta euphrasise, espece bien connue et commune en France, il resulte qu elle ne parait diffe rer en rien de cette derniere, et que les Acronycta euphorbias, euphrasise, abscondita et 11 myricae pourraient bien n 6tre qu une seule et m6me espece modifie e par le cliraat. M. Berce pense neanmoins que de nouvelles observations sont neces- saires pour formuler nne opinion definitive sur la reunion de ces diverses especes. M. Goossens et lui se proposent de conlinuer leurs recherchcs a cet egard. M. Maurice Girard rappelle qu il y a de ja longtemps la Socie"te s est occupee des Mouches dcmestiques envahies par ce Gryptogame qu on rap- porte maintenant au genre Entomopkthora (voir le precedent Bulletin), et qui envoie des trainees de sporules divergentes sur les vitres, aulour de 1 abdomen dislendu et blanc de la Mouche collee au carreau et mourante. Aube cilait ces faits dans notre Bulletin de 1837 (p. LXXXII), et Audouin transportait ces sporules par inoculation a des Mouches saines. Seulement a cetle epoque on confondait celte affection avec la muscardine des Vers a soie (genre Botrytis). Audouin communiquait un Cryptogame aux larves de Sapcrda carcharias, et observait dans la nature les larves de la Galle- ruque de 1 orme atteintes d un parasite analogue. II est a desirer que ce genre d observations soit centralise et qu une classification nette des Cryptogames des insectes vivants puisse s e" tablir. M. E, Ragonot lit la note suivante : J ai Phonneur de faire passer sous les yeux de la Societe 1 des coques d Yponomeutes que j ai recues de notre collegue de Bar-sur-Seine, M. le docteur Cartereau. Ce sont des coques de la Malimlla, et ce qui est reraarquable c est qu aucune n a donne le papillon, les larves d une espece de Diptere ayant pe netre dans chacune d elles et devoid les chrysalides elont elles servaient de protection, ne laissant absolument que Penveloppe chitinense de la chrysalide. Ce sont probablement les larves de VEuri- g aster pomariorum Goureau. M. le docteur Cartereau ra avait egalement envoye des cocons de 1 Ypo- nomeute du prunier, et au lieu de papillons il eri est sorti une quantite d lchneumons (GampopLcx sordidus Grav.). Ces faits isoles n auraient peut-fetre que pen de valeur ; mais j ai observe, dimanche dernier, a Lardy, des pommiers tres-de 1 figures par des toiles d Yponomeutes, et, contrairement a ce que dit M. Guenee, les cocons sur ces arbres ne se trouvaient pas tous agglome re s en un seul nid, mais eparpilles par petits groupes sur presque toutes les branches, et je remar- quai qne presque toutes les chrysalides avaient ete devorees par la larve de Diptere dont je viens de parler. II est possible que ces larves aient eu quelque influence sur les chenilles en les empechant de suivre leur instinct d association. Ces larves de Dipteres doivent done compter parmi les meilleurs auxi- liaires de Fagriculteur, puisque elles detruisent les chrysalides & temps pour empecher 1 eclosion du papillon. J ai pu juger, d apres les reflexions du proprietaire de ces pommiers, de la curieuse ide"e que se font les agriculteurs snr Pentomologie : ils croient souvent que la science peut et doit leur indiquer une panache infaillible contre les fleaux qui ravagent leurs recoltes , quand au contraire ils n ont souvent qu ft s en prendre a eux-m&mes pour les degats qu ils laissent se produire. L echenillage, si utile, n est pas assez pratique"; par contre on fait tout son possible pour detruire les petits oiseaux, surtout dans le Midi. N ai-je pas vu des agriculteurs semant au printemps des pois qui etaient attaque s par la Bruche : presque chaque pois en contenait une ! Et com- bien y a-t-il encore de paysans qui tuent les Araignees, croyant que ce sont leurs fils qui empechent les grappes de raisin de se developper, au lieu de s en prendre a la chenille de la Teigne de la vigne (Conchy Us ambi- guella], le fleau veritable. Ge sont des erreurs pareilles que la science doit combaltre, en indiquant aux agriculteurs les ve"rilables auteurs des de"gats et les empecher de confondre les animaux ou insectes utiles avec ceux qui sont nuisibles. Les entomologistes en parliculier peuvent, raisonnant par experience acquise ou par analogic, dire comment vivent les insectes pre"- judiciables a Tagriculteur, et celui-ci, profitant de ces indications, peut alors delruire les insectes nuisibles a une e"poque de leur existence ou il est plus facile de les atteindre d une maniere effective. Le Comite de la Societe entomologique suisse nous prie d annoncer que sa stance generate aura lieu le 7 septembre prochain, a 8 heures 1/2 du matin, a Olten (Hotel de la Gare}. M. Maillefer, en offrant a la Socie te , au nom de M. Jekel, le N 1 d Un nouveau recueil entomologique intitule" : Coleoptera Jekeliana, donne lecture d un passage de ce travail (pages 6 et 7) qui interesse au plus haut point la question de priorite de publication, lorsque certains auteurs - 13 - ne craignent pas d antidater leurs ouvrages d une ou meme de deux annees. Dans cet article, 1 auteur insisle pour que les SocieHes, dont c est le devoir, selon lui, prennent des mesures en consequence. M. Lichtenstein nous prie de rectifier ainsi qu il suit le li e alinda de la page 5 du Bulletin n 6 : Une lettre adresse"e par un de nos confreres a un viticulteur de Bor deaux, qui a cru devoir la faire publier dans plusieurs journaux de Paris, nontenant des expressions tellement e"loigne"es de celles qu il a toujours e"te heureux de trouver dans nos courtoises et amicales discussions, il ne repondra plus desormais a notre collegue, et il retire la note qui a 616 mentionne"e dans la seance du 11 juin dernier. MM. Ed. Fridrici, W.-J. Griffith et Reiber adressent, pour 1 album de la Socie"te, leurs portraits photographies, Nous saisissons cette occasion pour rappeler a nos confreres qui ne nous ont pas encore envoye leurs photographies, que nous serions heureux de les posse der. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE ( ). OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sconces, t. LXXVII, n 05 1 et 2 (juillet 1873). GDEYRAUD, p. Ill, Experiences relatives a Taction de 1 ammo- niaque et a Taction prolong^e de 1 eau sur le Phylloxera. ME- (1) M. Maurice Sedillot a bien voulu, en 1 absence de M. Louis Bedel, se charger de la redaction de ce Bulletin. GNIN, p. 129, Sur la position zoologique et le role dcs Acariens parasites connus sous les noms d Hypopus, Homopus et Trichodac- tylus. Comptes rendus des seances de la Societe entomologique de Belgiquc, n 88 Quillet 1873). SE"LYS-LONGCHAMPS et QtLEDWLiEG, p. 4-7, Observations sur divers Leptdopteres Diurnes de la Belgique. DE BORRE, p. 7, Sur des Gole"opteres beiges. * Colcoptera Jckeliana, adjecta Elcuthcratorum Bibliothcca. Enumera tion syste"matique et synonymique des Cole"opteres europ6ens et exotiques composant la collection de Henri Jekel, observations cri tiques, description d especes nouvelles, reproduction et traduction de genres et especes public s dans des ouvrages rares francais et Grangers de maniere a former insensiblement la Bibliotheque du Coleopte riste, par Henri JEKEL. l re livraison. Broch. in-8 auto graphic" e de 96 pages. Paris, 1873. Offert par Tauteur. P. 1-17, Plan de 1 ouvrage. P. 9-18, Coleoptera Jekeliana; catalogue des Staphylinides Aleocharini. P. 19-50, Observations diverses sur les Staphylinides en ge ne ral et plus particulierement sur les Aleocharini, et description de onze especes nouvelles des genres Autalia, Falagria, Thiasophila, Aleochara, Tachyusa, Oxy- poda, Homalota et Gyrophsena par M. Henri Jekel. P. 51-96, Catalogue des Goleopteres recueillis en Syrie par Theodore Kotschy (Voyage de Russeyer en Europe, Asie et Afrique), enume"res ou decrits par Redtenbacher, avec quelques descriptions de Kollar (traduction francaise). * Bulletin de la Societe geologique de Normandic, t. 1", fascicule l er . Q * Ulnvestigateur, journal de la Societe des eludes historiqu.es, XXXIX" anne"e (janvier-avril 1873). O OUVRAGES DIVERS. ** LALANNE (I abb6). Augustule et Belloni ou Entretiens sur 1 Entomo- logie. In-8 relie. Paris, sans date. 15 * MAC LACHLAN. Catalogue of Neuropterous Insects of New Zealand. Broch. in-8. (From the Annals and Magazine of natural history, juillet 1873.) * PACKARD. The Ancestry of Insects. Chapter XIII : of Our common Insects. Broch. in-8. Salem, 1873. * SELYS-LONGCHAMPS. Troisieme addition au Synopsis des Caloptery- gines. Broch. in-8. (Extr. des Bulletins de P Academic royale de Belgique.) Ordre du jour de la stance du 13 aout 1873 : Note de M. H. Lucas sur les metamorphoses du Xylorhina venosa, avec une planche. Le l cr numero des Annales pour 1873 sera distribue dans cette seance. Avis M. le Tr^sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont pas encore solde le montant de leur cotisation pour Panned 1873, qu ils doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos sible, sans intermediate. Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du b* tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapport^es, (Ten informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. - 16 Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les demandes d envoi a 1 etranger (contre remboursement des frais de trans port}, doivent 6tre adresse"es au Tr^sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffon, 27, qui est charge de 1 expedition du Bulletin des seances. Par decision prise dans la seance du 28 mai 1873, chaque note ins^ree dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne veulent pas que la Societe soit contrainle ou de reduire 1 etendue des travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier dans les Annales et non dans le Bulletin. Collections a vemlre : 1 Collection de Coleopteres d Europe recueillie par M. Follias. S adresser a sa veuve, rue Colbert, 22, a Reims (Marne). 2 Collections entomologiques recueillies par M. Cabarrus : Coleopleres europeens et exotiques : 4,666 especes et 10,739 individus ; autres ordres d Insectes : 858 especes et 2,233 individus. S adresser a M me veuve Cabarrus, rue Thiac, 27, a Bordeaux (Gironde). On peut se procurer chez M. L. Buquet, Tresorier, rue S l -Placide, 52 : Monographic des Clytrides d Europe et du bassin de la Mediterranee, avec 4 planches (Extrait des Annales de la Societe entomologique de France de 1872), par M. ED. LEFEVRE. Prix : 8 fr. Paris, 5 aout 1873. PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. NO 9. BULLETIN DES SEANCES "^ DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recucilli par M. E. il sutcti HI Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance <lu 13 Aout de M. Ca. BRISOUT DE BARNEVILLE. 25 membrcs presents. Correspondancc. V Association francaise pour I avancement des sciences fait savoir qu elle tiendra sa deuxieme session a Lyon du 21 au 28 aout, et qu elle serait heureuse d y voir la Societe" entomologique represented par plusieurs de ses membres. Communications. M. le Tre"sorier annonce la mort de M. Nuraa Bordes, de Bordeaux, qui appartenait a la Soci^le depuis 1869. M. J. Grouvelle, a propos de la communication de M. le docteur Boisduval, ins6ree dans le dernier Bulletin, au sujet de I habilat du Cryp- torhynchus lapathi, annonce a la Societe" que son frere, M. A. Grouvelle, a recueilli cet insecte dans son parapluie, dans les montagnes de la Grave ([sere), a line altitude comprise entre 1,500 el 1,800 metres. M. le Secretaire rappelle egalement que, dans les Annales de 1867 (Bull., p. LXXXIV et LXXXV), plusieurs remarques sur le meme insecte ont te" pr6sente"es. M. le colonel Goureau a montre que cc Curculionile e"tait tres- dangereux pour les pe"pinieres de peupliers, surtout pour les jeunes sujets plants a demeure; et il a donn6 d int^ressants details sur la larve du Cryplorhynclms lapathi, qui vit et so de"veloppe dans k s tiges du peu- plier. M. Guerin-Meneville a indique que le meme Coleoptere se trouvait sur 1 aune. M. le docteur Laboulbene a dit qu il en avail pris des femelles dans le midi de la France, au pied des saules. Au sujet des observations sur la flacherie, presenters dans la pre"- ce"dente seance par M. Maurice Girard, quelques remarques sont faites par divers raembres : M. Goossens dit que la flacherie peut 6tre produite par la nature de la nourriture donne"e aux chenilles, et que lorsqu on voit qu un ve ge tal semble ne pas convenir a une chenille, il faut lui en offrir un autre. II attribue cette maladie a un de veloppement exagere de la secretion biliaire chez les chenilles. M. le docteur Alex. Laboulbene ne suit pas noire confrere dans celle voie et demande que des e"tudes scientifiques soient failes. M. Berce ne peut affirmer que la flacherie que Ton constale aussi bien dans la nature que dans les magnaneries soil contagieuse de chenille a chenille, et il se demande si ce n est pas la nature du lieu qu habite les chenilles qui influe sur sa propagalion. En ce qui concerne l e"ducation dont il a parle" de V Acromjcta myricse, il est certain que la maladie ne provenait pas de l (&uf, car des ceufs d une mme ponle, donnes par M. Ragonot, les uns ont produit chez M. Fallou des chenilles flasques, tandis que d autres, chez lui, ont donne" des chenilles d ou il a eu des chrysalides. M. Baron montre a la Socie te plusieurs individus vivants d une grande espece d lal6ride, provenant de Tile de Cuba, ou elle porte vul- gairement le nom de Cocuyo. II fait voir expe"rimentalement que dans Tobscurite, et surtout dans un milieu humide, eel insecle produit une lumiere phosphorescente brillanle, a reffels verdalres, beaucoup plus vive et d un volume plus considerable que celle de nos Lampyres. Les Cocuyos pre"senle"s par noire confrere lui ont 616 donne s par M. Des Cloizeaux, qui les tenait de M. le marquis de Dos Harmanas. Ge dernier a adresse recemment , au sujet des mceurs de ces curieux Cole opteres, une nole a 1 Academic des sciences (Comples rendus, 2 e semestre de 1873, n 5, page 133); et nous croyons que la Soci^te" verra avec plaisir dans son Bulletin un extrait de ce travail interessant. Les Cocuyos, dit M. de Harmanas, paraissent dans Tile de Cuba vers la fin d avril, a la suite des premieres pluies, et ils abondent surtout dans les lieux boise"s et dans les champs de Cannes a sucre. Ils sortent au ere* puscule et cessent de voler tres-promptement, de sorte qu on peut dire que leurs promenades nocturnes ne durent que deux a trois heures. 11s se cachent dans les creux des arhres, dans !es troncs pourris, sous les herbes des pres et dans les parties fraiches des plantations de Cannes. Us se nourrissent de feuilles tendres, de malieres molles qu ils trouvent dans les troncs d arbres et d autres substances analogues. II paratt done Evi dent que I humidite" est la condition la plus essentielle & leur existence. Get insecte cesse ordinairement de paraitre vers la fin de juillet ou le commencement d aout ; mais il se conserve bien si on 1 emprisonne dans des paniers a jour ou dans des cages, et il vit jusqu en septembre et octobre, et meme jusqu en novembre, ainsi que 1 auleur a pu le constate* a la Havane el a New- York , donnant constamment le soir sa lumiere phosphorescente. La lumiere la plus forte du Cocuyo se lait voir a la region du ventre et se montre avec loute sa splendeur qaand il vole ou qu il est baigne" dans 1 eau. En captivil6, ces insectes se combattent souvent entre eux : les patles constituent leur principale arme offensive. En effet, c est avec ses pattes qu on voit chaque individu p^nelrer dans les parties molles du cou de son adversaire, et cela assez complement pour s^parer le thorax de 1 abdo- men : aussi, dans les cages ou Ton conserve les Cocuyos trouve-t-on com- mune"ment des thorax se pare s du reste du corps ; on y voit aussi souvent des debris de leurs tarses. On croit avoir remarque" que 1 approche de la mort de ces insectes esl annonce"e par le noircissement des yeux , qui, dans l 6tat de sante" , paraissent, au jour, d un blanc jaunatre. Les individus pre senle s a 1 Academic des sciences, ainsi que ceux que possede M. Baron, e"taient le reste d une collection de plus de quinze cents individus rapportes par M. de Harmanas, de la Havane, au mois de mai dernier. A la suite de ces communications : M. le docteur Alex. Laboulbene annonce que, grace a la g6ne"rosit6 de M. Baron, il se propose d 6tudier anatomiquement le Cocuyo. M. Aug. Salte dit que 1 insecte qui vient d etre montrS est le Pyrophorus noctilucus Linne", que Ton trouve dans toute l Ame>ique intertropicale. II rappelle a ce sujet ce qu en a dit Lacordaire dans plusieurs de se> ouvrages et principalement dans son Introduction a 1 Entomologie. - ft M. H. Lucas communique, par 1 interme diaire du Secretaire, la note suivante , relative an Xylorhiza venosa, Longicorne de la tribu des La- miides : Le dessin que j ai 1 honneur de faire passer sous les yeux de la Sociele, et qui a 16" exe"cute par M. Poujade, repre"senle les metamorphoses du Xylorhiza venosa. C est une Lamiide de ja anciennement connue et que Latreille a fait figurer dans le Regne animal de Cuvier, t. Ill, l re e"dit., pi. 18, fig. 7 (1829). L arbre altaque" par cette espece est le Mesptlus ou Eryobotriajaponica, auquel elle cause des de"gats reellement considerables. En effet, si on considere les tiges que je fais passer sous les yeux de mes collegues, on remarquera combien sont grands les degats que leur a causes cette larve Jignivore; ils sont m&me assez graves pour les faire presque toujours pe"rir, et cela a ordinairement lieu apres la sortie de 1 insecte parfait, c est-a-dire lorsque cette larve a pre"alablement subi toules les phases de sa vie evolutive. Quand on etudie ces tiges ainsi atlaque"es, on remarque que celte larve creuse dans 1 aubier des galeries longiludinales exlre mement profondes et qui souvent les parcourent dans toute leur lon gueur. Posse dant la larve, la nymphe et Tinsecte parfait de cette curieuse Lamiide, que je dois a 1 obligeance de noire confrere le docteur Auzoux, il m a etc facile de reconnaitre cette espece qui habile les environs de Whampoa, de Canton, de Hong-Kong, el qui est tres-nuisible a VEryobotria japonica, cultive dans ces diverses locality. Je ne crois pas devoir m etendre davantage sur les degats causes a cet arbre par la larve de ce Longicorne, mon intenlion etanl de les faire con- nailre in extenso dans un memoire que je dois presenter tres-prochaine- ment a la Societe et que je destine a nos Annales. M. Gh. Brisout de Barneville dit que, contrairement a 1 assertion de M. Fauvel rapporl^e dans la Faune gallo-rhenane, il a Irouve commune- ment au bord de la Seine, dans les environs de Paris, le Bledius paliipes Grav., en compagnie des B. subterreanus Erich, et opacus Block. M. L. Reiche annonce qu il vient de recevoir de Saint-Emilion des racines de vignes conlenant un tres-grand nombre de Phylloxera, et quMl se propose de les remettre a M. V. Signoret. 5 BULLETIN B1BLIOGRAPHIQUE OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAV ANTES. Annales de la Societe entomoLogique de France, 5 e serie, tome troisieme, 1873, 1" Irimestre. 1 vol. in-8 avec 5 planches ; texle : page 1 a 1M (9 feuilles), bulletin : p. i a XLVIII (3 feuilles). Paris, 10 aout 1873 (deux exemplaires). D r BOISDUVAL, p. 5, ISote necrologique sur Lorquin. D f A. PUTON, p. 11, Notes pour servir a 1 histoire des Hemipleres, avec pi. SIGNORET, p. 27, Essai sur les Cochenilles (Homopteres- Coccides), 10 e partie, genres Lichtensia et Pulvinaria, avec pi. D* AL. LABOULBENE, p. 49, Metamorphoses du Systenus adpropin- quans, avec pi. ID., p. 57, Sur la nidification de 1 IIeriades truncorum et sur FAnlhrax aathiops, parasite de cet Hymenoplere, avec pi. FERRIS, p. 61, Resultats de quelques promenades ento- mologiques. H. LUCAS, p. 99, Genre nouveau d Orthopteres Lo- custiens (Idioderus grandis), avec pi. ID., p. 106, Note sur le Polistes canadensis Linne, avec pi. SIMON, p. 109, Note sur trois especes francaises du genre Atypus Lalreille, avec pi. LICHTENSTEIN et MATE!, p. 117, Metamorphoses du Vesperus Xatarti, avec pi. GOOSSENS, p. 123, De la corne des Sphingids. KUKCKEL, p. 129, Sur les Puces, et en particulier sur les Pulex felis et fascialus. L. FAIRMAIRE et E. ALLARD, p. 143, Revision du genre Timarcha (commencement de ce travail). DESMAREST et BEDEL, p. i a XLVIII, Bulletin des seances et Bulletin bibliogra- phique (janvier-mars). * Association francaise pour Cavancement des sciences, n 5. Documents divers et informations. Broch. in-8. Paris, 1873. * Atti delta Societa Veneto-Trentina di Scienze naturali residente in Padova, t. II, fasc. 1, Luglio 1873. Broch. in-8. Padoue, 1873. CARLO NOB-TACCHETTJ, p. 19, Maleriali per una fauna entomo- gica del Padovano, parie I, Lepidotteri, capo H, Eteroceri, fam. II, Hepialidae (conlinuazione). Prof. G. CANESTRINI, p. Zi4, JNuove specie italiane di Aracnidi (Metanophora latipes et sarda , Liny- phia furcigera, Dictyna scalaris, Altus longipes, Xyslicus cor, Ischyropsalis Adami, Nemostoma denligerum). Bulletin de la Societe des Sciences historiques et naturellcs de I Yonne, anne"es 1873, t. XXVII (VIP de la 2 e se"rie). 1 vol. in-8. Auxerre, 1873. O Bullet ino della Societa entomotogica italiana, 5 e an ne e, 1873, avril a juin. Broch. in-8. Florence, 1873. VITTORE GHILIANI, p. 69, Influenza del calore asciutto sullo svilcippo di alcune crisalidi. GIOVANI GRIBODO, p. 73, Contribu- zioni alia Fauna Imenotterologica italiana (especes nouvelles : An- ihophora segusina et mucida, Eucera concinna, Spex Sellae). P. BARGAGLI, p. 88, Materiali per la Fauna entomologica dell isola di Sardegna, Coleotteri (MordelidaB, Vesicanles, Rhyncophori et Curculionidi). FLAMINIO BAUDI, p. 98, Rassegna entomologica (Descriptions de Coleopteres reproduites d apres divers recueils; renseignements divers. DOHRN, p. 127, Diagnosi di Coleotteri nuovi italiani (Dascillus parallelus, Byrrhus tuscanus, et Dennii tuscanus). ADOLFO TARGIONI-TOZZETTI, p. 130, Sopra una nuova specie di Lepidotteri dannosa alia coltivazione del cotone in Egitto (Earias Gossypii Frauenfeld ; derails d apres Joanovich-Bey, et indi cations des Insectes nuisibles a la culture du coton. P. 61 a 76 du Catalogue des Coleopteres d llalie (Staphylinidae et Clavigeridae). * Canadian Ornithologist, t. I, n I. Broch. in-8. Toronto-Ontario, July 1873. Offert par Tauteur, notre collegue M, A. Milton Ross. Comptcs rendus hebdomadaires des seances de C Academic des Sciences, t. LXXVII, 2 e semestre 1873, n 08 3, A et 5 (juillet-aout 1873). Broch. in-A. Paris, 1873. MAXIME CORND, p. 190, Note sur ridentite" du Phylloxera des feuilles et de celui des racines. PETIT, p. 193, Sur quelques ma- lieres propres a la des truction du Phylloxera. ERB, p. 269, Sur le Phylloxera (de"pot d une note). YOF, p. 269, Precede" de des truction des Insectes (de"pot d une note). DE Dos HERMANAS, p. 333, Sur les Cocuyos de Cuba. EM. BLANCHARD, p. 335, Reraarques au sujet de la pre ce dente communication. JULES LICHTENSTEIN, p. 342, Sui 1 Fetal actuel de la question du Phyl loxera. - V. SIGNORET, p. 343, Du Phylloxera et de son Evolution. AYRAL, COULOMB, DELEUIL, GAUTHIER, PEYRAUD, LALIMAN et L. DE MARTIN, p. 346, Notes sur le Phylloxera. Compte rcndu des seances de la Society entomoloyique de Belgique , n 89 (stance da 2 aout 1873). Broch. in-8. Bruxelles, 1873. Observations sur divers insectes propres a la Belgique. * Entomologist s monthly Magazine, n 110 (aout 1873). Broch. in-8. Londres, 1873. F. BATES, p. 49, Notes on Heteromera (description de nouvelles especes ; gen. nov. : ^Elhalides) (suite). SHARP, p. 53, Descrip tions of three new species of water-beetles from central America (Laccophilus, Copelatus et Dineutes). GEORGE LEWIS, p. 54, Notes on Japanese Cocci nellidae. A.-G. BUTLER, p. 56, Brahmaa japonica, sp. nov. W.-C. HEWITSON, p. 57, Tree new species of Rhopalocera from Angola (gen. Charaxes, Acraea et Apatura). CH. WARD, p. 59, New species of African Lepidoptera (gen. Ero- nia, Acrsea, Euryphene et Mycalesis). BUCHANAN WHITE, p. 60, Notes on Corixa. JOHN SCOTT, p. 63, British Hemiplera ; an additional genus and species. C.-G. BARRETT, p. 65, Notes of British Tortrices. Notes. P. 68, Harpalus d Angleterre ; mceurs du Drilus femelle. P. 69, Insectes du Northumberland ; Pacilosoma pul- verata ; Lithosia stramineola. P. 70, Ophiodes lunaris; larve du Limacodes asellus. P. 71, Larve de 1 Ephyra pendularia. P. 71-72, Stances de la Socie te entomologique de Londres. * Gazette medicate de Bordeaux, 2 e annee, n 15 (5 aout 1873. In-4. O * Jahreshefte des Vereins vaterldndische Naturkunde in Wurttemberg, XXIX e ann6e, 1873, n oi I et II. 1 vol. in-8, avec pi. Stuttgard, 1873. Echange dema nd6 contre les Annales. D r G. JAEGER, p. 92, Antherea Pernyi Gue"r.-Men. D r ERNST HOFMANN, p. 255, Die Isoporien der europaischen Tagfalter. D r E. BERING, p. 305, Beitriige zur Entwicklungsgeschichte einiger Eingeweide-Wurmer. OUVRAGES DIVERS. ** BORKAUSEN et SCHEIDER. Nalurgeschiclite der europiiischen Schmet- terlinge, etc. (Le"pidopteres d Europe). 5 vol. in-8. avec pi. col. Stutlgard, 1788-1794. ** EVERSMANN. Fauna Lepidopterologica Volgo-Uralensis. 1 vol. in-8. Casan, * JEKEL (Henri). Catalogues divers de Coleopteres, et listes d ouvrages d entomologie. Broch. in-8. Paris, 1873. ** LEWIN (W.) The Insects of Great Britain : Lepidoptera. 1 vol. in-A% avec pi. col. Londres, 1795. ** LINNE. Museum Ludovica? Ulricae Regise. 1 vol. in-8. Holmiae, 1764. * PLANCHON et LICHTENSTEIN. Le Phylloxera (de 1856 a 1873). Broch. in-8. Montpellier, 1873. E. DESMAREST. Ordre du jour de la stance du 27 aout 1873 : Rapports : 1 de MM. Desmarest et Reiche sur M. Tardy, de Dijon (Cote-d Or), pre senle par MM. Gueneau d Aumont et H. Lucas ; 2 de MM. A. Alexandre et Al. Laboulbene sur M. Roger, de Langres (Haute- Marne), pre"sente" par MM. Goubert et Ed. Perris. Communications : 1 Note de M. Lichtenstein sur la reproduction du Phylloxera vastatrix ; 2 Monographic des Ce-brionites par M. Aug. Chevrolat. Paris, 23 aout 1873- PARIS. - Typog. EL\\ MAI.TESTE et Ce, HIP des Deux-Portes-St-Saiiveup, 22. N 10. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli par M. E. i>l-:*>MRE$T , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du *1 tout Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 29 membre presents. Lectures. M. Leprieur depose sur le bureau la premiere partie des oeuvres enlomologiques posthumes de Capiomont, qu il a bien voulu se charger de re"diger, d apres les manuscrits laisse s par notre regrette col- legue. Ce travail comprend le groupe des Rhinocyllides Capiomont, ren- fermant les deux genres Gcelostethus Cap. et Rhinocyllus Germ. Six especes entrent dans le genre Ccetostethus : ce sont les planifrons (Rhinocyiius] Dej., viLlosus, sp. nov.; sicutiis, sp. nov.; Dickii, sp. nov.; oricntalis, sp. nov., et provinciates (Rhmocylhis) Fairm. Cinq especes seulement forment le genre Rhinocyllus: ce sont les Schcenhcrri, sp. nov.; oblongus, sp. nov.; antiodontalgicus (Curculio) Gerbi (comprenant deux varie*tes : latirostris Latr. et OLivieri Gyll.); inquilinus Gyll., et depressi- rostris Bohm. M. Aug. Chevrolat (lonne un me"moire, accompagne d une planche coloriee et ayant pour litre : Revision des C^brionites. Cette famille de Coleopteres renfermerait 127 especes, dont un grand nombre sont nou- velles, et qui sont re"parties dans plusieurs genres, dont deux nouveaux. M. Jekel lit une note sur le genre PUrygomus, nouvelle coupe de Curculionides Cryptorhynchides du groupe des Sophrorhinides Lacordaire (P. sellatus, de Cayenne). M. Poujade fait connaitre une note sur le vol de quelques Coleopteres; travail accompagne d une planche. M. V. Signoret depose sur le bureau la ll e partie de son grand memoire sur les Cochenilles. Ce travail, accompagne de deux planches, comprend la description des especes du genre Lecanium. M. le docteur Alex. Laboulbene adresse les dessins de deux planches qui doivent accompagner : 1 ses notices sur la Cecidomyia buxi et sur VHylemyia ulmicola, et 2 le memoire de M. Bar, sur les divers e"tats d un Lepidoptere (Palustra) dont la chenille vit dans 1 eau. Communications. M. E. Desmarest annonce la mort de notre ancien collegue M. Dupont, et demande Finsertion dans le Bulletin de la courte notice qui suit : Richard-Henry Puech, plus connu sous le nom de Dupont, qu il a constamment porte dans ses relations scientifiques et commerciales, est ne a Bayeux (Calvados), le l cr novembre 1798 ; il est mort a Bellevue (Seine-et-Oise, le 2 juillet 1873, a Page de pres de 75 ans. Des sa jeunesse il fut familiaris6 avec les objets d histoire nalurelle, car sa mere s occupait exclusivement de Conchyologie et a repandu, pen dant de longues anne"es, dans un grand nombre de collections, beaucoup de coquilles alors nouvelles ou du moins tres-rares. Son frere a!n6, Leonard, mort en 1828, avail, Tun des premiers en France, sinon le pre mier, execute en cire avec un grand talent des pieces anatomiques dont la belle collection , acquise en 1847 par le Ministere de llnstruc iion publique , fait actuellement partie de Fun des Musees du Gouverne- ment. Henry Dupont s occupa pendant pres de trente ans du commerce des Insectes, et il le fit d une maniere scientifique. Aussi s etail-il reserve une ~~ 3 collection de Coleopteres qu il augmentait chaque jour, surtout riche en especes exotiques, et qu il <Hait lieureux de mettre a la disposition des enlomologisles qui venaient la consulter. Recu membre de notre Socie"te peu de temps apres sa fondation, le 18 avril 1832, il en fit partie pendant plus de dix-sept ans, et donna sa demission le 28 mars 1849. II a public plusieurs travaux, parmi lesquels nous ne citerons que la description du genre Heterosternus (II. buprcstoides) et sa Monographic des Trachyderides, donnees, la premiere en 1832 et la seconde en 1839, dans le Magasin de Zoologie de M. Gue"rin-Meneville, ainsi que deux remarques inse re es dans nos Annales : 1 Rectification du nom de Lamiaradiata Gory, qui n est autre que la L. lactator Fab. (Ann. 1835, p. 665); 2 Scarabaus difforme (Bull. 1846, p. xciv). Retir6 des affaires en 1848, il ceda sa raagnifique collection a notre collegue M. le comte de Mnizech ; mais il ne cessa pas entierement de s occuper d histoire naturelle, car il recueillit principalement unc collec tion de plus de 350 sternums d oiseaux, que son fils a recemment oflerte an Museum d Histoire nalurelle. Les tristes tenements de 1870 et de 1871 le chasserent de la retraite qu il avait choisie ; rentre a Paris, et malgre les preoccupations qui venaient sans cesse 1 assaillir, nous le vimes bien des fois encore aux cours du Museum. Une fois la paix retablie, il retourna a Bellevue; mais devant les devastations que ses proprietes avaient subies, devant la perte d une partie d un avoir laborieusement acquis, le decouragement le prit et les ressorts de sa forte organisation furent brisks : aussi, pendant deux ans, ses amis purent-ils remarquer chez lui un aflaiblissement graduel qui ne presageait que trop sa fin prochaine. M. L. Reiche fait savoir la mort de notre ancien collegue M. 1 abbtf Blondeau, qui avait appartenu a la Socie"te" depuis le 4 aout 1841 jusqirau commencement de Tannee 1845. M. 1 abbe Blondeau etait cure de la paroisse de Plaisance-Paris (XlV e arrrondissement). Pendant la Commune il fut Tun des pretres arret^s et devait etre mis au n ombre des otages lorsque 1 insurrection fut terminee. M. J. Fallou annonce que notre collegue \\. Ernest Olivier vient de lui envoyer le buste de son grand-pere Olivier, qu il a oflert a la Soci^te. Celle-ci charge son Archivisle d adresser 1 expression de res remerciements empresses & notre devoue" confrere. ~ Le meme membre dil egalement que M. le docteur Alex. Laboulbene lui a envoye pour noire bibliotheque le portrait lithographic du docteur Ch. Aube. M. de Marseul donne lecture des observations suivantes : Dans le dernier numero des Annales, M. Ferris nous a donne" un char- mant article sur ses promenades entomologiques. L interet que j ai pris a la lecture de ces intelligentes recherches, reproduites avec une grace et un abandon iniimtables, m a fait de"couvrir une petite digression a mon adresse, que peut-etre aucun de nos collegues n a apercue. II s agit d une legere question de glossologie, et je serais heureux que, au moment de publier un catalogue synonymique des Coleopteres du nord de 1 Ancien- Monde, chacun voulut bien me faire part de ses observations, au lieu de critiquer apres le travail imprime; tout le monde y Irouverait profit. Mon ami M. Ferris m a fait deux reproches : d avoir fait un barbarisme en changeant le nom de tamariscis en tamarisci (Berginus, Apion, etc.), ficus en fici, et d adopter pour les noms des personnes auxquelles les insectes sont dedies, la simple addition d un i au nom tel quel. Le Tamarix se dit en latin Tamarix comme Tamariscus, et leurs ge"ni- lifs sont tamaricis et tamarisci. Wollaston a le premier, en 1857, employe" le dernier et j ai suivi son orthographe ; c est M. Ferris qui a change et a meme fait le barbare tamariscis. Dejean avait ecrit fid, Erichson a pris ficus; j ai suivi ce dernier, mais 1 un et 1 autre sont parfaitement latins , et le choix n a pas d impor- tance. Quant a la formation reguliere des noms de"dicateurs par I addition d un i, Chevrolati, Aubei, etc., j en reporte I mvention au docteur Dohrn; je la prefere a Taddition de deux i, Chcvrolatii, Aubcii ou Aubii, et surtout a cette latinisation ridicule qui d&forme le nom et le rend me"con- naissable, tels que GuiUebeUi Guillebaux, Dulce Ledoux. Pour la variation de 1 adjeclif avec le nom de genre, sans doute il vaut mieux donner la terminaison feminine lorsque le genre est en a, et le masculin lorsqu il est en us; et cependant bien des substanlifs latins sont f6minins quoique en us, Poputus, etc., et masculin quoique en , comme agricola, advena, etc. Mais il faudrait pr^alablement s entendre sur le genre du nom generique forme de deux mots grecs, car il ne peut avoir de genre fixe. Aussi chacun en fait a sa guise. On pourrait tous les faire mas- culins aussi bien que feminins, comme on dit le Cetoine ou le Mylabre. Pourrait-on condamner un catalogue oil on trouverait les noms tantot au masculin, tantot au feminin, lorsque Tusage a adopts Tun ou Tautre ? Mais une si futile discussion ne merite pas d occuper si longtemps volre attention. La vraie question que je voudrais vous voir poser et resoudre serait celle-ci : Lorsqu un nom specifique est depuis vingt ans en usage dans les prin- cipaux ouvrages, dans les collections, partout , ne vaut-il pas mieux le conserver que de lui substituer, comme le fait M. de Harold dans son e"norme Catalogue, quelque nom plus ancien qu il a exhume de quelque poudreux bouquin et dont le rapprochement est toujours aventure" ? Les noms d especes ne seront done plus soumis a la loi commune des mots de la langue ! M. L. Reiche lit des notes synonymiques sur divers Coleopteres : 1 Dans le cahier n XI du Coleopteralogische Hefle (1873), Tediteur, M. le baron de Harold, met en synonymic de YAphodius limbatus Germar YA. barbarus Fairmaire. II est Evident que M. de Harold n a pas vu 1 espece de M. Fairmaire et qu il a e"te induit en erreur par quelque amateur moins verse que lui dans la connaissance des Coprophages. Je crois meme que M. de Harold n a pas lu la description de 1 auteur francais qui signale trois tubercules sur la lete de YA. barbarus. Ge caractere et quelques autres rangent cette espece dans le groupe L d Erichson, dont YA. inquinutus est le type, tandis que YA. limbatus Germar fait partie du groupe P d Erichson, dont M. Mulsant a fait son genre MELINOPTERUS, type A. prodromus. A ce propos, je deplore la facilite avec laquelle on adopte des synony mies signalees a la le gere par des auteurs, consciencieux sans doute, mais qui n ont pas v^rifie la justesse de leur assertion par Texamen des lypes des deux cspeces qu ils confondent; et ne serait-ce pas ici le lieu d appli- quer 1 adage : Tcstis unus, testis nullus ? 2 M. Desbrochers des Loges (Annales de la Soci^te entomologique de France, Bull. 1873, p. XLI) decrit une espece nouvelle du genre Anoxia, provcnant de I Alg^rie, sous le nom de A. derelicta. La description en est Ires-bien faite et comparativement avec cello de 1 A. oricntatls; eile com plete celle de feu Coquerel, qui a decrit celte meme espece dans les Annales 1860, p. A2/i, sous le nom de A. cmaralnata que lui avail donne 6 ~ Dejean dans sa collection, et qui figure dans tous les catalogues oil Tau- teur ne Pa pas cherche . Je possede dans ma collection une fcmelle CC Anoxia de crite par feu Coquerel sous le nom d A/t. Lucasii, loc. cit., p. 423, que je crois appar- tenir a 1 espece prece"denle, malgre son chaperon fortement rcborde, mais non releve et a peine sinue", et les ecailles piliformes qui recouvrent ses elylres unit onne ment. - M. Leprietir presente quelques remarques au sujet des Leucolxphus : (Test dans la seance du 13 mai 1857 que M. H. Lucas annonce a la Socie te le resultat des excursions de M. Mares dans le Sahara. II signale Oxythyrea deserticola, Clconus Marcsii, Pimelia lilliputana et Ctrta slricdicollis. A la stance du 8 septembre 1858, il signale llclcracaniha depressa, Pimelia nigropunctata, etc. Toutes ces especes lui sont communiquees par M. Doue, qui venait de les recevoir du sud de TAlge rie. De mon cote", faisant part a mon ami Pern s du produit des chasses faites par M. Lelourneux, je lui envoyais, le 31 octobre 1858, une Pimdia sous le nom de lilliputana ? et le Julodis qui a e te decrit sous le nom (TAristidis. Ces m^mes insectes elaient a leur tour expedies a notre ami H. Lucas, qui reunissait, sous le nom generique de Lcucolxphus, les P. lilliputana, nigropunctata et Perrisii, et en donnait communication a la Societe dans la seance du 9 fevrier 1859. II est reconnu maintenant que les L. Perrisii et nigropunctatus doivent fitre re"unis; mais M. de Marseul a commis une erreur en supposant que tous les individus appartenant a ces trois especes ont e te pris en un meme lieu et en une seule Ibis. En effet, le voyage entrepris par M. Cosson, d ou proviennent les deux dernieres especes, n a commence qu a une date posterieure an 2 avril 1858, comme me le prouve une leltre de M. Le- tonrneux e crile de Biskra a cette date, et dans laquelle il me parlait de leur itine"raire futur. La P. lilliputana prise par M. Mares dans le Sahara, signalee le 13 mai 1857 par M. H. Lucas a la Socie te, ne peut done pas avoir e te comprise dans les decouvertes faites par MM. Letourneux et Laperraudiere, puisque 7 - leurs chasses n ont pu commencer que dans les premiers jours d avril 1858. M. G. Tappes adresse, par 1 entrcmise de M. L, Reiche, les remarques suivantes : 1 M. Rouget, de Dijon, avail trouve une coque qui lui semblait appar- tenir, soil a un Cryptoccphalus, soil a une Clytra (1). II est sorti de cette coque une C. aurita. M. Rouget pense que cette coque n a pas encore 616 signalee ; il n en est pas fait mention dans la Monographic de M. Lefevre. 2 La Saperda plwca vient d etre prise dans les environs de Beaune (Cote-d Or), dans le tronc carie d un saule marceau. G est bien la qu onl ve"cu les larves. Le saule est isole, peu e"leve et cependant assez gros pres de terre; il se ramifie bientot et ne parait pas encore trop souffrir. II est situe" sur une montagne assez aride, a la limite superieure de la culture des vignes, touchant des friches incultes. D apres les renseignements com munique s, c est a la surface inferieure des leuilles que se trouve Tinsecie parfait, au mois de juin. M. Henri Brisout de Barneville communique la note qui suit : J ai lu avec intere"t les observations curieuses de M. Ferris, consignees dans le l cr cahier des Annales pour 1873; elles m ont rapped des remarques que j ai faites jadis. Comme dans les Landes, le Gcuthorkynchus ruyulosus habite, a Saint- Germain-en-Laye, la Matricaria camomilia; mon frere et moi nous le trouvons sur cette plante assez abondamment. Nous y trouvons aussi YErirhinus pillumus, mais plus rarement, fait deja constate par Walton, et le Ceutliorhynchus putvinatus. J y trouve aussi le Gymnetron rostellum, mais il est devenu rare, ce que j atlribue a certaines conditions d humi- dite qui lui fait de"faut. Le Ceuthorhynchus campestris se prend abondamment an filet au prin- .temps dans les prairies plantees de grandes marguerites, Chrysanthemum leucanthemum ; j ai pris une fois directement sur la fleur de cette plante le chrysanthemi. (1) Les coques de Cryptocephales sont rugtieuses, mais n offrent pas de traces de stries, tandis que gen^ralement celles des Clytra out des cotes qui forme;it coaime des aretes sur la partie dorsale. G. T. Le Coryssemus ardea se relrouve sur la matricaire et la grande mar guerite. Le Ceuthorhynckus melanosiictus habile la menthe aquatique et le Ly co- pus europseus, comme chacun sail; ce que Ton ignore peut-tre, c est que Varcuatus y vit aussi, car je Fai trouve" jadis a Bondy avec le mela- nostictus. J ai toujours pris le Mecinus collaris au printemps en fauchant le Plan- tago major dans les prairies de Chatou; il n est done pas 6tonnant qu on puisse rencontrer la larve du circuLatus au collet du plantain. M. Charles Brisout de Barneville annonce qu il a pris dans la foret de Saint-Germain-en-Laye, dans un endroit plante" de chenes, le Clytus cinereus Lap. et Gory (Duponti Muls.). Cette espece n avait pas 616 reprise depuis un grand nombre d annees. Le meme membre montre a la Societe un Corsebus auquel il manque la tete et le corselet, et qu il a trouve" entre les deux for&ts de Saint-Germain et de Marly, en cherchant sous des plantes basses. Ce Corsebus semble se rapporter a Yelatus; il differe cependant un pen par la maniere dont est impressionn6 le dernier segment abdominal. Notre collegue pense que cet insecte pourrait provenir de quelques pommiers, qui sont les seuls arbres se trouvant a proximite du lieu ou il Fa rencontre. M. Lichtenstein adresse la note suivante : Comme notre collegue M. V. Signoret m a e"crit pour retirer les expres sions qui m avaient blesse" dans un article sur le Phylloxera male, et que cette fois-ci il se borne & me dire que j ai trop d imagination, parce que j ai annonce" que le Phylloxere avait une generation chaque dix ou douze jours, je desire reprendre nos discussions courtoises, esperant qu il en jaillira la lumiere. Dans ma conference de Cette, je me suis borne" & lire un passage de nos Annales (1869, p. 575) : Les Aphidiens produisent des petits sans aucun accouplement, ce fait se produit au moms pendant neuf generations, lesquelles ont lieu pendant Cespace de trois mois. C est dans un travail sur le Phylloxera de la Vigne signe Signoret. Ce travail commence m&me par ces mots : Les vignobles du Midi sont attaqu6s par un nouveau fl^au qui semblerait du k la multiplication extraordinaire d un insecle de Tordre des He mipteres. t) Aujourd hui notre collegue pretend qu il n y a qu une generation par an, avec neuf mues de 20 a 25 jours chacime. Sur ce dernier point il est en contradiction avec MM. Balbiani et Cornu, qui ont vu deux mues en quatre jours. Quant au premier point, comment explique-t-il la presence simullanee et constante de meres pondeuses d oeufs et de Phylloxeres de toutes grosseurs, depuis mars jusqu en novembre, avec sa generation unique ? Voici ma derniere observation : Le l er aout j ai place dans un bocal en verre rempli de terre humide un troncon de racine appliquee contre les parois du vase et qui m a per- mis d observer ce qui se passait sous la terre : le meme jour, un Phyl loxera de laille moyenne s esl fixe" sur la racine. Le li aout cet insecte avait considerablement grossi et a commence a pondre. Le 8 il y avait quatorze reufs, tres-clairs d abord, puis ils sont devenus peu a peu fence s, assez bruns. Le 12 il edot deux ou trois petits et la mere pond toujours; elle a 6vi- demment pivote sur son bee et depose ses ceufs en demi-cercle. Du 12 e au 16 e jour de naissance la terre se desseche. J y jette quelques gouttes d eau qui font un peu glisser la masse d ceufs sur les parois du vase. Le 17 lous les ceufs humectes eclosent a la fois, sauf quatre ou cinq des derniers pondus. Parmi les petits eclos le 12, deux se sont fixes a cote de la mere et ont atleint une grosseur qui me fait esperer de les voir pondre d ici a qua- rante-huit heures. La mere, qui a pondu 30 (Bufs environ, n a pas pondu depuis deux jours; elle a pourtant encore la couleur claire et luisante de la vie. Ainsi done, le Phylloxere passe six a huit jours sous la forme d ceuf ; six a huit jours lui sont necessaires pour passer de 1 etat de larve, sortant de I oBuf, a celui de mere pondeuse. Ceci, bien entendu, au mois d aout et avec un peu d humidite pour favoriser les eclosions et les mues. Je ne veux pas dire pour cela que M. V. Signoret ait trop d irnaginalion, mais s il a suivi bien attentivement un seul insecte, et s il est arrive a voir neuf mues dans un an et le changement de son insecte en nymphe et en 10 insecle aile", je crois que, parallelement a Tinsecte aile", qui ne parait, lui, bien certainement qu une fois par an, il y a 1 insecte aptere dont la repro duction est constante et rapide de mars a novembre. Je pense que nous ne voulons pas joucr sur les mots generation et reproduction parthenogene sique , car ii s agit ici de la rapidite aveo laquelle Finsecte se reproduit et non du cycle de la ge ne ration d insecte aile" a insecte aile qui est unique. J espere que mes collegues ne trouveront pas cette note trop longue, et qu ils voudront bien en decider 1 impression dans le Bulletin. M. V. Signorel, present a la lecture de cette lettre, repond quMl main- tient son opinion et que, pour le moment, il n a rien a changer a ce qu il a avarice" dans ses notes sur le Phylloxera, publiees dans les Annaies ou dans d autres recueils, et qu il ne veut pas repondre immediatement a la communication de M. Lichtenstein. Seulement il fait observer : 1 que I expe rience que notre collegue indique n est pas concluante, car elle n est pas terminee : set pretendue mere devant peut-etre pondre sous qua- rante-huit heures ; 2 que rien ne prouve que ce ne soit pas la m6me mere qui ait toujours pondu, puisqu il ne 1 a pas retire e, et 3 qu en somme il n est pas assez precis sur les divers degres de son Education. Ainsi, il ne dit rien des mues ni de Fe"tat ou se trouvent ses larves. M. V. Signoret se reserve de repondre plus completement plus tard, lors- qu il aura quelques faits nouveaux a communiquer a la Societe. Le meme membre dit que M. L. Reiche lui a soumis la boite conte- nant des racines de vigne dont il a parle dans la derniere seance, et il doit avouer qu il a e te effraye de la quantite innombrable de Phylloxera a divers e tats qu il a vus sur ces racines, qui ont e te ramasse es a Saint- fimilion, partie sur des vignes maladives, partie sur des vignes saines. M. Beylot, qui a fait cet envoi, est dans la plus vive crainte pour Tave- nir des vignes de la contree qu il habite, et combat, dans une lettre qu il a adressee en meme temps que les racines, ride"e emise par moi de Tin- fluence du froid, de la getee, etc. : Car, dit-il, comment expliquer que cette influence commencerait toujours par un centre, que la maladie v parte d un centre pour se rendre a la circonfe rence, que cette circonfe"- rence soit encore bien portante lorsque le centre est mort ? Comment, si c est le froid, tout le champ n est-il pas pris a la fois partont? et 11 enfm, remarque-t-il comme tons les phylloxeristes, il en est toujours ainsi. II faut avouer que nous ne savons que re.pondre, mais on en peut penser ou dire aulant du Phylloxera : comment se fail-il le raisonnement de se rendre toujours au centre de la place, pour de la, comme le feu, comme une tache d huile, pour se servir de 1 expression consacree, pour se repandre tout autour, pour rayonner ? Je r.rains que ce ne soit plus spe"- cieux que r6el. Et comment expliquer la rapidile avec laquelle la vigne de la region du Rhone a tHe" frappe"e, tandis que dans d aulres regions la vigne, quoique atlaqu6e depuis plusiours annees, resiste ? Comment expli quer que le Phylloxera tue ici et ne fasse rien en Ame rique ou presque rien? Gar, connu depuis longtemps, et decrit pour la premiere fois en 1854 par Asa Fitch, on parlait bien du mal qu il pouvait faire, mais jamais on ne 1 avait accuse de tuer la plantc. II est vrai que depuis qu on en parle tant en France, les Americains, jaloux, veulent qu il en soit de mfime chez eux. Espe"rons pour eux que leurs vignes supporteront mieux les attaques du Phylloxera. M. firaile Ragonot lit une note sur la vie evolutive de la Coriscium cuculipennellum (1) : II y a longtemps que je chercliais la chenille de la Coriscium cuculi pennellum Hb. (alaudella Dup.) qui, depuis Huhner, est bicn connue comme vivant et formant des cones sur le troene, mais jusqu a present je n avais rencontre que la chenille de ce fleau de nos jardins, la Gracillaria syringella, qui vit e"galement sur le lilas et le frSne, dont elle roussit les feuilles d une maniere affreuse. Le 17 de ce mois (aout) j eus enfin le plaisir de faire sa connaissance, et j ai e"tudie" des details de mceurs Ires-interessants , qui paraissent tout a fait ine dits. II paraitrait qu il n y a qu une seule generation par an de cetfe espece. Les papillons, e"clos a 1 automne, hivernent, et la femelle, vers le mois de juillet, depose un seul oeuf a la surface supe rieure de la feuille, a cote" de la nervure mediane, pres du bout. Au mois de juillet la chenille sort de (1) Cette note etait destinee par son auteur a etre inseree dans les Annales pro- pretucnt dites ; une necessite typograpliique nous oblige a la placer dans le Bulletin. E. D. 12 - Tceuf et s inlroduit sous 1 epiderme, et, se dirigeant vers le petiole, elle mine une longue et e"troite galerie le long de la nervure. La pellicule qu elle d6lache est extremement fine, luisante, argentic, ressemblant a la trace d une limace, comme dans les mines de sa congenere la C. Brognar- dcllum sur le chene, et les Phyllocnistis suffuse lla et P. saligna sur les peupliers et les osiers. Les excrements, d un brim rougeatre pale, sont repandus dans la mine, forraant un sentier continu au centre. Arrived au petiole elle remonte pres du bord et elargit soudainement sa mine en forme de plaque (plutot longue que large) comme celle d une Lithocolletide, et le bord de la feuille se courbe en haut, se roule. Bienlot elle ne se contenle plus de ronger la feuille comme elle 1 a fait jusqu alors, elle 1 attaque directement, d6vorant une portion considerable dc son habi tation au bord de la feuille, comme le font les chenilles d Or-wiVr. Au mois d aout elle quitte ce logement devenu trop 6troit pour la con- tenir, et, allant sur une autre feuille, elle roule obliquement le bout et 1 attache solidement avec des fils de soie, formant ainsi un cornet ou cone sous la feuille, comme une Gracillaria. II est alors facile de decouvrir les feuilles attaquees, car elles paraissent tronque"es. Elle ronge rdpiderme et le parenchyme de la feuille a rintdrieur du cone, et les endroils attaques brunissent. Vers le milieu ou la fin du mois d aoftl la chenille arrrive a toute sa taille : elle a alors 8 millimetres de longueur. Elle est cylindrique, d un blanc jaunatre pale, avec la region dorsale verdatre, plus foncee aux inci sions segmentaires. La tete est un peu plus fonce"e que les segments ante"- rieurs, et la bouche est brunatre. Ses quatorze pattes sont pales. A cette e"poque elle fait ses preparatifs pour se transformer, et c est alors qu on peut admirer sa prevoyance et son adresse. Sans quitter son habitation elle perce un petit trou rond dans la portion de la feuille qui forme la partie supe"rieure du cone, en ayant soin de manager l^piderme exterieur, pellicule transparente comme une vitre, qui empeche ses enne- mis de penetrer dans sa demeure. Ensuite elle file son cocon, qui a 10 millimetres de longueur, mince, fusiforme, construit de soie blanchatre, semi-transparent et de peu de consistance. II est canned un peu, comme ceux du genre Eucculatrix ; mais les cannelures, plus grandes et moins nombreuses, sont moins bien marquees. Un des bouts du cocon est attache en face de Touverture vitre"e, et la chenille se change en chrysalide, avec la tete dans la meme direction. 13 Lorsque, au mois de septembre, le papillon est forme, la chrysalidc s avance liors de son cocon, perce la pellicule protectrice au moyen d une espece de bee ou crochet dont sa tete est armee, et sort a moitie du trou ; bientot apres a lieu I gclosioii du papillon. II est bon de remarquer que, contrairement a celui de sa conge"nere la Brognardellum et des Gracillaria et Ornix, le cocon de la .cuculipennd- lum est inde"pendant, n e"tant pas forme" et attache dans un repli de feuille comme celui des families precite"es. II est facile de distinguer les feuilles attaque"es par la chenille de la cuculipennellum de celles mangles par les chenilles de la Gracillaria syringclla, car, d abord, conlrairement a la cuculipennellum, la chenille de la syringella, dans son jeune age, vit en petits groupes formant des plaques et non des galeries ; ensuite elle enroule les feuilles plutot que de faire un cone parfait (generalement aussi on trouve plusieurs chenilles dans la feuille roulee ou minee), et enfm le cocon est entierement diffe rent, etant aplati et forme de soie melangee de matiere gomraeuse qui le rend resistant et luisanl, et il est intimement attache a la feuille qui forme sa base. Le papillon de la C. cuculipennellum n est pas Ires-commun ; on le prend, comme la Brognardellum et la sulphurellum, en battant les buis- sons, ou bien, au repos, contre des palissades, et plutot au prin temps qu en automne. Ten ai trouve" plusieurs dans la forfet de Fontainebleau, pres de Bourron, et j ai pris la chenille dans line pe"piniere pres de la forfet de MoRtmorency. Membres rccus. La Socie te admet au nombre de ses membres : 1 M. Charles Royer (Goleopteres et Le pidopteres d Europe), a Langres (Haute-Marne), present^ par MM. fimile Goberl el Edouard Pern s (com- missaires-rapporleurs : MM. Aug. Alexandre et le docleur Alex. Laboul- bene); 2 M. Pierre-Nicolas-Ernest Tardy (Entomologie generate francaise, principalement Araneides et Myriapodes), a Dijon (Cote-d Or), present^ par MM. Gueneau d Aumont et H. Lucas (commissaires-rapporteurs : MM. E. Desmarest et L. Ileiche). BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. Comptes rendus hebdomadaires des seances de CAcademie des Sciences, t. LXXVII, n 6 et 7 (aout 1873). H. PEYRAUD, p.. Zi31, Note relative Faction toxique des infusions d absintlie et de tanaisie sur le Phylloxera. FAUCONNET, p. 432, Note relative a divers proce"de"s de destruction sur le Phylloxera. CH. DENIS, p. 433, Note concernant les causes probables de la maladie des Vers & soie. PLANCHON et LICHTENSTEIN, p. Zi61, De la marche de proche en proche du Phylloxera. MEGNIN, p. 492, Deuxieme note sur la position zoologique et le role des Acariens parasites nommes Hypopus. MitthciLungen der Schweizerische entomologischen Geseilschaft (Societ6 entomologique suisse), t. IV, n 2, avril 1873. J. WULLSCHLEGEL, Nocturnen-fauna der Schweiz (suite). OUVRAGES DIVERS. * SiaL (Carolo). Recherches sur le systeme des Mantides. Broch. in-8. Stockholm, 1873. * ID. Descriptions nouvelles d Orthopteres. Broch. in-8. * ID. Enumeratio Hemipterorum, n 01 2 et 3. 2 vol. in-/i. Stockholm, 1872 et 1873. * ID. Notice sur Ch.-H. Boheman. Broch. in-8. MAURICE SEDILLOT. 15 Ordre du jour de La seance du 10 septembre 1873 : Rapport de la Commission de publication reglant la composition du troisieme numero des Annales pour 1873. Avis M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont pas encore solde" le montant de leur cotisation pour 1 annee 1873, quMls doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot que pos sible, sans intermediate. ]\ous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du I? tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres. indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note inse"ree dans le Bulletin des seances, sauf decision de la Societe, ne devra pas comprendre a Tavenir plus d une page d impression. Nous prions nos confreres de se conformer a cette decision s ils ne veulent pas que la Societe soit contrainte ou de reduire 1 etendue des travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier plus tard dans les Annales et non pas immediatement dans le Bulletin. Toutes les reclamations relatives au Bulletin bi-mensuel, ainsi que les demandes d envoi & T^tranger (contre rtmbourscmcnt des frais dc trans port), doivent etre adressees au Tre sorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Budon, 27, qui est charge" de Texp6dition du Bulletin des seances. Paris, 6 septembre 1873. EXTRAIT DD REGLEMENT DE LA SOCIETE EJNTOMOLOGIQUE DE FRANCE Anuee 1893. 4 c de sa fondation. Le montant de la cotisation, pour les Membres de la Societe, est par an, de : 24 fr. pour les Membres residant a Paris; 26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a Petranger. Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par trimestre. Les Membres non residant a Paris doivent faire parvenir la leur au Tresorier de la Societe, sans frais, immediatement apres Cannonce de leur nomination, et, pour les arnn^es suivantes, dans le courant du mois de Janvier. Les Membres de la Societe ne recoivent leurs Annal.es que par la So ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoyes francs de port, jusqua residence, aux Membres non r6sidants (hors Paris et a Petranger), apres reception de leur cotisation de Pannee courante. La Societe correspond par Pentremise de son Secretaire, de son Treso rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le recouvrement des cotisations et Penvoi des numeros des Annales, et les derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquets doivent etre adresses, francs de port, a M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3; a M. L. BCQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, Archiviste-Bibliothecaire, rue Hautefeuille, 30, Paris. Pour tout ce qui a rapport au Bulletin bi-mensuel, s adresser au Tre sorier adjoint, M. Emile PIAGONOT, rue de Buffon, 27. NOTA. Pour ne pas eprouver de retard dans Penvoi de leurs Annales, il est essentiel que MM. les Membres francais et etrangers adressent, dans le courant de Janvier de chaque annec, le montant de leur cotisation au Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la poste aux lettres, soit par la voie du commerce. Tout Membre doit la cotisation de Pannee dans laquelle il a ete recu, quelle qtfen soit la date, et recoit, en consequence, les Annales de ladite annee. Chaque auteur d un memoire insere dans les Annales (a Pexception du Bulletin) a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches noircs}. Au dela de ce nombre il doit en faire la demande. Le prix des tirages a part supplementaires est de 5 cent, par feuille d impression (1), de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche coloriee. L auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a cet egard en meme temps quil envoie son travail, et solder les dits tirages aussitot apres Pimpression de son memoire. (1) Au prix de 5 cent, par feuille, ou partie de feuille, rimpriineur ne pent fournir que 75 exemplaires a part, y compris les 20 donnes par la Societe, au maximum. Au dela de ce non.bre, il sera traite de gre a gre avec les auteurs. PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. N U. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Reeucilli par M. E. DESMAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collogues qui n ont pas encore solde le montant de leur cotisation pour l anne"e 1873, qu ils doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitdt que pos sible, sans intermediate. Seance du flO Septembre 1873. Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 22 membres presents. M. E. Mulsant, de Lyon, assiste a la stance. Rapport et decision. La Societe, apres avoir enlendu un rapport de sa Commission de publication, decide que le troisieme numero des Annales pour 1 annee 1873 se composera des travaux dont les litres suivent : 1 LABOULBENE. Sur les metamorphoses de la Ccddomyia buxi ; avec planche ; 2 LE MEME. Sur YHylemyia ulmicola ; avec planche. 3 BAR. Lepidoptere dont la chenille vit dans 1 eau h Cayenne (genre Palustra); avec planche. Travail accompagne d une notice analomique par M. LABOULBENE. k SIMON, fitudes arachnologiques (2 e m^moire) ; avec planches. 5 LUCAS. Metamorphoses du Xylorhiza venosa ; avec planche. 6 GAPIOMONT. Monographic des Rhinocy Hides, travail posthume mis en ordre par M. LEPRIEUR, d apres les manuscrits de 1 auteur. 7 JEKEL. Sur le genre Pterygomus (g. n.), de la division des Curcu- lionites Cryptorhynchites. 8. SIGNORET. Essai sur les Cochenilles : genre Lecanium. Commence ment de la monographie de ce genre. 9 Bulletin des seances et Bulletin bibliographique pour le troisieme trimestre de 1873. Communications. M. le Tresorier annonce la mort de deux de nos confreres : 1 M. Fe"lix Quinquarlet, de Troyes (Aube), qui avait e"t6 re?u membre Tanne"e derniere; et 2 M. Jean Schlumberger-Dollfus, de Gueb- willer (Alsace), qui faisait partie de la Socie"te depuis 1869. M. de Marseul, au sujet de la note lue par M. Leprieur, dans la der niere stance, sur le genre Leucolsepkus , presente les remarques sui- vantes : Deux voyages ont eu lieu dans le Sahara algerien, Tun en 1856, par MM. Cosson, Kralik et Paul Mares, qui ont explore les plateaux de la pro vince d Oran de la frontiere du Maroc Laghouat ; c est dans ce voyage qu a ete trouve le Leucotsephus lilliputanus ; L autre en 1858, par les memes bolanistes, auxquels s e"taient joints MM. Letourneux et Henri de la Perraudiere, dans le Sahara de Tuggourt a Ouargla, et c est vers le l er mai qu ont e"te trouv6s les deux aulres Leu- colsephus, ^ Ngoussa, pres d Ouargla. M. Ponson fait savoir, par Tentremise de M. L. Buquet, qu il vient de capturer dans les Alpes franchises deux individus du Dichotrachelus Manucli, espece r^cemment d^crite , ainsi qu une assez grande quantity du D. sulcipennis et quelques exemplaires du D. Stierlini. II a trouv6 egalernent dans les memes localites, el en assez grand nombre, YOtio- rhynchus montivagus, le Nebria nivalis et le Pterostichus rutitans. M. L. Bedel e"crit de Villers-sur-Mer (Calvados) : A la fin de juillet, j ai pu observer ici une nombreuse colonie du Syntd- miwn seneum Mull. Ces curieux Staphylinides habitaient un petit bois som- -~ 3 bre situe" sur des falaises fort pres de la mer et se trouvaient a 1 entour de divers arbres, sur la pente tres-rapide d un talus eleve. Us praliquent des galeries dans les parlies friables de ce sol fre"quemment de"trempe par la pluie et les disposent generalement au-dessous de racines dechausse es qui les protpgent. Dans ces conditions, les parois du talus sont, en certains endroits, criblees des terriers du Syntomium, et, dirigeant vers leur ori fice de la fumee de tabac, on fait immediatement sortir le Staphylinide qui s y Irouve. J ai recueilli de cette maniere jusqu a 300 Syntomium sur un espace presque vertical d un pied carre. Dans les premiers jours d aout, le nombre des insectes a brusquement diminue ; leur saison paraissait fmie. MM. A. Grouvelle et L. Bedel annoncent qu ils viennent de retrouver a Dieppe le Sitones Water housei Walton, et de constater que ce Curculio- nide vit au pied du Lotus corniculatus. La rare 16 de cet insecte. signale seulement en France des bords de la M6diterranee et des cotes du Calvados, tenait a son mode d habitat special : il faut, en effet, chercher le S. Water housei au pied m6me de la planle dans les terrains sablonneux et inclines. De telles conditions d exis- tence rendent necessairement impossible 1 emploi du filet-fauchoir pour se procurer cette espece. JNos confreres ajoutent que le Tychius hsematocephalus se prend ^gale- men t au pied du meme Lotus. M. Vale"ry Mayet adresse la note qui suit : Dans le compte rendu de la seance du 23 juillet, a laquelle j assistais, notre collegue M. V. Signoret , repondant a ce que je disais sur la ruine prochaine de notre grand vignoble, a ajoute" en note que M. Gaston Basile, president de la Societe d Agriculture de THeraull, avait e crit dans un numero du Messager du Midi que la recolte, cette ann^e, ne serait pas sensiblement diminuee par le Phylloxera. Le maitre ayant parle, disait notre collegue, il faut s incliner. M. Basile, voyant les vignes non attaquees tres-belles, a tres-bien pu 6crire cela. II pre"voyait ainsi que le deficit cause 1 par le Puceron serait compens6 par la grosse production des vignes encore bien portantes. Le Phylloxera a tu6 a peu pres un sixieme des souches du Languedoc. 11 est encore possible que la perte d un sixieme disparaisse momentane ment devant la belle production des cinq autres sixiemes; mais M. Basile n a Il jamais voulu dire que le Phylloxera n e"tait pas appele a de"truire le plus grand vignoble de France, et la preuve est dans le passage suivant d une lettre 6crite par lui le 11 juillet a un de mes amis : Malgre tons nos efforts, nous sommes debordes par ce terrible Phylloxera, et dans trots ou quatre ans noire beau vignoble si florisssant aura le sort de ceux de Vaucluse ou dcs Bouches-du-Blwne. II va sans dire que je tiens la lettre en question a la disposition de notre ami M. V. Signoret; il la trouvera aux archives de la Societe, oul a depose" notre collegue M. E. Desmarest, & qui je 1 avais envoye"e. Je me propose bien de ne plus aborder ce terrain autrement que quand j y serai amene par la force des choses; mais je re"p6terai encore a nos collegues incre"dules : Venez en Languedoc, vous verrez et vous repartirez convertis. M. H. Lucas communique la note suivante, relative a des Arachnides qui ont ete" rencontres en Syrie : Notre confrere M. L. Reiche m a communique", il y a dej quelque temps, un flacon contenant des Arachnides recueillis en Syrie, particu- lierement dans les environs de Nazareth. Je les ai etudies, et, en les com- parant aux types que M. E. Simon possede, j ai trouve parmi eux deux especes appartenant au genre Buthus et dont une a e"te decrite derniere- ment dans nos Annales. Ges especes, encore fort peu repandues dans les collections, et que je me fais un plaisir de faire passer sous les yeux de la Societe, sont le Buthus Judaicus Simon, Ann. Soc. ent. Fr., 5 e serie t. II, p. 252 (1872), etle Buthus leptochelis Hempr. et Ehrenb., Symb. Phys., n 3. Ges deux especes ont ele" rencontrees dans les environs de Nazareth et se tiennent sous les pierres exposees au soleil. Elles ne sont pas tres-rares, surtout le Buthus Judaicus, dont je possede un assez grand nombre d individus appartenant a des ages difierents. Suivant M. E. Simon, ces especes se plaisent aussi dans la vallee du Jourdain et se trouvent meme jusque sur les bords de la mer Morte. Dans ce meme flacon j ai rencontre" plusieurs Arane"ides que je crois devoir mentionner aussi dans cette note : ce sont les Palpimanus gib- bulus $ Duf.; Caltictherus histrionicus $ Ch. Koch; Cercidia prominens. Westr.; Epeira dromedaria $ Clerck, et Thomisus Diana $ Hahn. Enfin, parmi les Holetres, je signalerai encore VObisium validum L. Koch. Toutes ces especes ont et6 trouv6es, comme les Scorpionides, dans les environs de. Nazareth. 5 M. Maurice Girard envoie la note suivante : Je lis dans le Bulletin des seances (n 9, 13 aout 1873) que des obser vations ont et6 presentees au snjet des exemples de contagion de la flacherie cites par moi. Je dois dire qu il me parait probable que la conta gion s est propagee par les chenilles memes. Elles n ont pas et6 en contact cutane, si je puis dire, comme dans les experiences ou M. Pasteur donne la contagion a des Vers a soie sains en les melant a des Vers en flacherie, mais elles se trouvaient a tres-petite distance. Les rameaux d aubepine et de cerisier, ou vivaient les chenilles des Petit et Grand-Paon de nuit, etaient tout contre les rameaux de chene couverts des chenilles du Ya-ma-mdi, espece qui prit la premiere la flacherie dans notre education du Jardin d Acclimatation. Rien de plus facile done que Pinfection par miasmes ou sporules. De meme on prend la contagion en stationnant pres du lit d un varioleux, sans avoir besoin d entrer dans le lit. M. E. Mulsant entretient la Societe d experiences qu il tente en ce mo ment sur la maladie des Vers a soie; il espere pouvoir donner un moyen de guerir cette maladie, sinon dans des educations faites sur un grand nombre de chenilles, au moins dans des educations restreintes. 11 ne peut, quant a present, entrer dans des details circonstancies sur ses expe"- riences ; et il se borne a dire que c est en donnant plus de vitality aux chenilles qu il pense parvenir au but qu il se propose d alteindre. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE OUTRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. Comptes rendus hebdomadaires des seances de L Academie des Sciences, t. LXXV1I, n os 8 et 9 (aout-seplembre 1873). GH. ROBIN et AL. LABODLBENE, p. 511, Sur les organes phospho- rescents thoraciqnes et abdominal du Cocuyo de Cuba. DUMAS, p. 520, Observations sur la reproduction du Phylloxera; proce"de de M. MONESTIER pour la destruction de 1 insecte au moyen du sulfure de carbone. LICHTENSTEIN, p. 522, Sur la rapidile" de la reproduction du Phylloxera. DE SAINT-CYR, p. 536, Experiences sur le Scolex du Taenia mediocanellata. A. SARRAND, p. 561, Note relative a deux remedes qu il propose centre le Phylloxera. LECOQ DE BOISBAUDRAN, p. 561, Note relative aux ravages pro- duits par le Phylloxera. * Entomologist s monthly Magazine, n 112 (septembre 1873). E. RYE, p. 73, Description of a new species of Dromius from England (D. veclensis). C. WATERHOUSE, p. 73, Description of a new species of the Coleopterous genus Anoplognathus (A. parvulus). BUCHANAN WHITE, p. 75, Note on Coryxa. JOHN SCOTT, p. 80, On certain brilish Hemiptera-Homoptera. Notes. P. 83, Note on Cymindis lineata Dej. Note on cap- lure of Lymexylon navale. Magdalinus carbonarius in Northum berland. An Australian beetle near London. Captures of Co- leoptera in North Kent. P. 84, Note on Camponiscus Heatei Newman. P. 85, Occurrence of Co3noneura Dahlbomi Thorns. Occurrence of the galls of Cynips ferruginea IJartig. Oak galls at Ballates, in June, including Andricus amenti Giraud. Occur rence of galls of Spathegaster vesicatrix, Sclechtendal, at Banchory. P. 86, Description of the larva and pupa of Hesperia Action. P. 88, Paclmobia alpina Bred. Description of the larva of Miana literosa. P. 89, Note on the larva of Polia nigrocincta. Des cription of the larva of Phycis (?) Davisellus. P. 90, Asychna profngella Bred. Note concerning the metamorphose of Batra- chedra praBangustata. Occurrence of Megalomus hirtus near Aberdeen. P. 91, Neuroptera at Weybridge. Notes on a bri- tish bug. P. 92, Note on capture and habits of Loxops cocci- neus. Note on Idiocerus H-album Fieb. P. 93, The Entomo logy of our novel writers. Bulletin de la Sociele imperiale des Naturalistes de Moscou, n os 1 et 2 de 1871, n os 1 a Zt de 1872 (13 planches). 1871. DE CHAUDOIR, p. 1, Monographic des Lebiides (suite). 7 - E. BALLION, p. 147, Catalogus Coleopterorum von D r Gemminger und B. von Harold, Bemerkungen und Berichtigungen. C. LIN- DEMANN, p. 171, Zwei neue Curculioniden aus Mitlelrussland. J.-H. HOCHHUTH, p. 176, Enumeration der in den Rnssichen Gou- vernemenls Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen Kafer. A. BECKER, p. 290, Reise nach Temir-Chan-Schora und Derbent mit Erganzungen zur fauna von Astrachan und Sarepta. N. ERSCHOFF, p. 303, Beitrag zur Lepidopteren-fauna Russlands. C. LINDEMANN, p. 306, Das Skelet der Hymenopteren. 1872. 0. DE BURMEISTER et RAoozsKOWSKY, p. 1, Supplement indispensable a Particle public par M. Gerstaker en 1869 sur quelques genres d Hymenopteres. DE CHAUDOIR, p. 382, Obser vations sur quelques genres de Carabiques avec la description d especes nouvelles. V. MOTSCHDLSKY, p. 23, Enumeration des nouvelles especes de Coleopteres rapporte"s de ses voyages. A. BECKER, p. 102, Reise nach Salzseen Baskuntschakskoje und Elton, nach Schilling, Anton, Astrachan nebst Mittheilungen uber das Vorkommen mehrerer Kafer und Fliegen in jenen Gegenden. R. MAC LACHLAN, p. 187, Note sur quelques especes de Phryganides et sur une Chrysopa. J.-H. HOCHHUTH, p. 195 et 283, Enumeration der in den Russi- chen Gouvernements Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen Kafer. * Feuille des Jeunes Naturalistes, t. Ill, 1873, n 08 32, 33 et 34. Donne" par M. Jean Dollfus. G. COLIN, p. 93, Generality s sur les Tachinaires. E. LELIEVRE, p. 102, Ce que renferme une coque de Saturnia pyri. L. REY- NAUD, p. 107 et 121, Note sur Temploi du patchouly pour la con servation des collections entomologiques. - G. RODAST, p. 113, Des Lepiclopteres. OUVRAGES DIVERS. * BRAINE (A.) et GIRARD (Maurice). L Attacus Atlas, son introduction en France. Broch. in-8. (Extr. du Bulletin de la Soci&e d accli- matalion.) * BALDASSORE ROMANO. Coleotteri della Sicilia. Broch. in-8. Palerme, 18/|9. Donne" par M. H. Ragusa. * FaRiLEus (Ol.-Im.). Coleoptera Caffrarise (He te romeres et Curculio- nides). 2 vol. in-8 broches. Holmiae, 1870 et 1871. * MULSANT (E.) et VERREAUX (E.). Histoire naturelle des Oiseaux-Mouches (Introduction). Broch. in-4, avec planche. Lyon, 1873. Q * PELLET (Petri). Faune entomologique du departement des Pyrenees- Orien tales. Fasc. in-8. (Extr. du Bulletin de la Socie"te agricole, scientifique et litteraire des Pyre" nees-Orien tales.) * PREUDHOMME DE BORRE. Note sur deux monstruosites observees chez des Coleopleres (avec des figures dans le texte). * ID. Y a-t-il des faunes entomologiques naturelles distinctes h. la sur face du globe et quelle methode doit-on employer pour arriver a les definir et les limiter ? 2 fasc. in-8. (Extr. des Annales de la Societe" entomologique de Belgique.) MAURICE SEDILLOT. INous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fm du Zi e tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapporte"es, d en informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. Toutes les reclamations relatives an Bulletin bi-mensuel, ainsi que les demandes d envoi a Tetranger (contre rembourscmcnt des frais de trans port], doivent 6tre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffon, 27, qui est charge de 1 expedilion du Bulletin des seances. Paris, 20 septembre 1873. PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. iST" 12. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par M. E. DESAIAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collegues qui n ont pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Panned 1873, qu ils doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitdt que pos sible el sans interme"diaire. Seance du SB Septcmhre residence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 18 membrcs presents. M. le docteur Auzoux, de Marseille, assiste a la stance. Correspondancc. M. le docteur Giraud e"crit que l 6tat de sa sant^ ne lui permettant pas de sortir de chez lui, le force, a son grand regret, de prier la Societ6 de vouloir bien le remplacer comme president et comme membre de la Commission du Prix Dollfus pour Tanned 1873 (1). (1) Nous croyons devoir rappeler aux entomologistes que, dans sa stance dii 14 mai dernier, la Sodete, sur le rapport d une Commission no ^me e par elle, a decide que le Prix pour 1873 sera decerne a 1 auteur d un tra^il entomologique -_ 2 Cette demission est acceptee par la Society qui decide qu il sera pro- ee de , dans la prochaine stance (8 octobre), au remplacement de M. le docteur Giraud comme membre de la Commission du Prix Dollfus. Lectures. M. Leprieur depose sur le bureau la Monographic des Larinides de feu M. Capiomont, qu il a redigee d apres les manuscrits de notre collogue. Ce travail, remis & M. de Marseul, qui se charge de revoir la synonymic spe"cifique, comprcnd la description de soixante-dix-neuf especes, don t vingt-deux nouvelles et quinze que Fauteur n a pu voir en nature. M. Henri Tournier envoie, par 1 entremise de M. L. Buquet, un mgmoire ayant pour titre : Observations sur les especes europe"ennes et circum-europe ennes de la tribu des Tychiides, faisant partie de la famille des Gurculionides. La tribu des Tychiides, que 1 auteur passe en revue en ne de"crivant que les especes nouvelles, est divisee en deux groupes : 1 ELLESCHIIDES : genres Lignyodes Schonh. (k especes); Ellesc/ms Steph. (2 especes); Pachylychius Jekel (22 especes, dont 5 nouvelles); Jekelia Tournier (2 especes, dont 1 nouvelle), et Barytycliius Jekel (h. especes, dont 1 nouvelle), et 2 TYCHIIDES PROPREMENT DITS : genres Tychius Schonh., sous-genres Ectatotyclnus Tourn., Tychius et Miccotrogus Schonh. (87 especes, dont 38 nouvelles et en plus une trentaine que 1 auteur n a pas vues), et Sibinia Germ. Communications. M. Desbrochers des Loges adresse la note suivante, en response a des observations qui ont e"te presenters par M. de Marseul dans la stance du 12 fe"vrier 1873 (Bulletin, pages xix et xx) : Je n ai rien a dire relativement a la reunion des Hister Berardi, com- pressus, etc., publics dans un recueil reste inconnu a M. de Marseul, mais dont les descriptions ont ete reproduiles dans le repertoire de son Abeille imprim6 concernant specialement les divers ordres d insectes, r^dige en frangais, publL^ dans 1 annee, et qu il s appliquera a 1 ouvragc qui, par sa valeur scientifique et son prix de vente, conviendra le mieux aux dcbulants. Le concours pour cette annee sera clos le l er Janvier 1874 ; etle prix sera decerne a la seance la plus rap- procheede ranniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). E. D. ~ 3 (p. 81 et suiv.). Ges especes n etant signalecs que du Senegal, je n avais pas songe" a les chercher parmi celles de la faune algerienne et je les ai considerees.a -tort comme.nouvelles. Quant aux Tychius diagnoses "dans le Bulletin de la Societe" entomolo- gique de Belgique, leur. nombre ne s eUeve pas a plus de cinquante, comme 1 a avance M. de Marseul, mais a vingt-cinq seulement. Doit-on supposer ^implement que mon memoire a ele" mal lu ? Le chiffre de 5 Tychius nouveaux d Europe et d Algerie ne pent paraitre exagere, ce genre e"tant compose" de tres-petits insectes n ayant ete" 1 objet d aucune revision, sauf le tableau du,a notre savant confrere M. Ch. Brisout de Barneville, tableau limite aux seules especes de France et qui ne renferme pas moins d une quinzame de noms nouveaux. Esperons que notre collegue se calmera et qu il en sera de mes 25 Tychius (non 50) comme il en a ete des Otio- rliynchus de 3\1. Stierlin. Ces infortunes insectes, fort maltraites au debut, el qui n existaient, suivant le dire de M. de Marseul, que dans le cerveau de leur auteur, ont germe depuis dans celui de notre honorable contra- dicteur et se sont r^pandus de la, tout au long, dans sa re"cente mono- graphie" de YAbeille. Au lieu de ces attaques inoffensives, mais superflues, dirigees centre les faiseurs d especes, grands ou pctits, je crois que notre collegue con- tribuerait plus utilement, pour sa part, a [ amelioration de notre nomen clature, soit en apportant plus de soin et surtout plus de clarte a la partie synonymique de ses diflerents ouvrages ; soit en s abstenant de maintenir nombre d especes decrites (?) d une facon incomplete (1) ou qui, de son aveu meme, n ont aucune valeur (2), soit en privant nos catalogues d une foule de noms nouveaux, comme il 1 a fait pour ses Otiorkijnchidcs, sur tout quand il nous declare a chaque instant que les noms en usage doivent etre prefe"res; soit enfm, et puisqu il considere les descriplions isol^es comme nuisibles aux progres de 1 entomologie, en evitant, suivant (1) Dapsa caucasica Motsch. (Endomychides, p. Ill) deux fois plus petite que Dapsa denticollis, d un testace unicolore. Saprinus flexuoso-fasciatus Mot., Fv. 57, p. 167, etc. (2) Saprinus turcomanicus, Fv. 62, 568, uralensis, 507, niger, 450, sparsi-punctatus, 458. M. de Marseul declare qu il lui est impossible de dis- tinguer ce dernier insecte du nitidulus, ce qui ne 1 empeche pas de consacrer une page de texte a sa description et de lui faire les honneurs de sa Monographic et de ses Catalogues. ses propres expressions (1), de se hater de publier des especes avant que la monographic puisse paraitre. M. de Marseul , a la suite de cette lecture, prend la parole en ces termes : M. Desbrochers s est reconnu dans ma note du 12 fe"vrier dernier, quoi- qu il n y soit pas nomme. La forme de sa lettre ne permet pas de re"ponse, et le fond n inte"resse en rien la science. J ajouterai a ma note que le nombre des Tychius est bien de 25 et non de 50 comme on Fa imprime, je ne sais par quel hasard ; seulement c est au moment meme ou M. Tour- nier terminait une monographic du genre destinee au meme recueil, que M. Desbrochers a cru devoir publier ses diagnoses, comme il Fa fait pour les Brachycerus, a Foccasion du travail annonce" par M. L. Bedel. M. Ch. Brisout de Barneville dit qu il a trouve" dans des friches, a Aigremont, pres de Marly, et uniquement sur des bruyeres, les Grapto- dera oleracea Linne", pusilla Duft. et eriseti Allard ; cette derniere espece doit surtout etre signale e comme propre aux environs de Paris, car, jus- qu ici, elle n est indique e que comme provenant des landes du midi de la France. En outre, Fhabitat de ces trois Graptodera dans un meme lieu et sur une mme plante tend a prouver qu elles forment bien des especes distinctes, et non une seule et unique espece, comme le pensent plusieurs entomologistes. Le m6me membre annonce qu il a capture" aux environs de Saint- Germain-en-Laye une grande quantity (TApion pavidum Germ., et avec lui deux individus males d une espece qui en est tres-voisine et qui n avait pas encore e"te signale e comme de nos environs, YApion lanuginosum Win ker. II a observe" un caractere qui pent servir a differencier facilement les males de ces deux especes ; en effet, chez le pavidum on voit un tubercule aigu entre les handles posterieures, et celaalieu egalement dans le flavo- femoratwn Herbst, tandis qu on ne retrouve rien de semblable ni dans le lanuginosum, ni dans les males d un grand nombre d especes du genre Apion qu il a pu 6tudier. (1) Voy. Afyeille&e 1866, ixxvn, apropos de la Cassida K&chlini, qui, soit dit en passant, se distingue entre toutes par son fades exotique. . . . tout en etant tres-vpisine de la C. tunisiensis. . . . dont elle ne differe guere q^u.e par le dessous qui est pale au lieu d etre noir. . Q . M. Gabriel Tappes indique im moyen de trouver facilement, au prin- temps, dans les environs de Paris, VApion simum Germ.; il a pris plu- sieurs fois ce Curculionite en nombre considerable sur les pousses seches de 1 annee pr6cedente du Millepertuis comraun (Ilyperium perforatum Linne"). Le m6me merabre communique a la Societe une note de M. F. de Froideau, ex-garde general a Louhans (Saone-et-Loire), maintenant a Tours, sur les ravages d une larve qui attaque la plupart des hautes branches des chenes : Cette larve, qui est d un blanc rose", apode et d une longueur de 9 a 10 millimetres, entre par 1 extremite de la branche, suit le canal medul- laire et descend quelquefois jusqu a un metre cinquante centimetres pour sortir par un trou rond, de sorte que presque toutes les pousses nouvelles se cassent au moindre effort du vent. M. de Froideau a promis d envoyer des branches altaque es; on jugera alors plus facilement de 1 espece a laquelle on doit ces degats, auxquels on pourra peut-etre indiquer un remede. Quant a present, MM. J. Fallou et Tappes pensent qu il doit s agir ici des Corxbus undatus ou fasciatus, qui affectent ces habitudes. C est aussi 1 opinion de M. de Froideau. M. Henry d Orbigny dit a cette occasion qu il a observe dans la ibrfet de Fontainebleau, sur des branches terminales de jeunes chenes, des larves du Corssbus undatus Fabr. qui semblent analogues a celles indiquSes et dont le genre de vie est semblable; il a vu e"galement des larves du meme genre dans la foret de Chantilly, mais la probablement il s agirait de larves du Goraebus bifasdatus Oliv. M. Gabriel Tappes fait remarquer qu il reviendra sur ce sujet lorsqu il aura recu les larves qui lui sont promises et qu il aura pu les e tudier. M. H. Lucas communique la note sulvante, relative aux Atta barbara et stuctor, Hymenopteres de la Iribu des Formicides : La plupart des naturalistes qui ont ecrit sur les Formicides ont toujours hesite a considerer comme etant 1 expression de la ve"rit6 le langage qu Esope et La Fontaine font tenir a la Gigale relativement au de"nument dans lequel elle se trouve apres 1 e te et de Temprunt de quelques graines qu elle veut faire a la Fourmi pour subsister pendant la saison d hiver. Qn avail cru en effet, jusqu a present, que les Fourmis ne faisaient pas 6 de provisions el que les graines qu elles amassaient n etaieut pas destinecs a leur nourriture. On e"tait dans une erreur tres-grande, car il est bien de montre actuelle- ment que les graines amassees et emmagasinees ensuite par ces indus- trieux insecles servent re"ellement a leur nourriture. Un -ail leur anglais, plus connu des botanistes que des zoologistes, a public a ce sujet, en 1873, un travail plein d interet, relatif aux provisions faites pur ces Hymenopteres. Ge travail, public en anglais, quia. pour titre : Harvesting ants, accompagne" de six planches, sans compter les figures intercalees dans le texte, est du a M.. Traherme Moggridge.. Ce naturalisle, qui a fait une etude toute particuliere et tres-conscien- cieuse de ces insectes, designe sous le ridm de Fourmis moissonneuses (Harvesting ants] les especes qui ont pour habitude d amasser des graines, et il dgmonlre que ces provisions, plac^es dans des magasins particuliers conslruits a cet effet, pratiques a une assez grande profondeur dans la terre, servent ensuite de nourriture a. ces prevoyants insectes. M. Traherme Moggridge a ete conduit, par suite d observations souvent renouvelees, a demontrer que les graines ainsi amassees et emmagasinees, apres etre resides pendant un certain temps dans la terre,, finissent par se ramollir, entrer ensuite en germination, et que, dans cet etat, elles contiennent en assez grande quantite un liquide ou une substance sucree dont les fourmis sont tres-friandes. Cette observation rationnelle explique quel doit etre 1 emploi des pro visions de graines amasse"es par ces Hym6nopteres; elle fait voir aussi qu Esope et La Fontaine avaient raison, et que le langage attribue" par ces fabulistes a la Gigale, au sujet de I emprurit qu elle veut faire a la Fourmi sa voisine, est conforme a la v^rite. C est aux environs de Menton que ces remarques extremement curieuses ont ete faites et sur lesquelles je ne m etendrai pas davantage, notre con frere M. Kunckel devant prochainement analyser d une maniere tres- detaillee cet inte>essant travail. Les Fourmis observees aux environs de Menton par M. Traherme Mog gridge, et qui lui ont fourni les remarques int^ressantes que je viens de signaler a la Socie"te, sont les Atta barbara el structor, especes tres-abon- damment repandues dans cette par tie sud de la France. M. le docleur Auzoux indique un nouveau precede pour tuer rapide- ment et .conserver, pendant un. laps de temps assez considerable les insectes que Ton recueille dans les cha sses entomologiques, precede" qui lui semble de beaucoup preferable a ceux signals jusqu ici, et surtout a 1 emploi des feuilles de laurier-cerise.:Ce moyen consisle a.mettre simple- ment quelques gouttes d essence d amandes ameres dans: de la sciure de bois, placee elle-meme dans un .flacon hermetiquement ferme. II montre a ce sujet un flacon ainsi prepare contenant des insecles encore assez mous pour pouvoir etre prepares, et qui cependant ont ete recueillis il y a plus de deux mois a la Pointe-de-Galle, dans Tile de Ceylan. Aucune moisissure ne se remarque dans le flacon, et la sciure de bois est parfaitement seche.- M. Leprieur, tout en recommandant 1 essai tente heureusement par M. le docteur Auzoux, fait remarquer que plusieurs autres essences vege- tales doivent produire le meme effet que 1 essence d amandes ameres. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE OUVRAGES PtiRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. Comptes rcndus hebdomadaires des seances de I* Academic des Sciences, tome LXXVII, n os 10 et 11 (septembre 1873). MILINE-EDWARDS, p. 572, Note sur les observations de M. Lecoq de Boisbaudan relatives a Tapparition du Phylloxera dans les vignobles de la Charente. E. DE LAVAL, p. 601, Reclamation de priorite a propos de Temploi du sulfure de carbone contre le Phyl loxera. CAZAUBAN, LEBON et VICAT, p. 603, Moyens a employer contre le Phylloxera. _ 8 Comptes rendus de la Societe entomologique de Belgique, n 90, Stance du 6 septembre 1873. H. TOURNIER, Diagnose de cinq especes nouvelles du genre Me- cinus : Mecinus leviceps (Sarepta), Reichei (Alge"rie), nasutus (Ca- labre), humeralis (Sicile), Fairmairei (Tanger). Memoircs de la Societe de Physique et d Histoire naturelle de Geneve, t. XVIII, l re partie (1865); t. XIX, l re et 2 C partie (1867-1868); t. XXII (1873); t. XXIII, l re partie (1873). Tome XVIII. ALOIS HUMBERT, p. 1, Essai sur les Myriapodes de Ceylan. Tome XIX. E. CLAPAREDE, p. 313, Les Annelides Che"topodes du golfe de Naples (avec 16 planches noires). Tome XXII. HENRI DE SAUSSURE, Biographic d Edouard-Ren6 Claparede (avec un portrait). E. CLAPAREDE, p. 1, Recherches sur la structure des Annelides sedentaires (15 planches colorizes). OUVRAGES DIVERS. * CHEVROLAT (A.). Memoire sur les Cteonides. Broch. in-8. (Extr. des Me"moires de la Societe" royale des Sciences de Lie"ge.) * HEWITSON (W.-C.). Exotic Butterflies, part. 87, avec 3 planches colo- ri^es. Broch. petit in-A . London, juillet 1873. * STAINTON (H.-T.). The natural history of the Tineina, t. XIII. Vol. rel. gr. in-8, avec 8 planches. London, 1873. MAURICE SEDILLOT. Paris, 2 octobre 1873. PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et C ; e ; rue des Deux-Portcs-St-Sauveur, 22. NO i5. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Uccueilli par M. E. DES1H AREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du 8 Octobre Presidence <le Mt C.-E. LEPRIEUR, Vice-Pr6sident, 28 membres presents. M. E. Mulsant, de Lyon, assiste a la stance. Nomination. II est precede a la nomination d un inembre de la Com mission du Prix Dollfus poiir 1873, en remplacement de M. le docteur J. Giraud, de"missionnaire. M. Maurice Girard est elu a I unanimitg des voix. Lectures. M. d. Ferris adresse, par I enlremise de M. le docleur La- boulbene, un supplement a son me"moire inseTe" dans le l cr numero des Annales de 1873 et intitule : Requitals de quelques promenades entomc- logiques. L impression immediate en est d^ciclee. M. le docteur Al. Laboulbene lit deux notices, accompagne es de figures, ayant pour litres : 1 Note sur une nymphe d Insecte CoI6optere incluse dans la peau durcie et pupiforme de la larve, trouv^e a Cannes an mois de mars 1870; 2 Etudes anatomiques et physiologiques sur le cri du Sphinx (Ache" rontia] Atropos male ; et sur un organe singulier, en forme de coussiiiet, place" a Tangle interne de reunion de la jambe et du femur aux pattes ante rieures de Finsecte male. Communications. M, le docteur Al. Laboulbene annonce la mort du savant entomologique le docteur R. Schiner, de Vienne, qui s occupail surtout des Insectes de 1 ordre des Dipteres. M. de Marseul, a 1 occasion de la discussion qui s est e leve e entre lui et M. Desjjrocbers desLoges (Bulletin 1873, pages xix et xx, et N 12, pages 2 a A), donne lecture de la note suivante : Je n ai jamais dit que les especes ROtiorhynchus publics par M. Stierlin riexistaient que dans son cervcau; mais il y a dix ans, en re"ponse a M. Schaum, qui m accusait d inse"rer dans mon Catalogue des especes decrites d une facon incomplete, a la fagon de 1 auteur des fabricats berli- nois, j ai soutenu qn il valait mieux ne pas exclure ces especes douteuses que d adniettre, comme lui, dans son Catalogue, des noms d especes ine"- dites (et a cette date les especes ftOtiorhynchus Maient encore). J ai toujours fait grand cas des travaux du docteur Stierlin, et j ai le bonheur de donner de sa main, a la fin de mes Otiorhynchus, un synopsis complet des especes du genre. C est pour que ce savant ne doute pas de mes sen timents que j ai du relever les insinuations de M. Desbrochers. M. Desbrochers des Loges adresse la note qui suit sur le me"me sujet : Je laisse a mes collegues le soin d appre*cier si la note pre sente e par M. de Marseul le 12 fevrier dernier est beaucoup plus convenable quant a la forme et plus inte"ressante au point de vue scientifique que la mienne. Je tiens seulement a repondre en quelqnes mots a la nouvelle accusation dirige"e contre moi. VAbeille entomologique de 186/1 ou 1865 fait mention d un projet de revision des Brachycerus, sans indiquer le nom de 1 auteur qui doit s oc- cuper de ce travail. J avais cru que ce projet avail e"l6 abandonne comme tant d aulres, ce qui, du reste, m avait ete affirme, et cinq ans plus tard j ai publie" mes descriptions. Nous altendons toujours avec impatience la monographic annonce"e. Quant aux Tychius, je n ai trouve", dans les recueils p^riodiques que je refois, aucun avis faisant connaitre 1 intention de M. Tournier de traiter ce genre dont je m etais occupe deja depuis quelqne temps. Je ne connais qu une note des Petites-Nouv files qui suivit de pres la publication de mes diagnoses. Je ferai remarquer, au surplus, que les Observations de M. Tournier ne constituent pas une monographie proprement dite, puis- qu un grand nombre d especes sont reslees inconnues a TaiUeur et que les especes nouvelles seules sont decrites par lui (d apres le comple rendu du Bulletin du 2Zi septembre 1873). Mon memoire etant egalement une suite de descriptions el d observalions, je n avais aucune raison parlicu- culiere pour en arreter Timpression, et je declare que je n eprouve pas le moindre scrupule a cet egard. :., . ^5 >Jiii*^i9fi Jlfen!ff-g^qj&*l ^Ii no La Societe, apres avoir entendu la lecture de ces deux notes, en decide Timpression dans son Bulletin , d apres le desir manifesto" par leurs auteurs; mais elle ppnse en meme temps que la discussion a laquelle se sont livre s MM. de Marseul et Desbrochers des Loges doit 6tre aclueller ment close. : J"-Jt ) ib fH (tfi iQf M. A. Ponson fils, au sujet d une note imprime e re"cemment dans le Bulletin relativement a la Saperda Phoca, presente, par Tentremise de M. L. Buquet, les details suivants sur ce Longicorne : II est positif que cette jolie Saperde vit dans le saule marceau. Elle choisit generalement les arbres isole s, de preference a ceux places pres des ruisseaux, mais toujours dans des lieux escarpes et a une Ires-faible alii- tude - [JlsiiibB 3U9q ea nO Dans nos alpes grenobloises, ou je la prends, elle paralt vers la fin de juin et s accouple du 1" au 15 juillet, selon que la saison est plus ou moins precoce. Jusqu a deux ou trois heures de Tapres-midi elle se tient cache e sous les feuilles ou bien encore a la naissance des branches. A partir de ce moment elle sort de son repos, voltige autourde Tarbre ou se promene le long des branches, soil pour s accoupler, soil que la femelle, une fois feconde"e, puisse travailler a fendre 1 ecorce pour y de"poser ses ceufs. La femelle esl toujours beaucoup plus rare que le male. J ai essaye d elever la larve, mais sans sucees. Je n attrttme cet e chec qu a la mauvaise condition hygienique ou elle se trouvait a Lyon. , cfj b no 3iiqcfio c l 01^93 ub jSiuoi &nifi)i93 M. Maurice Girard communique la note suivant&iftoqcaa siol 210918 cilo/ II .339Jlqyi 89JJtq eel J9 ainsv 9! iuq Dans un sejour de deux mois, en aout et septembre l^^c>^$9nj^ (Manche), j ai observe quelques fails entomologiques sur divers Articules : 1 Les Cicindeles ne se rencontrent pas a Granville memo, oil le flot, dans leshautes marges, vient battre contre le rbcher, niaV^TOavenf Se chaque c6te de cette ville, le long des dunes de sable de Douville et de Saint-Pair, plus abondantes sur cette derniere plage, exposed au couchant, que sur 1 autre, tourne"e au nord. La, en eflet, la mer n envahit jamais les trous d affut ou vivent les larves sur le talus de la dune et sur le sominet de celle-ci. Au commencement du mois d aout existait seule le C. litto- ralis Fabr., de la petite race nemoralis Oliv., la m6me race que je trou- vais ranne"e pre"cedente pres de Saint-Malo, de 1 autre c6te" de la baie. Cette Cicindele apparait depuis dix heures du matin jusqu a trois heures environ de 1 apres-midi, remontant sur la dune et se cachant dans les grandes herbes des que le soleil est trop incline. Elle doit se nourrir de nombreux Dipteres sortis des amas putreTies de varech et de zostere, et peut-6tre de ces nombreux Talitres (Crustaces) qui saulillent sur le sable. Je fus te"moin, le 13 aout, d un fait assez singulier. A partir de deux heures apres midi environ, 1 espece prece"dente fut remplace"e subitement par C. hybrida Linne, d un vol plus rapide que celui de C. nemoralis , se laissant moins aisement approcher, plus farouche et fuyant sur la dune. Cette espece venait d e"clore, et j en vis sortir de trous dans le sable. Elle persista, sans aucun melange de 1 autre, sur les deux plages sablonneuses citees, en diminuant peu a peu en quantite jusqu aux derniers jours de septembre. J ai constate" ce fait nombre de fois. On ne peut admettre que tous les sujets de 1 espece pre"ce"dente, que je trouvais Tan dernier pres de Saint-Malo jusqu a la fin d aout, aient 616" frappe"s de mort subite le 13 aout. II me parait probable que C. hybrida, plus robuste, ex pulse imme diatement Taulre espece de ses territoires de chasse. A Compiegne, j ai toujours remarque que dans les lieux tres- sablonneux ou vole exclusivement C. hybrida, comme au Rond-Royal, aux Beaux-Monts, on trouve tout aupres C. campestris Linn6, espece non localisee, mais jamais cote a cote et m^lee a V hybrida. % 2 9 Les mfcmes talus des dunes etaient crime s de petits trous, nids d un Hymenoptere fouisseur de faible laille, noir, a ailes enfume"es, tres-commun certains jours, du genre Pompile ou d un genre voisin, que j ai pris plu- sieurs fois emportant au vol de petites Araignees errantes anesthe sie es par le venin et les pattes replies. 11 vole peu et en rasant le sol, mais court beaucoup et sautille sur le sable. 3 Parmi les Orthopteres, VGEdipoda ccerulescens Linne" etait beaucoup moins abondant sur les falaises que 1 annee derniere dans les regions analogues de Saint-Malo, et je n ai jamais trouve" la variete germanica a ailes rouges ; le Libcllula vulgata (N6vroplere) e"tait, au conlraire, des plus comrauns en septembre. 4 Les Lepidopteres du mois d aout consistaient en Pirns daphlidice et plusieurs Satyres sans inler&t des environs de Paris a la me 1 me epoque; le Callimorpha hera n etait pas abondant, et je n ai vu voler que le type rouge, sans la variete" jaune assez fre"quenle sur les cotes de Bretagne, notamment au Mont-Saint-Michel, tres-voisin de Granville. En septembre, les Inzernes des falaises offraient les Colias hyale et edusa en faible quan- tite", surtout la derniere espece. 5 Je termine par un renseignement plus interessant se rapportant a 1 ordre des Crustaces De"capodes et tout special a cette localite". Depuis environ quatre ans, m a-t-on rapporte", un pecheur de Granville a confie ou s est laisse" surprendre un secret de metier tres-importanl. On captu- rait d ordinaire quelques Squales de temps a autre dans les filets; actuel- lement c est, par anne*e, de soixante a sixanle-dix mille de ces poissons qui sont peche"s a Granville, du mois d avril au mois de novembre; j en ai vu environ de six a huit especes dislinctes. On les expe die dans les villages du Bocage et dn nord de la Bretagne, ou leur chair ferine et azotee est une precieuse ressource alimentaire, 6tant vendue a bas prix. Ce re"sultat tout nouveau est du a Tamorce. On garnit les hamefons de longues et tres-solides lignes de fond, chacun avec un gros Pagure, le Pagurus Bernardus, cachant bien dans son corps charnu le crocret meurtrier. Les femmes et les enfants vont a mare"e basse chercher dans les rochers les Buccins qui renferment dans leurs grand.es coquilles les Pagures les plus de veloppe s, et on les brise au maillet pour en extraire le Crustace". Au sujet de ces communications, plusieurs remarques sont presentees : M. le docteur Al. Laboulbene dit qu il a constate un fait different de celui observe par M. Maurice Girard relativement aux Cicindcla hybrida et nemeralis. II se souvient que jadis il a pris les Cidndela hybrida et sytvatica dans une m6me localite" de la for6t de Fontainebleau, et que ce deux especes se trouvaient ensemble. M. H. Lucas se rappelle qu en 1868 il a vu aupres de Roscoff les p^cheurs amorcer leurs lignes avec des Pagurus Bernardus lorsqu ils vou- laient s emparer de Squales. Du reste, les p^cheurs bretons ne semblaient 6 pas faire un secret du moyen qu ils employaient pour rendre leur pche plus fructueuse. * M. Gabriel Tappes montre des branches de Chines, provenant de fore"ts de la Nievre, qui lui ont e"te" envoye es par M. F. de Froideau, et qui contiennent des larves et des nymphes de Pinsecte destructeur signale dans la derniere seance (Bulletin N 12, p. 5). Les trous de sortie du Coleoptere, qu on peut y remarquer, semblent bien indiquer le travail d un Buprestide. Le meme membre presents les dessins de plusieurs especes interes- santes de Cryptocephalides; il donne a ce sujet des details qui seront reproduits dans un me moire qu il doit bientot soumetlre a la Socieie". BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SAV ANTES. Bulletino delta Societa entomoloyica itatiana, 5 e annee, 3" trimestre 1873. Camillo RONDANI, p. 133, Degli insetti nocivi e dei loro parasiti (suite). Alessandro SPAGNOLINI, p. 166, Goramunicazione pre- ventiva sopra i Neurotteri del Modenese. Henrico RAGUSA, p. 170, Escursioni fatte sul monte Pellegrino presso Palermo. Giacomo PINCITORE MAROTT, p. 180, Escursioni entomologiche al Bosco della Ficuzza e nei prossimi ex-feudi Marraccia, Gatagnano e Rao (Sicilia). Piero BARGAGLI, p. 197, Material! per la fauna ento- mologica dell isola di Sardegna : Coleotteri (suite). Comptes rendus hebdomadaires des seances de CAcademie des Sciences, t. LXXVII, n oi 12 et 13 (septembre 1873). Max. CORNU, p. 656, Sur quelques particularite"s relatives h la forme aile"e du Phylloxera au point de vue de la propagation de Tespece. L. FA u CON, p. 663, Sur 1 e poque a laquelle il convient 7 d appliquer la submersion aux vignes atteintes par le Phylloxera. R. REJOU, p. 666, Note concernant 1 emploi des feuilles de tabac pour combaltre le Phylloxera. A. HAY, p. 666, Note relative a 1 emploi, contre le Phylloxera, d une decoction de tabac melangee avec de la chaux, L abbe" MAGNAT, p. 666, prie l Acade"mie de lui adresser quelques documents relalifs a 1 histoire naturelle du Phylloxera. Max. CORNU, p. 710, Comparaison du Phylloxera vastalrix des galles avec celui des racines. GAUBAN DU MONT, p. 715, Note relative & I influence que pourrait avoir la culture du chanvre pour eloigner des vignobles le Phylloxera. E. DE LAVAL, p. 715, Note relative a 1 emploi du sulfure de carbone melange" avec une huile ve"getale contre le Phylloxera. PEYRAT, p. 715, Documents relatifs a 1 efficacite des produits qu il a indique s contre le Phylloxera. * Feui lie des Jeunes Naturalistes, t. Ill, n 36 (octobre 1873). Jules DE GAULLE, p. 125, Les insectes comestibles. M. DES Gozis, p. 128, Tableau synoptique des LebiidaB de France. Fourth annual report of the trustees of the Peabody Academy of Science, ann6e 1871. Memoirs of the Peabody of Academy Science, t. I, n 2 et 3. Sa lem. A.-S. PACKARD, Embryological studies on Diplax, Perithemis, and the Thysanurous genus Isotoma (3 planches). ID., Embryo- logical studies on Hexapodous insects. * Monthly reports of the department of Agriculture for the year 1871 et 1872. Broch. in-8. Washington. * Ohio Ackerban Behorde von Ohio. Vol. gr. in-8. 1872. The American Naturalist, t. V, n 2-12; t. VI, n 09 1-11. Tome V. S.-A. PACKARD, p. 91, Bristle-tails and spring-tails (avec figures). Henry SHIMER, p. 217, Additional notes on the Striped Squash beetle (avec figures). D r E. MULLER, p. 271, Fertilization of flovers by insects. A.-S. RITCHIE, p. 329, The toad as an entomologist. -B. SILLIMAN, p. 683, The Chinese Wite Wax insect. P. 739, The mammoth cave and its inhabitants. Tome VI. B. PICKMANN MANN, p. 332 et 596, The white coffee- leaf miner. H. HAGEN, p. 388, Mimicry in the colors of insects. Rev. Samuel LOCKWOOD, p. M9, A new Entozoon from the eel. C. RILEY, p. 532, Of the cause of deterioration in some of our native-grape-vines. Samuel SCUDDER, p. 665, Fossil insects from the Rocky Mountains. OUVRAGES DIVERS. * DESBROCHERS DES LOGES. Description de quelques Tychiides nou- veaux. (Extr. des Annales de la Socie"te entomologique de Bel- gique pour 1873.) * PACKARD (A.-S.). Record of American Entomology for the year 1870. Broch. in-8. Salem. * TOWNEND GLOVER. Illustrations of North American Entomology : Or- thoptera. Broch. in-4 avec 13 planches colorizes. Washington. MAURICE SJEDILLOT. Ordre du jour de la stance du 22 octobre 1873 : Rapports sur MM. i Baudi (Luigi-Verdiani), a Sierra (Italic); 2 Joly (Emile), medecin-major militaire a Ajaccio ; et 3 Tarrissau (Jean), pro- fesseur au college Louis-le-Grand, a Paris, presentes pour faire partie de la Socie"te". II sera ensuite proce"de", s il y a lieu, a la nomination de ces candidats. H S era donne" lecture de notes de MM. Mayet et Simon. Paris, 17 octobre 1873. PARIS. Typog. FEUX MALTESTE et Ce, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. N 14. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Hecueilli par >l. E. I>*:*:H.%III:ST , (Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du - Octobrc 1873. Prudence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 31 membres presents. MM. Guerin-Me neville, membre honoraire, et le ge"ne"ral de Valdan, de I lsle-Adam (Seine-et-Oise), assistent a la stance. Decision. Sur 1 observation du Secretaire, la Soci^te", conside"rant que M. J. Fallou fait partie de droit de la Commission du Prix Dollfus comme Archiviste, decide qu il sera precede", dans la prochaine stance, a son remplacement comme membre special de ladite Commission. Lecture. M. Louis B( iel depose un me moire ayant pour litre : Revision des Brachycerides du t ssin de la Mediterrane"e : Les Brachycerides sont divis^s en deux genres : 1 Brachycerus Oliv. (24 especes, dont 5 nouvelles) ; 2 Herpes Bedel (1 espece). M. Ed. Ferris a bien voulu joindre a ce travail la description des meta morphoses du Brachycerus undatus Fabr., dont M. Damry, de Bonifacio, a de"couvert les premiers 6tals en 1870. Communications. M. le Secretaire annonce la mort, qui remonle deJJi 4 une e"poque assez ancienne (septembre 1872), de notre ancien confrere M. Nicolet, de cede a 1 ficole ve te rinaire d Alfort (Seine). On sail que, outre les nombreux dessins relatifs a 1 entomologie dus a 1 habile crayon de M. Nicolet, il a public des travaux tres-appre cie s sur clivers points de Tentomologie et principalement un Essai sur la classification des Insectes Apleres de 1 ordre des Thysanoures (Ann. Soc ent. Fr., 18/i7, p. 335). M. Nicolet a appartenu a la Soci^te" de 18A5 a 1856. M. le Tre"sorier dit que, par suite d une erreur due a Tadministration des posies, on avait annonce" (Bulletin des stances n 11, p. 2) la mort de notre collegue M. Quinquarlet, de Troyes ; il est heureux de faire savoir que cette nouvelle est completement errone"e. M. L. Buquet annonce que notre collegue M. Pabbe Glair va prochai- nement partir pour Constantinople, ou il corapte se fixer pendant plu- sieurs annexes et se livrer activement a des recherches enlomologiques. M. Maurice Girard fait hommage a la Socie te d un exemplaire de son Traitl elementaire d Entomologie theorique et appliquee (I er volume) : La parlie publie"e forme un ensemble complet. En eflet, elle contient une Introduction a TEntomologie, plus courte que celle de MM. Lacor- daire et Westwood, a laquelle est annexe un guide du chasseur d Insectes, et la description des precedes de conservation des Insecles, avec les indi cations ne"cessaires aux debutants pour le premier classement d une col lection. Ensuite vient une e"tude sur la geographic entomologique et un excellent chapitre sur les Insectes fossiles du a la collaboration speciale de noire collegue M. Oustalet. Le resle du volume esl consacre" a Tordre des Coteopteres, avec les principaux genres indigenes el exotiques. Les debutants y trouveront Tindication et une rapide diagnose des especes les plus communes en France, les premieres par lesquelles com mence loule colleclion, et des notions sur les Coleopleres cavernicoles. Les meilleurs moyens de s opposer aux ravages des Hannetons, des Sco- lytiens, des Bruches, de la Galandre des grains, des Altises et autres Ghrysome liens, etc., sont exposes a la place didactique des genres en question. De nombreuses descriptions de me tamorphoses de Gole opteres sont rassembl^es dans cet ouvrage : ainsi les Hydrophiles, les M^loi des, les Hfemonies, IPS Glytrides, etc.; des citations exactes renvoient le lecteur 3 aux travaux originaux, principalernent aux me"moires et monographies publics par les membres de la Soci6t6 entoraologique de France. L auleur s occupe actuellement de la redaction relative aux Orthopteres et aux Nevropteres. La plupart des planches de 1 ouvfage sont tiroes de 1 Iconographie de M. Gue"rin-Me"neville, avec additions d insecles nouveaux et d anatoraie. Le meme membre, au sujet du proces-verbal de la prece"denle stance, dit que le cri produit par le male du Sphinx (Acherontia) Atropos, dont s est occupe* M. le docteur Al. Laboulbene, est produit probablement par les deux sexes. MM. Berce et G. Tappes confirment cette observation, qui, du reste, a " <He publiee. M. Pellet fait savoir, par 1 entremise de M. Gh. Brisout de Barne- ville, que le Cardiomera Gemi, jadis signale" comme propre a la faune francaise par Jacquelin Duval, et qui depuis n y avail ete trouve" qu une seule fois, vient d etre pris de nouveau a Rix (Pyre"nees-0rientales) par noire confrere M. Xambeu. M. Gabriel Tappes montre a la Socie te de jeunes branches de chenes provenant des parties infe rieures des arbres et qui pre"sentent de nom- breux trous produits par la Mesosa nubila; il montre, dans Tinlerieur de ces branches, des larves de ce Longicorne, dont le travail permet faci- lement la fracture du boiF. Ces branches ont e"te recueillies en grand nombre dans la for6t de Fontainebleau. Le meme membre ajoute, relativement a ce qui a 6te" dit pre"ce"dem- ment sur les Cortebus, que le C. undatus vit habittiellement ^ la partie infe"rieure du tronc des chines, tandis que le C. bifasdatus se trouve plus souvent dans les branches superieures. M. Chevrolat confirme les remarques qui viennent d etre pre sente es. M. J. Fallou fait voir des branches de jeunes trembles qui oflrenl de nombreuses nodosiles produiles par les larves de la Saperda populnea, qui s y de"veloppenl el en sortenl au printemps a Mat d insecte parfail. Dans une region assez 6lendue de la forel de Senart un Ires-grand nombre de trembles ont en ce moment presque toutes leurs branches attaquees de la m&me maniere ; et il est certain que les de"gats produits par la Saperda populnea causera beau coup de mal a leur v6" gelation. M. L. Bedel donne les renseignements suivants sur quelques especes recueillies par lui a Villers-sur-Mer (Calvados) : A la fin de juillet et au mois d aout, j ai recherche" avec beaucoup de soin les parasites d une plante du genre Anthemis, alors en pleine florai- son, et j y ai trouve" : Oiibrus seneus Illig., d une abondance extreme; Apion conflucns Kirby et Hookeri Kirby, le premier en petit nombre, le second en quantite" ; Cassida rufovirens (2 exemplaires), et trois autres especes du meme genre encore inde"lermine"es. Je signale tout particulierement la capture de I 1 ] Apion confluens Kirby (stolidum Gyl.) sur une espece d Anthemis ; Wencker (Abeille, I, p. 1AO) rindique comme vivant sur le Chrysanthemum leucanthemum, de meme que V Apion stolidum Germ, (confluens Gyl.); mais je crains bien que la confusion dans la nomenclature des insectes n ait entraine ici la confusion des plantes, car j ai trouve", dans la meme region, 1M. stolidum Germ, sur le Chrysanthemum et le confluens Kirby sur I 1 Anthemis, chacun ex- clusivement sur les plantes que je viens de nommer. Quant au genre Cassida, dont je viens de parler, j ajouterai seulement que, en ge"ne"ral, ses especes vivent sur les corymbiferes des genres An themis, Achillsea, Inula, Filago, et sur les Carduace"es, mais qu il y a des exceptions, entre autres pour la C. margaritacea Fabr., dont la larve, d apres M. de Frauenfeld, mange le parenchyme des feuilles de Saponaria officinalis. Pour en revenir au Calvados, j ai de"ja parle" (Bulletin N 11) des moaurs du Syntomium seneum ; j ajouterai seulement que je 1 ai retrouve" abon- damment a Dieppe, au mois de septembre, en cbassant, avec mon ami A. Grouvelle, dans un chemin creux offrant beaucoup d analogie avec la locality ou je 1 avais rencontre" a Villers. Dans ce dernier pays, j ai observe", au mois d aout, un fait qui m a beaucoup e tonne" : Me promenant un jour au bord de la mer, le hasard me fit examiner quelques debris de plantes marines formant a la limite de la derniere mare"e une ligne infiniment e"troite, mais prolonge e d une maniere presque continue sur toule i &endue de la plage. La premiere chose que j y trouvai fut un individu de la Chrysomela graminis, que je n avais jamais rencontr^e dans ces parages ; je crus d abord que le hasard avait amene" la cet insecte, mais en suivant la ligne tracee par les debris j en ramassai continuellement d autres exemplaires, ge"neralement vivants, mais parfois un peu maltraites par la mer ; en une seule chasse j en re- cueillis plus de 100 individus ; avec eux je ne rencontrai guere que des Cercyon hasmorrhoidale et quelques insectes vulgaires, en petit nombre, notamment des Cassida. Cela dura une journee environ, puis tout dis- parut. D ou venait cette Chrysomela graminis, espece qui est loin d etre repandue comme la C. menthastri ? Quelques jours auparavant il soufilait un vent violent qui sans doute Tavait amenee, mais son lieu d origine me reste inconnu. D ailleurs ces invasions aeriennes de Coleopteres paraissent fre"quentes sur les bords de la Manche. Quand j arrivai a Villers, an mois de juillet, je trouvai sur la plage, sous les detritus de plantes marines, une norme quanlitg de Cytiius varius et quelques Byrrhus, tous morts depuis un certain temps, et accompagnes seulement de rares debris d autres insectes. Lei encore le vent avait probablement servi a transporter ces insectes comme les masses de Mdolontha vulgaris et d autres especea dont j ai deja parle (Ann. de 1871, Bulletin, p. xxxvin). Cependant si le vent doit jouer un certain role dans ces migrations accidentelles, et pro bablement sans resultats, puisque les insectes meurent en arrivant, elles peuvent avoir une autre cause dont il faut tenir compte : je veux parler de 1 extreme chaleur qui chasse souvent de leur habitat une foule d in- secles divers et leur fait prendre leur vol par essaims nombreux. A la fin de septembre, par exemple, et dans les premiers jours d oc- tobre, j ai e"te temoin du fait suivant : Les jours ou le temps etait chaud et 1 air parfaitement calme , dans 1 apres-midi, les Sitones gcmellatus venaient conslamment se poser sur les murs de Villers, d Houlgate et sans doute tout le long de la cote, mais uniquement sur les parties a I ombre, exposees au nord et construiles en briques, jamais sur les palis- sades en bois; ils semblaient arriver de fort loin, dans la direction de la mer, et n e"taient accompagnes, en dehors d une certaine quantity de Simplocaria semi sir i ata , que d un petit nombre d insectes paraissant provenir de localites marecageuses. Je n avais qu a attendre le long des murs bien exposes pour voir le Sitones s y abattre & chaque instant : j en ai pris de la sorte une centaine, toujours quand il faisait beau ; si le temps se gatait, I arriv^e de ce Curculionide restait suspeudue, et, le vent tombe et le ciel eclairci, il reparaissait comme auparavant. D oii pouvait-il arriver? Je ne saurais resoudre le probleme; il me semble probable 6 cependant qu il ne venait pas des environs de Villers, oil je n ai jamais pris de cette facon que lui seul, a Texclusion des Sitones cambricus, Wa- terhousei, ononidis, suturalis, abondants au meme endroit sur les diverses Le"gumineuses qu ils affectionnent. M. fid. Lefevre communique la note suivante : La plupart de mes honorables collegues savent que depuis qnelques temps de"ja je m occupe activement de 1 etude des Eumolpides. Or, en rassemblant tout ce qui a ete public jusqu ici sur cette famille, j ai eu connaissance que le nom gene"rique de Bromius Redt. devait etre raye de nos catalogues europeens et y elre remplac^ par celui RAdoxus, pu- blie des 1837 par Kirby dans son grand travail sur les Insectes de TAm6- rique bor&ile. Bien que signaled des 1865 par M. Baly, dans un memoire intitule : An attempt on the classification of the Eumolpidds et insert dans le tome II du Journal of Entomology (1), cette rectification m a paru encore peu connue en France, et, en raison de son importance, j ai cru devoir en entretenir la Society. Le genre Bromius fut cree nominativement en 1837 par M. Chevrolat, dans la 3 e Edition du Catalogue Dejean, pour les Eumolpus obscurus Lin. et vitis Fabr., et Tauteur y fit rentrer toutes les especes exotiques con- nues (entre autres YEumolpus hirtus Fabr.) qui u avaient avec les types europeens qu une ressemblance exterieure de forme. La meme annee, le R6v. W, Kirby trouvait, dans TAm^rique du Nord, VEumolpus vitis et cr6ait pour lui le genre Adoxus, qui bien que decrit netternent dans le vol. IV de sa Fauna Boreali-Americana, resta ignore de tout le monde. Ce ne fat que onze ans apres 1 apparition du Catalogue Dejean, c est-a- dire en 1848, que le genre Bromius fut enfin caracterise par M. Redten- bacher dans la l re Edition de sa Fauna austriaca, et plus recemment, en 1868, par M. Fairmaire, dans le IV e volume du Genera de Jacquelin Duval, mais en ce qui concerne seulement les deux especes europ^ennes obscurus et vitis. II appartenait a M. Baly de retablir les faits, et dans le remarquable memoire dont j ai parle plus haul, public au mois de novembre 1865, ce savant descripteur des Phytophages, reconnaissant combien le genre Bro- (1) Cet ouvrage est assez rare , et c est grace a 1 obligeance de notre collegue M. Jekel que j ai pu le consulter. , tel qu il avait ete cree" par M. Chevrolat, avail peu d homogeneite, retablit le genre Adoxus de Kirhy pour les deux especes europeennnes obscurus et vitis, et reunit toutes les especes exoliques connues dans UD second genre bien distinct, auquel il conserva le nom de Bromius, en lui donnant pour type YEumolpus hirtus de Fabricius. En presence de ces fails si precis, il est incontestable, a mon sens, que nous devons, des maintenant, adopter cette classification et que le nom d 1 Adoxus devra desormais remplacer dans nos catalogues celui de Bromius, en 1 inscrivant ainsi qu il suit : Genre ADOXUS Kirby, Fauna Boreali-Americana, IV, p. 209 (1837). Bromius Chevr. (pro parte). Redlenb., Fauna Austr., l re ed. (1848). Fairm., Genera Col. d Eur., IV (1868). En terminant cette communication, je dirai quelques mots au sujet du genre Colaspidema Laporte (Golaphus Redt. et auct.), plac6 a tort, jus- qu a present, dans nos catalogues parmi les Eumolpides. La forme du proslernum, le troisieme article des tarses bilobe et les ongles des tarses simples, le font bien certainement rentrer parmi les Chrysomelides, el c est avec juste raison que M. L. Fairmaire, dans le IV" volume du Genera de Jacquelin Duval, 1 a place a la fin de ce dernier groupe, comme fai- sanl le passage aux Gattrucides, dont il se rapproche par le developpe- ment, parfois enorme, que prend Tabdomen des femelles. Voici le tableau des especes connues jusqu ici : 1. C. rufifrons (Oliv., Ent., V, 91, p. 532, pi. 6, fig. 93, sub Chrysomela) Espagne, Algerie. 2. C. Dufouri (Perez Areas, Ins. nuev. Esp. [1865], p. 22, n 15) Espagne merid. 3. C. signatipennis (Lucas, Expl. scienl. d Algerie. p. 517, n 1368, pi. Zi6, fig. 5) Algerie. 4. C. pulcheUa (Lucas, Loc. cit., n 1367, pi. 46, fig. 4) Algerie. 5. C. Hseftt (Fald., Fauna Iranscauc., II, p. 365, lab. xm, fig. 4) Caucase. 6. C, Sophia (SchalL, Acta Halens., I, p. 272 [1783], sub Chrysomela) Allemagne. 7. C. tibialis (Redtenb., in Acad. der Wissensch. in Wien [4850], Band 1) Syrie. 8. C. air a (Oliv., Enc. melh., V, p. 719, n 133 [1791], sub Chrysomela] France, Algerie. Chrysomela barbara (Fab., Ent. Syst., I, p. 323, n 95 [1792]). A ces especes j en ajouterai une nouvelle, originaire de Barbarie, et que j ai trouve"e dans la collection de M. Chevrolat ; en voici la diagnose : COLASPIDEMA MACULICOLLIS. Ereviter ovata, valde convexa, omnino rubro-testacea ; capite rugoso ; prothorace elytrisque subtilius punctatis, his postice attemtatis, subacumi- natis, illo macula brunnea in medio disci transversim notato ; antennis apice nigris ; femoribus in media parte, tibiisque postice nonnihil brun- neis. Long, k mill., lat. 2 3/4 mill. Barbaria (in mus. Chevrolat). M. Valery Mayet adresse au Secretaire les deux notes qui suivent : 1 Les observations sur les metamorphoses de ma nouvelle espece de Sitaris demandant encore quelques mois pour etre comple"tees, je tiens a donner dores et dej une diagnose sommaire de 1 insecte. Je recevrai avec plaisir les observations de mes collegues qui doute- raient encore de la nouveaute de Tespece. Je lui ai donne le nom de Sitaris colletis parce qu elle vit aux environs de Montpellier dans les nids d un Hyme"noptere Mellifere du genre Col- Letes. Get Hym^noptere, d apres noire collegue M. le docteur Dours, est nouveau ^galement et sa description fera partie de mon me"moire sur le Sitaris. Voici la diagnose de ce dernier : SITARIS COLLETIS Vale"ry Mayet. Long. 7 a 9 mill.; larg. 2 1/5 a 3 1/2 mill. Tele, prothorax, antennes, poitrine et pieds noirs. Tous les anneaux de Pabdomen d un jaune orange, filytres a bords suturaux sinueux, jaunes avec rextre"mite noire. Mandibules coude"es presque a angles droits. An- tennes atteignant la longueur des Slytres chez les males et la moitie" chez les femelles. ficusson rugueux, creuse dans son milieu d une depression lisse. Ailes transparentes, mais legerement enfumees, depassant les e"lytres d un quart un tiers de leur longueur. Variations. Parfois la couleur noire envahit toute Mylre et le milieu des trois premiers anneaux de Pabdomen. Au premier abord, ces individus anormaux sembleraient appartenir a une autre espece ; mais, sur les 260 Sitaris que j ai recueillis ou Sieves, j ai trouve toutes les transitions entre les elytres extre mite noire et les elytres entierement noires. Ces specimens a teinte sombre sont dans la proportion de li sur 100. 2 Dans un voyage que j ai fait a la fin de juillet dernier dans les mon- tagnes des Vosges, j ai eu 1 occasion d abattre au vol, dans une fort e"levee, une vulgaire Aromia moschata. Ce fut en vain que je cherchai des saules autour de moi, je ne vis que des sapins, des litres et des syco- mores. Je me souvins alors que j avais, a plusieurs reprises, rencontre" ce Longicorne sur des ombelles au milieu des bois de la Grande-Chartreuse (Isere). Les foists qui entourent ce monastere ce"lebre sont egalement compose" es de sapins, de hetres et de sycomores. A mon passage a Remi- remont, je fis part de ma rencontre mon excellent ami M. le docteur Puton ainsi qu a M. Cuny, amateur ze16 de Gerardmer. Ces deux collegues me dirent que, bien souvent deja, ils avaient cons tate" que, dans les parties montagnenses de leur departement, les Aromia se trouvaient non seulement sur le saule, mais sur le sycomore. Elles vivent la cote a cote avec le beau Callidium hungartcwn et comme ce dernier est cr6"pusculaire et m6me nocturne, 11 est souvent arrive" a nos amis, qui croyaient saisir un Callidium, de s apercevoir a 1 odeur qu ils avail mis la main sur une Aromia. Les vieux erables sycomores abondent dans les haules forSts de la Grande-Chartreuse, la presence de mes Aromia y est done explique e. La, comme dans les Vosges, elles ont pour compagnons les Callidium hungari- cum ; mais comme sans doute la seve du sycomore ne leur convient pas autant comme nourriture que celle du saule, elles vont butiner sur les grandes ombelles des clairieres. M. The venet, a la suite de cette communication, et sans vouloir en rien contester les observations signalees par M. Vale"ry Mayet, fait remar- 10 quer que Ton trouve des saules non loin du couvent de la Grande-Char treuse ; il pense e"galement que le me me arbre doit se rencontrer aussi dans les Vosges. M. R. Mac Lachlan envoie au Secretaire la note suivante : M. Oustalet vient de publier dans les Annales des Sciences geologiques, tome II, n 2, un travail remarquable sur les Insectes fossiles du terrain tertiaire de la France. D apres la nature des travaux dont je m occupe plus specialement, j ai surtout cberche dans cet ouvrage la parlie qui traite de 1 etude des Nevropteres. J ai trouve des details relalifs a 1 im- pression d une aile figuree et decrite sous le nom A Ascataphus Edwarsii ; mais je ne crois pas qu ii puisse reellement s agir, dans le cas present, d un Ascalaphe, car les reticulations alaires presentees par ce de"bris d ln- secle ne se rapportent nullement a celles des especes de ce genre, et ofTrent an contraire des differences tres-conside" rabies, Je ne pense meme pas qu on doive rapporter ce fossile a un Nevroptere Planipenne ; et, sans crainte aucune d avancer une opinion erronee, il me parait que 1 en- semble des caracteres indique plutot un insecte de la division des fiphe - merides. Tout en reconnaissant la grande valeur scienlifique du memoire de notre honorable confrere, je me permettrai cependant de faire observer, d une maniere generate, que le systeme qui engage les entomologistes a appliquer des denominations speciales a des portions dlnsectes fossiles me semble plus nuisible qu utile ; mais je reconnais en mfeme temps la ne"cessite qu il y a de decrire avec soin et surtout de figurer les portions d insectes fossiles que Ton decouvre. Pour les Nevropteres et aulres in- sectes a ailes tres-reticulees, il arrivera bien souvent que les divers frag ments d une aile seront d6sign6s sous plusieurs noms diffe"rents. Il est m^me presque certain que des fragments de plantes fossiles ont deja e"te decrits, par certains observateurs trop ze le s, comme appartenant a des insectes. M. Maurice Girard communique la note qui suit : On sail qu une des grandes difficulte s qui retardent 1 introduction en Europe de la pre^cieuse espece s6ricigene VAttacus yama-ma i Gu6r.-Men., c est Tabsence de feuilles de chfcnes lors de 1 eclosion des oeufs. Gelte ann^e, j ai expos6 la glaciere des oeufs de cette espece, de maniere a retarder la naissance des jeunes Vers jusqu au developpement complet 11 des feuilles de chene. Get essai me causait de grandes craintes, bien quc la m6thode du glacage soil reconnue excellente pour le Ver a sole du murier. En effet, la petite chenille du Bombycien japonais est formee sous la coque quinze jours apres la ponte de Fceuf, ce qui n arrive pas pour les autres especes produclrices de soie. Les jeunes Vers glacis ont fourni une Education qui a echoue a Paris au bois de Boulogne et aussi chex M. Berce. La flaclierie n a pas permis aux chenilles cTarriver au cocon. Celte affection redoutable a sevi a Paris plus intense que jamais ; ainsi, le 20 de ce mois, je trouvais a Se~nart, avec notre collegue M. J. Fallou, une chenille de Bombyx rubi morte en flacherie, flasque et sanieuse, et 1 espece est des plus rustiques. Heureusement qu il n en a pas ete" parlout de meme. Des 03iifs de yama-mai, retarded d environ un mois par la glace, avaient 6te" remis par moi a M. Le Doux, afm d etre eleves, par 600 m. d altilude environ, a Ferussac (Haute-Loire). II y a eu un succes, autant qu on peut 1 atlendre avec une espece difficile a acclimater. Les cocons fi!6s ont atteint la proportion de 53 pour 100, ce qui est a pen pres le rapport obtenu a Metz en 1872, avec des (cufs non glaces, par notre collegue M. de Saulcy. Des papillons sains el vigoureux sont sortis de ces cocons. Ce re"sultat m encourage a continuer le glacage en 187/j, dans 1 esperance de donner une impulsion considerable aux educations de YAttacus yama-mai, si j arrive a resoudre d une maniere bien complete un aussi important probleme industriel. En presumant que d autres personnes mettront a profit cette indica- cation, et afm aussi d etre utile aux amateurs voulant relarder 1 eclosion des pontes d especes meridionales jusqu a 1 apparition des feuilles pro- pices, je crols devoir decrire la petite glaciere artificielle dont je me sers, et qui est employee pour divers usages dans le sous-sol du laboratoire de M. Pasteur, a Tficole normale. Elle se compose d une fontaine de cuisine en gres, placed au milieu d un tonneau et entouree de coton carde, corps tres-mauvais conducteur de la chaleur, dont on forme aussi le tampon 6pais servant de couvercle. Une grande caisse de fer blanc, per- cee de petits trous, si Ton veut, et ou Ton place les ceufs a glacer, occupe le centre de la fontaine. On jette entre elle et les parois des morceaux de glace. Un kilogramme de glace, depense insignifiante, suffit pour main- tenir la temperature de ze>o pendant trois a quatre jours, tant est lenle, avec cette disposition, la fusion de la glace, dont 1 eau s e"coule ensuite par le robinet de la fontaine, qu on fait sorlir hors du tonneau. Chacun peut installer dans sa cave un appareil aussi simple et aussi peu cou- teux. 12 M. Eugene Simon adresse, de Troyes, la note suivante : En passant a Turin, au mois de septembre dernier, M. Ghiliani, qui est conservateur du Musee zoologique de cette ville, m a montre plusieurs Arachnides lres-inte"ressants, surtout pour un entomologiste francais, car ils out ete achetes par M. de Breme a la vente de notre ce"lebre Latreille. Parmi ces pre"cieux types se trouve un Eresus Walckenaerius Brull6 (1), de More"e, dont 1 authenticite" n esl pas douteuse. Cette belle espece, qui n a pas ete vue en France depuis Brull6, est la meme que Y Eresus siculus indique dans nos Annales 1864, Bull., p. xxvm, par notre confrere M. H. Lucas. 11 faut dire que la brievet6 de la description de Brulle (qui ne parle pas de la coloration de Fabdomen) et rimperfeclion de la figure qui 1 ac- compagne rendaient cette synonymie tres-difficile a etablir. D un autre cote", YEresus mccrens Ch. Koch, que presque tous les auteurs ont voulu assimiler au Walckenaerius, se trouve 6tre une espece distincte, appartenant meme a un autre groupe du genre Eresus. M. H. Lucas communique la note suivante, relative au Cluiracan- thium nutrix, Araneide de la famille des Drassiformes : Sur les bords de la route qui conduit de Chambourcy a Aigremont, canton de Saint-Germain-en-Laye, croissent un assez grand nombre de Gramine es , particulierement des Holcus lanatus et Air a flexuosa. En explorant, a la fin de juin et au commencement de juillet 1873, celte localite tres-accidenl^e, la forme toute particuliere presentee par la som- mite" des Holcus lanatus et Air a flexuosa, dont les epillets etaient r^unis el maintenus par une toile fine, a tissu serr, attira mes regards. En exa- minant attentivement ces 4pillets relenus captifs, je ne tardai pas a m apercevoir que ce travail etait du a la presence d une Araneide. En effet, ayant 16gerement presse cette habitation soyeuse, je fis sortir une Araneide d un beau vert, avec le ce"phalothorax rougeatre et les antennes- pinces de cette meme couleur, a Texception de leur extre"mite et des cro chets, qui sont d un brun fonce". (1) VEresus Walckenaerius a ete decrit dans la parlie entomologique de 1 ou vrage de la Commission scientifique de Moree en 1832, c est-a-dire une annee avant la mort de Latreille. II est probable que Brulle possedait cet Eresus et d autres Insectes de Moree depuis plusieurs annees, comme le prouve son memoire intitule : Coup d oeil sur 1 Entomologie de la Moree (Ann. Sc. nat., t. XXIII, 1831). 13 Quand on e"tudie cette habitation, qui est construite par le Cheiracan thium nutria Walck., on remarque que les fils de sole qui retiennent les e"pillets out une ceriaine consistance, et que la sommite de ces Gramine"es, ainsi maintenue, ne peut plus smearier, malgre" la tendance des e"pillets a reprendre leur position primitive. Ce travail etant fait, l Arane"ide lisse ensuite une toile a mailles fines, serrees, de maniere a enlever toute trans parence et empecher de voir ce qui se passe dans I interieur de cette habitation soyeuse. J ai etudie un assez grand nombre de ces construc tions, que j ai rencontre" es aussi dans le Calvados, particulierement aux environs de Honfleur, et j ai toujours remarqu qu elles etaient sans ouverture ; c est dans cette habitation tres-elevee au-dessus du sol, sans cesse agit6e par le vent, que la femelle pond ses ceufs et que ceux-ci e"closent, car j en ai rencontre" qui etaient dans ces conditions. Les jeunes Arane"ides sont d un vert testace" et au nombre d une soixantaine d indi- vidus environ. En e"tudiant cette singuliere Aran6ide, j ai observe que le male vivait en bonne intelligence avec sa femelle; il est probable que c est au moment de la f^condation, car je n ai trouv6 que cinq ou six fois cette espece dans de semblables conditions. Toutes les autres femelles que j ai prises Etaient toujours isole"es. Quant a celle que j ai surprise ayant ses jeunes sortis de 1 ceuf, j ai remarqu6 qu elle e"tait tres-amaigrie et qu elle pouvait a peine se soutenir sur ses organes locomoteurs. II est a supposer que quand la femelle vient a mourir les jeunes ont deja acquis un certain age et assez de force pour pouvoir se passer des soins de leur mere et aller a la recherche de leur nourriture. Les quelques fails que je viens d exposer relatifs a la maniere de vivre de cetle Araneide n ayant pas t mentionnes par les auleurs qui ont fait connailre le Cheiracanthium nutrioc Walch., j ai pens6 qu ils pr^sentaient assez d int^ret pour etre communiques a la Soci^te et etre enregistres dans le Bulletin de nos Annales. M. Maurice Girard confirme comp!6tement les indications de M. H. Lucas sur le Cheiracanthium nutria:. Avec M. Poujade, il a rencontre, au mois de juillet, cette Araneide en grand nombre sur des Gramine"es des landes arides de Champigny et de la Varenne. Il a trouv6 aussi ensemble, sous 1 abri nuptial de toile soyeuse, le male de cette espece se tenant a cote de sa femelle, ce qui est peu frequent dans cette classe ou les males semblent destines par la nature a expier leur redoutable predominance chez d autres groupes du regne animal. Membres recus. La Soci6te", & la majorite" des suffrages, admet au nombre de ses membres : i* M. Bandi (Luigi-Verdiani), h Siena per Rocca-d Orcia (Italic) (Coleo- teres d Europe), pre"senle" par M. m. Deyrolle. Commissaires-rappor- teurs : MM. Giinicki et Poujade ; 2 M. Joly (fimile), medecin major au 7 e bataillon de chasseurs & pied, actuellernent Ajaccio (Corse) (Orthopteres et ^phe me riens), presentepar MM. Charles Brisout de Barneville et Koziorowicz. Commissaires-rap- porteurs : MM. Berce et Buquet ; Et 3 M. Tarissan (Jean-Marie), maitre re"petiteur au lycee Louis-le- Grand, & Paris (Coleopteres d Europe), pr6sente par M. le doctenr Grenier. Commissaires-rapporteurs : MM. Maurice Girard et V. Signoret. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. OUVRAGES PfiRIODIQUES ET PUBLICATIONS BES SAVANTES- Annales de la Societe cntomologique de France, 5 e serie, tome troisieme, 1873, 2 e trimestre. 1 vol. in-8 avec 2 planches; texte : page 145 a 256 (7 feuilles) ; Bulletin : page XLIX a cxxvin (5 feuilles). Paris, 20 octobre 1873 (deux exemplaires). L. FAIRMAIRE et E. ALLARD, p. 145, Revision du genre Timar- cha (suite et fin). A. CHEVROLAT, p. 203, Especes nouvelles de Coleopteres de Syrie. ID., p. 207, Rhysodides nouveaux. S.-A. DE MARSEUL, p. 219, Coleopteres du Japon recueillis par M. G. Lewis : Enumeration des Hist rides et des H6teromeres, avec la description des especes nouvelles. II. LUCAS, p. 231, 15 Remarques sur la vie Evolutive du Sagra splendida, avec pi. fid. FERRIS, p. 249, Re"sultats de quelques promenades entomolo- giques (supplement). Ch. PIOCHARD DE LA BRULERIE, p. 253, Nouvelle espece de Leistus (L. Kosiorowiczi) de l!ile de Corse. - ID., p. 255, Revision des especes du genre Acinopus (commence ment). KUNCKEL, Planche relative aux larves des Puces du Chat et du Loir. E. DESMAREST et L. BEDEL, p. XLIX a cxxvin, Bul letin des stances et Bulletin bibliographique (mars a juillet 1873). Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, t. LXXVII, n os 14 et 15 (octobre 1873). Max. CORNU, p. 766 et 825, Etudes sur le Phylloxera. LECOQ DE BOISBAUDHAN et A. RoussiLLE, p. 771-772, Emploi du sulfure de carbone centre le Phylloxera. BALBIANI, p. 830, Sur la re production du Phylloxera du chene. Entomologist s monthly Magazine, t. X, n 113 (octobre 1873). W. BUCKLER and the Rev. J. HELLINS, p. 100, Natural history of British species of Deltoid Lepidoptera of the genus Herminia. John SCOTT, p. 104, Description of three new continental and one. British species of Liburnia. l\ev. MURRAY, p. 107, Descriptions of new species of exotic Rhopalocera. R. MAC LACHLAN, p. 108, Oniscigaster Wakefieldi, a new genus and species of Ephemeridse fronl New Zealand. 0. WATERHOUSE, p. 110, Description of a new spe;ioe of Lucanidae (Chiasognathus pubescens). Notes. P. Ill, Is cerambyx heros entillecl to a place in the British list ? P. 112, Stray captures of Coleoptera. P. 113, Three species of Tenthredinida3 new to Britain. Blennocampa pusilla Hartig. Hoplocampa rutilicornis Klug. Taxonus coxa- lis Hartig. Notes on the larva, etc., of Charaxes Jasius. P. 116, Note on the larva of Zygaena meliloti. P. J17, Lithosia griseola and stramineola. P. 118, Leucania albipuncta at Fol kestone. Eupithecia expallidata and succenturiala bred. Ba- trachedra prseangusta. Captures near Glanville s Wootton. P. 119, Answer to the Notes on a British bug. Philosophical Transactions of the royal Society of London, t. 162, part II, 1872 (19 pi. noires). - 16 Proceedings of the royal Society of London, t. XX, n* 138 ; t. XXI, n" 139-145. Tome XXL R. VON WILLEMOES-SDHM, p. 206, On a new Ge nus of Amphipod Crustaceans (Thaumops pellucida). John MAC- DONALD, p. 218, Distribution of the Inverlebrata in relation to the Theory of Evolution. ALLEYNE NICHOLSON, p. 288, Errant An- nelides of the Older Palaeozoic Rocks. The Journal of the Linnean Society : Botany, t. XIII, n 68-72 ; Zoo logy, t. XI, n 55-56 ; Proceedings, session 1872-73. Zoology. Alb. MULLER, p. #28, Note on a Chinese Artichoke- Gall. W. KIRBY, p. 431, Geographical distribution of the Diur nal Lepidoptera as compared with that of the Birds. J. PASCOE, p. 440, Contributions towards a Knowledge of the Curculionidae, part III (4 pi. noires). E. SAUNDERS, p. 509, Buprestida3 from Japan. Rev. CAMBRIDGE, p. 530, New species of European Spi ders (2 pi. noires). The Transactions of the Linnean Society of London, t. XXVIII, part III ; t. XXIX, part. II. Tome XXVIII. Rev. CAMBRIDGE, p. 433, On British Spiders (3 pi. noires). OWEN, p. 459, On the Anatomy of Limulus Poly phemus (4 pi. noires). OuVRAGES GIRARD (Maurice). Les Insectes, traite* e le mentaire d Entomologie (In troduction. Coleopteres). 1 vol. grand in-8 avec atlas de 60 planches noires. Paris, 31 octobre 1873. PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et C>, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. N 15. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Recueilli par M. 1:. nESMAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du 12 Hovembre 1873. residence de M. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE. 32 membres presents. MM. Gh. Buquet, Adjoint au Maire du VI e arrondissement, Gu^rin- Menevillle, membre honoraire, et Le Brun, de Troyes, assistent a la stance. Correspondence. M. R. Mac Lachlan demande a la Socie"te" si elle vou- drait inserer dans ses Annales un Synopsis generique et specifique des Phryganides d Europe ; travail qui serait accompagne de nombreuses planches dont il serait dispose" a faire une partie des frais. La proposi tion de notre savant confrere est accueillie tres-favorablement par la Societe\ Nomination. Il est proc^de a la nomination d un membre de la Com mission du Prix Dollfus pour 1873, en remplacement de M. Jules Fallou, qui en fait partie de droit comme Archiviste. M. le professeur Paul Gervais est eUu a I unanimite des voix. Au sujet de cette nomination : Nous croyons devoir rappeler aux Entomologistes que, dans sa stance du 14 mai dernier, la Soci^te, sur le rapport d une Commission nomm^e par elle, a decide que le Prix Dollfus pour 1873 serait de"cerne a 1 auteur d un travail entomologique imprime concernant sp^cialement les divers ordres d Insectes, redige en francais, public dans I annee, et qu il s appli- querait a 1 ouvrage qui, par sa valeur scientifique et son prix de vente, conviendrait le mieux aux debutants. Le concours pour cette annee sera clos le 1" Janvier 1874; et le prix sera d6cerne, s il y a lieu, a la seance la plus rapproch^e de Tanniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). Lecture. M. C.-E. Leprieur depose sur le bureau la deuxieme partie des oauvres entomologiques posthumes de G. Gapiomont, qu il a redig^e d apres les manuscrits Iaiss6s par notre regrett6 confrere. Ce travail com- prend la monographic du genre Larinus. Commumcatwris. M. Maurice Girard, au sujet d une communication qu il a presentee rcemment, adresse la note suivante : En rendant compte de mes chasses dans les dunes des environs de Granville (Manche), je mentionne comme tres-abondant en septembre un Hym6noptere fouisseur noir, approvisionnant son nid de jeunes Lycoses (voir Bulletin des seances n13, page 4, stance du 8 octobre 1873). L espece, d^terminee au moyen de la collection Sichel, est le Pompilus plumbeus Dahlbom. A la fin de septembre, les talus de ces dunes offraient aussi, assez abon- damment, un Crabronien, le Mellinus arvensis Dahlbom, espece variant beaucoup pour la taille, et aussi la largeur respective des bandes jaunes et noires. M. Oustalet communique la note suivante : Dans une lettre adressee a M. le Secretaire, et inse>ee dans le n 14 du Bulletin de nos seances , mon honorable collegue M. R. Mac Lachlan affirme que 1 aile de Nevroptere trouvee h Saint-Ge"rand-le-Puy, et que j avais cru pouvoir rapporter a un Ascalaphe, provient plutol d un insecte de la famille des Ephemerides. J attache beaucoup d importance a 1 opi- nion de M. Mac Lachlan, qui est assure"ment 1 une des personnes les plus competentes dans Tetude des ]\e"vropteres, et je conviens volontiers que j.c puis m etre trompe, non-seulement au sujet de ce specimen, mais au 3 sujet de plusieurs autres, la determination des insectes fossiles etant sou- vent environnee de grandes difficultes, par suite de 1 etat d imperfection dans lequel se trouvent les ediantillons. INeanmoins, dans ce cas particu- lier, j avoue que je ne suis pas encore pleinement convaincu de mon erreur, car si, comme je L avais deja remarque, le specimen en question presente dans la nervation des differences avec les ailes des Ascalaphes, elle en offre aussi, et de tres-sensibles, avec les ailes des fiphemeres de 1 epoque actuelle et meme avec les ailes des representants de cetle famille trouves dans les schistes lithographiques de la Baviere et figures par M. Hagen sous les noms de Eph. mortua, Eph. procera, Eph. cellulosa {Paleeontographica, 1. X, 1862). Je m estimerai, du reste, tres-heureux toutes les fois que des savants dont les etudes ont porte plus sp6ciale- ment sur tel ou tel groupe d insectes voudront bien m eclairer de leurs lumieres, et je liendrai grand compte de leurs critiques. Mais je ne saurais laisser passer sans protestation une autre observation contenue dans la m6me lettre, et qui etonnera, je crois, toutes les per- sonnes qui s occupent de paieontologie : Je me permettrai cependant de faire observer, d une maniere g^ne"- rale, dit M. Mac Lachlan, que le systeme qui engage les entomologistes apph quer des denominations spe"ciales a des portions d insectes fos- a siles me semble plus nuisible qu utile; mais je reconnais en mme temps la necessite" qu il y a de decrire el surlout de figurer les portions d insectes fossiles que Ton decouvre. Ainsi, d apres M. R. Mac Lachlan, il faudrait se contenter de dessiner exactement, de photographier meme les fragments d insectes, sans essayer d indiquer par un nom g6n6rique quelles sont les aflinites probables de ces debris, sans marquer par un nom specifique les differences qui les separent des insectes dej& figures ? Mais si un eniomologisle n a pas le droit de chercher a donner, par un nom special, une idee d un Diptere, d un Orthoptere, d un Nevroptere ou d un Hymenoplere dont il possede une aile, d un Curculionide dont il a la tete et les elytres, c est-a-dire les parties qui fournissent des caracteres de classification, un paleontologiste n est pas autorise davantage ^ nommer un Mammifere fossile d apres une machoire, un Oiseau d apres un tarse, une Tortue d apres un fragment de carapace. Cela me parait impossible & admettre, et si les idees de M. Mac Lachlan etaient adoptees, je crois qu il faudrait desesperer de la pa!6onto- logie comme science, puisque jamais on ne rencontrera un animal fossile parfaitement complet. Pour les Nevropteres et autres insecles a ailes tres-r6ticuiees, dit encore M. Mac Lachlan, il arrivera bien souvent que les divers frag- ments (Tune aile seront d^signes sous plusieurs noms differents. C est un inconvenient, j en conviens, mais un inconvenient beaucoup moins grand que la confusion qui resullerait de 1 absence de tout nom specifique. D ailleurs, au fur et a mesure que Ton decouvre des specimens plus complets, la synonymie s etablit et les doubles emplois disparaissent. M. Mac Lachlan croit savoir aussi que des fragments de plantes fossiles ont deja ete decrits par des observateurs trop zeles comme appartenant a des insectes. J espere que ce malheur ne m est pas encore arrive, et je crois pouvoir affirmer a M. Mac Lachlan que des savants tels que MM. Heer, Germar, Hagen, Curtis, Hope, Berendt, etc., ne sont pas tombes dans de semblables erreurs. Je ne sais done pas a qui le reproche s adresse. M. Eld. Lefevre fait la communication suivante : J ai Mionneur de faire passer sous les yeux de la Societe un dessin representant les deux sexes d une nouvelle espece de Clytra, trouve"e par M. Warion aux environs d Oran (Algerie), et qui m a ete communique e par M. Leprieur. Ce dessin sera reproduit, avec celui d autres especes interessantes, sur la planche qui accompagnera le premier supplement & ma Monographic des Clytrides d Europe ; j en prepare les elements et j espere pouvoir 1 offrir prochainement a la Societe. Cette jolie espece rentre dans le genre Otiocephala et doit se placer a la suite de TO. forcipifera Lucas. En voici la description : OTIOCEPHALA WARIONI. 0. forcipiferam approximans ; saturate nigro-cyanea , magis minusve nitidula, subtus pube brevi albida obsolete vestita; capite subquadrato, fortiter undique rugoso-punctato, antice prsesertim rude scrobiculato, ver- tice convexiusculo, fronte modice deplanata, postice sulco brevi parum profunde instructa; epistomate mx arcuatim emarginato; Labro nigro ; antennis nigris, prothoracis basin vix ailing entibus, articulis 1-3 basa- libus fulvis, 1 macula nigra superne notato ; prothorace transvcrso, grosse profundeque rugoso-punctato, infra apicem vix evidenter impresso, lateribus nonnihii margmato, angulis posticis rotundato, basi breviter bisinuato ; scutetlo triangular!, rude punctato, intra basin impresso, dein convexiusculo, in media disci longitudinaliter carinato, apice subacuto ; elylris lateribus evidenter late sinuatis, fortiter concinneque punctatis, saturate testaceis, Lineis Longitudinaiibus nonnullis, vix elevatis instructis, fascia communi lata pone medium, extus antice valde arcuata et ad sutu- ram breviter angulatim ascendcnte, lateribus non attingente, singuLoque duabus maculis basalibus (prima humerali elongata, altera fere orbiculari suturam non attingente) saturate cyaneis, ornatis ; sutura postice magis minusve late nigra ; pcdibus nigris. <f. Ob long o-e long atus, parallelus, opacus ; mandibulis exsertis, validis, latis, basi fortiter abrupte angulatis, ibique superne canaliculatis, intus unidentatis, nigris, apice acutis et obscure rufescentibus ; pedibus anticis etongatis ; tibiis anticis modice arcuatis, Long. 6 mill.; lat. 2 3/4 mill. $. Minor, breviter oblongo-parallela, magis nitidula, mandibulis bre- vissimis; elytris minus profunde punctatis pedibus anticis brevioribus. Long, li mill.; lat. 2 mill. Varied maculis in singulo elylro anticis coadunatis, et maculam trans- versam nee later a nee suturam atlingentem formantibus. Algeria (prov. Oran.) M. L. Bedel pre"sente des remarques relativement aux ve"ge"taux sur lesquels se trouve la Cassida margaritacea ainsi que divers Sitones. Cette communication, qui lui a e"te" sugg^r^e par M. Bauduer, et qui donne lieu a des observations de MM. Lefevre et Leprieur, sera imprime e dans le prochain Bulletin. M. Ch. Brisout de Barneville dit que la Chrysomela cxrulescens Suffr. n est positivement qu une variety -de la C. carnifex Fab., comme le sup- posait dejk M. L. Fairmaire. Cette espece, que Ton trouve aupres de Paris dans les endroits sees, est tres-repandue clans une parlie de TEurope : a mesure que Ton s avance vers le Nord elle presenle sur les dytres une bande laterale rouge jaunatre qui disparait dans les individus habitant le Midi, ainsi que Ton peut s en assurer en etudiant ceux que Ton trouve aux bords de la Me"diterranee. - g Le meme membre ajoute qu il a constat6 aux environs de Saint- Germain-en-Laye que la Ptectroscelis chlorophana vit sur le Calamagrostis epigeios Roth. M. J. Fallou montre de jeunes branches de tilleul, provenant de buissons de la foret de Se"nart, qui presentent de nombreuses nodosite"s dans lesquelles se trouvent des larves vivantes qu il se propose d elever. M. Maurice Girard envoie la note suivante : II n est pas inutile, je crois, de signaler par intervalles certains faits qui n inleressent qu indireclement Pentomologie, raais qui rentrent dans ses plus tegitimes applications. Je viens de recevoir des indications assez curieuses concernant Tapiculture, et qui m ont e"te fournies par un ama teur tres-inlelligent, M. Lance, derneurant a Chevry-Cossigny, pres Brie- Comte-Robert (Seine-et-Marne). Je suis avec beaucoup de curiosite ses travaux depuis plusieurs annees. Un rucher considerable est 6tabli au milieu d une vaste prairie arros^e par un cours d eau, et ou le proprietaire des ruches fait des semis de plantes diverses destinies aux essais. On ne saurait croire, si on ne 1 avait constat^ de visu comme moi, a quel point un apiculteur habile peut transformer les Abeilles en servantes dociles, et les plier a tons ses caprices, pourrait-on dire, si Ton a soin de mettre a profit leurs instincts. Les ruches d observation de M. Lance me paraissent la derniere limite du possible en ce genre. On sait que ces Hymenopteres construisenl toujours leurs gateaux dans la partie la plus elev^e de la ruche. (Test ce qui a ete utilise.. On inter- cale, dans le haut, des boites rectangulaires vitre"es, et on les retire a volont6 pour 1 etude, apres que les insectes y ont construit leurs gateaux dans le sens longitudinal. De la sorte on peut suivre comme il plait le couvain, les cellules de diverses especes, le depot de propolis, etc. En metlant ces boites au moment ou s ouvrent certaines fleurs dans le voisi- nage du rucher, on obtient des gateaux a miel d une espece speciale a la fleur. M. Lance peut ainsi livrer sur commande du miel avec un parfum et un gout determines. Ges boites, enjolivees d ornements, sont destinees a paraitre sur les tables comme friandises. J ai recu une de ces boites au miel de sainfoin et de luzerne, le meilleur de la Brie. M. Lance s est amuse" & intriguer tous les paysans apiculteurs de la locality et mfime des personnes instruites, des m6decins, etc., en leur presentant un miel forl blanc et de bel aspect, mais de mauvais gout. II leur a montre ensuite qu il e"tait 1 auteur de ce miel etrange ; il coincidait avec la floraison d un petit champ de Camomilles, semees pres des ruches a litre experimental. Je suis persuade qu on pourra faire preparer par ce moyen, et par les Abeilles memes, des miels the"rapeutiques, en choisissant des planles con- venables, et y apporlant des ruches a boites mobiles. Les curieuses recherches de M. Lance ont 616 re"compense"es, au mois de septembre 1873, par une me"daille de vermeil accorded par la Socie te dliorticulture des arrondissements de Melun et de Fontainebleau, a la suite de sa 23 e exposition, qui a eu lieu cette annee a Brie-Comte- Robert. M. Lance e"tait en instance pour obtenir rautorisation d etablir dans la forfet de Fontainebleau un rucher, ou seront experiment s ses proc6d6s, a la satisfaction des touristes. J apprends qu il a reussi dans sa demande. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Lonis BEDEL, Archivisle adjoint. OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAV ANTES. * FeuiUe des Jeunes Naturalistes, k* ann^e, n 37, l er novembre 1873. E. LELifevRE, p. 6, L ^chenillage, suite. Societe entomologique de Belgique, compte rendu n 91, octobre 1873. Constant BAR, p, 3, Note controversive sur le sens de Touie et sur Forgane de la voix chez les Insectes. P. 26, Note sur une aberration du Satyrus Semele. P. 27, Notes sur des Cole"opteres d ficosse et de Belgique. SocieU Linnienne du Nord de la France, Bulletins mensuels n oi 13-16. ]V 15. p. 239, Liste de Cole"opteres trouve"s dans les dunes de Saint-Quentin (Somme). ]Y 16. P. 215, La fertilisation des plantes par les Insectes (traduit de 1 English Mecanic). OUVRAGES DIVERS. * JOLY (D r fimile). Contributions pour servir a 1 histoire naturelle des fiphe merines : Me"moires I-III. 3 broch. in-8, pi. noires. * JOLY (D r N.). Contributions a 1 histoire naturelle et a I anatomie du Phyllium crurifolium, des lies Seychelles. Broch. in-8, l\ pi. dont une colorize. * ID. Sur rhyperm^tamorphose de la Palingenia virgo a l e"tat de larve. Broch. in-8, une pi, noire. * LEFEVRE (fidouard). Monographic des Clytrides d Europe et du bassin de la Me"diterranee. In-8 broch6, k pi. n. et col. * MARTINEZ Y SAEZ (DON Francisco). Datos sobre algunos Coleopteros de los alrededores de Cuenca. Broch. in-8, une pi. col. Ma drid, 1873. * MULLER (Albert). Contributions to Entomological Bibliography up to 1862, n 2. (Le l er nume>o a paru dans les Trans, of the Entom. Soc. of London, 1873, part IE, p. 207.) Paris, 20 novembre 1873. PARIS. - Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Portes-St-Sauveur, 22. N" 16. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOG1QUE DE FRANCE Rccucilli par HI. !:. DESMAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du G Novembre 1873. Presidence de M. Cn. BRISOUT D BARNEVILLE. **- < t 31 membres presents. MM. le dooteur Boisduval et Guerin-M6neville, membres honoraires, et Ernest Olivier, de Moulins (Allier), assistent a la stance. Lectures. M. A. Chevrolat donne lecture d une note intitulee : Sur quelques Rhyzodides, comprenant la description du R/iyzodes canalicu- latus Gastelnau et celles de deux nouvelles especes propres a la Nouvelle- Grenade : les GlinidiUm cavicolle et simplex. Cette note ainsi que la suivante seront inserts dans les Annales propre- ment dites comme compliant un me moire precedemmenl imprime. M. L. Fairmaire adresse une note sur les Rhyzodes. 11 rappelle qu il a donne" (Annales de 1868, p. 782) les descriptions de deux especes de Madagascar (tubericeps et parumcostatus) non signalees par M. Chevrolat ; et demerit des especes nouvelles de ce groupe : les Rkyzodes Taprobanx, de Ceylan, et Clmidium latesulcatum, du Bresil. Le m6me membre donne des descriptions de nouvelles especes de Gole"opteres, comprenant : 1 Un nouveau genre de la famille des Ten<^- brionides : Proderops (P. foraminosus, de 1 Ameriquc me ridionale) ; 2 Des especes algeriennes de"couvertes par noire collegue M. Gaston Allard, savoir : Flatipalpus (gen. nov.) albo-lanosus, Bradn/rslhcs approximans ct Gastonis, Arhinus calliwnalus et Pseudocolaspis seneo-nigra. Communications. M. L. Buquel donne Ics renseignements suivants : M. Depuiset vient de m affirmer, comrae le tenant cle M. de Beaulieu, que M. Jean Schlumberger-Dollfus n est pas decide, comrae 1 a annonce" la Feuille des Jeuncs Naturalistes, et ainsi que nous Favons reproduit dans le Bulletin de la seance du 10 septembre dernier. Le nom de M. J. Schlumberger est done a conserver sur la liste des membres ; la Societe ne peut que s en Mciler. M. L. Bedel lit la note qui suit : En parlant, dans le l/i e Bulletin, des moeurs generates des Cassida et de leur predilection pour les Compose" es (corymbiferes ou cynaroce"phales), j ai releve line exception que semblerait faire la C. margaritaeea, s il faut en croire line note publiee dans les Actes de la Societe" zoologique et bota- nique de Vienne, t. XVIir, 1868. Cette remarque m a valu une leltre fort interessante de noire collegue M. Bauduer, et j en cite le passage suivant : Vous dites que, d apres M. de Frauenfeld, la Cassida margaritaeea vivrait a Tetat de larve sur la Saponaria oflicinalis. J ai souvent cherche" sur cetle plante, qui est Ires-commune a Sos, et je n y ai jamais trouve" cette Casside, tanclis que je la prends abondamment sur rimmorlelle jaune (Gnaphalium stadias). Je ne dis pas que M. de Frauenfeld se soil trompe, je crois seulement que son observation me" rite d etre renouvele e. Je suis en ceci parfaitement de 1 avis de M. Bauduer, et je pense, comme lui, qu un genre de Goleopteres infeode a une famille de plantes ne s"ecarte que bien rarement de son instinct botanique. Je trouve qu il y aurait inler^t a rcchercher quelle plante choisit la C. margaritaeea dans nos environs, ou le Gnaphalium stadias lui fait defaut ; s attache-t- elle a un Gnaphalium different ou a quelque genre voisin ? Je le suppose, et il sera facile de le verifier dans les plaines de La Varenne-Saint-Hilaire ou cette Gasside est tres-commune. M. Ed. Lefevre, a la suite de cette communication, dit qu une espece de Gnaphalium est en effet tres-abondante a La Varenne et qu elle nour- rit probablement la Casside dont parlent MM. Bauduer et Bedel. M. Leprieur ajoule qn a Bone il a trouve egalement sur une Composee, YErigcron viscosum, une Gassida, qui doit etre la disticta Bohem. M. Desbrochers des Loges adressc une notice dans laquelle il clierche & demontrer, dans des tableaux comparatifs, que les Anoxia Lucasi, derc- Licta et emarginala forment trois especes clistinctes et ne doivent pas etre reunies en une seule corame M. Reiche Ta propose" dans la seance du 27 aout 1873 (Bulletin n 10, page 5). Gelte note de"passant considerablement les limites assignees aux com munications du Bulletin, est renvoyee par la Socie"te a la Commission de publication pour en decider 1 impression dans les Annales proprement dites. M. L. Reiche repondra plus tard a notre collogue ; il se borne a dire, quant a present, qu il mainlient la reunion de ces especes & Anoxia, con firmee pour lui par 1 examen recent des trois types. M. Desbrochers des Loges envoie egalement les deux notes sui- vanles : 1 M. L. Fairmaire, dans le l cr trimestre des Annales de 1872, p. 48, dit a propos de mon Thy ladies congener que cet insecte lui parait etre le meme que son T. persulcatus, et M. de Marseul a re"cemment indique dans 1 Abeille cette synonymic comme certaine. Le T. congener est une espece -tres-voisine de T. varicgatus, a stries presque snperficielles, sans etre obsoletes comme chez ce dernier, aforn c allongee, peu convexe, a longue pubescence dresse"e surtout sur les parties anterieures; caracteres tout a fait en opposition avec ceux que M. Fair maire indique pour le T. persulcatus. La confrontation des types decidcra si cette derniere espece est on non distincte du T. argentatus, qui a les elytres tantot unies, lanlot avec des stries assez marquees et les inter- valles convexes. Je tiens, d ailleurs, 6. la disposition de M. Fairmaire un exemplaire compare avec le type meme de M. Ferris. 2 M. L. Bedel (Bulletin de la stance du 14 mai 1873) indique enlrc autres synonymies : Clytus Auboueri = Cl. Stcrnii Kraatz, et ajoute : Ge beau Ciytus, intermediaire cntre les C. plcbcjus et massilicnsis, est sans doute confondu avec eux dans la plupart des collections. Autant que me pcrmet d en juger la diagnose du Sternii, que M. Bccu 1 a eu 1 obligeance de me transcrire, cette iclentite est tres-conlestable. Jl me parait impossible que le C. Auboueri ait etc confondu avec les deux especes pre"cilees. La granulation si remarquable du prothorax n est pas le seul caractere qui eloigne cette espece des G. plebejus et massiliensis , la forme de ce segment est tres-diffe" rente chez le C. Auboueri : au lieu d etre globuleux, tres-arrondi vers le milieu, il s elargit rectilineairement d avant en arriere, pour s arrondir aux angles posterieurs oil se trouve la plus grande largeur. Or, la diagnose de M. Kraatz ne dit rien de ce carac tere, que cet eminent entomologiste n eut pas manque", ce me semble, de signaler comme un des plus importants. Je reviendrai sur cette question quand j aurai pn voir la description de M. Kraatz in extenso et la planche qui 1 accompagne. Jusque-la, la reu nion indiquee me semble premature^. Notre collegue M. Ernest Olivier possede un second exemplaire plus petit du C. Auboueri, trouv6 par lui a Ghemilly (Allier). M. L. Bedel, en ce qui le concerne dans la note pre"cedente, re"- pond : Je maintiens absolument la reunion du Clijlus Auboueri Desbr. au C. Stcrnii Kr. Si M. Desbrochers des Loges avail consult^ le Berliner Zeit- schrift, 1870, p. 220, au lieu de s en tenir a la diagnose qu il m a seule demandee, il eul trouv6 dans la description de M. Kraalz la phrase sui- vante, qui, je 1 espere, levera tous ses scrupules : Le prothorax, chez le Clytus Sternii, presente sa plus grande largeur evidemment apres le mi lieu et parait graduellement re"treci en avant, tandis qu il est resserre presque ^galement en avant et en arriere chez le C. massiliensis et plus brusquement en avant chez le C. plebejus. L examen du type de M. Ernest Olivier, que fai vu tout recemment, confirme entierement la reunion que j ai publiee. M. Gabriel Tappes lit une note synonymique sur une espece du genre Cry ptoccp halm : En traduisant les notes de M. de Harold sur la nomenclature des Gryp- loce"phalides (Berliner ent. Zeitschrift, 1873), j ai lu ce qui suit : M. Suffrian, Linn, ent., II, p. Ill, adopte le nom de collection ypsilon de Parreyss par la raison qu il est connu depuis longtemps dans les collections allemandes, et, pour ce simple motif, il lui donne le pas sur celui de maculipes de Zubkoff, public anterieurement (en 1833), et sur celui de sesquistriatus Krynicki, encore plus ancien (1832). Que nous restera-t-il done a re"pondre aux Francais s ils veulent main- tenir les noms du Catalogue Dejean, connus dans leurs collections depuis aussi longtemps an moins, si ce n est davantage, et cela en face de des criptions qu ils pouvaient ne pas parfaitement connaitre? Dja, en 1837, lorsque Dejean e"crivit la preface de la 3 e Edition de son Catalogue, unc telle opinion, qui, meme a cette epoque, isolait considerablement son representant, 6tait comple" lenient insoutenable. II est e"tonnant qu aujour- d hui un auteur, qui en prend assez a son aise avec les noms de catalogues et surtout avec ceux de Dejean, veuille decerner le droit de priorite a un nom de collection de Parreyss. Cette espece doit etre enregistre"e sous le nom le plus ancien, c esl-a- dire celui de sesquistriatus de Krynicki. Je regrette que M. de Harold, dont les recherches sont si conscien- cieuses, n ait pas pousse ses investigations jusqu au VII[ C volume des Linneea, n 108, p. 38, il anrait vu que M. Suflrian aclopte parfaitement sa maniere de voir, en laissant le nom de Parreyss, adopts peut-etre un peu trop legerement d abord, pour reprendre celui de Krinicki ; seule- ment il s e"loigue de son contradicteur en donnant Steven comme auteur de Tespece ; c est ce que fait Krynicki lui-meme dans le Bulletin de MOSCOLI, t. V, p. 179, et t. VII, pi. 5, fig. 7 (dessine"e par Steven). Du reste, je ne vois pas pourquoi, puisque nous sommes engages dans cette voie, nous ne donnerions pas a cet insecte le nom de G. gamma, que lui a impose en le figurant Herricli-Schiiffer (Coleopt. qiue sunt public, in fasciculis Faunas Germanic, p. 130, tab. 1, 1829). Je suis tres- parti san de la maniere de voir de M. de Harold, mais je pense que la pousscr jusqu a ses extremes limiles, comme il le propose, aurait bien quelques inconvenients. M. Charles Brisout de Barneville communique la nole suivante : M. Foudras a decrit sous le nom de Longitarsus atricitlus une espece voisine, mais bien distincte du L. pidceps Steph. Celte espece, qui n a pas ele connue de M. Kiitschera, se trouve frequemment aux environs de Paris ; elle se prend, comme sa congenere, sur les plantes du genre Senecio. Evidemment, cette Altise, quoique tres-bien etudiee par M. Foudras, est confondue dans les collections avec la pidceps. M. E. Allard a regarde a tort VatridUus Foudras comme identique i Vatriceps Kiitschera. Elle s en distingue nettement par la forme du premier article de ses larses an- tdrieurs, qui est long et etroil dans les deux sexes. Chez Vatriceps, le premier article des tarses anterieurs est court et tres-dilate chez le male- Uatricillus Foudras se distingue du piciccps Steph. par sa forme moins allongee, son corselet plus court, ses elytres a ponclualion plus serree et par la forme de Fimpression du dernier segment abdominal du male, qui presenle une impression semi-circulaire, entourant a ses extremites une saillie tuberculiforme ; tandis que, chez le male du piciceps, ce segment presente un profond sillon longitudinal. Comme il y a de"ja un Longitarsus atricilLus Gyll., je propose de chan ger le nom de Foudras en Longitarsus senecionis (== alricillus Foudr.). M. V. Signoret donne lecture de la note suivante : Dans deux des stances d octobre de 1 Academic des Sciences, notre collegue M. Balbiani a fait d imporlantes communications sur le Phyl loxera quercus, qui vit sur les feuilles du chene, et dont Fetude lui etait plus facile que celle du Phylloxera vastatrix. II pensait, avec raison, qu il devait y avoir une grancle analogic entre les mo3urs de Tun et dc Fautre, et il a constale, chose tres-remarquable, qu il y avail chez cet insecte une generation sexue"e. Vous vous souvenez bien probablement des nombreuses communications faitcs, tant ici qu a F Academic, sur la presence ou 1 absence du male du Phylloxera vastatrix et surtout de la persistance que je mettais a nier la de"couverte du male, les individus presented comme tels n e"tant en re"alite que des femelles. Les observations de M. Balbiani semblent demontrer que j avais raison. G est vers Farriere-saison , a Fepoque de 1 apparition des iudividus adultes, soit apteres, soit ailes, que la generation sexuee se presente. Je parle, bien entendu, du Phylloxera quercus, qui offre beaucoup d ana- logie avec le Phylloxere de la Vigne. Ce sont les ceufs pondus par certains de ces individus qui donnent la generation sexuee, dont la forme et les mceurs sont toutes particulieres et ne permettent pas de la confondre avec celle du type. Les individus de cette generation, sans aucune espece de mue, sont aptes a perpetuer Fespece ; un male peut suffire a plusieurs femelles, mais Faccouplement est de peu de dure"e. An bout de trois a quatre jours, la femelle pond un ceuf, Vunique qu elle ait a pondre ; c est lui qui passe Phiver et donne naissance, Fanned suivante, a la generation des especes que tout le moncle connait. Cet ceuf ne ressemble pas a ceux de provenance parthenogenesique et pondus pendant Pete". M. Balbiani lui donne le nom d tewf d hiver, par opposition aux autres qu il riomme .ffufs d ete. O esl surtout dans les caracteres anatomiques que la generation dioique differe le plus des aulrcs : d abord par 1 abscncc do rostre et de sucoir et par le manque d organes digestifs complets dans les deux sexes, ce qui differencie ce type des Coccides, oil il n y a que le male chez qui ils fassent defaut. La femelle ne presente qu un seul tube ovarique placde sur la ligne mediane, le second etant avorte. Le male, comme organc exterieur, n offre qu un petit mamelon conique, garni de pointes chili- neuses, qui joue le role de penis. Depuis la publication des notes de M. Balbiani et la connaissance des fails extraordinaires dont il rend compte, M. Max. Cornu a cru trouver, lui aussi, sur les racines de la vigne, un individu sexue", qiTil a reconnu justement par 1 absence du roslre. Tels sont les faits que j ai cru devoir porter d une facon toute particu- liere a la connaissance de la Societe ; ils viennent computer rhistorique du Phylloxera sans venir infirmer mon opinion quant a ses generations plus on moins nombreuses. Ceci serait, pour ainsi dire, un anneau de plus de la meme generation. Du reste, je n ai jamais eu la prevention de fixer le nombre des generations ou types diflerents dont se compose le cycle de revolution complete des Phylloxeres aeriens. Je fais toujours mes reserves & regard de ces derniers. M. le docleur Boisduval donne lecture d une note non encore public" e de Sganzin, datee cependant de 1831, et contenant des remarques, ine"- dites jusqu ici, relativement aux metamorphoses de Y Urania Ripheus, d apres une education qu il a ete a meme de faire a Madagascar : La femelle de V Urania Ripheus pond un grand nombre d osufs, agglo- meres ensemble, sur les feuilles du Manguier, qui servent de nourriture aux chenilles qui eclosent une douzaine de jours apres. Gelles-ci sont lisses, verdalres dans le jeune age ; elles deviennent ensuite noiratrcs, et presentent tres-distinctement des epines jaunatres et deux pelites comes tres-retractiles. En grossissant, ces chenilles s elargissent vers le milieu du corps et s amincissent aux extremites ; on apercoit sur les cotes un feston a dents*de loup, composes de plusieurs bandes regulicres de points blanc verdatre et jaunes ; les comes prennent une coloration rose fonce tirant sur le carmiu. Ces chenilles ont environ huit centimetres de lon gueur ; dans leur marche, elles ont quelque rapport avec les Arpenteuses, et dans la position du repos elles forment entierement la boucle, mais il n y a pas d interruption de pattes comme chez les Arpenleuses. Quand les chenilles von I faire leur chrysalide, elles se suspendent au moyen d un fil passe au milieu du corps. La chrysalide est verte avec des bandes dories, placets horizontalement depuis le prolhorax jusqu a la der- niere articulation ; 1 extre mite , qui est tres-pointuc, est d un vert beau- coup plus fonc6 et parsemee de nombreux points dore"s. Les papillons restent vingt et un jours en chrysalide ; ils metlent, au soleil, quatre a cinq heures pour se de"ployer entierement et, a Tombre, une journee entiere ; ils presentent, dans ce dernier cas, des nuances beaucoup plus ternes. M. Maurice Girard adresse la note qui suit : J ai parle prece"demment, avec quelque doute (Bulletin n l/i, stance du 22 octobre 1873), de 1 existence du cri dans les deux sexes du Sphinx a tete de mort, ne pouvant pas me fier a ma memoire seule pour le cas de la femelle. Je suis tout a fait affirmatif aujourd hui. En consultant mon travail : fitude sur la chaleur libre des Invertebres (Paris, 1869), j y trouve, dans Enumeration des sujets mis en experience (p. 101), la mention sui- vanle : 21 octobre 1865, Acherontia Atropos, femelle recemment e"close, criant beaucoup, etc. Le Bulletin bibliograplnque de la seance du 26 novembre paraitra dans le Bulletin des seances N 17. Avis L Archiviste (M. J. Fallou, rue Hautefeuille, 30) rappelle a ses collegues les termes du troisieme paragraphe de 1 article 36 du Reglement, portant que : Tous les ouvrages prfit6s doivent etre re"inl6gres a la Bibliotheque dans la derniere quinzaine de de"cembre, afm que TArchiviste en constate Tetat et fasse, s il y a lieu, son rapport & la Soci<He dans la premiere quinzaine de Janvier. Paris, 5 deccmbiC 1873. PARIS. - Typog. FEUX MALTESTE fil Cie, rue des Deux-Porlcs-Sl-Sauveur, 22. N 17. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli par IU. E. UEMMAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Avis tres-iinportants. 1 Dans sa prochaine seance (24 dccembre 1873), la Soeiete, aux lermes des articles 14, 15, 28, 29, 33 et 34 de son Reglement, procedera au renouvellement annuel des membres de son Bureau el de ses Commissions administrative, de publication et de la bibliotheque. Tout membre resi- dants ou non a droit de prendre part aux deliberations (art. 9). La stance, qui aura lieu a la Mairie du Vl e arrondissement de Paris (plajce Saint- Sulpice), commencera a 7 heurcs 1/2 du soir. Nous esperons que, comme lous les ans, un grand nombre de nos confreres pourjonl venir assister i celte reunion. 2 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement rclatif an Bulletin des stances : Art. 3. Ce Bulletin sera envoy e graluitcmcnt ii tous les membres fran- cais qui auront soldi le montant de leur cotisation de Cannec courante ou tout au moms celui de Cqnnee precedcntc, etc. (Voir Bulletin n 1, page 1.) En consequence, cenx de nos confreres qui n ont pas encore adresse au Tre"sorier le montant de leur colisalion pour 1873 sont pries de le faire d ici a la fin de Fannee s ils desirent rccevoir, des leur publication, les Bulletins des stances de 1874. Seance du 1O Decembre Presidence de M. CH. BRISOUT DE BARNEYILLE. 31 membres presents. MM. Felissis-Rollin, de Nevers (Nievre), actuellement fixe" a Paris, et Emmanuel Martin, de Creil (Oise), assistent a la stance. Rapport ct decisions. Le Secretaire de la Commission du Prix Dollfus pour 1873 (composee de MM. A. Chevrolat, Paul Gervais, Maurice Girard, H. Lucas et L. Reiche, ainsi que des membres titulaires du Bureau) pre- sente le proces-verbal de sa seance du 3 decembre, qui porte : 1* Qu elle s est constitute en nommant president M. le professeur Paul Gervais et secretaire M. E. Desmarest ; 2 Qu elle engage de nouveau les entomologistes qui voudraient con- courir pour le Prix a lui adresser leur demande avant la fin de Cannee ; 3 Et qu elle prie tous nos confreres de lui designer les ouvrages qui pourraient etre mis au concours. La Societe" approuve les decisions de sa Commission et pour la der- niere fois elle rappelle a tous les Entomologistes que, dans sa stance du 1A mai dernier, la Societ6, sur le rapport d une Commission nomme e par elle, a decide que le Prix Dollfus pour 1873 serait de"cerne a 1 auteur (Tun travail entomologique imprint conccrnant spe"cialement Tun des divers ordres d Insectes, re"dige en francais, public dans 1 annee, et qu il s appliquerait a 1 ouvrage qui, par sa valeur scientifique et son prix de vente, conviendrait le mieux aux debutants. Le concours pour celte annee sera clos le l er Janvier 1874 ; et le prix sera de"cerne", s il y a lieu, a la seance la plus rapproche e de 1 anniversaire de la donation Dollfus (16 fevrier). Lectures. M. Desbrochers des Loges adresse un me" moire ayant pour litre : Monographic du genre Anisorhynchus. Apres avoir indique les ge"neralites dc ce groupe ge"nerique, 1 auteur donne un tableau synoptique des especes avant de passer a leurs descrip tions spe"ciales. Les especes ft Anisorhynchus, au nombre de neuf, sont les suivantes : procerus Chevr., d Oran; ferus Erich., d Algerie; costatus Boh., de Corse et de Sardaigne; Sturmii Boh.; barbarus Boh., d Espagne et d Algerie, a laquelle 1 auteur rattache comme varie te le carinicoUis Fair- make, du Maroc; aratus Boh., d Espagne et du Portugal; bajulus Olivier ; marocanus, sp. nov., du Maroc, et siculus Boh., de Sicile. M. Victor Pyot envoie, par Tentremise de M. Just Bigot, la descrip tion d une nouvelle espece de Staphylinide , a laquelle il assigne le nom de Thinobius Ligeris, et qu il a trouvee au mois de mai dans les debris laisses par les inondations de la Loire, aupres de Gien. Cette note est envoyee a la Commission de publication ; mais la Socie te de"sirerait, avant la publication de cette description, qu elle soit completee par 1 indication des caracteres qui diff^rencient cette espece de ses conge- neres. M. Tournier adresse la derniere partie de ses Observations sur les especes de Tychiides europe ennes et circa-mediterranSennes, compre- nant le genre Sibinia (vingt-neuf especes, dont onze nouvelles et, en outre onze inconnues a 1 auteur), et la table des genres et especes dont il est parle. M. Eugene Simon lit la troisieme partie de ses memoires intitules : Eludes arachnologiques. Dans ce travail, notre confrere donne : 1 la revision des especes euro- primes des genres Sparassus, dix especes ; Gebrenis (g. n.), deux especes; Ethilla (g. n.), une espece, et Micrommata, quatre especes ; 2 la descrip tion d une espece nouvelle de Scorpion appartenant au genre Buthus Linne" : le B. nigro-carinatus, de Saint-Louis du Senegal. Communications. M. le President annonce que notre confrere M. le docteur Alexandre Laboulbene vient d etre nomine* membre titulaire de 1 Academic nationale de Me"decine. M. L. Reiche fait connaitre la mort de notre ancien confrere M. le marquis de Jousselin, recu en 1832, peu de temps apres la fondation de la Societe", et qui a fait partie de nos membres jusqu en 1837. Depuis cette e"poque , le marquis de Jousselin avait cesse" de s occuper d entomologie. II conserva ne"anmoins jusqu a ces dernieres anne"es une grande partie de la collection d Olivier, qu il avait partag6e avec M. Che- vrolat. Les types, recemment acquis par le petit-fils du cdebre entomolo- giste, proviennent de la collection de notre ancien collegue. M. de Jousselin, ancien capitaine de cavalerie, membre de la Legion d honneur, est mort a Versailles le mois dernier. M. Desbrochers des Loges, en redemandant a la Socie te, pour y faire des changements, sa note sur les Anoxia derelicta, emarginata et Lucasi, e"crit qu il s occupe d une monographic des Cassides d Europe et des confms europeens, et qu il serait heureux de recevoir en communica tion les especes interessantes de ce groupe. M. Ernest Olivier communique, par 1 entremise de M. L. Bedel, une note synonymique sur un Longicorne presente" par lui a la derniere stance et decrit par M. Desbrochers des Loges sous le nom de Ctytus Auboueri (Ann. Soc. ent. Fr. 1872, p. 29) : Ce Glytus, dit notre collegue, a ele reconnu pour tre identique au Clytus Sterni de M. Kraatz, de"crit et figure dans le Berl. ent. Zeitschrift pour 1870. Depuis ce moment, M. Desbrochers des Loges ayant bien voulu me confier son type, je Tai compare avec les Clytus de la collection de M. Ch. Brisout de Barneville, et, grace a 1 obligeance de notre collegue, j ai pu me convaincre que c etait bien celui que Gory a decrit et figure" sous le nom de C. dnereus et que M. Mulsant a public* sous le nom de 5 - C. Duponti (Dej.). Le nom de Clytus dnereus Gory, qui a la priority doit done <Hre seul adopte et les denominations impose"es successivement par MM. Mulsant, Kraatz et Desbrochers, venir en synonymic. Le Clytus dnereus est rare dans les collections et parait peu commun en France. M. Chevrolat Ta capture anciennement sous des fagots dans la foret de Saint-Germain, ou M. Ch. Brisout de Barneville en a retrouve cet 6te, au filet, un seul individu. M. Mulsant Tindique de Fontainebleau. Celui qui a servi de type a la description de M. Desbrochers des Loges provient de Saint-Pourcain (Allier), et j ai pris moi-meme dans les envi rons de Moulins, sur les fleurs du Spiraea sorbifolia, 1 exemplaire que je possede. M. Chevrolat ajoute que cet insecte a e"te" relrouve* aux fitats-Unis d Ame"rique, ou il a probablement etc" importe" d Europe. M. le docteur Puton adresse la note qui suit : Les Cassida ne me paraissent pas aussi exclusivement attachees aux Composees que semble le croire notre honore" collegue M. Bedel; je puis citer la C. equestris qui vit sur le Galeopsis tetrahit, et la C. azurea sur le Silene mflata. Les C. azurea et margaritacca e"!ant Ires-voisines, il n y a rien d etonnant qu elles se trouvent sur des plantes de la meme famille, Je dois ajouter que la C. azurea est de couleur differente en automne et au printemps, et c est peut-elre sur cette difference que sont e"tablies les C. azurea et lucida, que je n ai jamais pu distinguer. Enfm on cite C. austriaca sur Salvia pratensls; C. thoracica sur Hype- ricum pulchrum; C. nobiiis et nebulosa sur les Ghenopodium; C. obsolcta surlesStellaria; C. oblonga sur les Salsolees (Perris), sur VArcnaria maritima (de Norguet); C. filaginis sur Filago gallica (Perris); C. hemi- sphserica sur la Serpula arvcnsis (de Norguet). M. Leprieur, a la suite de celte lecture, fait remarquer qu il ne s agit pas senlcmcnt de trouver un insecte phytophage sur une plante deter- min^e pour elre sur qivil est en rapport constant avec elle, et que (oule observation doit conslaler qu il s en nourrit au moins c l Petal parfait. Les observations citees par 1\1. le docteur Pulon sont-elles toutes de cette nature ? 6 M. L. Bedel ajoute que c est apres avoir a plusieur reprises etudie les larves de di verses Cassides vivant sur des plantes de la famille des Gom- posees et avoir retrouve les insectes parfaits sur les memes vegetaux, qu il a cm pouvoir publier quelques remarques a ce sujet. M. L. Bedel communique de nouveaux renseignements au sujet du genre Sitoncs : 1 Synonymies. Le Catalogue de MM. Gemminger et de Harold men- tionne le Sitoncs occtlatus Kust. comme synonyme du S. gemellatus Gylh. C est une erreur : Yocellatus en est absolument distinct et se rapporte au S. bitubcrculatus Mots. Ges deux derniers ont ete" decrits la meme annee d apres des types rapportes par Handschuch de Carthagene, ou 1 espece paratt tres-commune sous les genets. La synonymic doit done s etablir comme suit : S. bitubcrculatus Mots., Bull. Mosc., 1849, t. XXIII, III, p. l/i2 (= ocellalus Kust. = punctiger Woll.). M. Desbrochers des Loges a publie dans nos Annales pour 1872, p. 420, des observations sur les Sitoncs auxquelles je m associe en tres-grande parlie. Le S. biseriatus All. est bien, somme il le suppose, une variete" du S. discoidcus, et je retire ce que j avais dit (Bulletin 1873, p. LI) en faveur du S. geniculatus, qui reste une simple variete du Imeatus. Quant aux S. nigcr All. et ellipticus All., je ne saurais partager 1 opinion de notre collegue qui pense reconnaitre le niger dans des individus froltes de V ellipticus. D apres les types, que j ai vus et que M. Desbrochers parait ne pas connaitre, ces deux especes me semblent bien distinctes. Le S. niger, espece couverte en dessus d une fine pubescence couche"e, n oflre jamais de squamules a 1 elat frais ; il a ete retrouve a Algesiras par M. Dieck et doit tre inscrit au catalogue des Cole opteres d Europe. 11 subsiste encore bien des especes douteuses ou nominales dans le genre qui m occupe, Parmi celles que Ton pent eliminer des a present avec certitude, je ne citerai que le S. cincrascens Fabr., petite variete* du 6 . cambricus Stepli., a pubascence d un gris uniforme et que j ai princi- palement observee chez les males de cette espece, 2 Mceurs et metamorphoses. Au mois d octobre dernier, j ai trouve", en Normandie, dans de vieilles racines de Lotus corniculalus, conslamment frequentees au moment de Taccouplement par des S. cambricus et Water- houseij des larves blanchatres que j ai cru pouvoir attribuer a ces Curcu- - 7 - lionides. Je me suis empresse" de les envoyer h M. Ferris, qui m a confirme" dans cette opinion, et je puis esperer que , grace a sa haute experience, nous pourrons bienl6t suivre dans leur evolution complete les me"tamor- phoses encore inconnues du genre Si tones. D apres mes dernieres observations, les S. regensteinensis Herbst et tibialis Herbst vivent indifieremment sur les Genista scoparia et Ulex europseus; le S. cambricus frequcnte aussi bien le Lotus uliginosus que le corniculatus. Enfin, d apres un renseigncment qu a bien voulu me trans- mettre M. Bauducr, dans les Landes le S. griseus se prend sur le Genista scoparia, et le S. grcssorius sur le G. anglica. Divers faits bien constates me portent cependant a croire qu en general les especes les plus repandues et les plus variables en meme temps, griseus, tineatus, etc., s accom- modent parfaitement, au moins a Tetat parfait, de diverses Legumineuses appartcnant aux genres les plus eloigns. M. E. Simon donne lecture de la note suivante : J ai I honneur de presenter a la Societe le re"sultat de quelques observa tions sur la duree de la vie et les changements de peau des Araneides du genre Tcgenaria. Ces observations ont ete" faites par M. J. Leprevost, jeune entomologiste qui ne fait point partie de la Society ; je puis en garantir Inexactitude, les ayant suivies de pres et ayant vu les epidemics des Araigne"es qui ont ete conserves avec soin. Pour suivre les Araignees pendant toute la duree de leur existence, M. J. Leprevost les prend a la sortie du cocon et les depose dans de grands bocaux bien aeres ; il les visile tous les jours et tient un registre exact et date de tous les changements qui se produisent. II resulte de ces observations, dont je rendrai compte plus tard a la Societe, que le male de la Tegenaria atrica met deux ans h se d^velopper et qu il meurt peu de temps apres avoir subi son dernier changement de peau ; dans la premiere anne"e ces changements sont de quatre ou cinq : le premier a toujours lieu huit jours apres la sortie du cocon, les suivants sont assez irregulierement espaces , un jour de chaleur ou de froid, une abondance subite de nourriture on une abstinence prolongee pouvant les hater ou les retarder souvent de plusieurs semaines; pendant 1 hiver il n y a point de mues ; elles ne reparaissent qu au prinlemps suivant et se sue- cedent jusqu a 1 automne, qui est le terme de la croissance et presque de la vie de la Tegenaria male. Le renflement du palpe, qui est Tattribut du sexe male, ne se montre distinctement qu a Tavant-derniere mue. La duree de la vie de la femelle parait beaucoup pins longue ; elle est en effet loin d etre adultea la fin de la seconde anne"e; sa croissance est aussi plus lente, car a la fin de la premiere anne e elle est d un tiers plus petite que le male du meme age ; ses changements de peau sont aussi beaucoup inoins nombreux, du moins pour les deux premieres annees, les observations n ayant pas e"te poussees plus loin. Ces observations sont encore tres-incompletes ; elles m ont paru cepen- dant dignes d etre mentionnees dans le Bulletin de la Societ6 entoraolo- gique, car elles sont de nature a 6claircir certains points encore myste- rieux de la vie Evolutive et de la physiologie des Araignees qui habitent nos maisons. Membres recus. La Societe" admet an nornbre de ses membres : 1 M. George de Maschell, major de I armee russe, Koutno, gouver- nernenl de Varsovie, qui s occupe specialement de r&ude des Coleopteres d Europe et des possessions de la Russie. Presentation de M. L. Bedel ; commissaires-rapporteurs : MM. Ch. Brisout de Barneville et L. Reiche; 2 M. Angel Gouralo y Goya, professeur d histoire naturelle a 1 Institut de Zapia & Oviedo (Espagne), qui s occupe d entomologie ge"nerale. Presentation de MM. Bolivar et L. Buquet ; commissaires-rapporteurs : MM, L. Bedel et fid. Lefevre ; 3 M. Maurice des Gozis, de Montlucon, e"tudiant en droit a Paris, qui s occupe de 1 etucle des Goleopteres de France. Presentation de M. Des- brochers des Loges; commissaires-rapporteurs : MM. L. Bedel et E. Des- marest. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Arcbiviste adjoint. (Stance du 26 novembre 1873.) OUYRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. Berliner entomologische Zeitschrift, 17 annde, 1873, 1" et 2 C tri- mestre. VON KIESENWETTER, p. 9, Revision der Genus Podonta. ID., p. 23, Die Luperus-Arten in der Monographic von Joannis. ID., p. 31, Zwei neue Aphyctus-Arten (Dasy tides). Low, p. 33, Diptera nova e Pannonia et confinibus Daria3 regionibus. DE CHAUDOIR, p. 53, Essai monographique sur le genre Cymindis. KIRSCH, p. 121, Zur Kenntniss der Peruanischen Kaferfauna. HENSEL, p. 153, Anwendung der Darwin schen Lehre auf Bienen von H. Muller. PFUTZXER, p. 159, Melitaea Melicerta (var. nova) Bastard von Alhalia und Diclynna. VON HAROLD, p. 161, Zur Noraenclatur der Cryplocephalidffl. KRAATZ, p. 181 , Ueber einigen von Beck beschriebenen Kaferarten. ID., p. 189, Revi sion der Europiiischen Exochomus-Arten. ID., p. 195, Exocho- mus minutus, eine neue deutsche Art. ID., p. 196, Uloma cypraa, vonCypern. ID., p. 197, Ophonus planiusculus, nov. sp. aus Thuringen. ID., p. 198-201, Ueber Adimonia fontinalis, A. pallida, Cyphon nigriceps, XyloUemus fasciculosus. ID., p. 202, Ueber Xylosteus gracilis, nov. sp. VON ROTTENBERG, p. 203, LathrimaBum prolongatum und Gyranetron Schwarzi, nov. sp. aus Schlesien. KOLTZE, p. 206, Entomologische Excursion nacli Glalz und in das Riesengebirge. P. 211, Chasses. 10 KRAATZ, KIRSCH, KELLNER, VON ROTTENBERG, p. 213, Synony mies. P. 218, Bibliographic. KRAATZ, p. 225, Ueber Hyda- ticus piciventris Thorns. VON KIESENWETTER, p. 227, Entomo- gische Beitriige zur Beurtheilung der Darwin schen Lehre von der Entstehung der Arten. KRAATZ, p. 239, Trichodes subfasciatus, nov. sp. von Nazareth und synonymische Bemerkungen. Bulletin de la Societe imperiale des Naturalistes de Moscou, annee 1873, n 1 (6 pi. noires). C. BERG, p. 96, Acclimatisation von Antherea Yama-Mayu Guerin- Men. in den Ostseeprovinzen. HOCHHUTH, p. 124, Enumeration der in den Gouv. Kiew und Volhynien bisher aufgefundenen Kitfer (Onilis H, Agrilus Sperkii, Ceutorhynchus Maschcllii nov. sp.). Comptes rcndus hebdomadaires des seances de I Academic des Sciences, t. LXXVII, n* s 16-20 (octobre-novembre 1873). Max. CORNU, p. 879, Production des galles dans les vignes atta- quees par le Phylloxera. BALBIANI, p. 884, Reproduction du Phylloxera du chene (suite). IVERSEN, Education de Vers a soie a Saint-Petersbourg. GUERIN-MENEVILLE, p, 929, Le Phylloxera est nne consequence de la maladie de la vigne. Max. CORNU, p. 930, 1009, 1088 et 1161, Renflements produils par ie Phylloxera sur les radicelles de la vigne. BAZILLE, p. 934, Experiences sur la destruction du Phylloxera par le sulfure de carbone. Max. CORNU, p. 1015, D6couverte d un individu sexue" du Phylloxera vastatrix. DE MELEGNANE, p. 1015, Observations relatives a 1 opinion de M. Guerin-Meneville sur le Phylloxera. DERBES, p. 1109, Sur les Pemphigus du Pistacia terebinlhus compares au Phylloxera quercus. MILNE-EDWARDS, p. 1110, et BALBIANI, p. 1164, Meme sujet. FAUCON, p. 1175, R^sultat des etudes sur le Phylloxera. L. PETIT, p. 1176, Re"sultats de Temploi, contre le Phylloxera, des goudrons de houille. P. 1177, Notes sur le meme sujet. * Entomologist s monthly Magazine, n 114 (novembre 1873). WEYENBERGH, p, 121, On the Lepidopierous Fauna of S 1 - 11 Vincente and description of Gelechia Benedenii, nov. sp. HE- WITSON, p. 122, 9 new species of Lycaenidae from the West Coast of Africa. Rev. MURRAY, p. 126, Lycaena Pryeri, nov. sp. from Japan and change of name of L. cassiodes (= pseudocassius). J. SCOTT, p. 127, British Homoptera (Revision of the Bythoscc- pidae), suite. RYE, p. 131, Notes on Anisotomidas, with des cription of A. multipunctata and circinipes from Japan, and A. ma- cropus from England. ID., p. 136, Liosomus troglodytes, nov. sp. from Great Britain. C. BARRETT, p. 143, Notes on British Tortrices, suite. Notes. P. 137, On Bembiclium, Calathus, Agabus, Homalota, Actocharis, Scopaeus, Olibrus, Meligethes, Elater, Trachyphlceus, Liosomus (synonymies). P. 139, Vanessa Antiopa. Sphinx convolvuli. Notes on Phytometra aenea. P. 140, Batrachedra praeangusta. Captures at Glanvilles Wootton P. 141, Abun dance of Halesus auricollis in Wharfedale. * liesumen de los Trabajos del Atcnco propagador de las Ciencias natu- rales, ano 1872-73. BOLIVAR, p. 6, Notes sur des Orthopteres. SANZ, p. 8, Sur les Vesperus. BOLIVAR, p. 11, Synopsis des Gryllus d Espagne. OUVRAGES DIVERS. * BERCE. Faune entomologique francaise : Lepidopteres, t. V (Geome- tridae), 13 pi. coloriees. In-12 cartonne. Paris, 1873. * CHAUDOIR (baron DE). Memoires sur quelques genres et especes de Carabiques. Broch. petit in-8. (Extr. du Bulletin de la Societe" impe r. des Natur. de Moscou.) Offert par notrc collegue iM. de Gaulle. * EMICH (Gustav VON). Beitrag zur Lepidopteren-Fauna Transkaukasicns. Broch, in-8, avec une planche colorize. 1873. 12 - * HORN (George). Revision of the genera and species of Hybrobiinu * ID. Revision of the species of several genera of Meloidae of the United States. Broch. in-8. * ID. Synopsis of the Histeridas of the United States. Broch. in-8. * LABOULBENE (D r Alex.). Du To3nia, sur une maniere simple et com mode de le faire rendre. Broch. in-8. Q * LESSONA (Michele). Calendario zoologico in Piemonte. Broch. grand in-8. Turin, 1873. * NORGUET (DE). Deuxieme supplement au Catalogue des Coteopteres du departement du Nord. Broch. in-8. Lille, 1873. * PRUNNER (Leonard DE). Lepidoptera pedemontana. 1 vol. in-8* relic". Turin, 1798. Offert par noire collegue M. de Gaulle. * RILEY (Charles). Annual Report on the noxious, beneficial and other Insects of Missouri : III, IV et V. 3 broch. in-8. Jefferson-City, 1871-1873. * ID. Controlling sex in Butterflies. Broch. in-8. 1873. * ID. Economic Entomology. Broch. in-8, avec figures dans le texte. Jefferson-City, 1873. * ID. Einige unserer schadlicheren Insekten. Broch. in-8, avec figures dans le texte. Saint-Louis, 1872. * ID. On a new genus (Pronuba) of Tineidas with Remarks on the Fer tilization of Yucca. Broch. in-8% avec figures dans le texte. 1873. * ID. On the Oviposition of the Yucca Moth. Broch. in-8. 1873. * ROBIN (Gh.) et LABOULBENE (Alex.). Sur les organes phosphorescents thoraciques et abdominal du Pyrophorus noctilucus de Cuba. Broch. in-4. 1873. - 13 - * THORELL. Remarks on Synonyms of european Spiders, n It. Broch. in-8 . Upsal, 1873. * WALSH. Descriptions of North American Hymenoptera. Broch. in-8. Sainl-Louis de Missouri, 1873. (Seance du 10 decembre 1873.) OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAV ANTES. Comptes rendus des stances de la Societe entomologique de Belgique, n" 92 (novembre 1873). QU^EDVLIEG, p. A, De I influence de 1 isolement dans la formation des especes, par le docteur Weismann (analyse). PLATEAU, p. 13, Excursion de la Societe" a Newport. DE BORRE, p. 16, Capture des nids de Vespides renfermant des Rhipiphorides. ID., p. 17, Remarques sur Tancien genre Feronia. ID., p. 19, Sur des de"bris de Coleopteres supposes fossiles. Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academie des Sciences, tome LXXVII, n 21 et 22 (novembre-decembre 1873). Max. CORNU, p. 1276, Note sur les moeurs du Phylloxera. DUMONT, p. 1287, Efficacite de la submersion des vignes employee centre le Phylloxera. Entomologist s Monthly Magazine, n 115 (de"cembre 1873). BARRETT, p. 1&5, Notes on British Tortrices (suite). HEWIT- SON, p. !Zi9, Six new species of Epitola from the West Coast of Africa. WORD, p. 151, New species of African Diurnal Lepido- ptera (suite). BIRCHALL, p. 153, The Lepidoptera of Ireland. - 14 - WATE.RHOUSE, p. 157, Silis apicalis, nov. sp. from Angola. RYE, p. 167, Aphanocephalus WoIIastoni, nov. sp. from Japan. WOL- LASTON, p. 167, New Coleoptera from Japan (Gorylophidrc). Notes. P. 157, On Tychius haematocephalus. P. 158, On Coleoptera at Braemar. P. 159, On Coleoptera at Esher, Holy Island and at Deal. P. 160, Additions to the British Tenthredi- nidse. Habits of the British Sesia. P. 162, Heliothis dipsacea at Sherwood Forest. History of Crambus pinetellus. P. 163, On Agrion. On the Trichoptera of Zettersledt and Wallengren. P. 165, On a British bug. P. 166, On preserving Insects in collections. * Fcuillc des Jeunes Naturalistes, 4 e anne"e, n 38 (de"cembre 1873), une planche noire. Memoires de I Academie de Stanislas, CXXKI 6 anne"e, 1872. Nancy, 1873. O Uittheilungen der Schweizerischen entomologischen Gesellschaft, t. IV, 1873, n 3. WULLSCHLEGEL, p. 97, Noctuinen-FaunB der Schweiz (suite). TOURNIER, Observations sur les synonymies de M. Desbrochers. ERNE, p. 135, Entomologische Beobachtungen und Notizen (descriptions de larves de Goleopteres, mceurs, etc.). FREY, p. 1Z|3, Neue Schweizerische Microlepidopteren (INepticula Bollii, nov. sp.). The Transactions of the Entomological Society of London, annee 1873, parts I-IV, 5 pi. noires et color. WOLL ASTON, p. 1, Pseudotarphius (Lewisi) new genus of Coly- didse, from Japan. ID., p. 2, CossonidaB of Japan. SHARP, p. Zi5, Dytiscidffi, Gyrinida3 and Hydrophilidae of Japan. BALY, p. 69, Catalogue of the Phytophageous Coleoptera of Japan, with descriptions of the new species. TRIMEN, p. 101, Butterflies dis covered in Extra-Tropical Southern Africa. Rev. EATON, p. 125, On the Hydroptilidae (Trichoptera). BUTLER, p. 153, A mono- nographic List of Gasteracantha, with descriptions of new spe cies. F. SMITH, p. 181, Aculeate Hymenoptera of Japan. 15 - Alb. MULLER, p. 207, Contributions to Entomological Bibliography up to 1862. BATES, p. 219, Cicindelidae and Carabidae from Japan. ID., p. 323, New genera and species of Cicindelidaj and Carabidae from China. Major PARRY, p. 335, On Lucanoid Co- leoptera (7 esp. nouv.). H. DEYROLLE, p. 3AA, On the affinities of the genus Nicagus. BATES, p. 3Zi7, New genera and species of Tenebrionidee from Australia, New Caledonia and Norfolk Island. Rev. EATON, p. 381, Notes on the EphemeridaB by D r Hagen. SIDNEY SMITH SAUNDERS, p. 407, On Hymenopterous Insects which nidificate in briars and their Parasites. BUTLER, p. &15, List of Galeodides in the British Museum (Galeodes bengalensis, nov. sp.). WOLLASTON, p. 427, Genera of the Cossonidse. Proceedings. Zapiski Noworossiiskago Obsczestwa Estestwoispitatdei (Me"moires de la Societe des Naturalistes de la Nouvelle-Russie), annee 1873 (en russe). O OUVRAGES DIVERS. * HEWITSON. Exotic Butterflies, part 88 : Salyridac, llesperida?, Lycoe- nida3. 3 pi. color. * MILLIERE. Catalogue des Le"pidopteres des Alpes-Maritimee, 2 e partie : Phalenites. Cannes, 1873. * ROUGET. Sur les Col^opteres parasites des Vespides. Broch. in-8. Dijon, 1873. Ordre du jour de la seance du 2U d^cembre 1873 : Nomination des membres du Bureau et des Commissions spe"ciales pour Tannee 187/1. Distribution du 3" numero trimestriel des Annales pour 1873. - 16 Avis divers. M. le Tre"sorier (rue Saint-Placide, 52) rappelle a ses collogues qui n ont pas encore solde" le montant de leur cotisation pour Tanned 1873, qu ils doivent, aux termes du Reglement, la lui faire parvenir aussitot gue pos sible et sans interme diaire. Par decision prise dans la stance du 28 mai 1873, chaque note inse^e dans le Bulletin des stances, sauf decision de la Societe, ne devra pas comprendre a 1 avenir plus d une page d impression. Nous prions nos confreres de se conformer & celle decision sMls ne veulent pas que la Sociele soil contrainte ou de reduirc 1 etendue des travaux qu ils lui adresseront, ou de les publier plus tard dans les Annales et non pas immediatement dans le Bulletin. Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du A e tri- mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en informer de suite les Tresoriers ou le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte" ullerieurement a leur adresse. L Archiviste (M. J. Fallou, rue Hautefeuille, 30) rappelle a ses collegues les termes du troisieme paragraphe de Particle 36 du Reglement, portant que : Tous les ouvrages pretes doivent etre re integre s a la Bibliotheque dans la derniere quinzaine de decembre, afin que rArchivisle en constale I &at et fasse, s il y a lieu, son rapport h la Societe dans la premiere quinzaine de Janvier. Toutes les reclamations relatives a I envoi du Bulletin bi-mensnel, ainsi que les demandes pour Tetranger (contre remboiirscment des frais de transport), doivent etre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffon, 27, qui est charge^ de Texpedilion du Bulletin des seances. Paris, 18 decembre 1873. PARIS. Typog. FELIX MALTESTE el Ce, rue des Dcux-Porlcs-St-Sauveur, 22. N" 18. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Reciieilli par HI. E. DESM AREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. tvi* tres-importants. 1 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement relalif an Bulletin des stances : ART. 3. Cc Bulletin sera envoye gratuitement a tous les membrcs francais gui auront soldi le montant dc leur cotisation de Cannce coumnle ou tout au moins celui de Cannee precedente, etc. (Voir Bulletin n 1, pagel.) En consequence, ceux de nos confreres qui n ont pas encore adresse au Tre sorier le montant de leur cotisation pour 1873 sont prie s de le faire d ici a la fin de 1 annee, s ils de"sirent recevoir, des leur publication, les Bulletins des stances de 187Zj. 2 Indiquons egalement des extraits des articles 1/t et 15 du Reglement general de la Socie"te : ART. 1A. Tout membre s engage a payer une cotisation annuelle de 24 francs. Les membres domicilies dans les departemeuts ou a 1 etran- ger ajoutent c\ leur colisation la somme de 2 francs pour 1 envoi franco des Annales. Chaque membre r6sidant peut payer sa cotisation par trimestre, mats d avance. Les membres non residants doivent faire par- venir leur cotisation directement et sans frais au Tre sorier (M. L. Buquet, rue Saint-Placide, 52) dans le mois de Janvier de chaque annee. a ART. 15. Tout societaire peut se libe"rer de sa cotisation annueile au moyen du versement, une fois fait, de la somme de trois cents francs. Passe le 1" trimestre, la cotisation de Tanned est due. - 2 - Seance <lu 24 Deceinbre 1S73. Pr&idence dc M. Cn. BRISOUT DE BARNEVILLE. t\l\ membres presents. MM. le docteur Grenier, de retour de Bagneres-de-Bigorre, et G. Power, de Saint-Ouen-de-Thomberville, assistent a la stance. Rapports. La Soci^te" adopte les conclusions d un rapport de la Com mission de publication re"glant ainsi qu il suit la composition dn quatrieme nume ro des Annales pour 1873 : 1 SIGNORET. Essai sur les Coccides ; genre Lecanium ; avec deux planches ; 2 TOURNIER. Observations sur les Tychiides ; 3 POUJADE. Sur le vol de quelques Coleopteres ; avec une planche ; U LABOULBENE. Une l re note : Sur le cri du Sphynx Atropos ; et une 2 e note : Sur 1 anatomie du Gocuyo de Cuba ; 5 Bulletin des seances : octobre-de cembre 1873 ; 6 Liste des membres de la Socie te pour 1873 ; 7 Tables du volume. II re sulte d un rapport de FArchiviste que chaque annee, depuis 1869, le nombre des livres empruntes & la bibliotheque a e"te constam- ment en augmentant. Ainsi, en 1869, 50 ouvrages ont e"te" empruntes par 22 membres; en 1870, 63 ouvrages, par 20 membres; en 1871, 69 ou vrages, par 27 membres ; en 1872, 89 ouvrages, par 26 membres ; et, en 1873, 122 ouvrages, par 38 membres. Lectures. M. Ernest Cotty adresse une piece de vers iutitulee : L Ento- mologie , ode sur les Coleopteres. II en est donne lecture a la Societe . M. L. Fairmaire transmet , par Tentremise du Secretaire , deux notices : 1 Notes rectificatives comple mentaires sur les Timarcha ; 2 Description d un nouveau genre de la famille des Chrysome lides ; genre Cyrtonastes ; C. seneomicans et ph#donoides, de Syrie. Communications. Sur la demande du Secretaire, la Sociele decide qu elle fixera dans sa prochaine seance la date du banquet annuel qui aura lieu en 1876. M. L. Buquet indique, comme il le fait chaque annee, les noms des entomologistes qui, en 1873, nous ont adresse leurs portraits photogra phic^, et il prie de nouvean tons nos collegues de completer autant que possible cette inte"ressante collection (1). M. Victor Pyot envoie une note compliant la description de son Thinobius Ligeris description qui a 616 lue a la derniere stance. M. J. Kunckel annonce que I administration du Museum d histoire naturelle vient d acquerir la magnifique collection de Cicindelides de notre collegue M. de Chaudoir. M. Le"on Fairmaire communique une note relative a la synonymic de diverses especes de GoMopteres : Dans le Berliner entomologische Zeitschrift pour 1872, p. 168, M. Reitter a decrit un nouveau genre, Diochares, fonde" sur le D. dcpressus, insecle trouve" a Oran et qui n est autre que mon Pediacus costipennis (voir Ann. Soc. ent. Fr., 1852, p. 78), comme M. Kraatz le reconnait (fieri. Zeits., meme annee, p. 186). Mais ce dernier propose de retenir le nom ge"ne- rique de Diochares ; les caracteres sont en eflet tres-suffisants pour motiver cette coupe. Seulement je crois que le genre Xenoscelis Woll. (Trans. Ent. Soc. Lond., 1862, p. 152, pi. 7, fig. 3, Pristoscelis) a ele fonde sur le meme insecte et aurait par consequent la priorite. Son nom serait done : Xenoscelis costipennis Fairm. = deplanatus Woll. * dcpressus Reitt. A cote de ce genre se trouve place le Cryptomorpha musx Woll. , Ins. Mad., p. 157, tab. A, fig. 1. Get insecte est identique avec le Psammsecus (1) Les portraits parvenus jusqu ici a la Societe sont an nombrc de deux cent soixante-six ; ce sont, outre les deux cent soixante dont les noms des enlomo- logistes qu ils represented sont indiques aux pages xi, xvm, L et ti du Bulletin de 1863, LV du Bulletin de 1864, LXXI du Bulletin de 1865, LXVH du Bulletin de 1866, xcv du Bulletin de 1867, cxvi du Bulletin de 1868, LXXXH du Bulletin de 1869, LXXXVII du Bulletin de 1871, et xcv du Bulletin de 1872, ceux de MM. : 261. W-J. Griffith. 264. J.-M. Tarrissan. 262. Ed. Fridrici. 265. Ottocar Nickerl. 263. Ferd. Reiber. 266. Dr Stierlin. Desjardinsi Guer. Le P. trimaculatus Motsch, pourrait bien en etre une variete. Enfin je crois que le genre Derotoma Reitler, loc. cit., p. 170, x est le meme que le genre Astitpnus Ferris (Ann. Son. ent. Fr., 1866, p^ 165), malgre la difference du nombre d articles des tarses ; mais ce rapproche ment aurait besoin d etre continue", et je livre ce point, qui n est pas un monde, disputationibus corwn M. Lichtenstein adresse la note suivante : Dans la seance du 26 novembre, notre collegue M. V. Signoret a fait part de la remarquable decouverte faite par M. Balbiani au sujet des sexes du Phylloxera quercus. D apres ce savant, les deux sexes seraient apteres et prives de rostre. Or, dans son etude sur le meme insecte, qui cst ins^ree dans nos Annales de 1867, M. Signoret nous dit au contraire : Parmi les ailes on en rencontre de plus gros les uns que les autres ; les plus petils sont les males. (Ann. Soc. ent. Fr., 1867, p. 301.) Ce sexe serait-il tantot aile", tantot aptere chez le Phylloxera quercus ? Ce qu il y a de certain, c est que nous trouvons, tant chez le Phyl loxera quercus que chez le Phylloxera vastatrix, de petits individus ailes, prives d ceufs et ayant une nervation d ailes differente des autres, en ce sens que les nervures sont plus robustes et mieux marquees. Quels sont ces individus? Quel est leur role ? II m a ete jusqu a ce jour impossible de decouvrir, malgre toutes mes reclierches, un seul individu prive de rostre chez le Phylloxera vastatrix. Je trouve seulement par ci par la quelques gros oeufs isoles, qui pourraient etre ce que M. Balbiani appelle 1 ceuf d hiver. Je compte suivre leur trans formation. En attendant, je crois qu il y a toujours des lacunes a combler pour arriver a Fhistoire complete du Phylloxere. M. V. Signoret, apres la lecture de cette note, fait remarquer combien est pen scientifique la maniere de repondre a un fait positif par les con tradictions qu on peut trouver dans les travaux d un auleur. II y a du reste tres-loin de 1867 a la fin de 1873, et on peut devenir, avec I e tude de fails nouveaux, plus habile qu on ne 1 etait d abord. Du reste, la lettre de M. Lichlenstein ne repond nullement aux travaux remarquables de M. Balbiani, mais a la confirmation que ces travaux 5 memes donnent a mes negations sur la presence des organes sexuels males dans les types presented comme tels. M. Maurice Girard communique la note suivante : J ai de"ja appele 1 attention de la Societe (voir Bulletin n 15, page 6, seance du 12 novembre 1873) sur le talent avec lequel certains apicul- teurs savent, a toute epoque de la vie des Abeilles dans la ruche, les obliger a confectionner des gateaux dans des recipients determines, qu on place a un moment voulu, et qu on enleve ensuite pour I elude ou pour la vente. Habituellement on se sert de boites rectangulaires disposes verticale- ment, suivant la forme normale des gateaux fails naturellement et sans obstacle, et qui sont toujours plus ou moins oblongs. Gependant on doit reconnailre qu on peut obliger ces insectes a oublier les prescriptions de 1 instinct. On dirait qu ils se civilisent, comme notre regreUe confrere Lespes le pretendait pour les Fourmis. Je viens d avoir connaissance de gateaux entierement circulaires, c est- a-dire de forme anormale, qu on fait construire aux Abeilles en interca- lant dans la ruche des rondelles creuses en bois, pareilles a cellcs du pourtour des boites a fruits confits, et probablement en collant comme amorce un petit gateau commence". Le fait important est qu on observe tout autour de la circonference du disque des piliers d attaclie en cire, prouvant qu on a affaire an travail meme des Abeilles. Ces gateaux circu laires sont ensuite entoure"s d un boite en ferblanc pour la conservation et la vente. Je presente a la Societe* un de ces gateaux, qui ne sont pas encore connus a Paris; il est rempli de miel et a cellules operculees, et provient de M. G. Dumas, apiculteur a Aigueperse (Puy-de-D6me). M. Jules Kiinckel rappelle que le fait de la construction par les Abeilles de gateaux de formes variees, suivant les moules mis a leur disposition, est extrememenl general. Pour ne citer qu im exemple, chacuu a pu voir a 1 Exposition universelle de 1867 les inscriptions pleines d originalile tracees par les Abeilles de M. 1 abbe" Sagot. Membre demissionnaire. M. Paul Lambert, a Saumur. Membre recu. M. Edouard Killias, docteur en medecine, a Coire (Suisse), presente par M. le docteur Stierlin. Commissaires-rapportcurs : MM. L. Bedel et Javet. Nominations annuelles. La Societe", aux termes de son Reglement, et pour la quarante-troisieme fois depuis sa fondation, procede au renou- vellement des membres de son Bureau et de ses Commissions speciales. Ont ete nomines pour 1874 : MEMBRES DU BUREAU. President MM. C.-E. LEPRIEUR, O efc. Vice-President Eugene SIMON. Secretaire Eugene DESMAREST. Secretaire adjoint Hippolyte LUCAS, $s. Tresoricr Lucien BUQUET, ^s. Tresoricr adjoint fimile RAGONOT. Archiviste-Bibliothecaire Jules FALLOU. Archivistc-Bibliothecaire adjoint . Louis BEDEL. COMMISSION ADMINISTRATIVE. MM. Louis BEDEL. Jules GROUVELLE. Louis REICHE. THEVENET. Et, en outre, les Secretaire, Tr^sorier et Arcliiviste, qui en font partie de droit. COMMISSION DE PUBLICATION. MM. BERCE. Charles BRISOUT DE BARNEVILLE. le professeur Paul GERVAIS, tfe. Maurice GIRARD. Albert LEVEILLE. El, en outre, les fonctionnaires titulaires du Bureau. COMMISSION DE LA Bl BLIOTH EQUE. MM. Paul GERVAIS, efc. Louis REICHE. Auguste SALLE. Et, en outre, les President, Secretaire, Tresorier et Arcliiviste. 7 - BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par 11. Louis BEDEL, Archiviste adjoint, OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAV ANTES. Annettes de la Societe cntomologiqw de France, 5 C s6rie, tome troisieme, 1873, 3 e trimestre. 1 vol. in-8 avec la planches noires et coloriees ; texte : page 257 a AOO (9 feuilles : 17 a 25) ; Bulletin : page cxxix a cxcii (A feuilles : ix a xn). Paris, 2A decembre 1873 (deux exemplaires pour la bibliolheque). PIOCHARD DE LA BRULERiE, p. 257, Genre Acinopus (suite et fin). JEKEL, p. 267, Genre Pterygonus. GAPIOMONT et LE- PRIEUR, p. 273, Monographic des Rhinocyllides. BAR, p. 297, Genre Palustra : P. Laboulbeni, dont la chenille est aquatique, avec pi. col. LABOULBENE, p. 303, Note anatomique sur le P. Laboulbeni, avec pi. col. ID., p. 307, Spilogaster ulmicola, nouveau Diptere, avec pi. col. ID., p. 313, Metamorphoses de la Ce cidomyia buxi, avec pi. col. SIMON, p. 327, ihudes arach- nologiques (suite) : II. Nouvelles especes europe"ennes ; III. fire side ; IV. Genre Theridium ; avec pi. LUCAS, p. 375, Metamor phoses du Xylorhiza venosa, avec pi. GHEVROLAT, p. 387, Rhy- zodides nouveaux (suite). FAIRMAIRE, p. 389, Rhyzodides. ID., p. 391, Cole"opteres alge"riens nouveaux. ID., p. 393, Pro- derops (P. foraminosus) , genre nouveau de Tene"brionides. SIGNORET, p. 395, Goccides : genre Lecanium (commencement). DESMAREST et BEDEL, p. cxxix a cxcii, Bulletin des stances et Bulletin bibliographique (juillet a octobre). Atti delta reale Academia delle Scienze di Torino, t. VIII, n 01 1-G, 1873. SALVADORI, p. 82, Nephrops japonicus, Tapparone-Canefri , nov. sp. Comptes rendus des stances de la SocieU entomologiqm de Belgique, n 93 (de"cembre 1873). TOURNIER, p. 4, Note sur le genre Sharpia, de la faune mediter- raneenne. DE BORRE, p. 5, Comparaison entre la distribution geographique des Le"pidopteres diurnes et celle des Oiseaux, d apres Kirby. CANDEZE, p. 11, Diphydactylus Thorns. = Hoplia et Brachymys Thorns. = Gamenta Er. (genres de Me"lolonthides). DESGUIN, p. 11, Monstruosite" par exces d un palpe d Hydrophilus. VAN SEGVELT, p. 12, Curculionides nouveaux ou rares pour la faune beige. VON KIESENWETTER, D r BREYER et DE BORRE, p. 13, Questions de nomenclature entomologique et de priori te. Comptes rendus hebdomadaires de t Academie des Sciences, t. LXXVI, tables du l er semestre 1873 ; t. LXXVII, n 08 23 et 26 (decembre 1873). T. LXXVII. Max. CORND, p. 1330, Note sur les mceurs du Phylloxera (suite). MARES, p. 1&08, De la propagation du Phyl loxera. Max. CORND, p. 1423, Hibernation du Phylloxera des racines et des feuilles. OUVRAGES DIVERS. * BAUDI (Flaminio). Catalogo del Dascillidi, Malacodermi et Teredili della Fauna europea e circummediterranea del Museo di Geneva. Broch. in-8. Genes, 1873. * BRULERIE (Ch. DE LA). Monographic des Ditomides. Broch. in-12. (Extr. de VAbeille, Recueil d Entomologie). * MARSEUL (S.-A. DE). Monographie des Otiorhynchides, d apres les tra- vaux du D r Seidlitz, 2 e partie. 1 vol. in-12 relic". * Ross. Canadian ferns and wild flowers. Broch. in-12. Toronto, 1873. O Paris, 31 decembre 1873. PARIS. Typog. FfiLIX MALTESTE et O, rue des Deux-Porles-St-Sauveur, 22. N 19. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli par III. E. DESMAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Avis important. Le banquet annuel comme moratif de la t ondation de ia Socie"te en 1832 aura lieu le samedi 28 fevrier 187/i, au Palais-Royal (cafe Gorazza). La Socie"te, comptant sur le concours de tons ses membres, tant etrangers que provinciaux et residants, leur fait un instant appel afin qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juillet, n" 10) a bien voulu, comme en 1873, se charger des demarches a faire pour Forganisation de ce banquet. 11 prie ceux de nos collegues qui comptent y assister, de lui adresser DES A PRESENT la somme de dix francs, prix de la souscription fixee pour chacun des membres. (187/i, 2 C annte.} 2 Seance du 14 Janvier Presidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 29 membrcs presents* M. Power, de Thomberville, assiste a la stance. Apres 1 adoption.du proces-verbal de la precedence seance lu par le Secretaire, M. Charles Brisout de Barneville, President de 1873, avant de ceder le fauteuil au President de 1874, prononce les paroles suivantes : En quittant ce fauteuil, je liens a remercier la Societe de la bienveil- lance qu elle m a toujours temoignee ; elle a ainsi singulierement facilite ma tache, et je la prie d agreer 1 expression de ma vive gratitude. Avant de terminer, je ne puis m empecher de rappeler avec satisfaction que c est sous ma presidence que la Societe aura decide d une maniere definitive la publication du Bulletin de nos seances ; cette publication etait demande e depuis longtemps par tous les membres de la Societe, et sur- tout par nos collegues de province, et je crois que la science entomolo- gique n aura qu a y gagner. Je m aplaudis aussi d avoir vu la Societe resoudre d une maniere satis- faisante 1 importante question du prix fonde" par M. Dollfus ; pour la pre miere fois, cette annee ce prix sera de cerne. M. C.-E. Leprieur, avant de reprendre 1 ordre du jour de la stance, lit le discours qui suit : Messieurs etchers Collegues, le premier, je pourrais dire le seul senti ment que j 6prouve au moment de prendre place a ce fauteuil est celui du peu de .droits que j avais a recevoir de vos suffrages un honneur si grand, le plus grand presque que vous puissiez accorder, et je dois me feliciter aujourd hui de la sage prevoyance de notre reglement qui, en interdisanl la reelection des presidents, permet a tous 1 acces successif a cette haute position. Si, comme il me faut bien le reconnaltre, Tinsuffisance de mon bagage 3 scientifique ne me permettait pas d y aspirer, j ose me flatter du moins que vous avez voulu dans cette circonstance recompenser en ma personne autant mon amour pour notre chere science que mon anciennete" dans votre compagnie. Je craindrais cependanl de ne pouvoir etre a la hauteur des fonctions que vous m avez confiees, si je n etais persuade" d avance que votre bien- veillant concours ne me manquera pas et viendra rendre ma tache plus facile. A une epoque deja bien eloignee de nous, dans la stance du 21 de"ccmbre 1836, M. de Castelnau, cornparant notre Societe entomologique naissante aUx associations de meme nature essayees sans succes en Angleterre, s ecriait : Quelle ne serait pas la joie de Latreille, si le Ciel lui cut permis de voir notre assemblee si nombreuse et pouvant deja presenter cinq tomes d Annaies qui la placent a la tete des entreprises de ce genre ! Si, apres un espace de cinq ans seulement, notre collegue caracte risait ainsi la Societe entomologique, combien doivent s enorgueillir davantage les rares survivants de cette epoque, en presence de ses 42 volumes d Annaies et du nombre presque double de ses membres. J aurais desir6 jeter un coup d ceil rapicle sur les divers travaux publics dans les derniers volumes de nos Annales, mais je craiadrais d abuser de volre indulgence, et je vous demanderai seulement la permission d examiner avec vous quelques questions plutot administratives que scien- tifiques. En decidant, le 12 mars dernier, que le Bulletin des seances serait dorenavant public a part et distribue bimensuellement aux membres de la Societe, vous avez pris Une mesure qui, je Tespere, aura pour resultat runiGcalion plus complete de la Societe" et probablement aussi 1 augmen- talion du nombre de ses membres. Notre Tre sorier pourra, je pense, nous dire plus tard si la depense amenee par la distribution des Bulletins n aura pas trouve" line compensation dans les recettes ; mais il est bien certain que lous ceux qui, comrne moi, out pendant de longues anne es et6 e loigne s de Paris par leurs fonctions, onl pu appre"cier alors, souvent a leurs depens, combien e"taient faibles les liens qui unissaient a la Societe les membres non residents. R6duits a connaltre les decisions prises en seance seulemenl lors de la distribution du trimestre des Annales, c est-a- dire trois ou qualre mois et souvent plus apres les fails accomplis, ils ne li pouvaient y porter qu un interei retrospectif bien faible et presque plato- nique. Aujourd hui, quelque eloigne qu on soit du centre de la Socie te, on assiste en quelque sorte a ses seances ; on peut meme y prendre une cer- taine part par des communications ou des rectifications arrivant en temps utile, et vous avez d6ja pu appre"cier plus d une fois que si vous n aviez pas eu la precaution de limiter 1 espace accorde a cliaque membre pour ses remarques, cette mte"ressante partie de nos Annales n eut pas larde a depasser celle destinee plus specialement aux travaux scientifiques de longue haleine. Notre reunion periodique dans im banquet conlraternel, a Tepoque de 1 anniversaire de la fondation officielle de la Societe entomologique, est encore une de ces excellentes mesures, destinee qu elle est a resserrer les liens entre nos collegues, et je souhaite vivement que, plus heureuse que les excursions provinciales , cette f6te de lamille puisse prendre d annee en annee un de"veloppement plus considerable. II me reste maintenant a vous signaler une question que je pourrais presque qualifier de rappel au reglement. D apres 1 article 7, la Societ6 devrait compter dans son sein douze membres honoraires, dont deux tiers francais et un tiers etrangers, et ce nombre est en ce moment diminue" de moitie. Depuis 1866, oil Ton a fait quatre nominations, il n y en a plus eu une seule (car je ne puis compter comme re"elle celle de notre regrette collegue Aube", a son lit de mort), et pourtant il y a eu des extinctions. Je comprends bien que les annees qui viennent de s ecouler depuis la funeste guerre de 1870 n ont pas ete favorables au calme necessaire a la Societe pour examiner a loisir les litres des candidats a cette dignite. Nous vivions en quelque sorte sous Fempire d un reve, et les preoccupations de toute espece ne nous permet- taient pas de songer a de semblables details; mais il me semble que le moment est venu de rentrer dans la legalite" et de voir si, en presence de six vacances, il ne serait pas juste d accorder a quelques-uns de nos collegues cette flatteuse et enviee distinction. Je croirais vous faire injure et manquer a la reserve qui m est d ailleurs imposee ici, en vous citant un seul nom ; mais il suffit de feuilleter la liste des membres de notre Societe pour y trouver des individualites qui s imposent en quelque sorte a vos suffrages. J ose done esperer, Messieurs et chers Gollegues, que, dans le courant de cette annee, j aurai le bonhenr et le plaisir de vous voir prendre en serieuse consideration les remarques que je soumets aujourd hui a vos reflexions, et que la Societe", apres un Irop long intervalle, voudra bien remplir un certain nombre des vides qui existent parmi nos membres honoraires. Si malheureusement, mais je ne puis le supposer un seul instant, ma voix ne trouvait pas d e"cho dans vos coeurs, il serait plus simple el sur- tout plus digne, permettez-moi de vous le dire avec franchise, de provo- quer une revision de notre reglement et d en eflacer cet article 7, devenu depuis si longtemps une lettre morte. Mais il faut m arr6ter ici : d autres devoirs nous reclament d ailleurs, et je veux fmir en vous proposant de voter des remerciements a mon hono rable predecesseur, ainsi qu a MM. les membres du Bureau, pour le zele et le devouement qu ils ne cessent de montrer dans 1 interet de notre Society. Ce discours est accueilli par les applaudissemants de la Societe", qui en decide Timpression dans son Bulletin, et qui vote des remerciements a son ancien President ainsi qu a tons les autres membres du Bureau et des Commissions speciales pour Tanne e 1873. Rapport. M. Lucien Buquet, tresorier, presente un rapport de"taille, avec pieces a 1 appui, sur les recettes et les depenses de la Societe" pendant 1 exercice 1873. Il expose que, malgre les depenses considerables occa- sionne es tant par la publication des Annales que par celle du Bulletin des seances et autres, relatives surtout a 1 achat d ouvrages pour la Bibliotheque, laSocie le a pu, non-seulement faire face aux depenses courantes del annee. derniere, mais encore que, sur une recette totale de 14,496 fr. 93 c., defalcation faite des defenses (13,188 fr. 87 c.), elle possede, au l er Jan vier 187/j, un encaisse de 1,308 fr. 06 c. Une Commission speciale, composee de MM. Berce, le docteur Grenier et L. Reiche, est chargee par le President, aux termes du reglement, de presenter a la prochaine seance un rapport sur les comptes que le Tre"so- rier vient de deposer sur le bureau. Decision. La Societe", a Tunanimite, decide que le banquet de 1874, destine a feter 1 anniversaire de sa fondation en 1832, aura lieu le somedl 6 28 ftvrter prachain. Comme Tannee derniere, M. L. Reiche est charge de rorganisation de ce banquet. Lectures. M. Desbrochers des Loges enyoie une notice ayant pour litre : Remarques sur les Anoxia emarginata, Lucasi et derelicta, et description de deux especes nouvelles de ce genre (A. luteo pilosa, de Philippeville, et hungarica, de Hongrie). M. V. Signoret depose sur le bureau la 13 e partie de son ouvrage sur les Coccides ; travail accompagne d une planche et tenninant I histoire des Le"canides. Dans ce m&noire Fauteur donne la description de six genres qui ne ren- ferment chacun qu une seule espece. Ce sont les genres : i Physakermes Targioni, pour le C. hcmicryphus Dalman ; 2 Ericerus Guerin, pour le Coccus Pela Westwood, qui produit la cire de Chine bonne a Teclairage ; 3 Lecanopsis Targioni, pour une espece nouvelle, le L. rhyzephyla Tar gioni ; k Aclerda, pour une espece nouvelle vivant a la racine de certains gramens, 1 A. subterranea Signoret ; 5 Fairmairia, pour une espece nou velle, la F. bipartita Signoret, qui vit sur le chaume de YAgropyrum campestre et probablement aussi de la Fcstuca ovina ; et 6 Carteria (nom qui rend hommage a 1 auteur qui , jusqu a ce jour, a le mieux fait con- nailre 1 histoire naturelle de ce Coccide), pour l especeC. lacca, produi- sant la resine laque, si connue depuis longtemps dans les arts et dans rindustrie. M. V. Signoret, dans le memoire qui suivra, commencera la serie des Coccites, en s occupant d abord de ceux qui se rapprochent le plus des Lecanites, et qui meme jusqu a present avaient etc confondus avec eux. Ce sont particulierement les especes du genre Kermes, telles que les K. Bauhinii, vcrmilleo, quercus, gibbifcra, etc., qui sont de veritables Coccites. M. Jacques Bigot adresse un memoire intitule : Descriptions de nou velles especes exotiques de Dipteres des genres Formosm et Ruttlia ; tra vail accompagne de figures coloriees. Apres avoir donn des considerations generales sur le groupe auquel ces deux genres apparliennent , et avoir indiqu6 les especes anciennement connues qui y cntrent, M. Jacques Bigot decrit les especes nouvelles clont les noms suivent : Formosia variegata, d Australie; smaragdifera, de 7 - Batchian, et villosula, de Van Diemen; nut-ilia argcntifcra, de Sydney ; fulviventris, de Van Diemen , et echmomoulcs, d Auslralie. Communications. M. Angel Gonzalo adresse, pour F album de la Societe", son portrait photographic, M. Ernest Olivier annonce, par I intermediaire de M. L. Reiche, que, dans les papiers laisses par son grand-pere, il a trouve beaucoup de tra- vaux entomologiques inedits et meme non acheve s, entre autres les figures et les descriptions d un grand nombre d Hymenopteres et de Ne"vropteres, destinees ft faire suite a VEntomologie ou Histoire naturclte des Inscctes, qu il se proposait de continues M. E. Olivier demande a la Socie"te" si elle ne croirait pas utile de publier dans les Annales les figures et les descriptions des especes qu on reconnaitrait inedites. La Sociel6 decide que M. E. Olivier sera prie d envoyer ces documents, qui seront soumis a la Commission de publication. M. le docteur Al. Laboulbene dit a la Societe que notre collegue M. Kiinckel lui a signale Tindication d une Cecidomyia observes par V. Audouin sur une espece de buis (An Introduction to the modern clas sification of Insects, etc., by J.-O. Westwood , t. II, p. 520, 1840). II. n y a, ajoute M. Laboulbene, que deux lignes; cependant, Audouin ayant 6te un des grands entomologistes francais, il lui parait ne"cessaire de men- tionner le fait de ces Cccidomyies vues probablement au jardin des Plantes, la peut-6tre ou Geoffroy les avait observees et ou, mis a meme, avec 1 aide de MM. V. Signoret et J. Fallou, M. Laboulbene en a recueilli lui-meme. Le meme membre ajoute qu il a trouve" dans la marmelade de 1 orme une larve de Coleoptere qui n y avait pas encore ete observ6e : celle d une espece de Soronia, peut-etre la grisea, dont il se propose d e"tudier les metamorphoses. M. Aug, Puton adresse les observations suivantes : La note que j ai envoye*e a la stance du 10 de"cembre sur V habitat de quelques Cassides est suivie d une observation de M. Lnprienr qui me donne le droit de re"pondre. Je n ai pas & de"fendre des observateurs tels que MM. Ferris et de Norguel, que j ai cites ponr les Cassida filaginis, oblonga et hemisphderica, Bach et Redtenbacher a qui appartiennent les observations pour les Cas sida austriaca, thoracica, nobilis, nebulosa, obsoleta. Mes observations personnelles se bornent done a deux : j ai dit que la Cassida equestris vit sur le Galeopsis tetrahit, parce que je Fai mainte et mainte fois trouvee sur celte plante, non pas d une maniere accidentelle, mais d une maniere constante. Quant a la Cassida azurca, je trouve quand je veux 1 insecte parfait, la larve et les oeufs sur le Silene mflata. Est-ce suffisant pour etablir Fhabitat ? Nos collegues MM. Al. Laboulbene et V. Signoret doivent meme se rappeler que je les ai consul tes sur la nature des plaques d oaufs de cet insecte, plaques recouvertes d un enduit ge"la- tineux en forme de carapace qui simule une Gochenille. Cet insecte est tres-commun dans toute la chaine des Vosges ; il est aussi commtm dans le Jura, ou, lors de I excursion de la Societe, je 1 ai fait prendre a nos collegues qui ne connaissaient pas son habitat. M. Maurice Girard adresse la note suivante : Dans la prece"dente seance, a la suite d une note d apiculture que je faisais connaitre, notre confrere M. J. Kunckel a fait une juste observation, qui me laisse voir que ma communication n etait pas assez explicite. Je sais, comme tout le monde, que Finstinct des Abeilles les porte a remplir de cellules tous les vides, de forme quelconque, qui se trouvent dans le haul de la ruche. De la une foule de petites curiosites d apiculteurs, amu sement des expositions. Je connais parfaitement ce qu a fait en ce genre M. Fabbe Sagot, et j ai cite* son nom (Maurice Girard, les Insectes utiles et les Insectes miisibles h FExposition universelle, p. 26, Paris, 1867, librairie de la Maison rustique) lorsque je rappelais que cet apiculteur avait trouve moyen d exposer a la fois ses sentiments et ses beaux pro- dnits dans une inscription en gateaux de miel, qui serait bien plus origi- nale aujourd lmi qu en 1867. Cet apiculteur avait a cet effet dispose, dans les coins de sa ruche a grenier, contre les parois et non a Finterieur, des moules ou les dociles insectes remplirent de cellules et d un seul cote" les letlres creuses qu on leur offrait. C est la une fantaisie d amateur, sans application industrielle ; et, dans ce genre, la derniere Exposition des Insectes montrait un tour de force encore plus habile : une spirale com- plique"e en rayons de miel. 9 Le gateau que j ai pre sente dernierement a la Societe est, au contraire, le re"sultat d un precede" industriel, et 1 auteur en a fabrique cette anne e quatre cents exemplaires. La ruche tout entiere est transformed a cet eflet. Des cadres carres, dans lesquels sont inscrites des rondelles circu- laires, obligent les Abeilles a construire tous leurs rayons en cercles, et des deux cote s, sur un modele inusite et hors de leur instinct habituel, le bas de la ruche restant reserve au couvain. Ce n est plus une curiosite futile, mais une me"thode nouvelle destined a la vente commerciale. Le meme membre communique une note d une autre nature que la precedente : Les details de mceurs sont souvent negliges et a tort par les entomolo- gistes ; il me parait utile de signaler tous ceux qui viennent a ma con- naissance, quand ils sont nouveaux ou fort pen connus. M. de Milly eleve sur une tres-grande echelle, pres de Mont-de-Marsan, le Ver a soie de 1 ailante (Attacus cynthia Drury, vera Guer.-Me n.) et a du se preoccuper des ennemis de cette utile cspece. Outre les Guepes, fle"au connu depuis longtemps, il vient de signaler la Sauterelle a k SocietS d Acclimatation. Je me suis empresse" de Finterroger a cet egard, et j al vu, par sa description, qu il s agissait de la grande Sauterelle verte (Locusta viridissima Linne), surtout quand M. de Milly m a dit que Tin- secte etait la pre tendue Cigale des environs de Paris, figure e dans les edi tions anciennes des fables de La Fontaine. Get insecte de"vore les chenilles sur les feuilles des ailantes , ce qui n avait pas encore, je crois, 416 observe. On sait deja que certains Orthopteres mangent a la fois des v^getaux et des insectes, et meme avec une predilection pour ces derniers, ainsi la Gourtiliere et le Grillon champetre. II me semble qu Audinet- Serville a emis une opinion trop absolue, quand il dit que les Locustaires ont un regime exclusivement vegetal (Histoire naturelle des Orthopleres, p. 375). La salive brune et acre des Locustes et des Decliques, surlout du Decticus verrucivorus, est un caractere de carnassier, partag6, je dois le dire, par certains Acridiens. La grande Sauterelle verte, quoique tres- commune, n a jamais ^te cite"e comme devastant les yegetaux ; elle se presente toujours en individus isoles, comme les insectes carnassiers ; jamais on ne la fait lever sous ses pas en grandes troupes, comme VOEdi- poda ccerulescens , le Calliptamus italicus , certains Stenobothrus des prairies. Enfin elle supporte un long jeune. M. Fischer, de Fribourg (Orthoptera europsea), rapporte que le Meconema varhtm passe, aux environs de Vienne, pour vivre d insectes sur les taillis .-lo de ehene, et qu on a e"lev6 cette espece, toujours assez rare et isolee, avec des galles de chene, productions qni renferment des larves. Enfm De Geer (M6"m. sur les Insectes, III, p. 23) dit qu ayant renferme" des Dectiques vcrrucivores ensemble, Tun d eux fut d6vore par les autres. II est vrai que sur des insectes captifs on ne peut rien conclure. Le fait que j ai cite concerne la Sauterelle a 1 etat libre. Je compte ve"rifier le regime de cet insecte, comme j ai ope"r6 autrefois pour le Grillon champetre, en mettant 1 animal en presence simultanee de vegtaux bien frais et de chenilles. Membre recu. M. fidouard Killias, docteur en me"decine, a Coire (Suisse) (Entomologie ge"ne"rale, principalement Coleopteres d Europe), pr^sente par M. le docteur Stierlin. Commissaires-rapporteurs : MM. L. Bedel et Ch. Javet. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE (0. Redige par M. Louis BEDEL, Arclriviste adjoint, OUVRAGES PfiRIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SAVANTES. Annual report of the board of regents of the Smitsonian Institution. 1 vol. in-8 cartonne. Washington, 1873. D r KORNHUBER, p. 235, Alternate generation and parthenogenesis in the animal Kingdom. (1) Les ouvrages marques d un asterisque (*) sont ceux offerts soit par lesauteurs, soit par diverses personnes ou Societes savantes; ceux marques de deux aste- risques (**) ont etc acquis sur les fonds Pierret ; et ceux n en n ayant pas ont e"te echanges centre les Annales. Les publications qui ne renferment pas d entomologie sont accompagnes du signe () 11 Annual report of the chief signal-officer to the secretary of war, for 1872. 1 vol. in-8 cartonne, Washington, 1873. Q Bulletin de la SocieU imperiale dcs Naturalistcs de Moscou, annee 1873, n Q 2 (2 pi, noires). Alex. BECKER, p. 229, Reise nach Baku, Lencoran, Derbent, Madschalis, Kasum Kent, Atchy (liste des Coleopteres et Lepido- pteres, p. 255). V. MOTSCHULSKY, p. Zi66, Diapericles nouveaux (d Europe, d Asie, d Afrique, d Ame"rique et d Oceanie). Bulletin of the Buffalo Society of Natural Sciences, t. I, n 2, 1873. GROTE, p. 95, A study of North American Noctuidae (2 pi. lithogr.). Comptes rendus des seances de la SocieU entomologique de Eelgique, n 94 (Janvier 1874). * Entomologist^ monthly Magazine, n 116 (Janvier 187/i). WOLLASTON, p. 169, On new Coleoptera from Japan (Clavicornes), suite. G. LEWIS, p. 172, Coleoptera common to Europe and Japan. WATERHOUSE, p. 175, Three new species of Scarabscidai from Australia and Japan (genres Temnoplectron. et Menthophilus). RYE, p. 176, Gathormiocerus maritimus, sp. n., from Great Bri tain. P. 185, The local Entomological Society in London. J. DOUGLAS, p, 187, Remarks on Hemiptera enumerated by Thom son (Opusc. Entom., fasc. /). J, SCOTT, p, 187, Revision of BythoscopidaB (suite). Notes. P. 178, Cetonia aurata in October. Lepidoptera at Forres. P. 179, Lepidoptera in North Wales, P. 180, Noto- donta bicolora. Additions to the captures of Lepidoptera in the isle of Sheppy. P. 181, On Sesia apiformis. Variety of Noctua glareosa. P. 182, Natural History of Mimaeseoptilus aridus. P. 183, Some entomological errors in Cryptogamic Botany. Rejoinder to the Notes on a British bug. Entomological So ciety of London. * Feuilte dcs Jeunes Naturalistes, k e annee, n 39 (Janvier 1874). LANCELEVEE, p. 25, Chasse aux Insectes des fourmilieres. 12 - DE MARSEUL, p, 29, Tableau synoptique des Cassides de France. ROUAST, p. 33, Nemeophila plantaginis. ID., p. 33, Les Psyche". Memoirs of the Boston Society of Natural, History, t. II, part II, n* 2 et 3, 1872-73. N* 3. S. SCUDDER, On the carboniferous Myriapods of Nova Scotia. Proceedings of the Boston Society of Natural History, t. XIV, 1860-71 (p. 225-426) , t. XV, part MI, 1872-73. Tome XIV. EMERTON, p. 393, Observations on the Develop ment of Pholcus (une pi. noire). Tome XV. D r HAGEN, p. 243, On the Larvas of the Hemero- bina. The Transactions of the Academy of Science of Saint-Louis, t. Ill, n 1, 1873. RILEY, p. 55, A new genus of Tineidee, with Remarks on the Fertilization of Yucca. WALSH, p. 65, Descriptions of North American Hymenoptera, with notes by E. Cresson. RILEY, p. 178, Supplementary Notes on Pronuba yuccasella. United States geological survey of the Territories, by E. Hayden (Rapports annuels, 1867-63 et 1872). 2 vol. in-8 cartonne s. Wa shington, 1873 (pi. noires). -,.:ir:- Eapport pour 1872. G. HORN, p. 717. Coleoptera. C. THO MAS, p. 719, Notes on Orthoptera. H. HAGEN, p.. 727, Odonata from the Yellowstone. A. PACKARD, p. 731, Descriptions of new species of Mallophaga. ID., p. 735, Descriptions of new parasitic worms. ID., p. 739, Dipterous larva found in the gizzard of Picoides arcticus (fig. dans le texte). ID., p. 740, Arachnida (Ixodes bovis et Argas americana, sp. n., fig. dans le texte). ID., p. 742, Insects inhabiting Great Salt Lake and other saline or alkaline lakes in the West (Goleopteres, He"mipteres, Crustace"s). 13 OUVRAGES DIVERS. GANNETT. List of elevations in West of the Mississipi river. Broch. in-8. Washington, 1873. Q Meteorological observations. Broch. in-8. Washington, 1873. Q HAYDEN. Geological reports. 2 vol. in-8 cartonnes. Washington, 1873. Q LEIDY. Extinct vertebrate Fauna of the Western Territories. 1 vol. in-A". Washington, 1873. Q (U. S. geological survey of Terri tories, by Hayden, t. I.) THOMAS (Cyrus). Acridida? of North America. 1 vol. in-A". Washington, 1873. (U. S. geological survey of territories, by Hayden, 1. V.) Ordre du jour de la stance du 28 Janvier 1874 : Rapports : 1 de MM. L. Bedel et Simon sur M. timile Lecouflet, ban- quier, a Dieppe, presents par M. J. Grouvelle ; 2 de MM. fid. Lefevre et L. Reiche sur M. Louis Villard, a Lyon, pre"sente par M. Gilnicki ; 3 de MM. Berce et J. Fallou sur M. Georges Viret, de Rouen, present par M. Gilnicki. Apres la lecture de ces rapports, il sera, s il y a lieu, proce"d6 a la nomination de ces trois candidats. Rapport de la Commission du Prix Dollfus, indiquant 1 entomolo- giste auquel elle propose de donner le Prix pour 1873. Paris 22 Janvier 1874. Avis divers. 1 Nous croyons devoir rappeler un des articles du reglement relatif au Bulletin des seances : ART. 3. Ce Bulletin sera cnvoye gratuitement a tons les membres francais qui auront soldi le montant de leur cotisation de Canute courantc ou tout au moins celui de Canute precedcnle, etc, (Voir Bulletin n 1, pagel.) En consequence, ceux de nos confreres qui n ont pas encore adresse au Tresorier le montant de leur cotisation pour 1873 sont pries de le faire d ici a la fin de Tann^e, s ils de sirent recevoir, des leur publication, les Bulletins des stances de 1874. 2 Indiquons egalement des extraits des articles l/i et 15 du Reglement general de la Societe : ART. lli. Tout membre s engage a payer une cotisation annuelle de 2A francs. Les membres domicilies dans les departements ou a 1 etran- ger ajoutent a leur cotisation la somme de 2 francs pour 1 envoi franco des Annales. Chaque membre re"sidant peut payer sa cotisation par trimestre, mats d avance. Les membres non residants doivent faire par- venir leur cotisation directement et sans frais au Tresorier (M. L. Buquet, rue Saint-Placide, 52) dans le mois de Janvier de chaque anne"e. ART. 15. Tout societaire peut se libe"rer de sa cotisation annuelle au moyen du versement, une fois fait, de la somme de trois cents francs. Passe le l w trimestre, la cotisation de Tanned est due. Nous prions de nouveau nos confreres de verifier, a la fin du 4 e tri mestre des Annales de 1872, la Liste des Membres, et si leur adresse ainsi que les autres indications ne sont pas exactement rapportees, d en informer de suite les TresOriers OU le Secretaire, comme aussi de les avertir de tout changement apporte ulterieurement a leur adresse. Toutes les reclamations relatives a Tenvoi du Bulletin bi-mensuel, ainsi que les demandes pour 1 etranger (contre remboursement des frais de transport] , doivent fetre adressees au Tresorier adjoint, M. E. RAGONOT, rue de Buffon, 27, qui est charge de Texpedition du Bulletin des seances. - 15 EXTRAIT DD REGLEMENT DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Annee 1894. 43 e do sa foudation. Le montant de la cessation, pour les Membres de la Soci&e, est par an, de : 24 fr. pour les Membres r^sidant a Paris; 26 fr. pour les Membres habitant tant en France qu a 1 ^tranger. Les Membres residant a Paris paient leur cotisation d avance et par trimestre. Les Membres non residant a Paris doivent faire parvenir la leur au Tresorier de la Societ^, sans frais, immediatement apres Cannonce de leur nomination, et, pour les annees suivantes, dans le courant du mots de Janvier. Les Membres de la Societe ne recoivent leurs Annal.es que par la So ciete. Les numeros auxquels ils ont droit sont envoye"s francs de port, jusqua residence, aux Membres non residants (hors Paris et a Te"tranger), apres reception de leur cotisation de Tannee courante. La Societe correspond par 1 entremise de son Secretaire, de son Treso rier et de ses Archivistes-Bibliothecaires. Le premier a dans ses attribu tions la correspondance scientifique ; le second, celle qui concerne le recouvrement des cotisations et 1 envoi des numeros des Annales, et les derniers, ce qui regarde la Bibliotheque. Les lettres et paquets doivent etre adresses, francs de port, a M. E. DESMAREST, Secretaire, rue Linne", 3; a M. L. BUQUET, Tresorier, rue Saint-Placide, 52 ; et a M. J. FALLOU, Archiviste-Bibliothecaire, rue Hautefeuille, 30, a Paris. Pour tout ce qui a rapport a 1 expedition du Bulletin bi-mensuel, s adresser au Tresorier adjoint, M. Emile RAGONOT, rue de Buffon, 27. NOTA. Pour ne pas e"prouver de retard dans Tenvoi de leurs Annales, il est essentiel que MM. les Membres francais et Grangers adressent, dans le courant de Janvier de chaque annee, le montant de leur cotisation au Tresorier de la Societe, soit par un mandat sur la poste aux lettres, soit par la voie du commerce. Tout Membre doit la cotisation de Tannee dans laquelle il a e"t recu/ c/uelle qu en soit la date, et rec.oit, en consequence, les Annales. de ladite annee. Chaque auteur d un memoire insure dans les Annales (a Texception du Bulletin) a droit a un tirage a part de 20 exemplaires (texte et planches noires). Au dela de ce nombre il doit en faire la demande. Le prix des tirages a part supplementaires est de 5 cent, par feuille d impression (1), de 10 centimes par planche noire et de 30 centimes par planche coloriee. L f auteur doit informer le Secretaire ou le Tresorier de ses intentions a cet egard en meme temps qu ti cnvoie son travail, et solder les dits tirages aussitot apres 1 impression de son memoire. (i) Au prix de 5 cent, par feuille, ou partie de feuille, I imprimeur ne peut fournir que 75 exemplaires a part, y compris les 20 donnes par la Soci^t^, au maximum. Au dela de ce nombre, il sera traite de gre a gre avec les auteurs. 16 IIEIIBRES DU BUREAU President MM Vice-President Secretaire Secretaire adjoint. pour 1 annee C.-E. LEPRIEUR, rue Linne, 3, et a I hopital mili- taire de Vincennes. EUGENE SIMON, rue Cassette, 24. E. DESMAREST, rue Linne, 3. H. LUCAS, an Museum, rue Cuvier, 57, et rue Monsieur-le-Prince, 10. L. BUQUET, rue St-Placide, 52 (faub. St-Germain). EM. RAGONOT, rue de Buffon, 27. J. FALLOU, rue Hautefeuille, 30, Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. Tresorier Tresorier adjoint Archiviste-Bibliothre . . . Archiviste adjoint . COlttltllSSIOM La Commission se compose du Secretaire, du Tresorier, de I Archiviste et de : MM. Louis BEDEL, rue Garanciere, 5. JULES GROUVELLE, rue des Ecoles, 26. Louis REICHE, rue du Vingt-Neuf-Juillet, 10. J. THEVENET, rue de Douai, 61. La Commmission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : MM. BERCE, boulevard de Vaugirard, 132. CH. BRISOUT DE BARNEVILLE, a St-Germain-en-Laye, ruede Pontoise, 15. PAUL GERVAIS, rue Rollin, 11. MAURICE GIRARD, rue Thenard, 9. ALBERT LEVEILLE, rue Saint-Placide, 42. COMMISSION JOK I,A nfifll.IOTIIKOUE I La Commission se compose des Membres titulaires du Bureau et de : MM. PAUL GERVAIS, rue Rollin, 11. Louis REicHE,^rue du Vingt-Neuf-Juillet, 10. AUGUSTE SALLE, rue Guy-de-Labrosse, 13. SEANCES PENDANT L ANJ^EE 1874 Quarante-troisieme de sa fondation 8 22 12 26 14 / 28 11 25 11 LES 25 MERCREDIS 8 22 13 27 > , 10 . 24 Janvier. Fevrier. Mars. Avril. Mai. Jinn. LES MERCREDIS Juillet. Aout. 23 14 28 11 25 9 23 Septembre. Octobre. Novembre. Decembre. LES SEANCES ONT LIEU A 7 HEURES l/^ TRES-PRECISES DU Maine du VP arrondissement, place Saint-Sulpice. BlBLIOTHEQUE DE LA SoCIETEl : FUG Hautefeuille, 30. SOIR, PARIS. Typog. FELIX MALTESTE et Cie, rue des Deux-Portcs-St-Sauveur, 22. N 20. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOGIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccucilli par M. E. DESMAREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Seance du 8 Janvier Prcsidence de M. C.-E. LEPRIEUR 34 membrcs presents. MM. Lichtenstein, de Monlpellier, el Charles Oberthur, de Rennes, assistent a la seance. Avant la leclure du proces-verbal de la prec6denle stance, M. C.-E. Leprieur annonce la perte douloureuse que la Societe" vient de faire en la personne de M. Edouard Gurin-Meneville, raembre honoraire, de ce de a Paris dans la nuit du 25 au 26 Janvier 1874. M. le President dit que la ceremonie funebre a eu lieu le matin meme a l^glise Saint-Sulpice et au cimetiere de Montparnasse. Au milieu d un grand nombre de naturalisles el d agriculleurs, vingt- sept de nos membres out pu assister aux obseques de M. Guerin-Me ne- viile, et, sur la tombe, apres la lecture d un discours de M. Barral, par- (1874, 2 e annte.) 2 18 lant comme membre de la Society centrale d agriculture, M. Leprieur a prononce", au nom de la Socie te enlomologique de France, le discours suivant : Messieurs , quand, il y a quelques jours a peine, la Socie te entomolo- gique de France m appelait a 1 honneur de la presider, j e tais loin de sup- poser que j aurais si tot le triste devoir de prendre la parole en son nom, pour adresser un dernier et supreme adieu Tun de ses membres les plus instruits et les plus devours a la science. Cette mort inattendue, qui vient de frapper si brusquement une famille e"plore"e, enleve a notre Socie te bien plus qu un membre honoraire, car notre collegue e"tait un des rares survivants de ces savants modestes qui, sous Timpulsion et les auspices de 1 illustre Latreille, contribuerent a la fonder en 1832. Tout d abord notre ami, avant de s attacher plus specialement a Mude de I entomologie, s etait occupe" de zoologie ge"nerale, et c est son admi rable talent de dessinateur, aussi bien que la part qu il prit a la publica tion de Ticonographie du Regne animal de Cuvier, qui 1 amena plus tard a vouer sa vie a ces e"tudes de moeurs si difficiles, mais si attrayantes par re"tendue et Timportance des problemes a resoudre. Toutefois, son esprit eminemment pratique, que ne pouvaient satisfaire pleinement les recherches de pure theorie, s ingenia a trouver un but plus eleve ses investigations, je veux dire 1 utilite avant tout, et cette ten dance 1 amena ces etudes auxquelles il donna le nom tres-juste, selon moi, d entomologie appliquee. Aussi fut-il 1 apolre convaincu de toutes les recherches de ce genre, principalement de la sericiculture dans son acception la plus large, et il consacra cette partie de la science le meil- leur de son temps et de son intelligence. finumerer les travaux qu il entreprit dans cette voie m entrainerait beau- coup trop loin, et pourtant je ne saurais passer sous silence les diverses missions qui lui furent confiees par le Gouvernement dans le but d etudier sur place et dans les plus grands details les causes multiples des maladies de notre Ver a soie du murier et les moyens pratiques d y remedier. L introduction d autres especes sericigenes, telles que les Vers a soie du ricin, du ch^ne, de Tailante, trouverent en lui un promoteur ardent et passionne", et si le succes complet n a pas encore couroune ses efforts, on pent dire qu il a, pour sa part, contribue a faire avancer la question, et 19 que 1 acclimatation en France de ces pre"cieuses especes n est plus qu une affaire de temps et de patience. L un des membres fondateurs de la Societe entoraologique, dont il a 616 president en 18/i6, il avail 6le nomui6 membre honoraire en 1866, et nos Annales offrent ft chaque page pour ainsi dire des preuves conlinuelles de son infatigable amour de 1 etude. 11 e"tait ne avec le siecle, et 1 age n avait encore ni diminue ses forces, ni effleure son ardeur au travail. Tout nous faisait done supposer, avec quelque apparence de raison, que pendant longtemps encore nous le con- serverions parmi nous, et la nouvelle inopine e de sa mort a e"te pour tous ses collegues et amis un coup d autant plus sensible qu il 6tait plus imprevu. Tous ceux qui 1 ont connu, qui ont pu 1 apprecier, garderont de lui un fidele souvenir, et sa memoire ne saurait pe"rir, aussi longtemps qu exislera la Societe entomologique. G est en son nom, cher et regrette collegue, que je viens vous apporter aujourd hui 1 expression de notre douleur et vous dire ici, non pas adieu, mais au revoir ! A la suite de cette lecture, la Societe", a I unanimitiS des voix, vote Timpression dans le Bulletin du discours de M. Leprieur, et decide que M. Auguste Chevrolat sera charge de donner pour les Annales une notice sur la vie et les travaux entomologiques de Guerin-Meneville. M. le President fait ensuite savoir que notre confrere M. le proles- seur Paul Gervais vient d etre e"lu membre de 1 Academie des Sciences. II remplace, dans la section d Anatomie et de Zoologie, M. Coste, qui, lui-meme, avait succe"de a de Blainville. Rapports. M. Berce, rapporteur de la Commission composee, conjointe- ment avec lui, de MM. le docleur Grenier et Ueiche , chargee d examiner les comples du Tr^sorier pendant 1 annee 1873, donne lecture du rapport suivant, dont 1 impression in cxtenso est decid^e dans le Bulletin : Messieurs, ainsi que le rapport present^ 1 annee derniere par votre Commission vous le faisait pressentir, la situation financiere de la Societ^ s est encore amelioree d une maniere sensible pendant 1 annee qui vient de s ecouler, ainsi que vous allez pouvoir en juger par les chiflies sui- vants : - 20 RECETTES. Encaisse au 31 de"cembre 1873 2,090 fr. 12 c. Cotisations arrie rees 1,044 D de 1 annee 1873 7,776 Sommes percues pour tirages a part 147 75 D pour affranchissement d Annales. . . 413 50 Arrerages de 16/i coupons d obligations du chemin de fer de 1 Ouest 1,145 56 Donation pour le Prix Dollfus (trois trimestres) 225 Vente de num^ros d Annales 1,653 D du Catalogue de la bibliotheque 2 Total des recettes 14,496 fr. 93 c. DEFENSES. Impression de quatre trimestres d Annales et tirages a part (53 feuilles 1/2) et couvertures 5,840 fr. c. Gravure, papier, tirage et coloriage de 14 planches. . 2,200 Achat, reliure et port d ouvrages pour la bibliotheque. 795 Affranchissement des Annales 485 27 Achat de quatre obligations 30/0 des chemins de fer del Ouest 1,213 Frais de bureau alloues au Tre"sorier et au Secretaire et appointements du gardien de la salle des seances. 1,784 40 Affranchissement du Bulletin et des circulates 299 35 Loyer et mobilier du logement de la bibliotheque. . . 571 85 Total des depenses 13,188 fr. 87 c. RESUME. Recettes 14,496 fr. 93 c. Depenses, accompagne"es par 65 pieces a 1 appui. . . . 13,188 87 Encaisse au 31 decembre 1873 1,308 fr. 06 c. II reste a recouvrer la sornme de 2,428 fr. sur les cotisations ante"rieures, sur une partie de laquelle nous devons pouvoir compler. - 21 Vons voyez, Messieurs, que notre situation financiere est des plus satis- faisante, quoique Pencaisse au l er Janvier de cette annee soil inferieur a celui de Tannee derniere, ce qu il faut attribuer, tant a raugmentation de defenses occasionne e par la publication du Bulletin bi-mensuel, Pacha t d un assez grand nombre d ouvrages entomologiques et d unc armoire pour la bibliotheque , qu a 1 absence de la subvention ministe - rielle. Au sujet de la somme de 1,308 fr. disponible au l er Janvier, votre Commission emel le voeu que, cette an ne e, il ne soil pas fait d achat d obligations de chemin de fer, et que cette somme reste a la disposition de M. le Tre"sorier pour faciliter ses premiers pavements et lui permettre d atlendre de nouvelles rentre"es. 11 ne faut pas oublier que le Tresorier va avoir a payer, independamment du k e trimestre des Annales de 1873, le /i e cahier des Eucnemides et quelques aulres depenses accessoires, le tout devant s e lever a 3,500 fr. environ. Nous pensons aussi qu il serait peut-e~tre bon de proce"der a un nouvel inventaire des numeros des Annales en magasin, afin de pouvoir decider s il n y a pas quelques annees dont il serait urgent d interdire la vente a prix rgduit. Notre tache est terminee ; elle nous a ete" rendue tres-facilc par Tordre et la parfaite re"gularite des pieces qui nous ont 616" soumises. Nous avons done 1 honneur de vous proposer : 1 D approuver les comptes de votre Tre"sorier pour t annee 1873 et de lui en donner de"charge; 3 De voter des remerciements a M. L. Buquet, a MM. E. Desmarest et II. Lucas et a votre Archiviste-Bibliothecaire, M. J. Fallou, ainsi qu aux Tresorier et Archiviste adjoints, MM. Em. Ragonot et L. Bedel, pour Ie zele et 1 intelligence qu ils n ont cesse de deployer dans leurs delicales fonctions. Les conclusions de ce rapport sont adoptees a 1 unanimite des voix, et la Soci6t6 decide egalement qu un nouvel inventaire des Annales en magasin sera immediatement dresse. M. Maurice Girard, rapporteur de la Commission de la fondation Dollfus pour le prix a de"cerner en 1873 (commissaires : MM. Chevrolat, 22 - P. Gervais (president), Girard, Lucas, Reiche et les membres litulaires du Bureau de 1873), adresse le rapport suivant. dont M. Reiche donne lecture : Votre Commission, Messieurs, appele"e pour la premiere fois a proposer un candidat pour le prix Dollfus, a cru devoir, avant tout, au moment ou commence 1 emploi de cette gene reuse fondation, se rapprocher le plus possible du pieux souvenir qui 1 a inspiree. C est un debutant dans Ten- lomologie que nous avons eu la douleur de perdre : ce sont les travaux les mieux appropries au de"but dans re"lude des Insectes que nous avons cru devoir encourager. Votre Commission a, du reste, reconnu que cette opinion ne saurait 6tre une entrave absolue pour Favenir, mais seulement un guide assez habituel, une certaine latitude devant exister a cet egard dans rint6rt de la science. Les travaux pre"sentes au concours pour 1873 etaient soumis a cetle condition d avoir etc" publics ou en entier ou en partie en 1873 , mais le point reglementaire etail toujours un travail special a cette anne e. Trois Candida Is se sont pre sente s, dont les ceuvres rentraient dans ces prescrip tions : MM. Berce, de Marseul, Albert Fauvel. Votre Commission a reconnu, a I unanimiU des membres presents, que le travail de M. Berce devait etre propose pour le prix de 1873, d apres les considerations suivantes : M. Berce est un veteran de Fentomologie, et son tiistoire des Lepi- dopteres de France est comme le couronnement d une vie consacree tout entiere a 1 etude de cet ordre d Insectes. La famille des Geome"trides, qui forme le volume public en 1873, est un travail tres-soigne", rempli de bonnes descriptions ou Ton peut recon- naitre parfaitement les especes, avec tous les details de metamorphoses, de mOBurs et d habitat de nature a inte resser ceux qui commencent les Etudes entomologiques. Ce volume a eHe precede de quatre autres, de maniere a completer une ceuvre importante et qui rendra de grands services. Nous devons ajouter que 1 ouvrage de M. Berce est accompagne d un grand nombre de planches coloriees, la plupart d une execution satisfai- sante. Les planches sont importantes dans les ouvrages d entomologie ou doivent s instruire les debutants. Us n ont pas, comme les entomologistes exerces, Thabitude des descriptions arides, ni la communication de 23 riches collections : les yeux aident puissamment le debutant a reconnaitre les especes. L ouvrage de M. Berce ne termine pas, il est vrai, 1 histoire des Lepi- dopteres de France ; mais la portion qui reste a traiter, les Microlepi- dopteres, n est pas celle que 1 on e"tudie au debut, de sorte que la Socie te recompensera en M. Berce, si elle adopte les conclusions de sa Commis sion, un travail d une grande etendue, comprenant les Papillons Rliopalo- ceres, et, parmi les He teroceres, les Sphingides, les Bombycides et leurs annexes, les Noctue lides et les Ge ome trides. M. A. Fauvel a publie en 1873 la seconde partie du deuxieme volume de sa Faune Gallo-Rhenane. Get ouvrage, qui demandera une longue vie humaine pour son achevement, est encore, on peut le dire, a peine com mence. A la suite d une bonne et interessante Introduction (premier volume), ou Ton doit surtout louer Mude sur la distribution geogra- phique des Insectes, 1 auteur a inaugure" 1 ordre des Coleopteres par la famille des Staphylinides, qui n est pas encore terminee et n offre que deux planches noires. Les descriptions sont Ires-precises, accompagne"es suffi- samment de ces details de moeurs et de ces considerations ge"ographiques qui donnent tant d inte re t a 1 entomologie. M. A. Fauvel est un commencant aupres de M. Berce ; il doit ce"der aujourd hui le pas aux anciens, surtout dans les conditions actuelles de son oeuvre. La Socie te le retrouvera plus tard, avec un travail plus etendu, et, par suite plus utile aux entomologistes, auxquels ne peut suffire 1 etude, m6me tres-bien faite, d une seule famille. Bien qu il n y ait pas a cet egard de prescription formelle, la Commis sion a regret le que M. A. Fauvel n ait pas cru devoir offrir la Socie te un exemplaire de Touvrage qu il soumettait son appreciation, en se presen- tant a un concours ouvert par elle. M. de Marseul a pubh 6 en 1873 un supplement a la Monographic des Otiorhynchides, qui ne forment re"ellement qu une sous-famille, d apres les travaux du docteur Seidlitz. Cet ouvrage n est pas pre"ce"de d une longue introduction entomologique, utile aux debutants, comme la Monographic des Staphylinides de M. A. Fauvel ; nous ne pouvons que re"peter ce que nous avons dit precedem- ment pour cet auteur. L etude d une seule famille offre difficilement le meme inte ret qu un travail general sur un ou plusieurs ordres, ou au moins une grande parlie (Tun ordre, et nc pourrait e"tre pre fe re e qu autant que cctte famille offrirait un inleret exceplionnel au point de vue des mows on des formes des Insectes qu elle renferme, comme le serait, par exemple, la de couverte d une famille exclusivernent cavernicole ou parasite des nids. En outre, dans 1 ouvrage de M. de Marseul se trouve un colla- borateur granger, ce qui sort des conditions de la fondation Dollfus. Votre Commission, Messieurs, vous propose done M. Berce comme seul Candida! au Prix Dollfus en 1873, en raison de sa Faune des Lepidopteres de France. Apres celte lecture, la Sociele", sur la proposition de son President, decide que les conclusions de la Commission du Prix Dollfus ne seront soumises au vole de la Societe que dans sa prochaine seance, alors que Ton aura pu prendre connaissance du rapport qui precede. Decision. Sur la demande du Tresorier, et coriforme ment a 1 arlicle UU du reglement, la Sodele decide la radiation de sept de nos confreres qui, rnalgre les nombreuses reclamations qui leur onl ele" adressees, n ont pas depuis plusieurs annees sohle le monlant de leur cotisation. Cetle decision leur sera communique et leurs noms ne seront indique s qu a la fin de la liste des membres pour 187/u Proposition administrative. M. Cli. Brisout de Barneville et plusieurs de nos confreres proposent a la Societe" de nommer celte annee des membres honoraires pour combler les vacances qui se sont produiles depuis plusieurs annees. La Societe, aux termes de Particle 8 de son reglement, renvoie cette demande a 1 examen de la Commission administrative, qui; dans la pro chaine stance, fera un rapport sur son opport unite. Lectures. M. d. Lefevre fait connaitre un travail ayant pour titre : Monographic du genre Colaspidema Castelnau, de la famille des Chryso- melines. M. Jacques Bigot adresse, par renlremise de M. L. Buquet, un deuxieme me"moire sur de nouvelles especes de Dipteres exoliques. I/auleur s occupe specialement du genre Diopsis ; et, apres avoir indi- qu6 les especes qui doivenl entrer dans ce groupe, il de"crit six types sp6- 25 cifiques nouveaux sous les noms de: D. dubia, de Natal ; fallax, Bdzcbut, villosa, toutes trois de Borneo ; argcniifera et cothurnata, de Celebes, cetle derniere espece paraissant devoir rentrer dans le genre Sphryra- cephala Say. Communications. La Societe" entomologique des Pays-Bas nous adresse, pour elre deposee aux archives, une medaille en bronze frappee en Tlion- neur de M. le docteur P.-G. Snellen von Vollenhoven, qui a ete son pre sident pendant plus de vingt ans. La Society charge son Archiviste de presenter tous ses remerciements a la Societe entomologique des Pays-Bas. M. Maurice Girard fait hommage h la Societe de la ft c edition de ses Metamorphoses des Insectes, ouvrage traduit en plusieurs langues etran- geres : Cette nouvelle edition offre des additions plus nombreuses que les pre"- cedentes : ainsi les metamorphoses des Hasmonia, Donacia et Clytra; celles des Mantispes, dont M. le docteur Giraud a dit un mot dans notre Bulletin ; la larve de la Megace"pliale de rEuplmte, d apres notre regrette" confrere Coquerel; les Cecidomyes du froment et leur parasite, avec la reproduction des excellentes figures de M. C. Bazin ; enfin les principaux faits decou- verts par M. Balbiani sur les larves des Puces et leur corne frontale, avec les dessins inedits que 1 auteur Fa autorise a faire figurer. Mon hommage a la Socie"te, dit en terminant M. Maurice Girard, esi un acte de la plus vulgaire justice, puisque les travaux de ses membres ont eu la plus grande part dans le succes accordc pnr le public a ce petit livre. M. Charles Oberthur dit que notre confrere M. Raflray Ini a fait un premier envoi d insectes recuillis aux environs de Zanzibar. 11 presenle a ce sujet des remarques int^ressantes sur les Le"pidopleres de la c6te orien- tale dc 1 Afrique, principalement sur leur distribution geographique, et promet une note pour le prochain Bulletin. M. Lichtenstein pre"sente la note qui suit : Je n ai que pen de choses a dire de nouveau sur le Phylloxera, que je continue a observer sans avoir pu encore combler les lacunes qui existent dans son histoire complete; mais il peut etre inle"ressant pour la Socie"te 26 de connaltre un des principaux re"sultats du voyage dc M. Planchon en Amerique. Ce savant a observe qu une des especes americaines du genre Vitis, le Vitis vuipina de Linne ou V. rotundi folia de Midland n est jamais attaquee par le Phylloxera et n est par consequent pas malade, ce qui est encore une preuve a 1 appui de la these que nous avons soutenue que Hnsecte est la seule cause du mal. Sur cette communication, nos viticulleurs ont tout naturellement de- mand6 en Amerique des plants du Vitis vuipina, qui s appelle en langue du pays le Scuppcrnong, noni indien de la riviere sur les bords de laquelle cetle vigne sauvage fut decouverte, et tous se mettent avec ardeur a remplacer nos cepages europeens, si exposes aux insectes, par les c6pages resistants du Nouveau-Monde. C est la question actuellement a 1 ordre du jour dans le Midi, et un riche proprietaire d Augusta, en Georgie, M. Le Hardy de Beaulieu, a eu tout dernierement un grand succes aupres de la Societe centrale d Agri culture de 1 Herault, en venant lire un rapport sur les excellents resultats de la culture du Scuppernong et en soumettant a son auditoire des vins produits par ces cepages. M. Lichtenstein entre dans quelques details circonstanci^s sur cette espece de vigne, sa culture et ses produits. Le meme membre demande si ses collegues ont recu quelques nou- veaux renseignements sur le mal cause dans le Roussillon par le Vesperus Xatarti. Une lettre publiee par le Moniteur vinicole indiquant cet insecte comme deposant sous terre des ceufs de differentes grosseurslui fait craindre qu il n y ait la quelque observation erronee , car il a toujours trouve ces 03iifs tres-uniformes et arlistement disposes a cote Tun de 1 autre dans les tiges seches hors de terre. M. Guenee adresse la lettre suivante au Secretaire : Je lis dans le dernier numero de nos Annales deux memoires d un haut interet pour ceux qui s occupent des mceurs et des metamorphoses des L^pidopteres. Seulement, le premier de ces me"moires reste pour moi une veritable enigme : que son auteur ne m en veuille pas si je cherche a 1 eclaircir. Je vois bien que quelques-uns de nos collegues ont cherche a 1 expliquer 27 en supposant que la chenille decrite et dissequee n est pas celle de I in- secte figure sur la raeme planche. Je ne partage pas leur opinion. La chenille et le papillon me paraissent tres-concordants, tous deux appartiennent sans doute au genre Cnctho- campa ou a un genre bien voisin. Les caracteres assignes par M. Bar a son genre Palustra, les details si precis que nous donne noire savant collegue M. Al. Laboulbene, confirment pleineraent cette supposition. Une aulre preuve nous est fournie par la description que font les deux auteurs des coques de la Palustra, qui sont bien analogues a celles de nos Pro- cessionnaires. II ne faut point songer ft un rapprochement avec celle de YE. lanestris, qui a une consistance, une impermeabilite et, pour tout dire en un mot, une individuality si prononcee. L insecte parfait ne me parait pas avoir plus de rapports avec les Erio- gaster, dont les antennes, 1 abdomen, la nervulation, etc., different tant des Cnethocampa. La comparaison avec le Eombyx qucrcus est encore bien moins admissible, et, pour que M. liar y ait songe, il faut qu il n ait con sent ni dans sa collection ni dans ses souvenirs notre Bombyx europ^en. La P. Laboulbeni est done une Cnethocampa ou a peu pres. Or, les che nilles de nos Procession naires ne sauraient vivre sous 1 eau. Les larves destinees a ce genre de vie ont recu des organes tout differents de ceux des especes aeriennes et ne peuvent resler immergees que dans deux conditions : celle de decomposer 1 eau a 1 aide d un appareil special, ou celle de se munir d une provision d air atmospherique renfermee soil dans des sacs ou fourreaux, soit sous des cloches dont la nature leur a appris la construction. Or, la chenille dont on nous fait 1 histoire vit a nu, nous dit-on, sur une plante entierement submerges. Et en effet, ses coulenrs foncees nous de"montrent qu elle n est pas soustraite au contact de la lumiere, ses poils si fournis, qu elle n est pas destined a vivre dans un fourreau, ses pattcs membraneuses, longues et pourvues de crochets prehensiles, que son mode de locomotion est normal. La presence des stigmates n est pas une objection peremptoire, car beaucoup de larves aquatiques et les Para- ponyx elles-memes en sont egalement pourvues : elle s expliquerait d ail- leurs par 1 habitude qu on prete a la chenille de remonter de temps en temps a la surface de 1 eau. Toujours est-il que, quand elle est entouree de ce liquide, ces stigmates lui deviennent inutiles et qu elle se trouve meme dans ce cas obligee de les fermer. Il lui faut done alors un autre mode de respiration. Les bulles d air que M. Bar signale sur les parties 28 - latcrales proviennent sans doule d une expiration, tandis que celles qu il a observers sur les parties velues demontrent a mon sens que 1 animal vient du dehors, d ou il a rapport^ entre ses poils de 1 air puis6 dans Tat- mosphere, comme cela arrive & tons les corps veins, mais il e"tait difficile de supposer que cet air puisse etre directement transmis anx sligmates. J ai presque lionte d insister si longtemps. Pourtant M. Bar, qui a observ6 ce curieux amphibie des 186/i et qui a e"te" a meme de Fe"tudier depuis a loisir, est tcllernent affirmatif, que je me trouve serieusement intrigue. Je n ose supposer qu il y a, au bord des canaux de navigation, des arbres d ou les chenillles ont pu 6 Ire secouees dans 1 eau par le vent, et pourtant ces coques surnageantcs viendraient encore aider a cette sup position. Mais au moins puis-je faire sur la construction de ces coques quelques questions que justifie le peu de precision de M. Bar a leur sujet : Ou sont-elles habituelleraent etablies? M. Bar les a-t-il vues filer sous 1 eau, puis remonter a la surface ? Si elles restent parfois completement et toujours submergees, ou emma- gasinent-t-elles la provision d air, si petite qu elle soil, necessaire a la respiration des chrysalides qui certainement sont pourvues de stigmates comrae les chenilles ? M. Bar a du elever celles-ci dans des bocaux-ou, comme on disait du temps de De Ge"er, dans des poudriers remplis d eau : a-t-il vu le papillon sortir de sa chrysalide et s elever a la surface du liquide ? Et s il en est ainsi, pourquoi ne nous fait-il pas jouir des details, bien curieux sans doute, de cette operation ? J aurais encore bien des pourquoi a ajoutcr, mais cette lettre doit avoir une fin. Je me borne done a proposer a la Societe qu il soil demande" a M. Bar un memoire supplementaire sur le cas si interessant qu il nous signale. Jusque-la je serai excuse, je Fespere, de conserver un reste d in- credulite, et la Societe" pensera comme moi qu im supplement d instruc- tion est necessaire avant que M. Bar soit autorise" a nous faire la reponse de Sosie : Cela cheque le sens commun, Mais cela ne laisse pas d etre. Membres recus. La Societe admet au nombre dc ses membres : 1 M. Emile L^couflet, banquier, a Dieppe (Seine-Inferieure) (Goleo- 29 pteres d Europe), present^ par M. J. Grouvelle. Commissaires-rappor- teurs : MM. L. Bedel et E. Simon ; 2 M. Louis Villard, a Lyon (Rhone) (Cole"opteres d Europe), pre"sente par M. Gilnicki. Gommissaires-rapporteurs : MM. Ed. Lefevre et L. Reiche ; 3 M. Georges Viret, archivisle de la Socie"te des Amis des Sciences de Rouen (Seine-Inferieure) (Lepidopteres d Europe), presente par M. Gilnicki. Commissaires-rapporteurs : MM. E. fierce et J. Fallou. BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Redige par H. Louis BEDEL, ArcMviste adjoin!. OUTRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOGIETES SAV ANTES. Comptes rcndus hebdomadaircs des stances dc C Academic des Sciences, [. LXXV1I, n os 25 et 26 (decembre 1873) ; t. LXXVIII, n 1 et 3 (Janvier 187 A). Tome LXXVlf. MARES, p. !Zi55, Re"sultats d expe"riences sur la maladie de la vigne dans 1 ilerault. CORNU, p. l/i78, Etudes des formes du Phylloxera. ID., p. 1534, Notes sur les Phyl loxeras hibernants. Sitzungsberichte der K. Academia der Wissenschaften in Wien, t. LXI, n 01 2-5; 1. LXII a LXVII, 1870-73. Tome LXI. MAYR, p. 370, Formicidae novogradenses (une 30 pi. noire). GRABER, p. 597, Die Aehnlichkeit im Baue der iiusse- ren Geschlechlsorgane (?) bei den Locustiden und Akridiern dar- gestellt auf Grund ihrer Enlwicklungsgeschichte (une pi. noire). VERSON, p. 013, Anatomic des Bombyx Yama-ma i (3 pi. noires). Tome LX1II. VON REUSS, p. 325, Phymatocarcinus speciosus, fossile Krabbe aus dem Leitliakalke des Wiener Beckens (une pi. noire). Tome LXIV. GRABER, p. 9, Ueber die Blutkorperchen [der Insekten (une pi. n.). PEYRITSCH, p. ZiZil, Ueber einige Pilze aus der Familie der Laboulbenien (2 pi. col.). Tome LXV. GRABER, p. 189, Bericht uber den propulsator- ischen Apparat der Insekten (une pi. n.). BRAUER, p. 279, Beitrage zur Kenntniss der Phyllopoden (une pi. n.). Tome LXV I. GRABER, p. 205, Ueber [die Gehor- und Stirn- morgane der Heuschrecken und Cikaden (fig. n.). Tome LXV II. GRABER, p. 61, Ueber die Haul einiger Stern- wurmer (Gephyrei) (3 pi. n.). ID., p. 201, Die Gewebe und Drusen des Anneliden-OEsophagus (2 pi. n.). Tijdschrift voor Entomologie (Socie"te entomologique ne"erlandaise), 2 e serie, t. \ II, pi. 1-8; t. VIII, n os 1-6, pi. 1-10, 1872-73. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 1, De inlandsche Bladwespen. RITSEMA, p. 16, Aanvulsel tot het geschiedkundig overzigt van het geslacht Acentropus. DE GRAAF et SNELLEN, p. 26 et 231, Microlepidoptera nieuw voor de Fauna van Nederland. SNELLEN, p. 36, Op Catalog der Lepidopleren von Staudinger en Wocke. VAN HASSELT, p. 61, Waarneming der copulatie bij Micryphantes S. Erigone rupestris. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 67, Trois especes nouvelles du genre Rhyssa. SNELLEN, p. 71, Lepido- ptera van Het Prinsen-Eiland. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 75, De inlandsche Hemipteren. SNELLEN, p. 123, Over Cali- naga Buddha. Over de Lepidoptera van Neder-Guinea. HEY- LAERTS et SNELLEN, p. 126, Een lepidopterologisch uitstapje naar de Peel. WEYENBERGH, p. 131, Nederlandsche Diptera (Antlio- myia floralis). VAN HASSELT, p. 136, Over sexueel verschil in 31 grootte bij de Arthrozoen in t bijzonder bij het Arachnide n- Geslacht Nephila. - SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p, 147, Nieuwe naamlijst von nederlandsche Hymenoptera (description des especes nouvelles, p. 209). RITSEMA, p. 221, Description d un male pres- que inconnu du genre Xylocopa. ID., p. 224, Steganomus, n. g., javanus, n. sp. (Andrenide). SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 229, Description d un Bombus nouveau de Sumatra. VAN HASSELT, p. 236, Araneae exotics. SNELLEN VON VOLLENHOVEN, p. 2Zi5, Trois Lepidopteres nouveaux des Indes-Orientales. J. RITZEMA, p. 2Zi9, Tot de Kennis van de Entomologische Fauna der Nordzee-Eilanden. (Les Bulletins des seances de la Socie te neerlandaise renferment un grand nombre de notes et catalogues entomologiques.) OlJVRAGES DIVERS. GIRARD (Maurice). Les metamorphoses des Insecte, U e Edition. Paris, MULSANT et REY. Brevipennes (Ateochariens). Brocli. in-8% pi. noires. Paris, 1873. Ordre du jour de la stance du 10 fevrier 1874 : Decision a prendre sur les conclusions du rapport de la Commission du Prix Dollfus indiquant le laureat pour 1873. Rapport de la Commission administrative sur une proposition de sept de nos collegues relative a la nomination de plusieurs membres hono- raires; et nomination, s il y a lieu, d une commission speciale qui indi- quera des candidats. 32 - Rapports : 1 de MM. J. Kunckel et G.-A. Poujade sur M. Dela- planche, au chateau Delaplanche, par Luzy (Nievre), pre"sent6 par M. J. Fallou, au nom de M. Constant; 2 de MM. L. Bedel et Maurice des Gozis sur M. Louis Demaison, a Paris, presente" par M. J. de Gaulle ; et 3 de MM. E. Berce et H. Larligue sur M. Gustave Leroi, a Lille (Nord), present^ par M. Th. Goossens. Apres la lecture de ces rapports, il sera, s il y a lieu, precede successi- vement a la nomination de ces trois candidats. Avis important. Le banquet annuel commemoratif de la fondation de la Socie"t6 en 1832 aura lien le samedi 28 f6vrier 1874, au Palais-Royal (cafe Corazza). La Societe, comptant sur le concours de tous ses membres, tant etrangers que provinciaux et residants, leur fait un instant appel afin qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juillet, n 10) a bien voulu, comme en 1873, se charger des demarches a faire pour 1 organisation de ce banquet. Il prie ceux de nos collegues qni comptent y assister, de lui adresser DES A PRESENT la somme de dix francs, prix de la souscription fixee pour chacun des membres. Trente membres ont deja souscrit. Paris, 6 fevrier 1874. PARIS. - Typog. FELIX MAI/TESTE el O. rue des Detix-Porlcs-St-Saiiveur, 22. N" 21. BULLETIN DES SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli pur M. E. BESIWAREST, Secretaire. Paraissant deux fois par mois. du DS Fevrier 1S74. :u<n\m \\} -Mibyuon .giJuzjp );io!> ; -y^, w& <-.ij ^o-mscn ; i in Pr6sidence de M. C.-E. LEPRIEUR. 3/i membres presents. MM. Pyot, de Gien, membre de la Socie"te; Champenois, de Boulogne- sur-Mer, et Roelofs, dc Bruxelles, assislent a la stance. Correspondancc. MM. Andre, de Gray; Gehiu ct Pulon, de Remiremont; Lclhierry, et de Norguet, de Lille, adressent unc deraande tendant a ce que la Societe nomrne deux membres lionoraires. Celle dcmande est erivoyee a la commission qui s occupera de ce sujet. Decision. La Socie te , conformement aux conclusions de sa commission de la fondation Dollfus, decide que le Prix pour Tann6e 1874 sera de"cerne in M. Berce, pour le 5 e volume (Gcomelrides) de sa Faune des Le"pidopteres de France. M. Bercc remercie vivement scs collegues de Thonneur quMls veulcnt bien lui fairc et s efforcera autant qu il le pourra de le indriter : il re"unit dus a present les mate riaux ne"cessaires pour former le G e volume de sa Faunc (Tineitcs, etc.). (187/1, 2 annte.) 3 llapport et decision. M. L. Bedel, membre de la Commission adminis trative, lit un rapport de cette commission concluant a ce que Topportu- nite" de la nomination de membres honoraires soil declared. Les conclusions de ce rapport sent adoptees par la Socie le , qui, aux termes de 1 arlicle 8 du reglement, nomme, au scrutin secret et par bul letin de lisle* une commission composed de MM. Berce, Jules Grouvelle, Kunckel, Lefevre et Simon, qui, dans la prochaine stance, pre senlera un rapport relativement au nombre des membres honoraires a e"lire imme - diatement, et indiquera les noms de candidats. Lectures. M. le Secretaire depose sur le bureau un me"moire de M. Des- brochers des Loges intitule" : Monographic du genre Anisorhynchus. Ce travail, de"j& pre"sente" dans la s&mce du 10 decembre 1873, a ete" revu et modiHe" par Tauteur. M. L. Fairmaire envoie un me"moire porlant pour litre : Revision des He te romeres du Chili, comprenant sp^cialement le genre Heliophygus, qui se compose de douze especes dont quatre nouvelles (tt. sulcipennis, cribriccps, punctato-sulcatus el brevipennis] . M. le docteur A. Puton adresse une notice ayant pour litre : Notes pour servir a l 6tude des Hemipteres (2 e partie) ; travail accompagne de huit figures dessine"es d apres nature par Fieber. L auteur de"crit des especes nouvelles ou peu connues sous les noms de : Megalonotus nitidicoUis Puton, de Corse ; Lasiocoris wassicornis Lucas, d Oran ; Uonanthia (Platychila) trichonola Puton, d Avignon ; Orthocc- phcdus cor acinus Fieb., ined., de Saint-Tropez, et alutaceus Fieb., in^d., de Madrid; Attocotus (g. n.) rubidus Fieb., ine"d., de Metz; Hadrophyes (g. n.) sulphuretla Fieb., in6d., de Rognac; Psaltus punctutatus Fieb., in6d., de la Sainte-Baume ; Macrocoleus Paykulti Fall., var. nigripes Puton, de Grenoble; Macrocoleus gracilis Puton, de Balaruc-les-Bains, et tepidus Fieb., ined., de Balaruc; il donne ensuite des notes de syno- nymie et de geographic entomologiques. Communications. M. A. Grouvelle signale plusieurs especes nouvelles de CUCUJIPES Lac. : PASSANDRA ELONGATULA Chevr., indd. Elongata, nitida, totanigra; protkorace transverso, utrinque unistriato, basin versus angustato ; elylro singulo trisulcato, sulco laterali et suturali conjunctis, sulco media ultra 35 - medium abbreviate ; stria yracillima inter sulcos donates et marginalts t Long, ill a 20 mill. Neuf exemplaires provenarit de Malacca. Collections Chevrolat, E. Dey- rolle, de Mniszech, Javet, Grouvelle. HECTARTHRUM LATUM. Elongatum, latum, subdepressum; nitidum, nigrum ; articulis ultimis antennarwn compressis, intus dilatatis ; pro- thorace transverse, utrinque unistriato, basin versus anguslato, margine posteriore in media incrassata; etytro singulo quadri-sulcato ; sulco late- rali et suturati conjunctis, 2-3 approximatis . Long. 15 a 20 mill. Quatre exemplaires provenant des Moluques. Collections Ghevrolat, E. Deyrolle, Grouvelle. Get insecte prfisente presque le fades d une Passandra ; ses antennes a articles courts et serres le rangent parmi les Hectarthrum. CATOGENUS LONGICORNIS. Elongatus, nitidus ; capite, prothorace pe- dibusque rufis ; capite convexo, punctato, hand canaliculate, sulcis duobus brevibus frontalibus insculptis ; antennis rufo-piccis, elongatis ; thora<e punctato, vix transverse, postice anguslato ; elyiris nigris ad apicem rufis, disco sexstriatis, striis exterioribus fere obliterates. Long. 15 mill. Trois exemplaires provenant du Mexique et du Texas. Collections E. Deyrolle et de Mniszech. GUCUJUS MNISZECHI. Elongatus, depressus, niger ; antennis pedibus- que satis elongalis ; elytris obscure cyaneis. Long. 20 mill. Un exemplaire provenant du Japon. Collection de Mniszech. Ce magnifique Cucujus se distingue imm^diatement de ses congdneres par sa taille plus grande, ses antennes et ses pattes plus allonge es, et principalement par la couleur d un bleu sombre de ses elytres. Le meme membre signale egalement quelques synonymies qui inle"- ressent sp6cialement la faune circa-me diterraneenne : Lxmophlceus rufipcs Luc. = L. ater Oliv. suberis Luc. = L. testaceus Fab. Dufouri Laboulb. = L. fractipcnnis Molsch. La description du L. fractipcnnis : C est une espece tres-remar- quable par la forme des.elytres chez le.male; ces dernieres se dilatent 36 assez brusquement vers 1 extre mite , qui esl tronque e, de sorte que les elytres paraissent casse"es, etc., ne pent laisser aucun doute surcelte derniere synonymie, qui a d ailleurs e^te" signaled par Motschulsky dans ses fitudes entomologiques, 1853, page 22. M. Aug. Chevrolat donne la diagnose d une nouvelle espece de Co- leoptere : ORCHESTES MONTANUS. 0. irrorato statura, rufus , capile supra parvo, oculis nigris, fere contiguis tuberculo angusto et oblongo sejunctis, rostra longo arcuata rufo in medlo pectoris protenso, antenms rufis ; pro- thoracc rufo, subtriangulari , lateribus medio rotundalis, postice elcvato, ante scutclliim profunde foveato ; scutcllo punctiformi albido ; elytris rufis, albido pilosulis, punctato-striatis, striis albo villosulis, maculis laleralibus tribus notulaque scutcUari denudatis rufis, corpore infra pedt- busque rufis; fctnoribus posticis crassis, ihermibus. Long. U mill., lat. 2 mill. Mons-Rosa. M. Lichtenstein adresse de Montpellier la note suivante : En septembre 1872, me trouvant en Snisse et manquant d e pinglos, j avais mis les insectes que je re"collais dans une boite entre deux couches de colon. Mallieureusement mes occupations me fircnt oublicr ces in sectes. II y a hurt jours, en les rencontrant an fond d une armoire, je trouvai tout devore" par les larvos du Ptinus fur, qui, moins dangercuses que celles des Anthrenes pour les insectes piques, parce qu elles ne pouvent pas grimper aux e"pingles, est aussi redoutablc pour les insectes non pique s, qu elles delruisent rapidement. Tout en regrettant mes insecles de Chamounix, j ^tudiais les coques el les larves des PLinus ; et , a Tonverture de quelques coques , je fus agre"ablement surpris de trouver, au lieu de la nymphe du Ptinus, cinq ou six pelits cocons blancs el d en extraire un petit insecte aptere ressem- blant un peu a une petite Fourmi d un fauve clair. L habitat m indiquait pourtant que je devais 6tre en presence d un Hyme noptere parasite voisin des Chalcidien , et, Taiguillon e"tant terminal, je pensais aux Mulilles. Apres avoir ouvert une vingtaine de coques, j eus le lionheur de trouver un male aile et de constater des ailes exemptes de nervures. Ne sachant oil classer mon insecte, je Taclressai a M. Dours, qui vient de me re"pondre que eel insecle esl un Proctotrupicn du groupe des Dryinoidx de Forster 37 et probablement du genre Gonntopus. La description du male serait nou- velle dans ce genre, car M. le docteur Giraud aurait appliqu6 a celte femelle un male du genre Betkylus avec des nervures aux ailes. Si M. Dours veut bien m aider de ses lumiercs, nous ferons pour la Society une note sur cet insecte, que je nommerai Gonatopus Ptinorwn. M. Maurice Girard pre"sente a laSoci^t^ deux sujets, male et femelle, d un Lepidoplere du groupe des Processionnaires, venant d Auslralie, mais malheureusement on mauvais 6tat : Ce sont des Bombyciens d un gris nniforme, a ton fauve chez le male, brunatre chcz la femelle, qui est plus grande, avec une tache blanche mate et arronclie an milieu de 1 aile superieure des deux sexes. II y a ggalement la clienille, les debris de chrysalide, les 03ufs entourcs d un tampon de poils roux de 1 extremile de 1 abdomen de la femelle, a la facon de ceux du Liparis dispar. Enfin, le plus curieux objet est un grand morceau de 1 enveloppe com mune du nid soyeux des chenilles, en feutrage lisse d un roux clair, assez serre pour qu on y puisse facilement 6crire. Ces objets ont ete" envoyes par M. Thozet, bolaniste inslruit, (Mabli a Rockhampton, colonie anglaise sur la cote N. E. de 1 Australie, dans la province de Queensland, a 1 embouchure de la riviere Fitzroy, a une asscz grande distance au nord de Brisbane. Cette Processiondaire vit sur les Eucalyptus corymbosa Smith, robusta Smith, syn. rostrata Cavendish et tercticornis Smith. La femelle seule de cetle espece existe dans la collection de M. le doc teur Boisduval, sous le nom de collection de Bombyx hystrix Boisd., du sous-genre Zastonia Boisd. Le nom specifique vient de ce que la chenille est tres-velue et a poils raides, ce qu on voit tres-bien sur la chenille sechee presentee a la Soci6t6. Cette espece est voisine du B. Radama, de Madagascar, dont le nid social est e"galement entoure" d une grande poche papyracce. D apres M. Boisduval, 1 espece existe dans les collections du British Museum et du Mus6e de Bruxelles. L insecle n est pas figurd dans les nombreux Lepidopteres australiens du Voyage de la Novara de"crils par M. Felder. II est probable que cetle Processionnaire des Eucalyptus est commune en Australie ; elle doit avoir 6 te" de"crile par les entomologistes anglais on australiens. 38 De petites chenilles sont sorties des oeufs a Paris m6me ; M. Poujade a cherche a les nourrir au Museum avec des feuilles ft 1 Eucalyptus, mais elles n ont pas mange et sont mortes. Membre readmis. M. J.-A. Levoilurier, a Elbeuf (Seine-Inferieure), qui a fait partie de la Societe de 1845 a 1853, et que des circonstances parti- culieres avail force de donner sa demission, est, sur sa demande et par decision de la Societe, .retabli sur la lisle de DOS membres a partir de 1 annee 1874. Membres recus. La Societe admet au nombre de ses membres : 1 Louis Demaison, de Reims, licencie en droit, a Paris (Coleopteres et Lepklopteres d Europe), presente par M. J. de Gaulle, Commissaires- rapporteurs : MM. Maurice des Gozis el L. Bedel. 2 M. Maurice de Laplanche, au chateau de Laplanche, par Luzy (Nievre) (Coleopteres d Europe), presente par M. J. Fallou, au nom de M. Constant. Commissaires-rapporteurs : MM. J. Kunckel et G.-A. Poujade. Et 3 M. Gustave Le Roi, a Lille (Nord) (Lepidopteres d Europe), pre sente par M. Th. Goossens. Commissaires-rapporteurs : MM. E. Berce et H. Larligue. BULLETIN BIBL10GRAPHIQUE Redige par M. Louis BEDEL, Archiviste adjoint. OUVRAGES PERIODIQUES ET PUBLICATIONS DES SOCIETES SAVANTES. Comptes rendus des seances de la Societe entomologique de Bclgique, n 95 (fevrier 187Zi). DONCKIER-HUART, p. 5, Lepidopteres beiges. .GROTE, p. 6, Synonymies de Lepidopteres americains. ROUGET, p. 7, Note sur - 39 - la capture du Metcecus paradoxus. DE HAROLD, p. 7, Lettre sur la nomenclature entomologique. DE BORRE, p. 9, et DE SELYS- LONGCHAMPS, p. 13, Reponse a celte lettre. D r BREYER, p. 14, Sur les Coleopleres de"crits par Beck et le travail de M. Kraatz a ce sujet. -MELISE, p. 18, Garabiques rares deBelgique. DE BORRB, p. 18, Question au sujet d une Faune beige. Comptes rendus hebdomadaires des seances de I Academie des Sciences, tome LXXVIIf, n 08 2 (en retard) et 4-5 (janvier-fevrier 1874), GUERIN-MENEVILLE, p. 138, Note sur le Phylloxera. MINGAUD, p. 138, M6me sujet. BAZILLE, p. 268, Experiences sur Peffica- cite de la submersion contre le Phylloxera. * Feuille des Jeunes Naturalises, t. Ill, n 40 (fevrier 1874). Une pi. l^ithogr. P. 37, Du cri chez les Insectes. P. 38, Le Sphex spirifex. DE MARSEUL, p. 40, Tableau des Cassides de France (suite)* Mtmoires de I Academic des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d Aix, t. X, 1873. Q Seances publiques de 1872 et 1873. Q * Societe Linneenne du nord de la France, Bulletins n 08 17-19 (novem- bre 1873 a Janvier 1874). O OUVKAGES DIVERS. * D 1 N. JOLY el D r E. JOLY. fetudes sur le prelendu Crustac6 an sujel duquel Latreille a cre"e le genre Prosopistoma. Broch. in-8, une pi. noire. (Exlr. des Annales des Sciences nalurclles). >, * FAUVEL (Albert). Annuaires entomologiques pour 1873 et 1874. Deux broch. in-12. * ID. Faune Gallo-Rhe"nane, Coleopteres, t. I, 2 cartes et 2 pi. noires ; t. Ill (1" partie), 2 pi. noires. Caen, 1868-1873. - ZiO - Ordre du jour de la stance du 25 fevrier 187/1 : Rapport de la Commission speciale chargee par la Societe de lui pre*- senter un rapport sur le nombre des membres honoraires qu il lui semble utile de nommer immedialernent et sur 1 indicalion de candidals pour les places qui seront decides vacantes. Rapport de la Commission de publication sur les memoires dont elle propose de former le l er numero trimestriel des Annales de 187A. Rapports : 1 de MM. 1 abbe Courage et L. Reiche sur M. Tabb6 Lizambard, de Paris, prescnte par M. de Marseul ; 2 de MM. Jules Grouvelle et le docteur Al. Laboulbene sur M. Henry Munier, mtfdecin- eleve au Val-de-Grace, presente par M. L. Bedel. La Societe aura a prendre des decisions sur ces divers rapports, Avis important. Le banquet annuel comme moratif de la fondation de la Societe" en 1832 aura lieu le samedi 28 fevrier 187/t, au Palais-Royal (cafe Corazza). La Societe, comptant sur le concours de tons ses membres, lant Grangers que provinciaux et re"sidants, leur fait un instant appel afm qu un grand nombre d entre eux assistent a cette reunion fraternelle. M. L. Reiche (rue du Vingt-Neuf-Juiliet, n 10) a bien voulu, comme en 1873, se charger des demarches a faire pour 1 organisation de ce banquet. II prie, POUR LA DERNIERE FOIS, ceux de nos collegues qui comptent y assister, de lui adresser IMMEDIATEMENT la somme de dix francs, prix de la souscription fixee pour chacun des membres. Trente-cinq membres ont deja souscrit. Paris, 20 fcvricr 1874. PARIS. Typog. FEMX MALTESTE <;l C 1 *--, rue des Dcux-Porl(s-St-Saiivour, 22. N 22. BULLETIN DBS SEANCES DE LA SOCIETE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE Rccueilli par 1U. E. DESHf AREST , Secretaire. Paraissant deux fois par mois. Stance du 5 Fevrier Prudence de Mi C.-E. LEPRIEUR. 5 43 membres presents. MM. A. Grouvelle et Le"couflet, de Dieppe, et Ren6 Oberthur, de Rennes, assistent a la stance. Rcupports. La 8001616" adopte les conclusions d un rapport de sa Com- missjjprt de publication reglant ainsi qu il suit la composition du l er nu- m^ro dfes Annales pour l anne"e 1874 : 1 CHEVROLET. Revision des Gebrionites (l re partie), avec planche co- lori^e; 2 CAPIOMONT et LEPRIEUR. Monographic des Larinus (l re partie); 3 PYOT (Victor). Nouvelle espece de Thinobius, avec figure; fi LABOCLBENE. Nymphe de Coleoptere incluse dans la peau pupiforme de la la rve, avec planche ; 5 SIGNORET (Victor). Coccides, 12 C partie : genres Physakermes, Eri- cerus, Lccanopsis, Aclerda, Fairmairia et Carteria, avec planche ; (1874, 2 e annee.) 4 42 - 6 BIGOT (Jacques). Revision du genre Dwpsis et descriptions de nou- velles especes de ce groupe ; 7 BEDEL (Louis). Monographic des Brachyceridcs (commencement de ce travail), avec planche ; 8 DESMAREST (E.) et BEDEL (L.). Bulletin des stances et Bulletin bi- bliographique du 1" trimestre 187Zu M. E. Simon, rapporteur de la Commission charge e d e"tudier les questions relatives a la nomination de membres honoraires, donne lecture du rapport qui suit : Dans la stance du 11 fe*vrier 1874, la Socie te a enlendu lecture d un rapport de sa Commission administrative concluant a 1 opportunite" de combler les vides nombrenx qui se sont produits parmi ses membres ho noraires. Apres avoir approuve" les conclusions de ce rapport, la Socie te , conforme ment a 1 article 8 de son reglement, a e"lu une commission de cinq membres pour lui presenter une liste de candidals, apres avoir exa mine leurs litres divers a la distinction de membre honoraire, la plus haute que la Socie te puisse de cerner. Cette Commission, compose e de MM. Berce (president), J. Grouvelle, Kunckel, Lefevre, et Simon (rapporteur), s est re"unie une premiere fois, le vendredi 13 fe"vrier, pour d61ibe"rer sur les graves questions qui lui 6 taient soumises ; une seconde reunion a eu lieu le vendredi suivant, 20 fevrier. Aux termes de Particle 7 du reglement, le n ombre des membres hono raires peut etre au maximum de 12, dont les deux tiers francais ; or, la Socie te a laisse descendre ce nombre a 5, dont 3 membres franc.ais et 2 Grangers, sans pourvoir a aucun remplacement depuis 1866. Le nombre des membres a elire a done tout d abord donne" lieu a une discussion dans laquelle plusieurs systemes ont e te successivement exa- mine s ; des precedents ont 616 rappeles : en 1866, quatre membres hono raires ont 6 te e"lus en presence de sept vacances ; mais les deux seules raisons qui, a cette epoque, ont sans doute de termine la 8001616" a laisser trois sieges vacants, ont paru aujourd hui sans valeur ; en effet, les can- didats ayant des litres e gaux sont en nombre suffisant, et la prospe"rite toujours croissante de la 8001616", attested par les derniers rapports de son honorable Tre sorier, ne fait de doute pour personne. Aussi les membres de la Commission sont unanimes pour vous proposer de proce"der de suite 43 et en une seule fois aux sept nominations, dont cinq francaises et deux etrangeres. La Commission, abordant ensuite le point capital de son mandat, c est- a-dire le choix des candidats, s est arretee, apres mures deliberations, a la liste suivante, que nous vous presentons par ordre alphalxHique : Pour les membres francais : MM. Chevrolat, D* Giraud, Guenec, Perns, Reiche. Pour les membres Grangers : MM. Charles Darwin et Schiodte. Les cinq candidats francais ont e"te choisis avec une remarquable una- nimit6 ; il est inutile d insister sur leur merite : I &endue et la perfection de leurs oauvres scientifiques, aussi bien que leur devouement aux inttS- rets de la Societe ont etc apprecies par chacun de nous. Pour les membres Strangers, la question e"tait plus difficile et plus complexe, a cause du grand nombre de noms celebres qui se sont pre"senles au cours de la discussion. Nous devons dire ici que plusieurs de nos confreres de province nous ont 6crit en faveur de M. G. Thomson, dont nous connaissons les nom- breux travaux; mais nous nous sommes rappeie que la Societ6 tient a ce que ses membres honoraires etrangers appartiennent autant que possible & des nationaliles difTerentes; or, M. G. Thomson est non-seulement le compatriote de M. Zetterstedt, mais encore son collegue a TUniversite de Lund. Le nom de M. Leconte, de Philadelphie, a aussi 6t6 fortement appuye ; mais sans contester la valeur de ce candidat, la Commission a juge qu il etait trop jeune pour recevoir une faveur qui, jusqu ici, a etc reserv^e aux veterans de la science. Les litres incontestables de tous les candidats qui ont el6 choisis, res- time et la sympathie dont jouissent ceux que nous avons le bonheur de poss6der parmi nous, nous font esperer que la Soci^te voudra bien donner son assentiment h la liste que la Commission a composee apres un scru- puleux et impartial examen. - 44 - Apres cette lecture, la Socie"te" discute les diverses propositions pre- sente"es par sa Commission ; elle decide ensuite qu il y a lieu d elire imme> diatement sept membres honoraires (cinq francais et deux etrangers), et precede, par bulletin de liste et a la majorite absolue, a Election aux sept places de membres honoraires qu elle vient de declarer vacantes. Sont nomme s membres honoraires comme ayant obtenu le plus grand nombre de voix : MM. Auguste CHEVROLAT, a Paris ; Charles DARWIN, a Down Beckenham (Kent) ; le docteur Joseph-Jules GIRAUD, a Paris ; Achille GUENEE, a Chateaudun ; Edouard PERRIS, a Mont-de-Marsan ; Louis REICHE, a Paris ; SCHIODTE, a Copenhague. Decision. La Soci^te decide l e"change de ses Annales eontre les publi cations de la Soci6te espagnole d Histoire naturelle de Madrid. Communications. M. Kunckel annonce que notre collegue M. le docteur Balbiani vient d etre nomme professeur d embryogenie au College de France. MM. Killias et de Laplanche adressent leur portrait photographic pour les albums de la Societe. M. le docteur Al. Laboulbene, a 1 occasion d une observation de M. A. Grouvelle, publiee dans le dernier Bulletin, page 35, sur le L&mo- phlceus Dufouri, qui serait le meme que le L. fractipennis Motsch., dit qu il s en rapporte a ce qu il ajoutait il y a vingt-six ans a sa description (Annales de 1848, p. 295). Les descriptions de M. Molschulsky sont d un laconisme desesp^rant, de veritables logogriphes, et si M. Motschulsky a reconnu son espece dans la description et surtout dans la figure donne"e, ce n est pas une raison valable pour qu il ait 1 anteriorite avec une diagnose impossible a ap- pre"cier. M. A. Grouvelle communique les diagnoses suivanles de nouvelles especes de Coleopteres, faisant suite a la note inse re e dans le precedent Bulletin (n 21, p. 34) : L^EMOPHLOEUS JUNIPERI. Elongatus, planus, fusco-ferrugineus, fulvo- pubescens ; capite thoracequc ad latera crebre rugose.que punctatis ; frontc convcxiuscula ; prothorace subconvexo, latitudine vix longiore, basin ver sus leviter angustato, utrinque unistriato, angulis anlerioribus obtusis, Lateribus arcuatis, ad anguios posticos fortiter sinuato-emarginatis, bast media etevata ; scutello transverse, postice obtusissimc angulato ; clytris circa scutellum plerumque infuscatis, parallels, basi truncatis, apicc rotundatis, scxstriatis, striis alternis obsoletioribus, intervaUis alternis costa gracillima inslructis. Mandibula maris cxtus hand dcntata. Long. 2 1/2 a 3 mill. France, Autriche, Espagne. Fontainebleau, sous l e"corce des gene"- vriers atlaques par les Hylesinus Aubei et juniperi. Printemps et au- tomne. Marseille, sous l e"corce des cypres (Abeille de Perrin). AIRAPHILUS SYRIACUS. Elongatus, fusco-nigcr, dense, flavo-pubcscens, antenms pedibusque fuscis, illis thorace capitequc brcvioribus, articulo secundo primo angustiore et breviore, tertio latitudine longiore, 4-8 trans- versis, apice ferruginea ; thorace latitudine Longiore, dorso deprcsso, late- ribus crenulatis ; eiytris depressis, seriatim evidentius rugose punctatis, pilis fulvo-cinereis depressis , angulis humeralibus haud dcntatis. Long. 3 mill. Trois exemplaires trouv^s en Syrie par M. Ch. de la Brulerie. AIRAPHILUS CORSICUS. Elongatus, fusco-subniger ; antennis pedi busque rufo-piceisj illis elongatis articulo secundo primo breviore et an gustiore, clava paulo latiore, obscura ; thorace convexo, latitudine vix longiore, basin versus angustato ; lateribus regulariter arcuatis^ leviter crenulatis ; eiytris subconvexis, ovato-clongatis, seriatim evidentius ru- goso-punctatis, angulis humeralibus haud dentatis. Long. 1 3/U mill. Deux exemplaires trouves en Corse par M. Koziorowicz. M. le docteur G. Kraatz demande, par 1 entremise de M. L. Buquet, i insertion au Bulletin des seances de la note qui suit : M. E. Olivier (Bulletin N 17, p. Zi) dit que le Clytus Auboueri, qui a etc" reconnu pour tre identique au Clytus Sterni Kraatz, est le meme que celui que Gory a de"crit et figure sous le noin de cinereus. Dans mon opi nion il est impossible que le Clytus Sterni soit identique au cinereus, attendu qu il ne possede pas la tache sur la base des e"lytres, qui se voit si bien dans la figure donnee par Gory, que la bande transversale vers le milieu s elargit plus vers la suture et moins sur les cotes, enfm que ses antennes ne sont pas de couleur rougeatre. J ajoute qu on sera toujours plus dispose" & comparer le C. Sterni au massiLiensis qifau plebejus, comme Fa fait Gory. J ai deja dit a la fin de ma description que le Sterni a beaucoup de ressemblance avec un Clytus des iles Philippines ; selon M. Chevrolat, Y Auboueri aurait 616 trouve ega- ment aux Etats-Unis, ou il aurait probablement 616 importe" d Europe. On pourrait aussi bien supposer le contraire, par ce motif que F Auboueri parait etre tres-rare en Europe. M. P. Pellet 6crit de Perpignan (Pyrene"es-0rientales), a propos d un article sur le Vesperus Xatarti, ins6re dans le journal le Moniteur vinicole, et dont il a 6t6 question dans le Bulletin de 1874, n 20, p. 26 : Je me suis promis de n aborder la question scientifique concernant le Vesperus Xatarti qu apres des observations se"rieuses et sur des experiences que j aurai plusieurs fois re"petees. Cependant je crois devoir faire remar- quer des h present que ce ne sont pas les ceufs, mais bien les larves du Vesperus qui ont 6t6 trouve"es sous terre, et de dif[6rentes grosseurs. Quant au mal cause dans le Roussillon par la larve du Vesperus, il est tres-serieux et fort heureusement localise; mais, localisee aussi depuis 1837, la Pyrale s est tellement r^pandue depuis trois ans dans notre departement, qu elle tend a passer a F6tat de fleau. M. Alph. Houry, a Mer (Loir-et-Gher) annonce qu il se charge de faire ex6cuter, sous ses yeux, par un artiste habile, cent portraits photo graphies (format timbre-poste), pour 6changer entre entomologistes, pour le prix de 10 fr. 50 c., franco. Joindre a la demande un bon portrait carte ordinaire ; inscrire ses noms et adresse au dos, afm d eviter toute confusion. Ce portrait sera renvoye". - 47 _ Membres rccus. La Societe", a la majorile des suffrages, admet au nom- bre de ses membres : 1 M. rabbe" Lizambard, a Paris (Coleopteres et L